Alisson A. Whelan's story.
" N'abandonne jamais ce que tu veux vraiment faire. Là où il y a de l'amour, de la passion, et de l'inspiration, rien ne peut entraver tes projets. "
Philosophy.
" Baby, I was born this way. "
"Lâche là! Lâche là!"
"Non, elle n'a que ce qu'elle mérite! Casse toi, merde.."
Il y a des gens qui m'aiment. Il y en a d'autres qui ne m'aiment pas. J'ai ressentis cela dés mon plus jeune âge. Vous savez, les enfants comprennent beaucoup de choses que les adultes ont du mal à accepter ou même à expliquer. J'ai toujours était impressionnée par les petits. Moi, j'ai très vite compris que l'on m'avait mise au monde dans le seul but d'être aimé par ma mère - au sein de ma famille, je veux dire. Mon père me détestait. Je l'avais compris alors que je n'avais que six ans. J´étais déjà tout le contraire de mon père..
Sous des dehors calmes, j'étais une fille nerveuse, complexe et indéfinissable au premier abord. Ma mère disait toujours de moi que j´étais brillante et originale, dotée de bonnes idées, curieuse de tout. Mais quelle mère ne dirait pas cela de son premier enfant? En grandissant, elle disait de moi que j'avais un esprit critique et analytique, pouvant plaire ou non. Mais j'étais plutôt bizarre, excentrique, voire inadaptée aux yeux des gens et de mon entourage. Sauf pour ma mère, la plus généreuse des femmes du monde.. En réalité, personne n'arrivait vraiment à me comprendre dans mon raisonnent, pourtant que j'ai jamais été instable et j'étais toujours pleine de bonne volonté dans tous ce que j'entreprenais, surtout à l'adolescence, comme si un sentiment de plénitude m'emportait.. Ainsi, j'étais même portée vers la stabilité, recherchant le confort et la sécurité qui rassuraient ma nature inquiète, tout en étant une grande ennemie de la routine. J'aimais vraiment la franchise de ma mère quand elle disait que j'avais un défaut : j'avais la fâcheuse tendance de vouloir toujours en faire de trop, beaucoup trop vite et me laissant ensuite tomber par un échec total de ce que j'avais expérimenté si vite.. J'étais vite pardonnée. Pourquoi? Communicative, je développais facilement une corde sociale et créative qui existaient en moi. Alors tous les soirs, je murmurais dans mon lit : " Merci Maman de m'avoir faite ainsi. Grâce à toi, je suis quelqu'un de bien. "
Mais ma vie est loin de là d'être un conte de fées. Mon père me déteste. Je le déteste aussi. Pour lui, je suis perfectionniste - bien que je ne pense pas que ce soit vraiment un défaut extrême -, peureuse, maladroite, jalouse, provocatrice, possessive, têtue - oh, comme il détestait quand je lui tenais tête -, rancunière, stressée, impatiente, excentrique, vulnérable, bavarde, susceptible. Il ajoutait : " Comme ta mère. "
Je le déteste.
Alors on peut dire que j'ai eu une enfance difficile, entre les câlins et le réconfort de ma mère et les coups et blessures provoquées par mon père. Il nous frappait, ma mère et moi. Le pire, c'est qu'elle était amoureuse de lui alors que je le haïssais. Mais il y a une certaine explication à cela : ma mère était une sang-mêlé, comme moi. Mon père, lui, était un sang pur. Le genre, gros dur.. Violent, quoi. Je n'ai rien contre les sangs pur, sauf lui. Quand il était petit, son père s'était vengé sur lui parce que la mère de mon père est morte, suite d'un accident de "magie", il n'a jamais voulu m'en parler, ni même à ma mère. Alors, il se venge d'avoir souffert sur nous, les seules qui soient encore près de lui aujourd'hui.
Je le déteste.
J'ai eu de la chance d'aller à Poudlard. Là bas, j'étais loin de lui. Ma mère me manquait mais elle m'envoyait des lettres. Merci la magie d'être là.. Tout était beaucoup plus beau à Poudlard. Poudlard est un pensionnat pour jeunes sorcières et sorciers. Le bâtiment, situé sur les collines d'Écosse, est invisible aux personnes sans pouvoirs magiques - les moldus, en somme. Il possède sept étages et plusieurs hautes tours, ainsi qu'un grand parc contenant un lac, une forêt et plusieurs serres à des fins botaniques. C'est un endroit magnifique. Le plus bel endroit où j'ai mis les pieds.. J'allais souvent là bas pour dessiner les paysages, avec les deux trois amis que je m'étais fait. Vous savez, ces quelques amis avec qui vous passez la plupart de votre temps et que vous connaissez par coeur? Et comme Maman, j'ai eu la chance d'être prise chez les Gryffondor. J'étais plutôt bonne élève, dés le début. Je n'étais pas la première de la classe, mais j'étais la fierté de Maman. C'était tout ce qui m'importait.
L'homme qui me servait de père n'était pas content, lui. Je suivais les traces de ma mère. Et il était capable de tout pour me faire chuter.
" Hey, brother. "
C'était les vacances de Noël. Poudlard était enneigée. J'avais bouclé toutes mes valises. C'était le moment de partir et de rentrer à la maison pour passer les fêtes de fin d'année en famille. J'allais retrouver Maman. J'avais hâte de la voir! Elle ne m'avait pas écrit beaucoup ses derniers temps. Peut-être était-elle occupée à la maison. C'était souvent à cette période de l'année que mon père partait en voyage pour son boulot. Bon, au moins, j'étais sûre et certaine de ne pas avoir à le croiser en rentrant. Ou alors, Maman avait voulu me laisser tranquille pendant les examens. Elle avait toujours été si attentive aux choses, peut-être avait-elle pensé que je n'aurai pas eu beaucoup de temps pour écrire, tant j'étais concentrée sur mes cours et mes bouquins. Mais j'oubliais tout ça. J'avais le sourire. J'allais rentrer et je passerais du temps avec elle, rien qu'avec elle.
Il était temps de dire au revoir à mes amis. Il allait me manquer, mais nous nous enverrons pleins de lettres et puis nous nous reverrons très bientôt.
"Alisson? Passe de bonnes vacances et n'oublies pas de m'écrire!" C'était Marcus, un ami que j'aimais beaucoup. Lui non plus n'était pas encore partis. En même temps, il était difficile de tout quitter, même pour quelques temps.
Je lui fis oui de la tête et nous allâmes tous dans nos cabines. Je m'étais éloignée, j'avais envie d'écrire, de ne pas oublier tout ce qui avait pu se passer à Poudlard alors je pris une feuille de papier et j'entamais mon premier journal intime.
J'arrivais enfin à la gare, où j'aperçus Maman, emmitouflée dans un gros gilet en laine. Je courus jusqu'à elle avec tous mes sacs et elle me prit dans ses bras.
"Ma petite fille.." Je lui souris. J'avais grandis, mais elle me considérait toujours comme son petit bébé. C'était touchant. Je m'empressais de tout lui raconter, en prenant le chemin de la maison. J'avais hâte de pouvoir passer du temps avec elle à la maison, de lui parle de mes amis, de lui montrer tous mes dessins.
Mais mon père était à la maison, cette fois là. Pourquoi?.. Et quand ma mère prit sa petite voix, je compris que tout allait changer.
" Ma chérie.. Je dois te dire quelque chose. Tu.. Tu vas avoir un petit frère. "
j'aperçus le sourire sadique de mon père. Quel connard.. Il avait mis ma mère enceinte, dans le but d'avoir un garçon et d'éloigner ma mère de moi. Je ne lui répondais rien. Je passais la plupart de mon temps enfermée dans ma chambre, prétextant un examen à la rentrée. J'avais le nez dans mes lettres, racontant à mes amis que c'était la fin de ma vie de famille. Je savais que je ne reviendrais plus ici dés que je serai rentrée à Poudlard. Je ne voulais plus voir mon père. Plus jamais. Je ne voulais pas voir ce petit frère, qui serait le plus gâté des enfants. Et je ne voulais plus voir ma mère souffrir encore..
Depuis ces vacances là, j'écrivais dans mon journal tous les soirs. Je lisais les journaux. Mais je ne m'accrochais plus à ce lien de famille auquel j'ai malheureusement cru pendant des années..
" I hope there is a way to give me a sign you're okay. "
Je n'allais plus chez moi à chaque vacance. Je continuais juste d'écrire à ma mère, ne voulant pas l'abandonner totalement avec la violence de mon père. Et aussi avec la grossesse. Je passais mes vacances, les fêtes et tout le reste chez Marcus, avec sa famille. Il était le meilleur ami du monde. Je ne m'étais jamais sentie aussi bien en famille qu'avec eux, même si ma mère me manquait énormément. Marcus et sa maman s'occupaient bien de moi.
Dans ces dernières lettres, Maman me disait qu'elle se sentait mal, que le bébé allait bientôt arriver et que je n'étais pas là pour la rendre heureuse. Je me sentais coupable quand elle disait ça. Mais je ne pouvais pas rentrer à la maison. Pas avec cette ambiance.. Et puis, j'étais une adulte maintenant. Je devais prendre ma vie en main et ne plus laisser mon père tout détruire.
J'aimais Maman plus que tout.
Avec Marcus, nous avions décidé d'aller vivre à Londres, pour exercer nos métiers. Je voulais être journaliste. Je travaillais à la Gazette, et Marcus aussi. Nous avions une passion commune : l'écriture. D'ailleurs, Marcus écrivait en parallèle un roman. J'avais hâte qu'il le termine pour le lire. Maintenant que notre cursus à Poudlard était terminé, nous pouvions voler de nos propres ailes. Alors, pour annoncer tout ça à Maman, je lui dis dans une lettre que je passerai la voir cet été. Je n'avais pas eu de réponse, mais j'y allais tout de même avec Marcus. Et puis, je verrai le bébé comme ça. C'était une occasion.
"Dis-moi Marcus, si mon père est là, je.." " Je serai là, Ali, ne t'en fais pas. Tout va bien se passer. "
Il m'avait même prit par la main pour me rassurer. Et quand nous étions enfin à la maison de mes parents, j'entendais les pleurs d'un enfant, d'un nouveau né même. Il était né il y a quelques semaines. Un mois, peut-être. Je ne savais pas vraiment.
Quand j'entrais, je découvrais que mon père était là, avec le bébé dans ses bras. Marcus s'accrocha à moi pour ne pas que je cris. Je ne sus rien dire d'autre que ça :
" Où est Maman? " Il me montrait du doigt sa chambre et je pris la main de Marcus en direction de la pièce. Le médecin en sortit à ce même moment.
Maman était morte..
Je sortais de la maison, les larmes aux yeux. Je n'avais même pas eu le temps de lui dire au revoir.. Marcus m'emmena à la maison que nous louions ensemble. Je n'avais même pas prêté attention à mon petit frère.
Après ça, je m'étais renfermée dans mon petit boulot à la Gazette, mais je finis par vite abandonner. Comme Maman, j'avais des ambitions. L'ordre du phénix avait toujours été son objectif, mais mon père l'avait toujours empêché de faire sa vie. Alors maintenant, je devais me venger. L'ordre était le seul moyen pour moi d'oublier mon passé et de tenter de changer l'avenir.
" Teach me how to fight. I'll show you how to win. "
Sous les conseils de Marcus, je me mis à créer mon propre journal, destiné à défendre les causes du monde des sorciers, en anonymat bien sûr, pour ne pas me faire attraper lors de sujets.. fâcheux, si je puis dire.
Marcus m'avoua qu'il avait été amoureux de moi, à l'époque. J'étais rassurée que ce ne soit plus le cas. C'était mieux pour la colocation. Et pour le boulot aussi. Tout en continuant à écrire son roman, il était mon collègue dans la défense du monde des sorciers via nos articles anonymes. C'était un moyen de se rebeller contre les partisans et aussi d'améliorer les choses, de protéger les bons sorciers. Avec tout ce qu'il s'était passé dans la passé - c'était le cas de le dire.. - nous avions eu cette idée pour s'engager dans tout ça, même si c'était risqué. A nous deux, nous étions plus fort. Marcus avait des relations au Ministère de la Magie, alors nous avions de quoi nous protéger.
Malgré tout ça, Maman me manquait et j'allais souvent lui rendre visite, là où elle a été enterrée. Je lui parlais, comme si j'avais besoin de ça pour avancer.
Elle était toujours dans mon cœur.
En fait, j'étais plutôt bien dans ma peau maintenant. Il ne me manquait plus qu'une seule chose : trouver l'amour et fonder ma propre famille..
" Le repas est prêt, Choupinette! " Je terminais ma phrase dans mon journal et je rejoignais Marcus dans la cuisine. Le meilleur ami du monde et le plus beau métier. Il ne me manquait vraiment plus que l'homme de ma vie..