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 Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre]

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Message Sujet: Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre]   Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre] Icon_minitimeLun 19 Jan - 22:41

    La salle du savoir avait toujours intrigué Louison – toujours, dès son arrivée au château, alors qu'il n'était qu'un gamin de quatorze ans. Le jeune homme se souvenait parfaitement avoir passé des heures à contempler les murs de cette pièce, avoir réfléchi à des questions toutes plus invraisemblables les unes que les autres – et est-ce que les coccinelles pourraient avoir d'autres couleurs que rouge et noir, et, et vous êtes qui, et comment ça se fait que vous avez réponse à quasiment tout, et sur quel sujet va nous interroger le prof de potions pour les aspics, et est-ce que je préfère les mecs ou les filles, … tout y était passé. Louison avait eu des réponses précises – et aussi un nombre incalculable de « La vérité est ailleurs. » Ainsi, la pièce n'avait pas été en mesure de déterminer son orientation sexuelle, ce qui avait toujours un petit peu emmerdé le gallois.

    Et aujourd'hui, grand gamin de vingt-cinq ans toujours pas bien sur de son orientation sexuelle, Louison ne se lassait toujours pas de contempler la salle du savoir en pépiant autant qu'il le pouvait.

    « N'empêche, c'est dingue. J'aurai jamais cru que vous étiez encore là. Sérieusement ! Ça fait, genre, cinq ans que je suis parti de Poudlard et vous avez pas bougé ! Toujours hyper fidèle au poste, quoi ! Ça mon vieux, ça fait plaisir à voir. Que vous arrivez toujours à gérer la pression avec autant de brio, et tout … vous vous faites pas trop chier, quand même ? Pas trop de gosses qui viennent vous demander la réponse du prochain devoir de métamorphose ? En même temps, faut pas leur en vouloir. La métamorphose, c'est pas évident tous les jours. »

    Et sur le mur qui faisait face à Loulou, allongé par terre, la tête légèrement surélevée – c'était une position de boloss qui renforçait tout juste comme il le fallait ses abdominaux de rêve, c'était parfait – la même phrase ne semblait pas vouloir s'effacer : « La vérité est ailleurs. » Louison haussa les sourcils avant de soupirer.

    « En même temps, tu te foules pas trop, quoi. Tu vois, ça c'est genre LE truc qui m'a chiffonné. T'en sais rien, OK, mais essayes de te renouveler un poil, quoi. Parce que là, mec, tu radotes. D'ailleurs, t'es un mec ou une nana ? »

    Magie, vous avez dit magie ? Il ne faut pas en vouloir à Louison : il avait grandit dans une famille de moldu. Ce n'était pas facile tous les jours – et puis il était tard et cette journée avait littéralement épuisée le jeune homme : les étudiants, c'était plus ce que c'était. Franchement ! Ils étaient irresponsables, malpolis, relou et bruyants. De son temps, il se montrait plus respectueux envers le corps enseignant !

    « La vérité est ailleurs, OK, OK, je sais … ça réponds pas du tout à ma question, mec ! Ouais, j'vais continuer de t'appeller mec. Tu causes pas des masses mais bon, quand je me sens genre, bien seul, c'est sympa de venir te taper la causette. Pi t'as pas l'air trop débordé quoi, genre j'pense pas que dans les trois minutes quelqu'un vienne toquer pour me demander de libérer la place pour venir échanger trois quatre mots avec …  »

    TOC TOC TOC. Trois coups secs frappés sur la porte firent sursauter Louison. Un instant, le courageux lion sursauta et blêmit – avant de ricaner tout seul. Ho, bah le mioche qui était derrière allait attendre un peu, pi voilà. Ça lui ferait les pieds.

    « Ho, ça va oui ? On peut plus finir de se confesser tranquillement, j'vous jure ! »

    Si Louison était croyant ? Absolument pas, pourquoi ?
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Message Sujet: Re: Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre]   Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre] Icon_minitimeMar 20 Jan - 15:22

- Aaaaaah I’m hooked on feeling !

Phèdre se shampouinait la tête joyeusement tout en chantant à pleins poumons. Elle ne risquait pas de déranger quiconque dans la salle de bain des préfets, vide à cette heure-ci. Tous ses homologues féminins préféraient se laver avant le dîner, histoire d’être présentables le moment venu. Phèdre pour sa part se fichait bien de son apparence et préférait profiter de la salle de bain vide pour se faire plaisir (entendez par là, chanter toutes les chansons de son répertoire des années 70 sans que personne ne lui dise de la boucler). Saisissant sa bouteille d’après-shampoing, elle s’en servit comme d’un micro, se trémoussant sous le jet d’eau chaude. Son maillot de bain noir et bleu était entièrement recouvert de mousse et sentait bon la cerise. Oui, parce que Phèdre prenait sa douche en maillot de bain, parce que c’est une jeune fille compliquée, pudique et mal à l’aise avec son corps, alors zut.

- Ooga-chaka, ooga-ooga, ooga-chaka, oogaAaAargh… !

Pendant son moment de gloire sous la douche, la Serdaigle n’avait pas fait attention au bouchon ouvert de son soin pour cheveux et dans un ultime moment de folie, elle pressa sur la bouteille et un jet d’après-shampoing atterrit directement dans sa bouche. La jeune fille se rinça plusieurs fois à l’eau claire tout en grimaçant et poussant des cris d’animal blessé. Une fois certaine de ne plus avoir de produit toxique dans son appendice buccal, elle termina de se laver rapidement, se sécha et s’habilla. Elle jeta un coup d’œil à l’horloge de la salle de bain, qui indiquait 21h47. Bien, elle pouvait dès maintenant commencer sa petite ronde tranquillement, sans stresser. Le couvre-feu des 4 premières années avait déjà pris effet, mais il restait encore les enfants à problème de 18 à 20 ans. Parfois, elle devait les traquer jusque dans les salles de classes désertes pour les renvoyer dans leur dortoir. Son écharpe autour du cou, elle laissa ses cheveux sécher librement. Comme d’ordinaire, elle portait un vieux jean délavé qu’elle avait piqué à son frère. Elle avait dû retrousser le bas des jambes du pantalon pour ne pas marcher dessus. Par-dessus, elle portait un tee-shirt violet avec un motif d’étoiles bleu le tout recouvert d’un épais gilet orange fluo. La classe en toutes circonstances !

Remontant rapidement dans son dortoir, elle prit avec elle un gros livre pour passer le temps dans les couloirs. Elle avait trouvé cette technique pour éviter qu’on se moque d’elle si jamais elle se payait une porte ou bien une armure. Le livre collé contre son nez à cause de sa vision plus que floue, elle déambulait ainsi dans Poudlard, la main parfois tendue devant elle pour ne pas se cogner. Mais bon, elle pouvait utiliser l’excuse de la lecture en marchant pour ne pas être prise pour une grande gourde. Cette astuce ne trompait personne mais la menace d’une retenue suffisait généralement à faire fuir les moqueurs. Fourrant hâtivement ses lunettes dans la poche intérieure de son gilet, elle descendit les escaliers menant aux étages inférieurs, loupant une ou deux marches au passage. Tout ça n’arrangeait pas sa cheville qui la faisait légèrement souffrir depuis le matin même. Phèdre ne put s’empêcher de rougir de honte derrière son livre quand elle repensa à la façon dont c’était arrivé.

Comme d’habitude, elle passait son temps à la bibliothèque, le nez dans les bouquins. Et parfois, dans les allées il lui arrivait de croiser le bibliothécaire. Elle ne savait pas pourquoi, mais dès qu’elle le voyait, ses joues se mettaient à chauffer sans raison et elle n’était pas vraiment à l’aise en sa présence. C’est comme si elle entendant son cœur battre dans ses oreilles. Alors le plus souvent, elle faisait promptement demi-tour, sans lui adresser un regard et à peine un léger bonjour. Ce matin n’avait pas échappé à la règle et la jeune Serdaigle s’était retournée si vivement que sa cheville n’avait pas eu le temps de suivre le mouvement et elle avait dû retourner s’asseoir en boitillant. Phèdre savait bien qu’elle devait paraître ridicule à limite faire des roulades de commando pour se soustraire à la vue de Louison O’Caroll. Mais bon, elle n’aimait pas les situations gênantes, alors autant les éviter et se concentrer sur le travail qu’elle avait à faire.

Toujours plongée dans la lecture de son bouquin, elle continuait d’arpenter les couloirs, sans croiser grand monde. Les élèves se tenaient relativement à carreaux en ce moment, c’était exceptionnel ! Vers 22h16, elle estima que sa ronde était terminée et remonta vers son dortoir afin de rejoindre son lit pour une bonne nuit de sommeil. Arrivée au cinquième étage quelque peu essoufflée avec tous ses escaliers, elle s’arrêta un instant devant la salle du savoir. Phèdre aimait bien y aller de temps en temps, simplement pour réfléchir. Elle ne ressentait pas le besoin de poser toute sorte de questions idiotes et cet ersatz de Madame Irma accroché à un mur. La blonde avait l’impression d’entendre une voix de l’autre côté de la porte. Encore un élève qui voulait faire son malin en restant dehors après le couvre-feu ! Ohlala, elle espérait que ce n’était pas encore un de ces couples dégoûtants ! Pour être sûre de ne pas interrompre quelque chose (quoi, elle ne le savait pas), elle frappa trois coups à la porte. Sans attendre de réponse, elle commença à ouvrir doucement la porte et une voix masculine se fit entendre, la rabrouant. Vu la façon de parler, ce devait encore être une de ces ados de 4ème année, en pleine puberté et qui se croyait tout permis !
La jeune fille ferma son livre d’un coup sec et se redressa pour paraître plus imposante – même si avec ses 178 centimètres, elle n’avait pas besoin de ça – et entra dans la pièce sans plus de cérémonie.

- Bon, ça suffit de jouer le petit rebelle en mousse, tu vas me faire le plaisir de retourner dans ton dortoir ! L’heure du couvre-feu est largement dépassée et tu mériterais que je t’enlève des… points.

Le jeune homme était étalé par terre comme un gros sac et même si Phèdre le voyait flou, il ne s’agissait certainement d’un élève, vu la carrure. Il y avait bien quelques garçons taillés comme des armoires à glace mais pas tant que ça. Se rapprochant un peu plus, Phèdre plissa les yeux pour essayer de mieux distinguer la silhouette face à elle. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre son erreur et elle se mit à rougir instantanément, portant la main à sa bouche.

- Oh euh, Monsieur O’Caroll, je… je suis dé..désolée, je vous… je vous ai pris pour… euh.

Elle faillit dire « un élève de 4ème année » mais le bibliothécaire ne risquait pas de bien le prendre. Elle ne se rendait même pas compte qu’elle bredouillait comme une collégienne de 12 ans. Bien sûr, elle faisait tout pour éviter le jeune homme et sur qui elle tombait, pile à la fin de sa ronde ! (Ah bah oui, c’est sûr qu’on s’y attendait PAS DU TOUT). Se tortillant sur place, elle aurait voulu fuir à toutes jambes, mais son cerveau semblait s’être mis sur OFF et elle restait plantée là comme une gourde, le rouge aux joues, cherchant d’autres excuses à présenter à Louison. Si elle avait pu se cacher derrière son livre sans passer pour une autiste, elle l’aurait fait volontiers ! SON LIVRE ! C’était précisément celui-ci qu’elle devait rendre depuis bien 3 semaines à la bibliothèque. Regardant le mur sur sa droite, elle cacha discrètement le livre derrière elle, en espérant que le brun en face d’elle n’y ai pas prêté attention.

- Hem, je... bah je vais euh vous laissez et euh voilà. La blonde se mordillait la lèvre et évitait à tout prix de croiser le regard du bibliothécaire. Elle tripotait nerveusement son livre et incapable de le lui cacher, elle se mit à parler à toute vitesse. Jesuisdésoléej’avaisl’intentiondelerendremaisilestpassionnantetj’aibeaucoupd’autreslecturesalorsj’aipaseuletempsdelefinirpardon.

Reprenant son souffle, la Serdaigle aurait voulu se taper la tête contre un mur (méchant Dobby !). Elle gardait les yeux rivés sur les murs ou bien au sol elle se demandait à quel moment la fumée se mettrait à jaillir de ses oreilles tellement elle rougissait. Elle ne devait pas offrir un spectacle très brillant. Finalement son cerveau réagit et lui cria de battre en retraite, ce qu’elle fit sans tarder.

- Hum, bref je dois vraiment y aller et OUILLE !

Dans sa précipitation pour fuir une fois de plus, sa cheville douloureuse se rappela à son bon souvenir et la jeune fille sautilla pendant quelques pas avant de s’appuyer contre une table qui se trouvait là (pratique n’est-ce pas ?). Haletante, elle massa sa cheville par-dessus sa chaussette à l’effigie de Mickey. Louison devait certainement bien se marrer à voir cette grande perche gigoter dans tous les sens et bredouiller comme pas permis. Phèdre attendait même le moment fatidique où il éclaterait de rire ; mais ça ne serait pas si grave, elle en avait l’habitude après tout.
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Message Sujet: Re: Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre]   Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre] Icon_minitimeVen 23 Jan - 10:17

    On l'engueulait ! Lui, un membre éminent du corps professoral ! Alors ça, si Louison s'y attendait … Le bibliothécaire, après un bref sursaut, se tourna rapidement vers la porte qui s'entrouvrait déjà. Mains sur les hanches, l'homme fronçait les sourcils. Il n'avait plus envie de rire du tout, tout à coup. Il avait remarqué que les étudiants de Poudlard étaient nettement moins respectueux que lui ne l'avait été – hum – mais là, ils commençaient à dépasser les bornes des limites !

    « Hé ho, vous seriez pas en train de vous payer ma tête, par hasard ? Je peux savoir ce que signifie cec… PHEDRE ?! » La préfète des Serdaigle n'en menait pas large. Louison soupira. Il allait encore y passer des heures. La demoiselle était étrange, c'était un fait. Louison ne parvenait pas à comprendre ce qui se passait dans la tête de la Serdaigle. Elle l'évitait, rougissait, balbutiait. C'était tout juste si elle ne faisait pas demi tour juste sous son nez pour ne pas avoir à le croiser ! Il était obligé de lui courir après depuis le début de l'année pour récupérer les livres qu'elle empruntait … sans jamais les rendre. Oui, Phèdre, en plus d'être étrange, l'énervait prodigieusement. Et qu'était-elle en train de dire là, très exactement ? Qu'elle l'avait prit pour … ?

    « Oui ? Pour qui m'avez-vous prit, Mademoiselle ? » Le ton n'était vraiment plus à la rigolade. Louison posait un regard sévère sur la jeune fille qui n'avait que fait se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Il allait reprendre la parole au moment même où elle se mettait à baragouiner à propos du fait qu'elle allait le laisser et s'en aller – très bonne idée, soit dit en passant – tout en tentant de maintenir quelque chose caché derrière son dos. Louison croisa les bras, fronça les sourcils quand il reconnu le livre qu'elle aurait du rendre depuis au moins trois semaines !! Il l'écouta un instant avant de secouer la tête. Et voilà qu'elle voulait partir ! C'était trop simple. Le bibliothécaire soupira.

    « Oh que non ! Vous allez rester … QUOI ENCORE ? Vous avez mal ? Et bien asseyez-vous et restez tranquille ! J'vous jure. Miss, vous avez cet ouvrage depuis plus d'un mois. Cela fait trois semaines que vous auriez du le rendre ! Rendez-vous compte que je pourrais retirer au moins dix points par semaines de retard ! Soit trente points de moins pour votre maison, Mademoiselle ! J'espère vraiment que vous avez une bonne raison de ne pas me l'avoir rapporté plus tôt. … Bon, alors. Ce bobo. »

    Il soupira avant de s'approcher de la jeune fille. C'est pas vrai ! Qu'avait-il fait pour mériter ça ?! Passer la soirée à s'occuper d'une jeune gourde blessée et relou et qui EN PLUS utilisait son rang de préfète pour ne pas respecter le règlement de la bibliothèque. Scandaleux. Mais il était professeur et n'avait donc aucun droit d'abandonner lâchement une élève blessée dans les couloirs des étages du château. Doucement, il passa un bras sous les épaules de Phèdre, l'aida à s'asseoir sur le sol froid.

    « Je vous préviens, je n'ai pas ma soirée. Dites-moi où vous avez mal, je verrai ce que je peux faire. Et sinon … et bien sinon, il faudra aller voir Miss Lancaster. Et je n'ai pas l'intention de vous porter jusque là bas, sachez-le ! » Il se pencha vers la demoiselle, observa la cheville qu'elle montrait du bout des doigts. La cheville ?! Elle était sérieuse ? « Franchement ? Phèdre, je vous imaginais plus futée que ça. Comment avez-vous fait votre compte ? Ce n'est pas une entorse, tout de même ? » Nouveau soupir. « Et je vous préviens, sitôt que vous allez mieux, je reprend le livre. »

    Restait à espérer que non, ce n'était pas une entorse et que la cheville de la demoiselle irait vite mieux. Il n'avait pas que ça à faire, non d'un hyppogriffe à trois têtes !
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Message Sujet: Re: Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre]   Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre] Icon_minitimeMer 4 Fév - 17:00

Haletante, Phèdre massait sa cheville endolorie, faisant tout son possible pour éviter le regard du bibliothécaire. Ce dernier semblait particulièrement agacé et la jeune fille le comprenait un peu. Elle ne faisait plus tellement la maligne à présent mais elle s’efforçait de garder son calme. Elle fit la grimace lorsque le brun se mit à l’engueuler, lui demandant de compléter sa phrase inachevée. La blonde se garda bien d’ouvrir la bouche et admira le sol de pierre, le visage d’un rouge soutenu. C’était toujours pour elle, les situations merdiques comme ça face à un adulte responsable (elle ne connait visiblement pas Louison) où elle perdait de son aplomb. Son livre toujours dans le dos, elle savait qu’elle ne pouvait pas tromper indéfiniment le bibliothécaire malgré ses aveux presque larmoyants. Si elle se montrait intransigeante avec ses camarades sur tous les aspects du règlement, celui de la bibliothèque était celui sur lequel elle fermait le plus les yeux. Il arrivait même qu’elle couvre certains de ses camarades qui avaient des livres en retard. Elle n’était pas très fière d’elle, c’est vrai, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de garder une monstrueuse pile de bouquin sur sa table de chevet, accumulant ainsi les retards. Et généralement, elle allait rendre ses livres au moment où Louison était le plus occupé, histoire de passer inaperçue.

Mais là, pour le coup, le bibliothécaire l’avait dans sa ligne de mire, et il n’allait pas la rater. Quand elle releva la tête, grimaçant à cause de sa cheville, elle faillit pousser un cri en voyant le brun s’approcher bien trop près d’elle. Phèdre se raidit et retint de justesse un petit couinement d’animal apeuré. Elle allait se faire gronder en bonne et due forme cette fois et cette perspective ne l’enchantait pas vraiment. Pff et voilà, il lui hurlait dessus ;_;

- Je…

Mais rien de plus ne sorti de sa bouche alors que Louison passait un bras autour de ses épaules pour l’asseoir par terre. Sans en connaître la raison, le cœur de la blonde se mit à battre à toute allure et elle rougit encore plus qu’il n’était humainement possible. Elle serra les poings pour ne pas trembler et son regard accrocha durant quelques secondes celui du bibliothécaire. Elle détourna bien vite le regard, la mâchoire crispée ; elle avait soudainement bien trop chaud. Elle se demandait pourquoi son corps en faisait des caisses pour une situation, certes stressante, mais pas si dramatique. La Serdaigle avait l’impression qu’une armée de fourmis se baladaient dans son corps et elle ne fut pas capable d’aligner plus de deux mots pendant quelques minutes. Les joues brûlantes, elle regardait droit devant elle, elle acquiesçait simplement aux remarques du brun, la gorge sèche. Mais lorsque les mots « points en moins » atteignirent ses oreilles, elle sursauta, comme si elle venait de se prendre un électrochoc. Elle jeta un regard désespéré au bibliothécaire, ses yeux bleus embués comme un petit chien triste.

- Oh surtout pas ! S’il vous plait… Je.. j’ai juste oublié, je suis un peu tête en l’air…

Phèdre baissa à nouveau la tête et renifla de manière théâtrale. Elle n’allait évidemment pas se mettre à pleurer (elle avait quand même son amour propre) mais aussi honnête qu’elle soit, elle savait néanmoins en rajouter pour attirer la pitié sur elle. En signe de reddition, elle déposa délicatement le livre par terre à côté de Louison. Elle se redressa légèrement, histoire de s’éloigner de lui et poussa un couinement lorsque la douleur se réveilla dans sa cheville. Certes, elle aurait pu s’en occuper elle-même, un coup de baguette et c’était réglé. Mais elle n’avait pas osé, de peur de tout faire capoter et de se retrouver avec un pied énorme ou alors plus de pied du tout ! La jambe de bois, très peu pour elle (même si elle rêvait d’avoir un perroquet). Quant à aller voir l’infirmière, il en était hors de question ! Phèdre n’y avait jamais mis les pieds, même quand elle avait la grippe ! Elle prenait simplement des dolipranes avec de la vitamine C et le tour était joué. Elle n’était pas une chochotte !

- Euh, je ne sais pas, je ne pense pas que c’en soit une… une entorse. Je courais après des élèves qui fumaient quelque chose d’illicite et puis dans les escaliers mais euh, ça ne vous intéresse probablement pas.

C’était la première fois que Phèdre adressait la parole aussi longtemps au gallois. D’ordinaire, elle se contentait d’un « b’jourm’sieur » avant de disparaître limite en courant. Le brun avait un drôle d’effet sur elle et l’intimidait presque. Pourtant, il était loin d’être un gros tas de muscles avec une voix à faire trembler les murs. Il avait même l’air gentil, malgré qu’il ait le vocabulaire d’un adolescent de 16 ans. Mais Phèdre préférait simplement l’éviter, parce qu’autrement, elle était au bord de l’apoplexie dès qu’il était trop proche (soit environ 5 mètres).

C’était dire l’état de détresse dans lequel elle se trouvait à présent. Louison ne l’appréciait clairement pas et devait la prendre pour la première des bécasses. Mais cela importait peu à Phèdre, tant qu’il ne la houspillait pas. Tout ce qu’elle souhait, c’était retrouver son lit au plus vite et oublier cette mésaventure. Triturant nerveusement son gilet, elle marmonna quelque chose de certainement incompréhensible, tout en regardant avec attention le sol.

- Mais euh, ce n’est pas la.. la peine de vous en pr…préoccuper. Elle est simplement foulée, dit-elle en montrant sa cheville qui avait l’air tout à fait normale. Ça va passer, enfin j’espère et euh j’irais voir l’infirmière demain et le livre, je… je vous le rends tout de suite et hem, désolée

Plus les minutes passaient et plus Phèdre avait envie d’aller se rouler en boule sous sa couette en grelottant. Heureusement qu’elle faisait preuve de plus de charisme dans son rôle de préfète-en-chef. Pour le moment, elle devait plutôt passer pour une goule atteinte d’autisme et cela l’énervait en plus de lui mettre la honte. Mais elle essayait de rester positive : une fois sortie de cette pièce l’incident serait clos et elle pourrait reprendre une vie normale avec sa tranquille routine. Et visiblement, Louison avait tout autant hâte qu’elle de boucler le dossier en vitesse. Elle n’aimait pas trop le fait qu’il soit remonté contre elle et se sentait un peu vexée. Mais le fait qu’il soit très proche d’elle la mettait extrêmement mal à l’aise, ce qui éclipsait le reste. Bien qu’elle n’ait pas ses lunettes sur le nez, elle voyait nettement le froncement de sourcils du bibliothécaire et son air renfrogné. Toute cette ambiance négative lui donna envie de mettre les voiles sur le champ. Glissant sur le sol froid, elle s’éloigna encore un peu du brun jusqu’à produire une distance de sécurité raisonnable.

- Bon euh, je ne vais pas plus vous déranger, je… euh BWAH !

En voulant se relever, elle s’était empêtrée dans son gilet, une des mailles s’étant coincée dans la boucle décorative de la chaussure. La blonde s’éleva d’environ 5 centimètres avant de retomber directement sur les fesses en poussant un cri. Encore plus de chaleur monta jusqu’à ses joues tandis qu’elle se débattait avec son gilet jusqu’à ce qu’un CRAC sonore retentisse, signe qu’elle venait de déchirer le bas du vêtement.

- Oh zut crotte de nez !

Elle jeta un coup d’œil à Louison pour immédiatement baisser la tête avec un air de petite fille ayant fait une bêtise.
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Message Sujet: Re: Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre]   Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre] Icon_minitimeDim 12 Avr - 20:01

    Bon. Il était peut être un petit peu dur avec cette élève qui, après tout, ne faisait rien de plus que son devoir de préfète lorsqu'elle l'avait trouvé là. Et ce n'était pas parce qu'elle s'était fait mal à la cheville qu'elle était forcément cruche. L'espace d'un instant, Louison ferma les yeux, respira profondément. Jusqu'à présent, Phèdre n'avait jamais été une élève compliquée. Au contraire. Elle était bizarre, de toute évidence mal à l'aise face à lui mais compliquée, ça, non. Lorsqu'elle déposa doucement le livre à ses côtés, Louison soupira avant de sourire.

    « Ok. On oublie et on rembobine. J'accepte vos excuses. J'enregistrerais le retour du livre dès demain et vous serez bien entendue la bienvenue à la bibliothèque pour en emprunter d'autres. En les rendant à temps ! »

    Bien Louison, merci. Tu t'occupes de sa cheville maintenant, peut être ?

    « Bref. Une foulure, vous me dites ? Humm … Très bien.  » Façon de parler, bien sur ! Il aurait voulu se pencher sur la cheville de la jeune fille, relever le bas de son pantalon pour regarder si ce n'était pas gonflé, rouge, tordu, bref, pour vérifier que tout allait bien, mais voilà que Phèdre rougissait en racontant qu'elle avait couru après des élèves qui fumaient des choses illicites dans les escaliers ! L'espace d'un instant, Louison se dit que les étudiants avaient peut être plus de jugeote qu'il ne le pensait. Quoi ?! Fumer des substances hallucinogènes permettait aux gens de se détendre – et cette jeune Phèdre en aurait bien besoin ! Mais Louison se contenta d'un petit sourire ironique. Inutile d'en faire trop, il risquait d'effrayer la farouche Serdaigle.

    « Phèdre, je prend bonne note de ce que vous me dites là. Si vous avez les noms des élèves qui fumaient un joint ou deux, vous me le direz. J'irai leur dire deux mots. »

    Leur demander l'adresse de leur fournisseu … EUH ! Non. Leur rappeler qu'un tel comportement était interdit au sein de l'école et qu'il devait leur retirer quelques points chacun. Pauvres gosses qui souhaitaient simplement se détendre.

    Bref ! La jeune fille finit par se dire qu'elle allait devoir partir, annonça qu'elle ne voulait pas le déranger plus longtemps … avant de se casser magistralement la figure et de jurer que, crotte de nez, elle avait finalement encore un petit peu mal. Bon. Louison retint un soupir. Il allait falloir rester là, vérifier sa cheville – qui ne pouvait pas être cassée : Phèdre aurait été au courant, depuis le temps qu'elle babillait dans tous les sens.

    « Ok ! On se calme. Asseyez-vous tranquillement, mademoiselle Montgoméry. Je vais regarder votre cheville mais si vous voulez mon avis, elle n'est pas cassée. Vous auriez bien plus mal que ça. Vous permettez ? » Louison attendit que la demoiselle hocha la tête avant de remonter doucement, prenant bien garde à ne pas faire mal à Phèdre, le bas de son pantalon afin de découvrir sa cheville. Pas rouge, pas enflée – ou très légèrement, pas tordue : comme il en était sur, il n'y avait rien de grave. Soupir de soulagement. « Je n'aurai pas besoin de vous couper la jambe. J'imagine que c'est simplement foulé, effectivement … Léger repos le temps que vous ayez moins mal et je vous amène tout droit à l'infirmerie, ma chère ! »

    Il lui offrit un clin d’œil qui se voulait canaillon mais qui ne l'était pas vraiment – qui faisait simplement légèrement déplacé avant de s'installer à même le sol, contre le mur, à côté de l'élève.

    « Bien ! Profitons de ce moment pour faire plus ample connaissance, voulez-vous ? Après tout, je ne sais rien de vous, si ce n'est que vous empruntez des livres sans les rapporter. Pourquoi ne venez-vous pas simplement plus souvent à la bibliothèque ? Vous savez que vous pouvez allonger la durée d'un emprunt, n'est ce pas ? »

    Bien, bien. Sérieux, le Loulou. Pour le moment, du moins !
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Message Sujet: Re: Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre]   Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre] Icon_minitimeMar 21 Avr - 21:58

Bon et ben… C’était pas son jour décidément à la Serdaigle. Après s’être mangé le coin de la table dans la cuisse ce matin au petit déjeuner, s’être pris une embrasure de porte en sortant du cours de potions, sans parler de l’armure qu’elle avait renversée et de Néron Lestrange qui l’avait gratifié d’un « éloigne-toi de moi vile créature ! », Phèdre avait bien envie d’aller se précipiter sous sa couette pour pleurer et se plonger dans les bras de Morphée. Sans parler que maintenant, le bibliothécaire, un être humain de sexe masculin était à environ 20 cm d’elle (oh mon dieu), qu’il était en train de lui parler (pourquoi moi ?) et qu’à présent, il relevait le bas de son pantalon pour examiner sa cheville (adieu monde cruel). La jeune fille rougit jusqu’aux oreilles et ses joues se mirent à la brûler instantanément. On aurait pu faire cuire des cookies sur son visage, qu’elle essayait de dissimuler derrière la manche de son gilet, en faisant son possible pour ne pas pousser des petits couinements pathétiques.

A dire vrai, elle avait envie de hurler « mamaaaaaaan oskoooooor viens me chercher, un homme me TOUCHE ! » et elle se demanda un instant s’il n’avait pas quelques idées déplacés derrière la tête (non Phèdre, il essaye juste d’être gentil)(c’est pas tous les jours facile d’être une cruche). Quand Louison lui conseilla du repos pour éviter que l’état de sa cheville n’empire, elle acquiesça en silence, se cachant encore plus derrière sa manche et souhaitant ardemment fusionner avec le mur. Elle n’avait pas pu repérer la tête des garçons qui étaient en train de fumer un chichon (oui, Phèdre est une petite mamie ringarde à seulement 20 ans, deal with it)(et elle fait du tricot aussi).

- Euh… oui je.. je ne sais pas trop qui c’était, je… je ne connais pas le nom de tout le monde, mais… enfin euh bref, je me tais.

Un silence pesant s’abattit sur la pièce pendant que Phèdre était occupée à réduire en miette le bas de son gilet sous l’effet du stress. Elle tourna soudainement la tête vers Louison, comme si celui-ci venait de lui proposer un petit vol à dos de dragon ou bien d’aller égorger des bébés licornes en riant très fort.

- Fai… faire connaissance ? Je ne suis pas sûre que… enfin, je… je ne suis pas très intéressante…

Phèdre baissa immédiatement la tête en rougissant de plus belle. Cette conversation ne la mettait pas du tout à l’aise. Pourtant, elle sentait que les intentions de Louison étaient tout à fait louables et qu’il ne lui voulait rien de mal, au contraire. La blonde fronça les sourcils. Elle venait à la bibliothèque nom d’une goule ! C’est juste pour une raison tout à fait obscure, elle évitait Louison comme la petite vérole. Elle aimait aller à la bibliothèque en plus. Elle y retrouvait souvent Zephyr et les deux jeunes filles pouvaient alors passer un moment agréable entre elles. Phèdre n’était pas tellement ce que l’on pouvait appeler « populaire ». Peu de personne l’appréciait, certainement à cause de sa nature autoritaire et son rôle de préfète-en-chef (en plus du balai qu’elle avait dans le derche). Mais cela ne lui causait pas trop de peine, elle avait fini par s’habituer.

- Oui je… je sais tout ça. C’est juste que.. j’ai souvent la tête ailleurs alors, j’oublie.

Phèdre esquissa un léger sourire en haussant les épaules. Au moment où elle relevait la tête vers Louison – sinon celui-ci allait croire que la jeune fille parlait au sol – le brun lui adressa un petit clin d’œil, ce qui eut pour effet de retourner l’estomac de Phèdre. La Serdaigle rougit de plus belle et reporta consciencieusement son regard sur le sol. La blonde n’était jamais très à l’aise avec les garçons – Shawn étant à peu près la seule exception à la règle. A part quand il s’agissait de les engueuler pour ne pas respecter le règlement, elle ne parlait pratiquement pas aux garçons de plus de 18 ans. Certains en profitaient pour se moquer d’elle allègrement, en tête de liste ce babouin sans cervelle de Calixte Webster qui se croyait tout permis. La blonde secoua la tête pour ne plus y penser et recommença à triturer son gilet.

- Et euh… sinon… pour… pourquoi vous avez voulu être bibliothécaire ? Niveau conversation chiante, on fait pas mieux. Désolé, ce… c’était nul comme question…
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Message Sujet: Re: Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre]   Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre] Icon_minitimeLun 4 Mai - 23:16

    Bien malgré lui, Louison ricana. Elle se taisait ? Finalement, Phèdre avait un petit côté marrant. La demoiselle parlait, pour ne rien dire, d'ailleurs, tout en disant qu'elle se taisait. Elle et lui avaient peut être quelques points communs. Il lui adressa un sourire bienveillant. Pas intéressante ? Hum. C'est ce qu'il avait toujours pensé – mais ça, il ne pouvait peut être pas se permettre de le dire à la demoiselle.

    « Ah, mais on ne peut pas dire qu'une fille qui passe son temps à parler tout en disant qu'elle se tait soit inintéressante ! » Clin d’œil de circonstance. « Allé. Vous êtes une élèves intelligente, douée, étudiante en septième année chez Serdaigle, préfète en plus de ça ! Vous avez vu, j'ai fais ma p'tite enquête. » Héhé.

    Il l'observa du coin de l’œil, essayant d'anticiper sa réaction. Il ne faisait que la taquiner, mais il n'était pas certain que Miss Montgoméry ne comprenne les … taquineries, justement. Le jeune homme attendit la suite, manqua de s’étouffer lorsqu'elle lui assura qu'elle savait, que c'était simplement qu'elle était tête en l'air.

    « C'est le moins que l'on puisse dire, mademoiselle ! Enfin bon, si l'on considère qu'à l'avenir, vous ferez plus d'efforts dans ce domaine, je suis prêt à passer l'éponge sur vos oublis antérieurs. Si c'est pas généreux, ça, je sais pas c'que je pourrais faire de plus ! »

    Petit rire de circonstance – avant de se mettre très vite à écouter l'étudiante assise à ses côtés lui poser une question qu'elle semblait juger sans intérêt mais qui pour lui était capitale. Pourquoi avait-il voulu devenir bibliothécaire ? Bonne question. Parce qu'il a grandit dans une librairie ? Qu'il considère presque qu'il y est né ? Que ce lieu représente tout pour lui, ou presque ? Possible. Un instant, Louison ferme les yeux. Il revoit l'intérieur sombre mais chaleureux du commerce familiale, en Écosse. Il revoit son père, assis sur une chaise, les jambes croisés, un livre à la main. Il revoit sa sœur déchiffrer avec peine les caractères trop petits d'un roman d'adulte et se revoit lui, gamin, haut comme trois chaudrons, construisant des châteaux avec tous les ouvrages qui lui tombaient sous la main. Sourire amusé. Etait-ce un signe ?

    « Oh … C'est une bonne question. Mes parents tiennent une librairie, dans le nord de l'Ecosse. C'est là bas que j'ai grandis, les livres ont toujours fait parti de mon quotidien, vous voyez. J'y ai travaillé durant plusieurs été et en quittant Poudlard, je me suis persuadé que c'était ce que je savais faire de mieux. On m'a engagé comme libraire dans le monde moldu, et maintenant, me voici. Quand j'étais gamin, je construisais des châteaux fort en livres, vous pensez que c'est un signe ?! » Petite minute de silence. « Pourquoi j'vous raconte tout ça … Et vous, Miss Montgoméry ! Que voulez-vous faire, une fois que vos années d'études seront derrière vous ? Sans compter que c'est pour bientôt, à présent. Dans quelques mois, vous quitterez Poudlard … »
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Message Sujet: Re: Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre]   Laisse Merlin se confesser, mon enfant. [Louison & Phèdre] Icon_minitimeMar 14 Juil - 14:09

Même si Phèdre semblait légèrement plus détendue (légèrement !), ce n’était malheureusement qu’une apparence. Elle n’arrivait décidemment pas à être à l’aise, malgré le fait que Louison soit un jeune homme fort sympathique, et qui n’avait pas l’air d’avoir l’intention de la malmené de quelque façon que ce soit. Elle fut même assez surprise de voir qu’il connaissait quelques petites choses à propos d’elle, et les mots « intelligente » et « douée » la firent rougir. Elle essaya de dissimuler sa gêne derrière quelques mèches de cheveux, sans succès évidement. Elle espérait simplement que le bibliothécaire n’ait rien remarqué. Et si c’était le cas, qu’il soit assez gentleman pour ne rien dire. Parce qu’elle en connaissait des débiles qui n’hésitaient pas à beugler « bah alors Phèdre, pourquoi t’es toute rouge ? T’as chaud ou quoi ? » ce qui attirait inévitablement tous les regards sur elle. C’était bien ce que Phèdre détestait le plus. Mais bon, comme la plupart du temps elle n’y voyait pas à 50 centimètres, ça n’était pas si grave que ça.

Lorsque que Louison lui annonça qu’il passait l’éponge sur tous les retards que Phèdre avait accumulés, la jeune Serdaigle releva les yeux vers le brun, un sourire aux lèvres.

- Oui oui, je… il n’y aura plus de retard, c’est promis ! La blonde venait d’éviter ce qui était sans doute la catastrophe du siècle (et elle exagère à peine).

La douleur dans sa cheville semblait s’être apaisée, aussi la jeune fille se redressa en s’appuyant sur ses bras, pour se mettre dans une position moins inconfortable. Il faut dire que le sol de pierre, ça faisait sérieusement mal au derche ! Tout en regardant avec fascination le mur d’en face, elle écoutait Louison avec néanmoins toute son attention. Phèdre avait légèrement du mal à pouvoir regarder les hommes en face, et elle se demandait si elle ne commençait pas à développer une phobie. Mais bon, même si elle avait voulu, elle n’aurait vu que du flou à la place du visage de Louison. Puis soudain, le sorcier prononça le mot magique aux oreilles de Phèdre, et la jeune fille sursauta, comme si elle venait de se faire piquer par une bestiole.

- Vraiment !! s’exclama la préfète, en se tournant vers le bibliothécaire, des petites étoiles dans les yeux, mais ne discernant même pas le visage de son interlocuteur. Moi aussi je faisais des cabanes quand j’étais petite ! Avec des livres aussi et des draps à l’effigie de Babar ! Louison s’en tamponnait certainement le coquillard, mais lorsque Phèdre était lancée sur le monde moldu, plus rien ne pouvait l’arrêter. On dit qu’il y a beaucoup de livre dans le monde magique, mais ça n’a rien à voir avec les livres moldus. C’est si différent, et parfois plus dramatique. Parce que bon, les livres avec des illustrations de personnes qui ont été retournées comme des gants à cause d’un poison, ça n’impressionne plus personne, alors que Balzac…

Phèdre se rendit tout à coup compte qu’elle palabrait toute seule, assommant certainement le jeune homme de toutes ses impressions sur la littérature moldue. La jeune fille rougit avant de se taire et de retourner à l’examen minutieux des manches de son gilet. Elle se calma un instant avant de froncer les sourcils. Ce qu’elle voulait faire plus tard ? C’est-à-dire dans 3 mois, concrètement. Une bouffée d’angoisse la submergea un instant.

- Je ne sais pas trop… Il y a tellement de choses ! Mais… je ne sais pas si je souhaite vraiment rester dans le monde magique. Il y a tellement plus d’opportunités chez les moldus. Ou bien peut-être travailler comme Médicomage… Non en fait, j’en sais rien.

Phèdre ouvrit la bouche pour continuer mais elle la referma bien vite. Elle n’était pas d’une très grande conversation et radotait souvent. Elle se sentit de nouveau mal à l’aise, et resta silencieuse jusqu’à ce qu’elle entende l’horloge sonner 23h. Portant la main à sa bouche, elle se releva d’un bond, comme si elle avait été montée sur ressort (ou qu’elle avait eu un ressort dans le derrière, pareil).

- Ohlala, il est tard ! Même en tant que préfète, je ne peux pas… Hum, pardon de vous avoir dérangé M. O’Caroll et euh, bonne soirée et euh… voilà !

Ne sachant pas quoi faire de ses mains (ni du reste de son corps)(aucune allusion scabreuse), la Serdaigle se retourna, oubliant de ramasser son livre et franchit la porte en boitillant, ne voulant pas faire un quelconque geste envers Louison, de peur qu’il ne la trouve encore plus gourde que ce qu’elle n’était déjà. Prudemment, elle monta tous les escaliers jusqu’à la tour des Serdaigle, et franchit la porte à bout de souffle. Une bonne nuit de sommeil était la bienvenue.
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