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 Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?

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Message Sujet: Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?    Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?  Icon_minitimeMar 7 Oct - 17:26

Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?
Ezra & Néron




Aujourd'hui, plus rien n'a d'importance. Je suis en colère, et c'est très mauvais signe. J'espère ne pas mourir jeune à cause du stress. A cause d'un  accident vasculaire cérébral ou quelque chose comme ça. Je ne suis pas médecin, mais je suis presque certain d'avoir lu quelque chose à ce sujet. Mourir à cause de nerfs, c'est quand même stupide. Mourir tout court, d'ailleurs. C'est idiot et arbitraire la mort. Elle n’épargne personne. C'est pour ça que j'ai décidé de faire tout ce dont j'avais envie, sans trop me soucier de ce que pensent les autres. De toute manière, ces hypocrites viendront pleurer à mon enterrement pour manger des petits fours et me casser du sucre sur le dos. Tout le monde fait ça. C'est facile de dire du mal d'un macchabée. Je payerais cher pour assister à mes propres funérales, pour voir ce que les autres diront sur moi en ce jour funeste.

Je me fiche bien de cette bande de filles de troisième année, qui me courent après depuis un bon moment. Elles n'auront jamais la moindre chance avec moi. Mais ça fait toujours du bien à mon égo, de savoir que je plait aux gens physiquement. ça me prouve que je me donne pas tout ce mal pour rien, que ma transformation est efficace. Ou que tout du moins, elle y joue un rôle important. Chaque nouvelle coupe de cheveux que j'aborde a tendance à faire polémique au près de ces filles qui m'observent sans jamais avoir osé m'adresser la parole, pas même pour demander du sel à table. Seulement là, c'est allé trop loin. Je les ai retrouvées à fouiller dans la malle au pied de mon lit, à tenter d'ouvrir mon journal intime. Fort heureusement, j'ai pris soin de l'enchanter afin que tous mes vilains petits secrets soient bien gardés. Elles sont tout de même tombées sur la photo. Celle que je garde pourtant cachée sous une pile de chaussettes. Une photo, où Marlowe et moi sommes côte à côte et souriants. Rien de bien méchant, mais tout de même. Je crois que je suis parano. Ce n'est qu'une simple photo, et rien ne laisse sous entendre que nous ayons été amants lui et moi. Et pourtant... Ce cliché, je ne veut le partager avec personne. Il est à moi, et c'est tout ce qu'il me reste de lui avec ce vieux chandail qui sent encore comme le tabac qu'il fume. Je devrais tourner la page. Et finalement, je suis aussi pathétique que cette bande de gargouilles boutonneuses. Moi aussi j'aime quelqu'un qui ne veut pas -ou plutôt plus- de moi.

Les affaires, c'est quand même très personnel. J'ai déjà du mal à prêter une plume à un camarade, de peur qu'il n'en abime la pointe s'étant peu à peu taillée en fonction de mon écriture. Alors qu'on regarde dans ma malle et qu'on essaye de lire mes secrets ? C'est pire que tout. Je comprends enfin ce que ma sœur Eileen a pu ressentir lorsque j'ai ouvert son journal intime l'été de mes neuf ans. Il faudra que je lui présente de réelles excuses un jour ou l'autre, et non pas des paroles dénuées de tout ressentiment comme ce fut le cas le jour de l'incident. Après tout, après que mon père m'ait frappé, je n'avait pas vraiment le choix. Je crois que ces filles ont fait ça par dépit, en y réfléchissant bien. Parce qu'elles savent que jamais je ne marcherait à leurs côtés dans les couloirs, et qu'elles n'iront pas non plus au bal avec moi. C'est plutôt cruel, mais c'est comme ça que le monde fonctionne. Les belles personnes ne se retournent pas sur les moches.

J'ai du prendre sur moi pour ne pas leur casser les dents. Enfin disons que contre tout attente, c'est le jeune frère de Nathan qui m'as convaincu de rester calme, et d'aller en parler à un adulte plutôt que de régler ça par la violence. Ils ont vraiment un problème, dans cette famille. Les O'Sullivan, c'est tout le contraire des Lestrange. Pas seulement au niveau du sang, mais aussi au niveau de l'éducation. Dans ma famille, seule la vengeance compte. Chez eux, le pardon est une vertu. Il m'as même aidé à regrouper mes affaires après avoir fichu les filles dehors. Il est encore tôt, et les cours ne sont pas terminés. Les préfets ne sont pas là, et seul les élèves de troisième année de mon groupe sont dehors, à cause d'un cours de Botanique annulé à la dernière minute. Avec l’orage qui sévit depuis trois jours, impossible sortir dehors et de se rendre aux serres sans risquer de se tordre une cheville dans la gadoue. Tous les professeurs sont encore en cours, et je pense que mon directeur de maison ne serait pas très content si je venais interrompre son cours pour lui parler de mon problème.

Il ne me reste donc qu'une seule alternative, pour régler cette affaire au plus vite. Et cette alternative, c'est Ezra Scodelario. L'entraîneur et prof de vol, le responsable du club de musique. J'espère le trouver à la salle d'arts et musique magique. Descendre jusqu'au terrain de Quidditch avec une pluie pareille, c'est une mauvaise idée. En plus de ruiner mes cheveux, j'attraperais sans doute un sacré rhume. C'est après tout un adulte, qui je pense est qualifié pour écouter un élève souhaitant se plaindre. Je suis tout à fait dans mon droit, ces filles n'avaient pas à fourrer leurs nez dans mes caleçons. Au moins maintenant elles sont sures que je porte du Small et que je chausse du quarante deux. C'est pas comme si on pouvait s'attendre à ce que je porte du Large vu ma carrure. Les mains encore tremblantes de colère, je frappe trois coups à la porte pour annoncer mon arrivée. Vu qu'il n'y a aucun bruit, la salle est très certainement vide. Je crois que je n'ai jamais été aussi heureux d'entendre la voix du coach. Tout en passant la tête par la porte, j'esquisse un sourire poli.

« Bonjour, excusez moi de vous déranger Professeur... Je peux vous parler ? » Toute personne me connaissant un minimum saurait immédiatement que je ne suis pas dans mon assiette. Mon uniforme est négligé: la chemise sortant du pantalon, la cravate lâche et la robe de sorcier tombant à moitié de l'épaule. Moi qui d'ordinaire ait l'air si sérieux en période scolaire, c'est un véritable changement. Mais Ezra m'a vu dans de pires états, notamment après les match de Quidditch des quels je ressort souvent avec quelques bleus ou bien avec du sang sur ma tenue. Et ce n'est pas nécessairement le mien... Je suis un batteur plutôt agressif, et j'ai souvent le droit à des remontrances de sa part. Lui non plus, comme beaucoup de monde, ne croit pas en la violence. Mais le Quidditch, c'est loin d'être un sport de fillettes. Je crois que le pire, c'est quand une fois il m'a vu ramasser les dents d'un poursuiveur adverse sur la pelouse, tombées à cause -ou grâce- à l'un de mes cognards alors que celui-si s’apprêtait à mettre un but. C'est pas ma faute, j'ai des habitudes étranges. Garder les dents tombées de mes ennemis en est une parmi tant d'autres. « Vous êtes le seul adulte disponible à cette heure-là, et j'ai un problème qui demande l'intervention d'un membre du corps professoral. » J'aurais pu régler ça moi-même, en frappant ces filles en plus des jurons proférés. Mais j'aurais eu des problèmes, encore et toujours. Je crois que mon père commence à en avoir assez de recevoir des hibou de l'école stipulant que j'ai écopé d'une heure de colle à cause des bagarres... Il est temps pour moi de commencer à changer. Si je veux qu'on me considère comme un adulte responsable, autant essayer d'en devenir un le plus tôt possible.

Tout en m’avançant dans la salle, je me permets de prendre l'une des chaises empilées dans un coin de la salle. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis certain que cette affaire va prendre un certain temps. Alors autant me mettre à l'aise. « Il y a un groupe de quatre filles de Serdaigle, en troisième année qui me suivent depuis un moment, depuis la première année à vrai dire. Jusqu'à présent, je les aies laissé faire, je croyais qu'elles oseraient jamais m'approcher ou quoi que ce soit vu qu'elles sont au bord de la syncope si je leur demande de me passer la carafe de jus de citrouille au petit déjeuner. Mais là, en rentrant plus tôt à cause de mon cours de botanique annulé, je les aies trouvées en train de fouiller dans mes affaires. Le cas semble plutôt bénin. Mais autant exposer les faits. J'ai ma part de responsabilité là dedans. Quand je les ai attrapées, j'ai commencer à les insulter. J'ai pris sur moi pour pas les frapper et O'Sullivan m'as calmé puis m'as aidé à ranger mes affaires. Mais... Je crois que vous pouvez comprendre, c'est pas forcément très agréable quand on fouille dans vos affaires. J'ai pas grand chose à part des sous vêtements et des chaussettes dans ma malle, mais quand même... J'ai des trucs plus personnels, comme des photos souvenir ou mon journal intime. Il a été ensorcelé par mes soins, pour qu'on ne puisse pas le lire. Mais imaginez si elles avaient lu certains trucs... Je déglutis lentement, détournant le regard. J'ai la nausée rien qu'en pensant au bordel monstre que ça mettrait dans la haute société si l'on venait à apprendre pour mes aventures. On a tous nos petits secrets. Et les affaires, c'est personnel. Je suis presque sur qu'il doit y avoir quelques lignes à ce propos dans le règlement intérieur de l'école. Vous m'excuserez, je ne le connaît pas par cœur dans les moindre détails. » Qui de toute manière est capable de citer le règlement par cœur ? Surement pas grand monde. A vrai dire, je doute même que les préfets soient incollables sur la question. Seul le directeur doit connaître les subtilités de ce très long règlement que je me suis pourtant efforcé de lire jusqu'au bout avant de le signer. Mais depuis la première année... J'ai plus ou moins oublié quelques détails. Néanmoins, je pense que l'incivisme est punit. Du moins, c'est ce que voudrait la logique des choses.
electric bird.
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Ezra Scodelario
LA BLESSURE DE L'INSOMNIE

LA BLESSURE DE L'INSOMNIE
+ SORCIER DEPUIS LE : 24/01/2013
+ PARCHEMINS : 358
+ LOCALISATION : Principalement dans l'enceinte du château de Poudlard depuis septembre dernier

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Message Sujet: Re: Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?    Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?  Icon_minitimeLun 13 Oct - 20:01


He's just a poor boy from a poor family 


Any way the wind blows...   Un après-midi pluvieux comme on peut s’y attendre en plein mois de février. Un temps où on ne peut pas franchement sortir faire une petite promenade champêtre pour passer le temps et profiter un peu du dehors. Une pluie qui nous pousse à rester bien sagement enfermer à l’intérieur, prêt d’une cheminée dont le feu irradie au point de répandre une douce chaleur agréable. Heureusement pour mes élèves et moi, aujourd’hui je n’ai pas de cours de vol avec les premières années et j’espère secrètement que les poufsouffles n’auront pas besoin de moi à leur entrainement de ce soir, je ne suis pas encore assez dingue pour rêver d’attraper une poumolnia thermite sans raisons vraiment valables. Je me suis donc isolé, comme en bon professeur qui n’a pas cours de la journée et qui – pour tous les autres qui sont fatigués de devoir supporter des élèves impatients - se la coule douce. Je suis donc dans la salle de musique et d’arts magiques, petit refuge artistique ou au moins je peux avancer dans mes recherches tout en étant trouvable. Ce n’est pas toujours évident pour moi, à dormir peu la nuit, et avec des journées épouvantables comme aujourd’hui, il me faut continuellement trouver une occupation assez intéressante pour passer le temps intelligemment et en prenant tout de même un minimum de plaisir. Depuis mon réveil, je ressens quelques douleurs ressurgissant des méandres de mon passé, l’humidité a toujours eu cet effet sur moi, déclenchant des douleurs lancinantes et parfois presque insupportables. Alors, après avoir pris une potion antidouleur dans ma réserve personnelle, j’ai été faire du charme à la bibliothécaire afin de lui escroquer quelques manuels de musique pour les jours à venir. Le club ne bat pas son plein, mais j’ai des millions d’idées qui fourmillent en tête pour rameuter du monde et pourquoi pas rendre ce club extrêmement populaire. En attendant, j’essaie de bichonner le peu d’élèves qui en ait membre et c’est donc depuis quelques semaines que je lis de nombreux ouvrages sur le rock-n-roll, sorcier comme moldus, de son origine à nos jours, passant par un peu tout, la formation de base et les dérives qui en découlent forcément. L’ancien responsable de la musique et arts magiques, n’avait pas forcément compris l’adolescent dans toute sa splendeur, comment attirer du monde si il n’y a à l’écoute que des vieux psaumes déroutants et franchement à mourir d’ennuis ? Je me suis même étonné qu’il y ait eu des inscrits…

Trois coups frappés à ma porte me sortent de ma transe réflexive, je laisse échapper un Entrée ! sonore, et souriant pleinement, je reste toujours amusé d’endosser le rôle du professeur. La porte s’ouvre et laisse passer le visage d’un de mes élèves que je connais bien, je ne peux réprimer mon sourire grandissant. Voilà celui qui a initié mes dernières idées : faire de ce club un club populaire où l’on joue des musiques actuelles et laisser loin dernière nous, le stéréotype des kékés chiantosses ou de ploucs de bonnes familles. Avec un sourire poli, il prend la parole : « Bonjour, excusez-moi de vous déranger Professeur... Je peux vous parler ? » Il s’arrête un instant, réfléchissant certainement à la meilleure façon de m’expliquer sa présence ici, je regarde d’ailleurs rapidement l’heure et tic un peu. « Tu ne devrais pas être en cours à cette heure-là Néron ? » « Vous êtes le seul adulte disponible à cette heure-là, et j'ai un problème qui demande l'intervention d'un membre du corps professoral. » Je le regarde alors s’avancer dans la pièce, se diriger vers le fond de la salle où les chaises sont rangées, en prendre une et la ramener jusqu’à mon bureau avant de s’y installer. Je remarque rapidement son allure débraillée ce qui est bien loin des habitudes du jeune homme. Enfin, entendons-nous bien, de ses habitudes scolaires, quand il vient à mes cours ou quand je le croise dans les couloirs il est toujours impeccable, un exemple presque. Ce qui n’est pas forcément le cas de son attitude sur le terrain. J’ai appris à me méfier de ses réactions presque bestiales et complètement loufoques. Qui a déjà vu un gamin fétichiste des dents ? Et qui semble prendre un plaisir quasi malsain à les ramasser une fois le match et ses coups bien placés terminés ? « Je t’écoute Néron, tu veux me parler de quoi ? » J’esquisse un petit sourire serein pour le mettre en confiance et l’inviter à tout me raconter. Depuis quand c'est moi qu'on vient voir pour des soucis ? Je remarque bien dans son attitude froissée qu’il a beaucoup de choses à débiter. Et je n’aurais pas pu être aussi prêt de la vérité. Le jeune homme se met alors m’expliquer ses déboires. « Il y a un groupe de quatre filles de Serdaigle, en troisième année qui me suivent depuis un moment, depuis la première année à vrai dire. Jusqu'à présent, je les aie laissé faire, je croyais qu'elles oseraient jamais m'approcher ou quoi que ce soit vu qu'elles sont au bord de la syncope si je leur demande de me passer la carafe de jus de citrouille au petit déjeuner. » Il marque de petits temps d’arrêt par moment, comme s’il revivait certaines scènes, je ne bouge pas, je ne sors pas un mot, lui laissant le temps de trouver ses mots et de m’expliquer clairement sa venue. J’imagine bien que sa présence ici n’est pas juste influencée par le désir de m’expliquer que pleins de filles lui court après. D’après ce que je connais de lui, ce n’est pas sa principale préoccupation. «  Mais là, en rentrant plus tôt à cause de mon cours de botanique annulé, je les aie trouvées en train de fouiller dans mes affaires. » Voilà donc le nœud du problème. Les filles ne changeront jamais, toujours de sacrés emmerdeu fouineuses. « Quand je les ai attrapées, j'ai commencé à les insulter. J'ai pris sur moi pour pas les frapper et O'Sullivan » Ah ça me fait penser que je devrais renvoyer un hibou à Nathan pour qu’on essaie de se voir rapidement. « Je crois que vous pouvez comprendre, c'est pas forcément très agréable quand on fouille dans vos affaires. J'ai pas grand-chose à part des sous-vêtements et des chaussettes dans ma malle, mais quand même... J'ai des trucs plus personnels, comme des photos souvenir ou mon journal intime. Il a été ensorcelé par mes soins, pour qu'on ne puisse pas le lire. Mais imaginez si elles avaient lu certains trucs... » Il détourne le regard, comme gêné par ses pensées. Il doit y avoir des choses bien intimes dans son journal, mais à quoi d’autres s’attendre de la part de cet objet « journal intime ». En tous les cas, je sens que l’idée simple qu’elles auraient pu tomber sur ses secrets le met dans un état de stress et de panique évident. Et de là à venir se confier à un professeur montre bien la valeur qu’il estime à ses affaires. « Je suis presque sûr qu'il doit y avoir quelques lignes à ce propos dans le règlement intérieur de l'école. Vous m'excuserez, je ne le connais pas par cœur dans les moindre détails. » J’aurais envie de lui dire que je ne le connais pas par cœur n’ont plus, qui serait assez humain pour retenir la centaine de pages de recueil datant pour certaines de l’ouverture de l’école. Note pour plus tard : ça serait intéressant de voir si l’original est encore lisible. « Même sans connaitre toutes les lignes du règlement, il est déjà évident que tes camarades féminines n’auraient pas dû se trouver dans ton dortoir et encore moins fouiller dans tes affaires. Les gens ne font pas toujours preuve de bons sens et tu verras à tous les stades de ta vie que tu rencontreras toujours des personnes peu recommandables. » Je fais une petite pause, l’observant tranquillement. Je sais que je ne devrais pas dire ce qui va suivre, que le rôle d’un professeur est de réparer les injustices, qui d’ailleurs ne sont pas toujours celles que l’on croit, mais je ne peux pas m’empêcher de vouloir l’aider de la meilleure façon qui soit. J’avance donc prudemment.  « Après je ne sais pas ce que tu attends de moi. Je comprends ce que tu me dis et je comprends ta colère, mais à part t’écouter, je ne pense pas que la solution soit une punition. Attends, attends, ne me fait pas ses gros yeux. » Je lève les mains au-dessus de mon bureau en signe d’apaisement et pour l’empêcher de me couper, je reprends rapidement. « Ça te ferait du bien et c’est certain que la sanction serait méritée, je ne veux pas que tu crois que je m’en fiche et que j’essaie de me débarrasser de toi rapidement, mais n’ayant pas été présent au moment du méfais, tu ne crois pas que tu passeras pour le mouchard qui vient se plaindre à un professeur ? Ça ne fait jamais bon genre et déjà à mon époque, une fois qu’on avait cette étiquette sur le dos, il était impossible de s’en défaire. » A mon époque, on dirait un grand-père ! Je m’arrête un instant, le regarde à nouveau, et pour lui laisser l’impression d’être maître de la conversation, je lance une dernière phrase : « Après si tu as vraiment besoin que j’intervienne, j’ai juste besoin des prénoms et la punition pourra être établi dès ce soir. »


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Message Sujet: Re: Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?    Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?  Icon_minitimeMar 14 Oct - 1:01

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Ezra & Néron



Je ne peut m'empêcher de légèrement serrer les poings aux remarques d'Ezra. Les phalanges de ma main droite me font encore souffrir et sont comme bien souvent rougies. Seulement cette fois-ci, c'est un mur qui a du subir ma colère, et non pas l'une de ses filles. Je ne sais pas vraiment combien de fois j'ai bien pu cogner dedans pour me calmer. Sans doute trop, vu l'état de mon cartilage actuellement. Il faudra que j'aille à l'infirmerie demander un potion pour réparer tout ça. Je déteste quand mes os ou mon cartilage doivent être ressoudés. Seulement, je crois que si je ne le fait pas, je ne vais sans doute pas pouvoir écrire correctement pendant quelques temps sans que ma main ne se mette à trembler seule à cause de la douleur. Avoir des cours sales et raturés avec une écriture hésitante ? C'est sans doute une des choses que je déteste le plus au monde. Je déteste aussi quand mon maquillage coule à cause de la pluie, quand mes cheveux décident de faire n'importe quoi, quand je n'ai pas mon bacon au petit déjeuner et quand je dois me retenir pour ne pas enlever la croute d'un tatouage nouvellement fait. Il y a beaucoup d'autres choses dont j'ai horreur. Finalement, je déteste plus de choses que je n'en aime. C'est comme les gens. J'apprécie pas réellement grand monde, ceux qui ont vraiment de l'intérêt pour moi -en dehors de ma famille et donc de mes parents, de ma soeur, de Juann et de Lorelei- se comptent sur les doigts d'une main : Bluenn, Rhapsody, mon meilleur ami. Et c'est sans doute a peu près tout. Par contre, j'ai une liste longue comme ma bi... le bras de gens que j'aimerai bien tuer si le meurtre était légal. Peut-être bien qu'un jour je pourrais enfin me venger comme il se doit, en étripant ces gens-là. J'espère qu'il y aura bientôt une guerre. Ce sera l'occasion de montrer à mon père que j'en ai plus qu'il ne le pense dans le caleçon. Que je suis prêt à devenir un mangemort reconnu, et donc à faire parler des Lestrange. Je suis né pour ça, après tout. Pour redorer le nom et le blason de la famille.

Mais nous divaguons. J'écoute attentivement les paroles d'Ezra, me conseillant de ne pas aller plus loin. De ne pas faire ma petite balance. Mais je crois que ça sous entend : Non Néron, ne va pas leur casser la gueule pour régler le problème ! Elles sont toutes déjà assez laides comme ça de toute manière. Sauf leur chef, une jolie fille. J'ai du mal à comprendre pourquoi elle se comporte comme ça. Je veux bien que toutes les filles ont une copine moche avec qui traîner pour se sentir plus belles, mais là... Elle y va quand même un peu fort. Je ne peux retenir un long soupir. Puisque ma main droite me fait souffrir, j'utilise ma main gauche pour la passer dans les longs cheveux bruns. « Vous avez sans-doute raison, professeur... » J'ai besoin d'une cigarette. Mais je ne pense pas que fumer devant un enseignant soit une bonne idée. C'est en théorie interdit. Seulement, tout le monde le fait. Alors, est-ce que le principe de désuétude de la loi entre en vigueur pour cette ligne du règlement ? Après tout si tout le monde le fait et que personne n'est sanctionné c'est sans doute qu'on s'en fiche pas mal dans le fond, que les élèves s'encrassent les poumons avec du tabac.

J'observe la salle un court instant, tout en chiffonnant nerveusement un pan de ma robe de sorcier. Je ne peut que remarquer les livres sur le bureau du professeur Scodelario. J'esquisse un léger sourire en découvrant les titres des ouvrages. L'histoire du rock'n'roll, anthologie de la musique rock magie de 1950 à nos jours. « Ce que je vais vous dire, risque de vous choquer. Surtout quand ça sort de la bouche d'un Serdaigle... » Je laisse planer le suspens un instant, prenant le temps de totalement dénouer ma cravate d'uniforme qui de toute manière ne tenait encore en place que par l'opération du saint merlin. « Le rock'n'roll ça ne s'apprend pas dans des livres. Parfois, un manuel ne sert à rien. Surtout quand il est question de musique. Le rock, ça se vit ça ne s'apprend pas. » Sauf s'il est question de solfège, indispensable dans la plus part des cas à la maîtrise d'un instrument ou même en ce qui concerne le chant. Mais on ne se met pas à comprendre la musique en s'usant les yeux sur un livre.
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Ezra Scodelario
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Message Sujet: Re: Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?    Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?  Icon_minitimeMar 21 Oct - 0:56


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Any way the wind blows...   « Après si tu as vraiment besoin que j’intervienne, j’ai juste besoin des prénoms et la punition pourra être établi dès ce soir. » Je m’arrête là et l’observe un instant réfléchir à la question. Il semble aux prises à une petite bataille intérieure : est-ce que j’écoute mon professeur ou est-ce que je me lance à l’assaut des dents de ces gamines sans cervelle ? J’avoue qu’à sa place je n’apprécierais pas trop qu’on vienne fouiner dans mes affaires, chacun a le droit à son jardin secret et je pense que vu son état d’agitation actuelle et sa dégaine vraiment loin de l’attitude soignée habituelle, il doit avoir de nombreuses choses qu’il veut absolument cacher. Peut-être qu’il répertorie dans son journal tout ce qu’il fait ? Il a peut être dressé la liste de toutes les personnes à qui il a arraché substitué volé empreinté (?)  des dents ? Peut-être qu’il s’en est fait un collier et qu’il prit avec tous les soirs ? Oh ! Peut-être qu’il dresse la liste de ses prochaines victimes et qu’il explique comment il va s’y prendre ? Il explique aussi peut-être pourquoi il se fait un maquillage barbare sur le visage pour les matchs de quidditch et pourquoi il est si parfaitement habillé le reste du temps… « Vous avez sans doute raison, professeur… » La voix de Néron me fait revenir au moment présent et je me rends compte à cet instant que j’ai littéralement divagué. Je referme le livre que j’étais en train de lire d’un coup, pestant intérieurement sur l’imagination des livres moldus et de leurs polars à deux noises, j’en viens à mener des enquêtes dans ma tête et à formuler des spéculations sur mon élève. Je replis mes deux bras et joint mes mains à hauteur de mon manteau pour me redonner une contenance attentive, à l’écoute. Je me concentre alors sur lui histoire de reprendre pars à la conversation et au but de cet entretien. « Je ne sais pas si j’ai raison, mais la violence n’est pas une solution en tous les cas… » Il regarde un peu partout dans la pièce et un sourire vient fleurir légèrement ses lèvres quand il pose son regard sur le livre qui se tient sur mon bureau. Celui que justement je viens de refermer. « Ce que je vais vous dire, risque de vous choquer. Surtout quand ça sort de la bouche d’un Serdaigle… » Je suis piqué d’une vive curiosité. Ce jeune homme est parfois vraiment très étonnant. Je pourrais presque dire qu’il me fait presque peur par moment, il est dérangeant tellement son comportement diverge d’une situation à une autre. Un instant plus tôt il bouillait de rage, essayant difficilement de canaliser une rage immense, venant trouver refuge ici, et là tout de suite, il a repris tout de sa superbe, entamant une phrase et prenant bien le temps de m’en laisser pour me questionner, dénouant sa cravate et se mettant à l’aise. Je peux actuellement m’attendre au pire, que va-t-il encore m’annoncer ? « Le rock’n’roll ça ne s’apprend pas dans des livres. Parfois, un manuel ne sert à rien ? Surtout quand il est question de musique. Le rock ça se vit ça ne s’apprend pas. » L’avantage avec Néron Lestrange est qu’on ne s’ennuie jamais avec lui, le désagrément est qu’on ne l’attend jamais là où il est et surtout il arrive toujours à me prendre au dépourvu. Au début de l’année, je ne comprenais pas son comportement, je me suis souvent laissé avoir, j’ai souvent été étonné aussi ne sachant quoi faire de lui. Et finalement j’ai pris parti : sur le terrain essayer d’éviter trop de sang, ce jeune homme peut-être un véritable barbare ; en cours, il est attentif et studieux ; en musique, il est plus détendu, j’ai des fois l’impression que la musique est ce qui lui permet de rester en vie ; et quand des fois il vient me trouver pour discuter, j’attends de voir où va nous conduire la discussion pour savoir quel rôle et quel ton adopter. Il est du genre à exprimer ses pensées, pas toujours de la façon la plus appropriée, mais au moins le message est clair. J’ai donc appris à ne pas m’offusquer de son comportement, juste le remettre gentiment à sa place. « Je ne suis pas choqué, mais je reste ton professeur, Néron, alors pas d’accusation infondée jeune homme ! » Et je lui souris tranquillement, faisant glisser le second livre qui se trouvait jusqu’à lors sous celui qu’il vient de découvrir. « J’essaie de trouver la solution pour que le club de musique soit un peu plus populaire qu’actuellement, alors j’ai pensé au rock. Je suis d’accord avec ton analyse, la musique ne s’apprend pas, mais les courants musicaux ont changés à travers le temps et il est toujours bon de s’informer sur le genre. Et pour ne mettre personne à l’écart, j’essaie de comprendre les différences entre le rock moldu et le rock sorcier. Et je peux aussi avouer que ça me permet de passer le temps. Peut-être que tu pourrais m’aider dans ma démarche ? Le rock ça plait aux jeunes ? On pourrait monter un groupe... » Je lui laisse le temps de réfléchir un petit peu à ma proposition, avant de finaliser tout de même notre sujet de base. Passer si rapidement d’un sujet qui semblait lui si personnel et important à un beaucoup plus frivole m’étonne. Il arrive comme une furie, les cheveux en bataille et l’uniforme en vrac, et en un instant il reprend contenance comme s’il ne s’était rien passé. Je pourrais peut-être demander des conseils à Ebony, en tant qu’infirmière, elle comprendra peut-être ces changements de comportement si perturbant. Ou alors elle me dira qu’il est simplement un adolescent… Je veux quand même m’assurer que tout aille pour le mieux et que je ne passe pas à côté d’un fait important. « Mais promets-moi de ne pas faire justice tout seul. Si tu as de nouveaux problèmes avec ces filles, reviens me voir. »


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Message Sujet: Re: Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?    Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?  Icon_minitimeMar 28 Oct - 13:00

Scaramouche, Scaramouche, will you do the Fandango?
Ezra & Néron


En effet, d’après mon propre point de vue je ne pense pas que la musique, et l’art en général, puisse être compris à travers les pages d’un vieux livre. C’est en écoutant de la musique, en visitant des musées que l’on comprend réellement l’art. J’esquisse un sourire à sa remarque. Oui, il est mon professeur c’est vrai. Et j’ai parfois tendance à l’oublier. Il faut dire qu’il n’est pas vraiment comme les autres ici. Ancien joueur de Quidditch il a du se reconvertir après une blessure, abandonner ses rêves. Ça n’a pas du être facile pour Ezra de devoir tourner la page de manière aussi brutale.  D’ailleurs en parlant de rêves, voilà qu’il songe à monter un groupe. J’ouvre grand les yeux et les oreilles, sous le coup de la surprise. Je sent un frisson remonter le long de mon échine. Avec ma dégaine, il n’est pas dur de deviner que j’aime la musique rock. En regardant mes résultats scolaires on pourrait penser que je vise une carrière de ministre ou même de médicomage. Et pourtant, j’aimerai me faire connaître dans le domaine de la musique. En faire mon métier, et parcourir le monde pour chanter avec un groupe. Doucement mais surement je me reprends en me raclant la gorge « Il n’y a pas vraiment de différences au niveau musical entre le rock sorcier et moldu. C’est plutôt les thèmes abordés, et la manière de dire les choses… Les références dans les chansons ne sont pas les mêmes, les moldus ne vont pas parler d’amortentia par exemple, pour une question d’amour. Mais certains groupes moldus vont faire des références au monde de la magie, comme dans Love potion number nine, une chanson de 1959. » Oui, parfois certains se demandent comment je fais pour retenir autant de choses. Je suppose que mon cerveau doit être bien organisé, et ranger chaque information dans un tiroir en particulier, ou quelque chose dans ce gout-là.  D’ailleurs je me mets à chantonner le premier couplet pour illustrer «  I took my troubles down to Madame Rue You know that gypsy with the gold-capped tooth She's got a pad down on Thirty-Fourth and Vine Sellin' little bottles of Love Potion No. 9 ». J’aime chanter écouter de la musique.  Si bien qu’au fil du temps, j’ai fini par avoir une sacrée culture musicale. «  Il y a aussi le groupe moldu, Black Sabbath qui a quelques références comme dans war pig, de 1970 : Generals gathered in their masses, Just like witches at black masses. Evil minds that plot destruction, sorcerer of death's construction. La sonorité de ce groupe est un peu plus heavy, moins facile d'accès et ça se rapproche pas mal du rock sorcier. Peut être qu'un des membres est cracmol... » Bien que ma vois soit anormalement grave pour un adolescent de seize ans, je crois que je chante plutôt juste. Une chose est sure, ma voix est particulière et avec je ne pourrais sans doute jamais chanter autre chose que du rock’n’roll. Elle me semble bien trop rauque pour chanter de la musique pop. «  Et pour le groupe… C’est un vieux rêve que j’ai. Ce n’est pas bien sérieux comme carrière, mais j’avoue que ça me plairait bien… Au moins pour me détendre à côté de mon futur boulot. Mon père voudrait sans doute que je devienne ministre de la magie, ou au minimum ministre… » Je laisse échapper un long soupire.  Ne pas faire justice moi-même. J’ai bien compris et entendu le conseil d’Ezra. Ça ne m’amènera que des ennuis supplémentaires et j’ai  pris pour bonne résolution de moins me battre à l’école. Même si mon père ne dit jamais rien et ne m’envoie que rarement des beuglantes, je sais pertinemment qu’au fond de lui-même ça doit le déranger que son fils ait une telle réputation. Depuis maintenant quelques années, ma famille tente de changer son image. Tant bien que mal, les Lestrange essayent de faire disparaitre cette vieille rumeur comme quoi on a tous un problème à cause de la consanguinité. Hystérie, violence, dépression… C’est pourtant vrai.  Mes parents sont cousins, et ça n’a rien arrangé à mon cas. Ni à celui de ma sœur. J’ai tendance à m’énerver, et je sais que je tiens ça de mon arrière-grand-père qui était comme moi… D’ailleurs si je me souviens bien, il a passé quelques temps à Azkaban pour meurtre. Je sais bien que si je m’énerver, je serais capable de tuer. De continuer à frapper ma victime jusqu’à ce que son visage soit méconnaissable, et qu’aucun sortilège d’embaumement ne pourrait lui rendre l’air humain. Donc effectivement, si je ne veux pas aller trop tôt à Azkaban et profiter de mes jeunes années, mieux vaut que je n’aille pas frapper cette bande de harpies.  « C’est promis, Professeur. » Je me contente de hocher docilement la tête pour signifier que je suis d’accord, et que je n’entreprendrais rien pour me venger.

Mais revenons à nos hippogriffes. J’esquisse un nouveau sourire. Celui du gentil garçon, du bon élève. « Je ne suis pas sûr que tout le monde aime le rock’n’roll autant que moi. Certains préfèrent la pop. Mais c’est un dérivé… Si ça ne tombe pas dans le hard rock je pense que tout le monde peut apprécier un peu de musique rock de temps en temps. Il faut voir si l’école nous autorise à monter un groupe. » Doucement je passe une main dans mes longs cheveux d’ébène s'étant décoiffés d'eux même suite à la colère  Une autre idée me viens. Je me penche vers mon professeur et coach en murmurant « Peut être que si rejoindre le groupe octroyait un petit bonus sur la moyenne, certains seraient intéressés. Je sais pas si c'est possible, mais vous pouvez peut être négocier avec le directeur. Si on y va au culot ça peut marcher. » Oser, et casser les règles pré établies. C'est l'essence même du rock'n'roll. Reste à savoir si moralement, le professeur Scodelario est prêt ou non à une telle chose.
electric bird.
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