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 dans lequel des baguettes règlent un contentieux. ϟ feat. siobhán e. steers-carter

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Message Sujet: dans lequel des baguettes règlent un contentieux. ϟ feat. siobhán e. steers-carter    dans lequel des baguettes règlent un contentieux. ϟ feat. siobhán e. steers-carter  Icon_minitimeDim 25 Oct - 12:46

Le Ventre du Géant, Wimbourne, Angleterre.
2 Novembre 1980


L’aiguille ne s’arrêtait pas. Elle trottait, encore et encore. Mordred suivait du regard cette course incessante du temps qui fuit inlassablement. Il pesta. La montre indiquait huit heure cinquante et toujours aucun signe de son adversaire. « Sang et Tonnerre, qu’est-ce qu’elle peut bien faire ?! » Il fourra rageusement la montre dans la poche intérieure de sa veste, fit volte-face et piétina l’herbe sur quelques mètres. A peine immobilisé il s’enquérait de nouveau de l’heure. L’arbitre dépêché pour l’occasion observait, avec un air contrit, l’agitation de Humbletrott. Billius Forthwith n’était pas à l’aise avec les gens, ou du moins il se trouvait constamment dans l’embarras face aux humeurs de ceux-ci. Il avait la nature peureuse, et un peu chagrine, de ceux qui se mettent sur les épaules tous les malheurs du monde et éprouve un sentiment profond de culpabilité  et de tourmente lorsqu’il ne pouvait rien faire pour les autres. Silencieux, donc, il restait immobile et tripotait nerveusement la chemise de cuir qu’il tenait. Celle-ci contenait le cartel, le document sur lequel avait était ratifié les conditions et les causes du duel. L’affaire était, comme dans la plupart des cas de litiges sorciers qui résultent en duel, à la fois complexe et terriblement futile ( et, il fallait le dire, propre à l’exagération dramatique bourgeoise de la haute société sorcière ). Les faits étaient les suivants :

Mr Mordred Iphigias Humbletrott demande réparation, par duel, des accusations proférées par Mme Siobhán Elizabeth Kathryn Steers-Carter à l’encontre de la nature du statut sanguin de sa famille. Les accusations étant confirmés et soutenues par Mme Steers-Carter et le préjudice porté au nom et au prestige des Humbletrott et l’atteinte à l’honneur étant si grande selon Mr Humbletrott qu’il réclame, sans concessions aucunes et dans les plus brefs délais, une confrontation armée afin de réparer les tords et de rétablir la vérité.

En vertu de la loi 4897-A paragraphe f. du Code de Réglementation des Duel de Sorciers aucuns témoins, pour quelque partis que ce soit, n’est autorisé, par sécurité. Toutefois la présence d’un arbitre attaché à la Commission Ministérielle de Régulations des Duels est obligatoire afin d’assurer l’équité du duel, l’égalité des deux partis et l’observation stricte et scrupuleuse des lois.

Le document se prolongeait en détails techniques, rappel de lois et en autres termes de réglementation. Il était évident que les sorts pouvant entrainer la mort étaient prohibés, le but de la confrontation était de saigner l’adversaire, certes, mais pas de l’achever. De même le combat aérien n’était pas une option. Tout aide provenant d’un tiers ou d’une créature magique était interdite mais il n’était nulle part mention d’objets ensorcelé ( aussi pouvait-on allégrement massacrer son adversaire avec un rouleau à pâtisserie volant ). Et cætera. Tout au bout se trouvait les signatures et sceaux des deux partis qui, d’une part, confirmaient avoir lu et approuvé le cartel, et, d’autre part, s’engageaient à honorer les termes ratifiés. Un contrat magique liait désormais Mordred Humbletrott et Siobhán Steers-Carter. Non pas entre eux mais avec le contrat lui-même. S’il s’avérait qu’ils n’honoraient pas leurs promesses et n’assistaient pas au duel ou, pis, outrepassaient les règles strictes qui codifient les confrontations de ce genre ils encouraient de graves risques non seulement judiciaire mais aussi magique. C’était chose courante dans le monde sorcier que de voir des contrats enchantés de la sorte, qui reprenaient finalement le fonctionnement du Serment Inviolable. C’était pratique puisque les personnes avaient l’obligation – vitale – de tenir leur parole. Et puis l’on avait que trop souvent observé les moldus qui, bien qu’armé d’une administration redoutable ( et redoutablement prise-de-tête ), arrivaient toujours à contourner, annuler, modifier les propres règlementations qu’ils se fixaient. [ La rigueur et la justesse de la Loi Sorcière était un mythe entretenu et célébré chez certains pro sang-purs qui voyaient en cela une preuve de plus de la supériorité sorcière sur les moldus. ]

Les termes du duel certifiaient également que le vainqueur serait celui ( ou celle ) qui ferait couler le premier sang. L’ironie était belle puisque c’était bien là une histoire de sang. La maisonnée Humbletrott avait vu défilé tout au long des générations une pléthore de duel. Certaines branches de l’arbre familial avaient même été complétement sectionnée par la mort prématuré d’un Humbletrott lors d’un duel. Il fallait dire aussi qu’un orgueil héréditaire coulait dans leurs veines à tous. L’hubris était une tare et à l’homme qui ne maitrise pas son égo toujours arrive bobos. Mais comment ne pas sentir son amour-propre meurtri, comment ne pas voir sa fierté souillé, comment ne pas se sentir révolté et comment ne rien dire, ne pas s’offusquer, ne pas s’enrager lorsque l’on vous accuse, vous et votre lignée, de ne pas être de vénérable sang-purs ? Oui, c’était bien cela qu’avait, non pas suggéré, mais bel et bien affirmé Siobhán Steers-Carter. Et elle avait même eu le culot de le déclarer à la face même de Mordred. L’affront était incommensurable. Par chance le scandale avait été tenu relativement secret. Le mot n’avait pas couru. Siobhán voulait-elle le faire chanter, ou faire pression ? Mordred n’en savait rien, toutefois il semblait évident que son intention n’était pas de le calomnier, sinon l’affaire aurait été publique. Qu’à cela ne tienne, au diable les motifs de cette vieille sorcière,  l’affaire devait être réglée au plus vite. On ne crachait pas aussi impunément sur un Humbletrott ! Du moins, c’est ce que pensait Mordred qui se croyait dans le vrai ( mais qui, même s’il savait être en tort, ferait tout pour garder la face ). Il y croyait dur comme fer à la pureté de son sang. On l’avait éduqué en pensant de la sorte aussi était-ce quelque chose qu’il ne remettait pas en question. Toutefois c’était avéré que, deux ou trois générations plus tôt, un moldu avait défloré la pureté de la lignée et planté une graine de sang-mêlé. La chose avait été tenu secrète, évidemment ( à tel point que, comme dit plus haut, Mordred lui-même n’en savait rien ) mais comme pour tout secret, avec le temps, la chose tu s’était transformé en rumeur pernicieuse. Rumeur qui, de toute évidence ( et par quelconques moyens ) était arrivé aux oreilles de Steers-Carter. Aussi le sort avait fait en sorte qu’elle avait raison lorsqu’elle avait confronté Mordred en attaquant la pureté de son sang. Merlin tenait décidément à ce que Humbletrott soit perpétuellement dans le tort même lorsqu’il n’était pas de mauvaise foi.

Toujours selon le contrat, le duel devrait avoir lieu en ce jour du 2 Novembre 1980, à 9 heures précises, sur une colline avoisinant la ville de Wimbourne que les sorciers avaient coutume d’appeler the giant’s belly. La dénomination géologique était faussée, la colline, de par sa hauteur, tenait plus d’un mont que d’autre chose. Mais allons bon. Le tertre surplombait la campagne environnante, qui elle était composée de plusieurs collines de plus petite envergure. Le paysage était labouré de champs et planté d’arbres épars. Mais l’heure étant encore matinale et fraiche, des vagues de brumes roulait sur les terres et camoufler dans leur coton tout ce qui pouvait être embrassé à l’œil nue. Le sommet du ventre du géant culminé au-dessus des nuages, comme un monde à part. L’endroit était complétement nu, dépourvu de pierres et d’arbres, seulement attifé d’une herbe qui arrivait aux chevilles. Un vent glacial soufflait avec force et mordait les joues de Mordred et de Billius. Mais de tout cela, Humbletrott ne se souciait guère. Il se tenait debout, face à cette mer de nuage, et la regardait sans la voir. Ce qui lui importait c’était l’heure qui tiquait sur cette montre, prêt de son cœur, comme une bombe prête à exploser. Ce qui lui importait ce n’était non pas de rétablir l’honneur de son nom (bien qu’il aurait surement prétexte ceci ci on lui avait demandé la raison de cet air soucieux, gravé sur son visage), ce qui l’inquiétait dans son fondement et le rendait nerveux c’était cette confrontation imminente avec celle qu’il avait vu, cruelle et terriblement efficace, torturer et tuer les moldus et les sang-de-bourbe. Serait-il à la hauteur ? … Serait-il à la hauteur ? … L’angoisse se réverbérait en écho dans le vide. BAH ! Mordred balaya l’air d’un geste rageur. Au diable ce doute, c’était un Humbletrott et son devoir était d’agir en tant que tel, en portant ce nom fièrement et en le défendant ! Qu’est un homme sans son nom ? Il se sentait faiblement ragaillardir.

© GASMASK
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Message Sujet: Re: dans lequel des baguettes règlent un contentieux. ϟ feat. siobhán e. steers-carter    dans lequel des baguettes règlent un contentieux. ϟ feat. siobhán e. steers-carter  Icon_minitimeMer 11 Nov - 0:02

Dans lequel des baguettes règlent un conflit
Mordred
feat.
Siobhán


 

 



 

 

I came, I saw, I conquered.
Δ Madonna



Lorsqu’elle avait reçu le pli, délicatement délivré par une chouette à croquer — presque littéralement, mais elle s’était retenue — elle avait éclaté de rire. Cela faisait bien des années que personne n’avait osé provoquer la Steers-Carter en duel. Il y avait toujours eu quelque chose d’inquiétant chez elle, un sentiment qu’elle serait capable de violer toutes les règles du contrat, au grand dam des conséquences, pour achever celui qui lui avait fait l’affront de la provoquer. Si cela partait d’une bonne appréciation, l’Australienne n’était pas assez stupide pour cela. Elle connaissait parfaitement ce qu’impliquait un contrat magique, et que si ce n’était pas un Unbreakable Vow, c’était tout aussi embêtant. Siobhán n’était pas quelqu’un d’assez idiot pour réagir à chaud dans une bataille ; au contraire, elle avait la tête froide, et elle préférait finir ses opposants quelques jours plus tard, d’un coup de mâchoire bien placé. Quoi qu’il en soit, cette lettre avait été à la fois une surprise et un bonheur, et elle n’avait pas hésité une seule seconde à signer son nom en bas de la page, après avoir observé en détail les différentes parties du contrat. Elle n’avait pas d’autre choix, tout d’abord parce qu’elle n’était pas lâche, et ensuite, parce que son orgueil étant ce qu’il était, elle ne pouvait pas perdre.

Mordred Humbletrott était quelqu’un qui lui posait problème. Il était un compagnon de cause, il détestait les mudblood tout autant qu’elle, et il avait l’honneur et l’orgueil d’un sang-pur. Le seul problème dans tout cela, c’était que la ligne des Humbletrott était souillée et qu’à ce titre, Mordred n’était qu’un filthy half-blood, et il n’avait pas le droit de se revendiquer comme étant pur. Elle n’était pas absolument certaine de son accusation. Il y avait beaucoup de rumeurs sur les anciennes familles, après tout, mais celle-ci lui avait semblé plus crédible que les autres. Et elle avait investigué, sans trop savoir pourquoi, et si elle n’avait pas trouvé la preuve parfaite pour prouver ses affirmations, elle savait qu’elle avait raison. Et elle n’avait pas hésité à en faire part à l’intéressé, dans un murmure vicieux lâché au creux de son oreille. Elle n’avait pas d’intérêt à le dire au monde, pas encore. Cette connaissance était un avantage, et il n’y avait plus qu’une formalité pour commencer un chantage effectif : le ridiculiser en duel. La querelle était idiote, et vouloir la régler avec violence était absolument parfait.

Siobhán n’avait aucun doute sur sa capacité à gagner. Après tout, Mordred n’était qu’un sang-mêlé, et par définition, inférieur à elle. De plus, il était entrepreneur, constructeur de balais, et clairement pas au niveau d’une Unspeakable. Pour être au contact des formes de magies les plus étranges et les plus primitives, il fallait avoir une stabilité mentale et magique d’une force étonnante, et Siobhán excellait. En rajoutant sa maîtrise de la Métamorphose, elle pourrait réduire l’homme en bouillie en l’espace d’une dizaine de secondes. Enfin ça, c’était si elle le sous-estimait ; et elle était entrain de le faire. C’était l’orgueil qui parlait, une certitude encouragée par ses prouesses sur les inférieurs. Le problème de ce duel, c’est qu’il n’était pas jusqu’à la mort, et qu’elle devait se tenir : pas de sort pouvant attenter à la vie, pas de curse trop violente, pas de volonté de tuer. Malheureusement, l’Australienne avait toujours la volonté de tuer. Ca l’amusait, ça lui faisait du bien, cela lui apportait une satisfaction inquiétante et blesser pour l’acte de blesser ne lui plaisait pas. Il fallait l’image de la Mort, cette Epée de Damoclès pesant sur la tête de son adversaire. Elle pouvait toujours lui faire mal, bien sûr, mais ses attaques préférées, ses utilisations sanglantes de Métamorphose, elle ne pouvait pas les mettre en œuvre. C’était dommage, d’ailleurs, car tuer les mudblood en métamorphosant les molécules fer dans leur sang en lames était sa technique préférée — entre autres parce qu’elle avait mis des années à réussir à manipuler les molécules à ce niveau de précision.

Par ailleurs, elle était presque en retard. Fashionably late, certains diraient (et elle était de cet avis), mais elle ne pouvait pas se permettre d’être véritablement en retard. Ces contrats avaient ces petites clauses désagréables, et elle ne voulait pas les violer, ce serait stupide, vraiment stupide. Elle ajusta une dernière fois ses robes, sa coiffure, et vérifia la tenue de son rouge à lèvres. Après tout, elle ne pouvait être que parfaite pour cette humiliation semi-publique. Un sourire aux lèvres, et elle transplana, apparaissant sur la colline où l’indigné l’attendait dans un Pop à peine sonore.

« I must say I was disappointed to receive your letter, Mordre Humbledirt. Won’t own up to it, will you ? »


Un sourire provoquant habillait ses lèvres et elle marcha lentement vers son ennemi, qui ne l’était pas vraiment, n’accordant qu’une seconde au juge qui se tenait non loin d’eux. Les mains enfoncées dans les poches de ses robes, elle s’arrêta à quelques pas de Mordred, et lui sourit à nouveau, toujours plus amusée, et pleine d’arrogance.

« Well ? Let’s get on with your humiliation, shall we ? »


© Gasmask




traduction:
 
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Message Sujet: Re: dans lequel des baguettes règlent un contentieux. ϟ feat. siobhán e. steers-carter    dans lequel des baguettes règlent un contentieux. ϟ feat. siobhán e. steers-carter  Icon_minitimeSam 28 Nov - 13:29

Le Ventre du Géant, Wimbourne, Angleterre.
2 Novembre 1980


Mordred fronça sévèrement des sourcils. Ou fronça ses sourcils sévères. Il était difficile de distinguer les deux. Le Humbletrott était connu pour ses échauffements et l’incroyable volubilité avec laquelle il répondait aux provocations, pourtant il resta silencieux. Non pas qu’il n’avait rien à dire, loin de là, cette vipère peroxydée ne perdait rien pour attendre et Mordred n’attendait que l’opportunité de lui faire ravaler sa suffisance – à cet instant magique, Mordred Humbletrott expérimentait la sensation que de nombreuses personnes éprouvaient envers lui-même, toutefois l’univers n’étant pas friand de ces morales de fables Humbletrott n’en su rien, aussi n’éprouva-t-il aucune expérience mystico-réflexion-introspective qui aurait surement été un revirement dans sa personnalité et aurait pu provoquer des changements hypothético-radicales dans l’histoire de l’humanité. Ah, ces occasions manquées ! -  Donc, disions-nous, Mordred tardait de remettre à sa place cette sorcière de pacotille. Toutefois, bien qu’il soit passé maître en l’art de la joute verbale calomnieuse il trouvait en face de lui un adversaire de taille qui le rendait nerveux, pour ne pas dire peureux. La Steers-Carter avait exhibé aux mangemorts ses méthodes et ses capacités et cela avait glacé le sang du Humbletrott. Même lorsque l’on traîne avec le gratin de l’infamie sorcière il reste des choses qui vous terrifient. Buffet macabre. Ainsi, sous le sort d’un mutisme que lui imposait une angoisse non-avouée, Mordred Humbletrott se contenta de répondre aux provocations de son adversaire par un simple sourire glacée.

Billius Forthwith, en arbitre avisé qu’il était, s’investi des obligations de sa fonction et s’empara de la parole afin d’exercer ses devoirs. « Hum … So … I see… Hum. Now now. Now that lady … hum… Steers-Carter, is that correct ? [ Froufrou des papiers administratifs, rapide coup d’œil aux noms des deux adversaires, verification ] Yes yes, that’s it. Now that Lady Steers-Carter and… hum… Lord Humbletrott, of course *rire nerveux* are both here we may … hum … begin ? Yes, we may begin. I suppose you both know the terms of the duel but I-I must … tell them anyway » Forthwith passa d’une manière laborieuse et éprouvante sur les details des termes du contrat que les deux opposants connaissaient déjà. Par chance, une bourrasque de vent avala dans sa gueule rugissante les paroles de l’envoyé du ministère, sauvant ainsi nos lecteurs et les protagonistes de cette saynète d’un ennui sans nom. « Is that a-all clear or should I go through it again ? *rire nerveux* face à l’hostilité évidente du visage de Humbletrott, Billius se reteint. Well now, you may proceed. » L’arbitre se contenta de relâcher les muscles de ses bras et fit un pas en arrière, comme s’il laissait assez d’espace aux deux adversaires pour s’affronter. Visiblement les agents du ministère devaient être insensibles à tous les sorts s’ils pensaient échapper à un sortilège perdue en se tenant à découvert et d’une manière aussi vulnérable. Mais passons, l’insouciance de Billius Forthwith et la longue lignée des morts accidentelles des arbitres durant les duels de sorciers n’est pas le sujet.

Le vent souffla avec violence. Le moment fatidique était donc arrivé. Le cœur d’Humbletrott battait à tout rompre dans sa poitrine et l’extrémité de ses doigts fourmillaient de picotements. Ses jambes semblaient soudainement très faibles, comme si elles allaient céder sous son poids. Son ventre s’alourdi du poids de la peur. Vite vite, bravade de façade. « You know, you can still admit you were wrong and we would be even. » « Well actually you-you ..hum… can’t, mister Humbletrott, that’s against the rules sir ... Humbletrott le fustigea du regard S-sorry. » Bien. Parfait. Vraiment. Voilà que son effet de suffisance tombait à l’eau. Soit. Qui plus est Humbletrott fut saisi d’un effroyable sentiment qui lui chauffa les oreilles. De quoi avait-il l’air maintenant ? Lui qui souhaitait ce duel voulait s’en dérober dès les premiers instants ?! Ressaisis-toi donc, Mordred, quel Humbletrott fais-tu donc ? Une véritable honte. Et cette garce qui, une fois de plus, était témoin de son ridicule. Cela ne se pouvait. Cela ne serait être toléré. Il ne la laisserait pas repartir vainqueur !  S’échauffant ainsi mentalement et se remontant contre son adversaire, Mordred senti le peu de courage qu’il avait bombé son poitrail. La maisonnée Humbletrott ne serait être ridiculisée ! Par Mordred lui-même, cela pouvait passer, sa vaniteuse bêtise étant inconsciente, mais par autrui  ça jamais !

Les règles concernant la première attaque lors d’un duel de sorcier étaient assez floues. Le concept quelque peu moyenâgeux de galanterie voudrait que Mordred laisse à son adversaire le premier sort, la désinvolture dandyste voudrait également que ce soit à l’autre d’ouvrir les hostilités. But to hell with it !, même si la mise à mort était prohibé lors d’un duel tout ceci était une affaire de survie et si Mordred ne voulait pas voir sa réputation, son être, finir en charpie sous les griffes de cette effroyable canaille, il fallait qu’il agisse rapidement et qu’il réfléchisse vite. Deux choses que l’on reconnaitra fort hardi pour ce grand-père borné. Il n’y avait pas de temps à perdre. Sans plus attendre, Mordred saisi le manche de sa baguette, tira celle-ci de son étui et la pointa en direction de son adversaire. « Diffindo ! »


Spoiler:
 



© GASMASK


Dernière édition par Mordred Humbletrott le Sam 28 Nov - 13:37, édité 3 fois
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