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 (ambroise) because i would like to speak to you

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Lumen Macmillan
CŒUR DE LIONNE

CŒUR DE LIONNE
+ SORCIER DEPUIS LE : 23/08/2012
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Message Sujet: (ambroise) because i would like to speak to you   (ambroise) because i would like to speak to you Icon_minitimeJeu 11 Sep - 1:47





Ambroise & Lumen
certaines choses ont besoin d'être dites.





Il faisait relativement beau ce jour-là et les cours touchaient enfin à leur fin. Lumen quittait l'histoire de la magie dans l'espoir de trouver autre chose à faire, notamment aller dans le parc. Qu'il grêle, qu'il pleuve, qu'il neige ou que le soleil soit au beau fixe, Lumen y passait le plus clair de son temps, n'appréciant pas de restée enfermée. Elle mit quand même son écharpe, histoire de ne pas attraper une rhume ou une connerie comme cela si le froid venait à se faire plus intense. A peine sortie du cours qu'elle courrait déjà dans les escaliers et couloirs, se frayant un chemin tant bien que mal. Petite et fine, elle se faufilait sans peine dans la masse de personne qui montait et descendait dans le château. D'ordinaire, elle aurait pensé à rejoindre ses amies, à se débarrasser de ce sac de cours assez lourd et passer son temps à ne rien faire. En grande flemmarde, elle préférait faire ses devoirs à la dernière minute, si bien qu'elle avait développé une rivalité avec un autre joueur de l'équipe de quidditch. C'était à celui qui faisait le moins d'efforts, mais qui obtenait de meilleurs résultats. Drôle de rivalité, mais c'était tout de même bien plus amusant ainsi. De toute façon, dans le sens inverse, ça aurait été impossible. Jamais Lumen se mettrait au travail pour être plus forte qu'un autre dans un quelconque cours. De plus, dans les matières qui la passionnaient, elle n'éprouvait aucune difficulté à connaitre la réponse, d'autant plus qu'il s'agissait de la défense contre les forces du mal. Mais tout ça pour dire qu'elle remettait toujours ses devoirs à plus tard, enfin sauf en potions, mais ça c'était avant... Oui avant, il y a encore plusieurs semaines. Pour quelles raisons ? Lumen préférait se taire à ce sujet, mais vue qu'elle avançait dans les couloirs avec une seule envie en tête, celle d'être dans le parc et nulle par d'autre, elle en oublia les cours, les devoirs, les heures de colles dont elle écopait quelques fois et d'autres choses qui avaient un rapport avec l'apprentissage de la magie. Toutefois, une question demeurait sans réponse. Qu'allait-elle y faire dans ce  parc ? Son balai se trouvait dans son dortoir, dans lequel elle refusait d'aller. Le sol était, quant à lui, recouverte d'une légère pellicule de neige. Hors de question de s'y asseoir, à moins de vouloir rentrer glacée. Et pour finir le lac paraissait bien trop froid pour que même Lumen, une gryffondor quelque peu téméraire puisse y mettre seulement les pieds. Mais Lumen ne manquait guère d'imagination pour trouver une occupation là où personne n'en verrait. De plus, le hasard faisait bien les choses, même si elle aimait dire qu'elle était libre de ses faits et gestes et qu'elle n'aimait pas que sa vie ne soit qu'un jeu de dé. Elle traversa le hall sans encombre et sortit à l'extérieur. Elle rejoignit la cour pavée où son regard vint se poser sur une silhouette familière.

Elle ne saurait dire s'il l'avait seulement remarqué, mais ne laisserait pas une occasion pareille lui passer sous le nez. Ces semaines d'ignorance l'ennuyaient fortement et à chaque qu'elle le voyait, elle avait cette sorte de pincement au cœur, un peu comme si elle avait fait une bêtise dont elle n'était même pas consciente. Avouez que c'est problématique. Elle se sentait terriblement idiote à chaque fois qu'il passait à côté d'elle sans même la regarder. Et cette sensation d'avoir fait une bêtise l'obligeait à se poser nombre de questions. Pourtant, elle savait que attendre n'était pas la bonne manière pour mettre les choses au clair. D'autant plus qu'être snobée de la sorte lui faisait bien plus mal qu'elle ne voulait l'admettre. Qu'avait dont t-il pu se passer après ce dernier cours personnalisé pour les potions ? Elle se souvenait parfaitement du premier acceptable obtenu grâce au soutien qu'il lui donna par le passé. Ni une ni deux, elle l'interpella :    « Ambroise.   »  Elle roula des yeux en voyant qu'il ne prêta pas plus d'attention à elle. Autant dire que ce septième année de serdaigle avait la rancune facile et tenace. Elle laissa échapper un soupir et s'approcha de lui aussi vite qu'elle le put. Afin de l'empêcher de partir, elle lui saisit le bras. Par où devait-elle commencer ? Lui demander des nouvelles ? Ou tout simplement aller droit au but ? Avec une autre personne, elle ne se serait jamais posée autant de questions. Mais ce changement de comportement aussi radical et fait du jour au lendemain sans la moindre explication la contrariait énormément. « Tu comptes m'ignorer encore longtemps ? Ou tu accepterais de m'accorder cinq minutes de ton temps si précieux ? »  Elle se montrait ironique, mais ces longues semaines avaient encore un gout amer. Elle n'y allait pas par quatre chemins, surtout si le mettre face à la réalité pouvait l'aider à comprendre plus rapidement. Perdue, c'était le mot, mais pas non plus incapable de dire un mot. Les phrases qu'elle prononçait n'étaient pas dépourvues de sens, et ce même si elle se persuadait elle-même que le serdaigle serait capable de lui sortir quelque chose dans le genre "je ne vois pas de quoi tu parles" dans un haussement d'épaules.  « Rassure moi, il t'arrive parfois ne pas être aussi froid qu'un détraqueur avec les gens ? Ou t'as décidé de te montrer sous ton meilleur jour uniquement qu'avec moi ? »  Elle continuait sur sa lancée, lui reprochant une fois de plus les attitudes qu'il employait avec elle. D'autant plus que l'ironie s'entendait davantage dans sa voix. Mais à quoi bon lui dire tout ça ? Cela changerait-il seulement quelque chose ? Elle l'espérait même si une petite voix dans sa tête lui répétait sans cesse que c'était inutile de s'attarder là-dessus. Quand elle eut finit de trouver des formulations aussi 'adorables', elles choisit de prendre un ton plus détaché, donc beaucoup moins agressif. « J'aimerais juste qu'on discute cinq minutes, après je te laisse partir. »  Dit-elle en le lâchant enfin. Et dire que les derniers mots qu'elle lui avait dit avant cette 'nouvelle rencontre' se limitaient seulement à quelques mots "merci, en tout cas". A dire vrai, elle ne se doutait pas un seul instant que c'était justement à cause de cela qu'ils ne s'étaient pas adressé la parole depuis tant de temps...  


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Message Sujet: Re: (ambroise) because i would like to speak to you   (ambroise) because i would like to speak to you Icon_minitimeJeu 11 Sep - 19:52

(ambroise) because i would like to speak to you Fufufu10
THAT MAN DESERVES HIS REVENGE AND WE DESERVE TO DIE.

« Les fleurs du Moly sont semblables aux clochettes blanches des Perce-neige, néanmoins il reste aisé de les différencier par leurs périodes de pousse. Le Moly fleurissant lors des premières neiges, et le Perce-neige lorsque le printemps est sur le point d'arriver... », la plume glissait sur le carnet notant les renseignements qu'il glanait sur les petites fleurs blanches qui se faisaient presque invisibles sous la fine pellicule de givre qui maculait la pelouse du parc. Dans une écriture élégante et appliquée, il étudiait la structure même de cette végétation hivernale qui semblait le fasciner.  « … Les breuvages fais à base de Moly sont de puissants antidotes. La première mention de ses effets date de l'antiquité au sein de l’œuvre d'Homère, l’Odyssée.  Les fleurs de Moly furent utilisées pour sauver les compagnons d'Ulysse qui avaient été métamorphosés en cochon par la sorcière Circée. », la plume suspendait son survol des pages parcheminées alors que l'élève affairé prenait le temps de la réflexion. L'air pensif, il chatouillait sa joue avec les vibrisses de la plume avant de noter entre parenthèse qu'il lui faudrait relire attentivement ce page de l'Odyssée ; puis il rangeait sa plume entre les pages du carnet, faisant dépasser la barbe brune de celle-ci et marquant les pages du peu d'encre qu'il restait encore dans la pointe.

Satisfait et néanmoins frigorifié par cette petite heure qu'il venait de passer au grand air, il se redressait époussetant les genoux de son pantalon désormais trempés et couverts de miettes de petites feuilles que l'automne puis l'hiver avaient grignoté. Ambroise n'était pourtant pas de ces gens qui appréciaient la nature, ni qui aimait à s'ébattre dans le parc durant de longues heures, il laissait ça avec soulagement et joie au griffondor ou encore au poufsouffles, il était plutôt de ces gens qui appréciait la chaleur d'un feu et surtout le confort du fauteuil qui se trouvait devant le brasier ; cependant, à cet instant précis il se sentait bien là où il se trouvait. Solitaire mais pas esseulé, droit mais pas rigide, immobile mais pas immuable, il goûtait à un plaisir qu'il n'avait pas ressenti depuis des années : celui d'être satisfait.

Une satisfaction somme toute assez sommaire, pas de celles que l'on criait sur tous les toits et qui faisaient déferler des torrents de joies. Juste un contentement qu'il jugeait profitable et qui faisait naître sur ses fines lèvres bleutés un sourire au bord de l'épanouissement. Pas la panacée mais assez pour qu'il puisse se dire qu'il n'était pas tout à fait le raté que l'on pensait qu'il était. Juste assez pour remettre un peu de baume sur son ego qui était trop souvent maltraité par des mots, des actes, mais surtout par des regards lourds de sens qu'il n'avait aucun mal à capter tant ceux-ci étaient intenses. De la pommade sur une blessure à vif, un soulagement pour pouvoir mieux respirer.

« Ambroise. » Une voix sortie de nul part, comme si le murmure du vent léger venait soudainement l'appeler, mais la claque était là. Soudaine. Furtive. Douloureuse. Lui prenait alors l'envie de rebrousser chemin sans jeter un regard en arrière, sans lui offrir une seule de ces attentions les plus insignifiantes parce qu'il n'était devenu que pure insignifiance une fois qu'elle n'avait plus eu besoin de ses précieux services. Rien. Il n'avait plus rien n'était à partir de cet instant que le garçon que l'on croise dans les couloirs, devant qui on baisse les yeux et on passe son chemin. Rien. Pas même une question, un sourire, un bonjour, rien de plus qu'une ignorance douloureuse qui l'avait rendu furieux, aigrie et finalement tout aussi froid que cette relation qu'elle avait instauré. « Tu comptes m'ignorer encore longtemps ? Ou tu accepterais de m'accorder cinq minutes de ton temps si précieux ? »,  il ne lui avait accordé que trop de temps déjà, et il jugeait qu'elle n'en méritait pas plus de sa part, et cette façon qu'elle avait de lui parler mêlant autant de cynisme que d'ironie le rendait encore moins enthousiaste à l'idée de se retourner pour lui adresser ne serait-ce qu'un regard désapprobateur.

Au lieu de cela, il s'évertuait à remettre de l'ordre dans sa tenue tout en faisant fi de sa présence.  « Rassure moi, il t'arrive parfois ne pas être aussi froid qu'un détraqueur avec les gens ? Ou t'as décidé de te montrer sous ton meilleur jour uniquement qu'avec moi ? » , une nouvelle pique lancée, visée en plein cœur, à peine touché. Il ne se donnait pas même la bassesse d'un haussement d'épaule faisant juste demi-tour pour reprendre le chemin de la chaleur et de ce qui ressemblait le plus à un foyer. Il arrachait alors cette main qui s'agrippait à lui, vestige d'une présence qui avait un jour compté et qui l'avait détruit à force d'une indifférence fort incompréhensible. « J'aimerais juste qu'on discute cinq minutes, après je te laisse partir. », la colère ou l'amertume, il n'aurait su le dire, naguère présente dans la voix de la jeune gryffondor était retombée. Ce n'était pourtant pas ce ton qui l'avait fait stopper net sa progression vers le château. Non, c'était bien que ça, bien plus profond et lui n'avait pu s'empêcher de se retourner, soudainement au prise avec une vague de colère qui le submergeait.

C'était d'ailleurs, pour lui, assez étrange de se sentir ainsi partir dans une colère aussi surprenante qu'explosive envers une toute autre personne que sa sœur. Pourtant il revenait déjà sur ces pas, marchant presque exactement dans les empreintes qu'il avait laissé sur la neige lors de sa fuite en avant. Il cessait tout mouvement à quelques centimètres de cette autre qu'il n'ignorait plus. « Cinq minutes ? », un sourire à couper au couteau sur les lèvres, il se fendait dans un rire factice avant de reprendre son sérieux d'une façon bien théâtrale. « Cinq minutes c'est ce que tu me demandes ? Cinq petites minutes ? », il appuyait sur chacun des mots avec la volonté de les faire raisonner dans l'esprit de la demoiselle qui ne semblait pas se sentir fautive pour un sous. Pourtant tout était de sa faute. De sa faute uniquement. C'était elle qui l'avait abandonné après tout, lui n'avait fait que suivre le mouvement en voyant qu'elle ne revenait pas. « Cela fait des semaines que cela dure, des semaines que tu n'oses pas même me saluer quand tu me croises dans les couloirs. Je ne te suis plus utile alors tu te dis que je peux être jeté comme si je n'étais qu'un vulgaire rebut de l'humanité ? Je te fais honte peut être ? », rouge de fureur, il ne s'écriait pourtant pas, se contentant d'un murmure, persiflant entre ses dents une rage trop longtemps contenue. « Alors cinq minutes de ma vie, ce serait beaucoup trop à te donner. », il serait un peu plus le carnet qu'il tenait si fermement entre ses mains que les phalanges de ses doigts en étaient devenues blanches, presque bleutés. Le souffle court, il s'évertuait à retrouver un semblant de calme en se redressant de toute sa hauteur, toisant presque la petite fille égoïste qu'elle représentait à ses yeux.
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Message Sujet: Re: (ambroise) because i would like to speak to you   (ambroise) because i would like to speak to you Icon_minitimeVen 12 Sep - 0:25





Ambroise & Lumen
certaines choses ont besoin d'être dites.





La réaction de Ambroise était prévisible. Elle se doutait qu'il partirait et tenterait de ne pas lui adresser un mot. Après tout ces semaines, elle ne s'attendait pas à des effusions de joie, surtout qu'elle ne prenait pas avec des pincettes. Mais Lumen n'était pas une personne dotée d'un quelconque  tact. Et elle refusait de devenir une gryffondor qui tournait autour du pot, malheureusement, elle ajoutait avec sa franchise, une grande dose d'ironie, de sarcasmes et cynisme, mais elle était comme cela... cynique, on ne pouvait pas lui demander de changer ça. Alors quand il tourna les talons, Lumen resta plantée là, s'apprêtant à le regarder partir vers le château. Seulement, elle tenta dans des dernières paroles désespérées de le voir répondre, dire quelque chose, une simple phrase, peu importait. Mais il finit par s'arrêter et se tourner vers elle. Une sorte de boule se forma dans son estomac. Elle respirait difficilement. Elle voyait bien le regard qu'il posait sur elle, qui était tout sauf positif. A tous les coups, il n'aimait pas le ton qu'elle employait après des semaines d'ignorance. Mais il lui en voulait de quelque chose, elle souhaitait au moins savoir pourquoi. Histoire d'essayer de se rattraper un minimum. Du moins, si elle le pouvait, car il semblait déterminé à ne pas lâcher le morceau. Elle le mordit la langue afin de ne pas répliquer quelque chose d'acerbe. Cela s'annonçait mal, très mal. Il répéta ce qu'elle lui avait demandé, comme si c'était trop dur, comme si cette requête exigeait des efforts surhumains venant de sa part. Elle devait vraiment avoir fait quelque chose de grave pour qu'il soit aussi désagréable. Elle se posait bien sûr la question, mais la réponse ne lui venait pas à l'esprit. Mais le début ne lui apportait aucun détail, aucune pièce de l'immense puzzle qu'était Ambroise. Interdite, elle ne perdait pourtant pas espoir qu'il finisse par lui dire quoique ce soit d'utile. Ce fut la suite qui lui permit de se rendre compte de ce qui s'était passé. Surprenant certes, mais ça faisait terriblement mal, presque autant que ce ses parents avaient pu lui dire durant son enfance. Ces phrases lui donnaient la sensation de retomber à cette époque-là où on l'accusait de tous les maux de la famille. Un personne de disparue et une famille désunie à jamais, détruite pour toujours. C'était ce à quoi ressemblait les Macmillan à présent et Lumen avait pris pour habitude qu'on lui reproche des choses qu'elle ne comprenait pas elle-même. Ce qui lui fit un pincement au cœur furent les deux questions qui paraissaient rhétorique. Jamais, elle ne l'avait vu comme un déchet et ni comme quelqu'un dont elle pouvait avoir honte. C'était faux et blessant. Tout le monde dit qu'il n'y a que la vérité qui blesse. Pourtant, là, ce n'était pas le cas. Quand il termina, elle porta son attention sur le carnet qu'il tenait, mais releva la tête presque immédiatement pour le regarder droit dans les yeux.  « Alors, c'est ça que tu penses ? Que je te considère comme une sous merde ?  »  Demanda t-elle enfin comme pour être certaine que ce soit la réalité. Elle soupira. Elle n'était pas en colère. Cette réplique avait suffit à l'empêcher de hausser le temps. Elle ne trouvait même plus la force de s'énerver. Sa voix était à présent dépourvue de sentiments, à part peut être un peu de désolation. « Désolée de te contredire, mais je ne te vois pas uniquement comme un déchet, et tu ne me fais pas honte.  » Pourtant, elle lui parlait là à l'instant et n'avait pas l'intention de lui demander de l'aide. En vérité, elle voulait juste savoir pourquoi il l'ignorait. A priori, elle en était la cause. Elle comprenait qu'il rejetait toute la faute sur elle.

« Finalement, tu as répondu à la question que j'allais te poser.  » Oui, il avait plus ou moins donné une réponse, un peu décousue, mais maintenant, elle parvenait à avoir une idée, une minuscule idée de cet éloignement. Elle se mordilla la lèvre inférieure tout en se demandant s'il était possible de tenter une approche sans se faire incendier d'insultes de la sorte. « Il me semble pourtant évident que tu ne sois pas dépourvu d'intelligence, au contraire d'ailleurs. Alors tu ne m'as pas demandé tout simplement pourquoi je t'ai laissée tomber ? Je veux dire pourquoi es-tu donc rester dans ton coin tout en te faisant une si basse opinion de moi ? Surtout si tu ne me voyais pas uniquement que comme une fille nulle et maladroite en potions à aider.  »  Elle était seulement curieuse. Car s'il lui reprochait tout ça, alors il devait au moins l'avoir considérée comme une connaissance appréciée un jour ou l'autre, à moins que son égo soit surdimensionné et qu'il en ait pris un coup. Mais elle ne l'imaginait pas être arrogant, solitaire oui, mais pas arrogant. Du moins pas particulièrement en tout cas, pas plus qu'un autre. Même s'il refusait de lui accorder ces cinq minutes, il avait fini par se retourner et lui donner un peu de son temps. Alors, elle se disait qu'il ne se fermait pas totalement à elle, qu'il y avait une chance aussi maigre soit-elle. Ainsi, elle prit le temps qu'elle exigeait. Même si elle ne les méritait pas (d'après lui) elle les prendrait et verrait bien après. Qu'il la déteste après, qu'il l'ignore encore, que bien lui fasse, mais elle tenait à lui tout ce qu'elle pensait, tout ce qu'elle avait sur le cœur. « Vue que c'est ma faute et entièrement ma faute, j'imagine que malgré tout ce que je pourrais dire, tu resteras de glace. Mais au final, ça changera rien au fait que tu y es aussi pour quelque chose dans cette histoire que tu le veuilles ou non.  » Elle hésita un instant à lui exposer sa justification, mais elle ne pouvait pas faire autrement, sinon, elle le regretterait des heures durant, des jours peut être même.   « Tu te souviens quand tu m'as dit que je n'avais plus besoin d'aide en potions, que je pouvais continuer toute seule ? Bien sûr que tu t'en souviens. Tu pensais sincèrement que je parviendrais à garder l'acceptable jusqu'à la fin de l'année sans ton aide ? Tu croyais vraiment que tu ne serais plus utile comme tu le dis ?   »  Bien sûr que non, il y avait sans doute quelque chose derrière. Il ne pouvait pas avoir cru ça. Il ne pouvait pas avoir espéré qu'elle s'en sorte là-dedans toute seule avec sa côté maladroit légendaire. En potions, elle avait deux mains gauches, il fallait le reconnaître. Pourtant, dans un match de quidditch, elle était une poursuiveuse très douée et nul besoin de lui demander deux fois la même chose, elle arrivait dés le premier coup ce qu'elle entreprenait. « Et la première chose que j'ai pensé quand tu m'as sorti ça, c'est que t'en avais marre de moi. Alors ne viens pas me chanter que je te vois comme 'un vulgaire rebut de l'humanité' pour te citer. Mais ça tu le saurais depuis longtemps si tu étais venu me voir comme un grand garçon que tu es.  »  Et comme elle n'avait pas fini, elle ajouta cette simple phrase. «  Finalement, c'est juste un malentendu. »  


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