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 Look into my eyes It's where my demons hide Feat Olivier Leblanc

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Calixte M. Webster
LE CLAIR OBSCUR

LE CLAIR OBSCUR
+ SORCIER DEPUIS LE : 08/04/2013
+ PARCHEMINS : 824
+ LOCALISATION : Dans l'enceinte de Poudlard, peut-être dans un coin solitaire à boire pour oublier, ou avec ses amis pour faire bonne figure !

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Message Sujet: Look into my eyes It's where my demons hide Feat Olivier Leblanc   Look into my eyes It's where my demons hide Feat Olivier Leblanc Icon_minitimeMar 23 Sep - 18:25


Look into my eyes It's where my demons hide
Cal Webster feat Oli Leblanc.

 




La reprise des entraînements après les vacances de Noël n’a pas été une mince affaire pour moi. On ne peut pas vraiment dire que le quidditch est un sport pépère, c’est physique, c’est actif, il faut se donner à fond, on ne peut pas juste se poser sur un banc et compter les pâquerettes qui jonchent le sol… En plus, comme ce soir, il faut s’entrainer dehors, par tous les temps et quand la neige recouvre le sol et que le froid ronge petit à petit les extrémités. Et par-dessus tout, il me faut par tous les moyens possibles réussir à masquer ma mauvaise condition physique actuelle, qui est si on peut imaginer aussi déplorable qu’un chat écrasé. Se donner à fond comme mes co-équipiers me connaissent avec cette balafre qui me saigne la poitrine et peine à guérie n’est pas une tâche aisée. Jusque-là j’avais toujours réussi à masquer mes problèmes, mais chaque fois c’est un peu plus difficile. Premièrement, j’ai l’impression que plus les années passent, plus mon père se surpasse pour m’enfoncer un peu plus profondément chaque nouvelle blessure. Je ne sais pas jusqu’à quand mon corps supportera ces sévices. Deuxièmement, j’ai de plus en plus de mal à supporter tous les mensonges que je plaque sur un beau plateau d’argent devant mes amis. Mon cerveau se résonne et me dit que c’est pour le mieux, mais ça devient plus difficile de laisser filer les mots de la barrière de mes lèvres. Eux qui sont toujours présents autour de moi, que je clame haut et effort étant pour moi mes meilleurs amis, n’ont en face d’eux qu’une demi-portion de moi, le jour où ils découvriront tout, j’ai peur de les perdre… Je suis arrivé beaucoup trop loin dans cette histoire pour revenir en arrière, le mensonge est toujours plus grand, ils auront l’impression de ne connaitre qu’une chimère, de ne pas savoir qui je suis réellement… La torture psychologique est presque aussi insupportable que celle qui détruit petit à petit ma chair.

Un coup dans la tête, manquant de me faire chavirer de mon balai, me fait revenir au moment présent. Je me retourne et remarque le sourire narquois de mon meilleur ami qui me laisse penser que ça faisait certainement un moment que je ne prenais plus part à l’exercice du jour. « Depuis quand tu te bas avec ma balle, Lys ? Je crois qu’il est pourtant clair que c’est moi que ce ballon rouge a choisi ! » Le rire de Lysander jaillit à mes oreilles, mon clin d’œil en rajoute une couche, ses yeux pétilles. C’est une blague de longue date entre nous, car sans cette compétition aux auditions de quidditch, sans ma déception d’avoir été évincé, sans ma haine que ça soit par un né-moldu, nous ne nous serions jamais battus, nous n’aurions jamais partagé cette retenue et surtout, nous ne serions jamais devenus ami comme nous le sommes aujourd’hui. Ce type m’a ouvert des portes infinies même s’il ne le mesure absolument pas. Je me remets alors à voler pour sauver les apparences même si je n’arrive plus vraiment à savoir quelle partie est la plus atteinte. La douleur me vrille les entrailles et je sens ma respiration me brûler un peu plus chaque fois. Heureusement pour moi, l’entrainement touche à sa fin et mes amis commencent déjà à se diriger vers les vestiaires avant de s’arrêter pour me regarder, une question dans le regard, et pour une fois j’ai une excuse toute trouvée pour rester un peu plus longtemps sur le terrain : « Partez devant, je vais faire un tour ou deux de pistes histoire de rattraper mon étourderie ! ». Un signe de tête, un mouvement de la main et déjà ils reprennent leurs conversations animées, pendant que je marche avec la lenteur d’un escargot à l’opposer, vers mon petit coin habituel. Ils y sont habitués à mes pseudos footing qui sont sensés me défouler alors qu’en fait j’attends juste tranquillement dans un coin pour qu’ils ne voient pas mes pansements. Et franchement, je ne me sens pas spécialement en état de faire un mouvement de plus, je ne rêve que de m’allonger sur mon lit afin de m’endormir et d’oublier un instant la douleur.

Pourtant c’est un mouvement derrière moi et le crissement des graviers sous une chaussure qui me fait me retourner. Je l’observe un instant, lui, notre attrapeur, celui qui se rapproche certainement le plus de l’image que je me fais d’un petit frère, celui en qui je me vois par moment et que j’essaie un peu de pousser à devenir vraiment lui-même. Je souffle doucement, ce n’est pas franchement le bon moment pour lui de se la jouer sangsue. « Qu’est-ce que tu fais là Nap’ ? Tu ne vas pas te doucher ? ». Je m’approche tranquillement de lui, espérant qu’il ne remarquera pas ma fatigue flagrante et ma difficulté à aligner deux pas sans devoir réprimer une grimace. Après pour ma défense, je pourrais toujours prétendre que l’entrainement m’a exténué. Arrivé à ses côtés, je lui ébouriffe les cheveux comme je sais qu’il déteste et comme je m’en amuse souvent. « Je te rappelle que tu as les B.U.S.E.S. à préparer, Napo, tu dois avoir encore du boulot pour ce soir ? ».  Ma dernière phrase sonne plus comme un avertissement afin qu’il s’en aille s’en faire de problème et que je puisse m’écrouler au sol pour soulager ma douleur. C’est la première fois qu’il me suit après un entrainement. Autant je suis régulièrement avec lui que ce soit dans la tour ou dans les couloirs du château, il m’arrive même de partager mes repas avec lui, avec un plaisir manifeste. Mais jamais je n’ai eu besoin de l’évincer comme je vais devoir le faire ce soir. Car s’il ne part pas, je vais devoir courir, et je ne suis pas certain d’en avoir la force, et je n’ai pas envie d’être méchant avec lui, mais je n’aurais peut-être pas le choix…



@destiny.

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