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 Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture — Ethan

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CŒUR DE LIONNE

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Message Sujet: Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture — Ethan   Mar 17 Mai - 0:16





Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture  
L'ambiance à Poudlard lui faisait froid dans le dos. Il y régnait de profondes tensions. Certains passaient leur frustration sur le matériel scolaire ou les autres élèves. Les rendez-vous avec les aurors laissaient un arrière-goût désagréable. Ses camarades de maison se plaignaient et râlaient du traitement que leur infligeait le corps professoral. Il était assez difficile de ne pas voir ces nouvelles mesures comme un manque flagrant de discernement de la part de Dumbledore et ses employés. Mais ce qui occupait les pensées de Macmillan demeurait le même problème depuis son retour du match amical des harpies contre les catapultes. Et il portait un nom, un seul : Ethan. Comment ne pas se faire un sang d'encre pour lui ? Elle ressentait le besoin de le voir, de lui parler, de lui dire quelque chose. Son absence de trois jours pour l'enterrement de son père n'avait pas tellement facilité la tâche de la brave Lumen. Et à chaque fois qu'elle l'apercevait dans la salle commune, elle faisait un pas en avant et deux en arrière. Dès qu'elle croisait son regard, elle se dégonflait comme un ballon de baudruche. Ah le courage de gryffondor ! Cette valeur si précieuse à son fondateur. Où était-il dans ces moments-là ? Nulle part. Inutile de chercher midi à quatorze heures. Toute sa bonne volonté disparaissait quand elle voyait la douleur dans les yeux de son ami. Elle se retrouvait face à son propre reflet. Ce vide incommensurable impossible à combler, il était bien là. Qu'elle le veuille ou non. Et elle ne parvenait pas à passer outre.

Pour se changer les idées, Lumen choisit de profiter de l'air vivifiant du parc. Le soleil et le printemps reprenaient leurs droits sur l'hiver sombre et froid à peine achevé. Sa peau était de celles qui conservaient toujours une teinte de poupée et qui supportaient très mal les coups de soleil. Cependant, cela l’indifférenciait complètement. Elle ne s’enfermerait pas pour autant et ne couvrirait au grand jamais son épiderme de crème. Elle contourna toute l’agitation du hall d’entrée en rasant les murs. Des groupes se formaient ici et là, discutaient avec animation. Leurs conversations se résumaient à la même chose : les ateliers. Ça c’était encore une autre putain d’idée du personnel de Poudlard. Sauf que cette fois-ci, les gens saluaient le projet avec plus ou moins de ferveur. Elle n’avait pas encore d’avis tranché sur la question et se forgerait une opinion précise plus tard. Elle ne projetait pas de s’inscrire, mais il n’y avait que les débiles pour ne pas changer d’avis pas vrai ? Elle se glissa à l’extérieur aussi discrète qu’une souris. L’idée d’attirer l’attention de qui que ce soit ne la ravissait guère. En vérité, Lumen était un poids plume et devenir aussi petite qu’un rongeur semblait tout à fait à sa portée. Le bout de ciel bleu ne lui donna aucun enthousiasme particulier. Elle contempla l’horizon et l’étendue d’herbe qui finissait qu’à l’orée de la forêt et qui continuait à l’arrière du château. Perchée au seuil de la grande porte, elle pouvait voir toute la beauté des lieux, mais rien ne la bousculait plus que ça.  

Elle entama donc sa route vers un endroit plus calme. Et ceux qui ont lu les aventures de notre tortueuse Lumen, vous savez déjà où ! Les sombrals, bien entendu. Elle les voyait et pourrait se rendre à leur lieu d’habitation, de repos plus exactement, un bandeau sur le visage. Y aller les yeux fermés ne l’effrayait pas. Cela faisait partie de son quotidien. Elle remonta la capuche de son sweat comme pour éviter qu’on le reconnaisse. Pour un œil averti, sa démarche et la couleur grise du vêtement permettraient une identification plus que rapide. Toutefois, on comptait que très peu de personnes douées d’un tel talent d’observation. Elle dégagea ses cheveux à l’intérieur, dont quelques mèches rebelles retombèrent malheureusement sur mon visage et son cou. Elle soupira d’ennui et cligna plusieurs fois des yeux. Elle se sortit une cigarette et un briquet, prête à tirer dessus pour se détendre et calmer ses nerfs à vif. Elle ne tarda pas à se la planter dans la bouche et à la résoudre en cendre.  Elle en écrasa le mégot avec sa superbe godasse achetée sur un marché - bah quoi ?! On fait ce qu'on peut hein ?- et s'engouffra dans la forêt direction les sombrals. Ces bêtes qu’elle adorait par-dessus tout.

Mais une grosse surprise l’attendait. Une surprise qui lui rappela aussitôt leur première rencontre. Il était bien là assis au pied d’un arbre. Elle se demanda bien ce qu’il foutait là. S’il désirait s’isoler, ce n’était pas réellement le bon endroit vu qu’il avait de grandes chances de l’y croiser. « Ethan ? » Elle regretta de suite d’avoir prononcé son nom. Lorsqu’il releva la tête, un frisson parcourut le long de sa colonne vertébrale. Elle n’était pas habituée à être confronter à ce genre de situation. Elle ne connaissait ni les mots à prononcer, ni les gestes à faire pour rassurer quelqu’un. En fait, elle avait tellement barricadé son cœur, qu’elle n’arrivait plus à faire un seul mouvement affectueux naturellement. Elle agissait un peu comme un automate désormais. Ni plus ni moins. Elle resta plantée là comme un con pendant plusieurs secondes. Elle aurait aimé sortir une phrase logique de sa bouche. Mais rien ne sortit. C’était complètement au dessus de ses forces. Et elle mettrait sa baguette au feu que Cassie y arriverait cent fois mieux qu’elle. De toute façon, toute la population sorcière et étudiante s’en sortait plus qu’elle en relations humaines. Elle inspira profondément et songea à ce qu’elle aurait aimé avoir durant son propre deuil. Un soutien, même silencieux. Ça aurait sûrement changé toute ton existence. Dans un silence de cathédrale, elle s’approcha de lui, déposa son mini sac sur le sol et baissa sa capuche. Quelques feuilles parsemaient le sol, mais il était sec. Pas de quoi s’inquiéter. Elle s’installa à côté de lui, ni plus ni moins. Ce qu’elle fit par la suite lui demanda probablement « des efforts surhumains. » Des efforts qu'elle n'évalua pas avant de faire les gestes qu'elle jugeait trop affectueux pour être normaux. Doucement, mais surement, elle passa son bras autour de celui de son batteur préféré – en même temps, il n’y en avait pas beaucoup d’autres dans l’équipe – et après une bonne seconde à réfléchir, à s’assurer qu’elle était bien installée, elle posa le sommet de son crane sur l’épaule du garçon. A vrai dire, elle ne se sentait pas du tout à l’aise. Elle avait l’impression de devenir une seconde personne, comme si l’habituelle Lumen Macmillan avait accepté de laisser sa place à une version édulcorée et plus simple à vivre. 

 

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Message Sujet: Re: Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture — Ethan   Jeu 30 Juin - 20:22


Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture
Lumen & Ethan



 La forêt interdite, cela avait toujours été un des lieux les plus tranquil, ce genre de lieu dans lequel on aime s'isoler pour être tout seul. Et je devais avouer que pour le moment, j'aimais être seul, je n'avais pas vraiment le besoin de parler à quelqu'un, j'avais juste envie d'un peu de solitude pour pouvoir me faire à l'idée que désormais je n'avais plus de toit. Bien sûr, je faisais des efforts pour afficher un visage souriant malgré les choses, un visage qui ne voulait nullement inquiéter mes amis, même si j'en étais sur qu' ils n'étaient pas dupe. Surtout Calixte qui m'avait vu le pire état possible, massacrant tout ce qui était sur mon passage. Le seul avantage à cela avait été qu'on puisse enfin se parler comme on aurait dû toujours fait. Mais, je n'avais juste, pas envie de me rappeler cette soirée là, même si elle était irrémédiablement liée à cette journée que nous avions passé Lumen et moi. Dire que l'annonce de mon père ne m'avait pas gâcher la fin de la soirée, serait sûrement mentir. D'ailleurs, quand j'étais retournée dans la salle commune et que j'étais partis je lui avait seulement dit que je m'absentais quelques jours et l'avait remercié de pour la journée, sans dire un mot de plus.

Est-ce que j'aurais dû lui dire à ce moment... Je pense que je ne pouvais pas m'y résoudre, j'avais prononcé ces mots en compagnie de Cal, et cela avait été bien trop douloureux pour que je les redise à ce moment-là. Mais je ne doutais un instant que mon ami lui avait expliqué la situation. Puis j'étais parti chez mes grands parents pour l'enterrement de mon père, voir si je pouvais récupérer quelque chose de notre maison ( sans succès) et puis après j'étais revenu dans l'enceinte du château pour poursuivre mes cours. Mais le manque d'envie était bien plus présent que je l'avais imaginé, je n'avais nullement la tête à travailler, nullement envie de faire des efforts pour parler aux autres.

Bref, c'était pour cela que j'étais venu m'isoler ici avec mon sac de viande que j'avais été prendre avec Cal, sous son regard étonné. Je ne lui avais donné aucune explication, et lui avais simplement dis avec une petite pointe d'humour « J'aime la viande crue. ». Puis après je lui avais dit que je le rejoindrai plus tard et avait pris la direction de la forêts interdite afin de m'isoler, je savais que je ne serais dérangé que par une personne et contrairement aux autres sa présence ne me dérangerait pas le moins du monde en dehors de Cassie et Calixte.
D'ailleurs la voilà qui arrive, prononçant mon nom avec surprise. Comme si cela était étonnant de me voir ici. Mais le fait est que je me sentais bien ici, alors même si la rencontre était une forte probabilité, je m'en fichais bien. Mais quand elle disait mon nom, j'avais juste retourné la tête pour la regarde avec un petit sourire, sans rien lui dire. Elle s'était avancée vers moi, venant s'asseoir à mes côtés et elle eut une réaction à laquelle je ne m'y attendais pas. Elle passa son bras autour du mien, cette fille qui aimait avoir son espace, puis elle posa sa tête sur mon épaule. Cela m'étonnait véritablement, car je n'avais pensé que Lumen fasse ceci. Elle s'était avancée vers moi, venant s'asseoir à mes côtés et elle eut une réaction à laquelle je ne m'y attendais pas. Ce que j'appréciais véritablement.Car bon nombre de personnes me montrait un visage triste, penchant presque la tête sur le côté me demandant comment j'allais et cela commençait à m'exaspérer. Car comment, croyaient ils que j'allais, à ce moment précis, pour moi la vie n'était qu'un compte de fée, voyons, alors tout ne pouvais qu'aller. Mais le pire, c'est quand vous dites que la vérité, que pour le moment, vous n'êtes pas au top de votre former. Soudain, leur regard passait de la compassion à la pitié, et cela, je ne le supportais pas. Alors, ce simple geste même s'il n'était habituel, je l'appréciais plus que tout autre marque de soit disant compassion.  

Je laissais le silence, s'installer encore pendant plusieurs minutes, profitant de ce moment de calme, penchant ma tête sur la sienne, regardant dans le vide pendant un long moment. Et quand je prenais la parole, c'était pour lui demander ou était les sombrals, pour leur lancer la viande que j'avais amené avec moi. « Bon, alors, dis moi par ou ils sont ? » Cela était dit avec une voix tout ce qui a de plus normale.« Car, je leur ai ramené un peu de viande et d'après ce que je sais, c'est leur plat préféré. » Oui, je continuais sur cette lancée. Puis sans prévenir, je lui disais un simple « Merci. ». Non pas pour la remercier pour les sombrals, mais de ce geste qu'elle avait pour moi et qui n'était pas dans son habitude.
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Message Sujet: Re: Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture — Ethan   Sam 27 Aoû - 21:26





Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture  
Lumen eut une énorme surprise en arrivant en son lieu de prédilection, dans la forêt interdite. Les sombrals offraient un silence presque apaisant aussi bien pour ceux qui les voyaient que pour ceux qui demeuraient aveugles malgré leur présence. Ils ne faisaient aucun bruit et ne causaient aucun problème. Quand Lumen songeait aux autres élèves qui croyaient dur comme fer que les carrioles avançaient seules, elle en devenait presque folle. En un sens, la mort d'Aileen lui avait ouvert les yeux sur une partie du monde magique et en particulier sur ces créatures. Alors, elle tomba des nues en faisant face à Ethan. Pourquoi ici plutôt que l'autre bout de la forêt ? Pour n'importe quel autre humain, ce coin ne représentait pas d'un intérêt important. Bien au contraire. Peut-être que lorsqu'on désirait la tranquillité plus que tout, alors cette clairière signifiait quelque chose de particulier, un peu comme si on ressentait leur existence sans la percevoir à l'aide des yeux. Elle n'en savait rien, mais l'hypothèse ne lui paraissait pas entièrement incongrue. Elle nota le fin sourire qui s'esquissa sur le visage du sorcier, mais n'en dit rien. Après quelques secondes d'hésitation, elle se résolut à faire plusieurs pas en sa direction. Elle s'établit juste à côté de lui dans calmement et doucement lui empoigna le bras. Premier geste d'un soutien sincère et unique. Puis, elle inclina la tête jusqu'à ce que ses cheveux frôlent l'épaule du garçon. A ce faible contact, son cœur se mit à battre à tout rompre comme pour l'avertir d'un danger imminent. Et enfin sa tête toucha le tissu du vêtement du gryffondor. Elle craignit durant plusieurs instants qu'il le prenne comme une marque de pitié ou pire de faiblesse. Difficilement, elle effaça cette idée de son esprit. Elle ne tarderait plus à connaître le point de vue d'Ethan là-dessus. Un profond soulagement prit son cœur quand quelque chose se posa sur le sommet de son crâne. La déduction ne fut pas difficile à faire. Il ne prenait pas ombrage de cette marque d'affection évidente. Après ça, elle se laissa aller à une certaine quiétude. Elle ferma les paupières préparée à ne pas bouger d'un millimètre pendant encore plusieurs minutes. Elle avait presque envie d'oublier les derniers événements qui s'étaient produits dans leur vie, que ce soit le marché nocturne ou la mort de son père. Elle voulait juste croire que c'était normal dans une amitié, du moins pour elle. En perdit-elle pour autant le sens des réalités ? Sûrement pas. Elle n'était pas assez confiante pour cela.

 Lorsque la voix d'Ethan lui parvint aux oreilles, ses propos ne lui semblèrent pas tout à fait cohérent. Qu'est-ce qu'il racontait ? Elle releva la tête, fronça les sourcils et n'émit qu'un  « Mmh ? » interrogateur et assez révélateur. Et comme s'il avait pu lire dans ses pensées, il entama presque de suite avec des précisions qui aiguisèrent clairement Lumen. Poudlard, forêt interdite, sombrals. Tout se remit rapidement en place dans sa tête. Elle afficha un sourire et dit d'une voix douce : « Oui, attends, je vais te montrer. » Alors qu'elle s'apprêtait à se lever et à le guider jusqu'à eux, il reprit la parole. Elle se mordit la joue pour s'empêcher de dire une connerie. Elle sentait déjà son naturel revenir au galop. Sa spontanéité la mettait parfois dans de drôles de situation dont elle se dépêtrait trop difficilement. Il valait mieux y réfléchir à deux fois avant de sortir quelque chose cette fois-ci. Pas qu'elle se sentait obligée de le faire, mais bien parce qu'elle préférait éviter de faire quelque chose de bizarre qui l'embêterait. Alors que la conversation venait tout juste de commencer... Non, pas maintenant. Elle attendrait avant de lui parler en toute franchise. « C'est ce que j'aurais aimé qu'on fasse pour moi. Alors ne me sois pas reconnaissant. » Elle se leva et lui tendit la main pour l'aider à avancer vers les sombrals. Elle l'emmena à un petit jeune qui approchait vers eux par curiosité. Elle aiguilla la main d'Ethan jusqu'à la petite créature magique et le laissa le découvrir seul. « C'est un petit, mais sa mère ne devrait pas tarder à arriver. Même si elle n'est pas agressive, elle ne se tiendra pas à l'écart de son enfant très longtemps.   » L'informa t-elle dans un petit hochement de tête. Elle balaya ensuite le bout de forêt d'un regard pour repérer les autres sombrals. « Ils aiment les fruits aussi, surtout les pommes. Ils les mangent d'une bouchée. Avec les pépins et tout, t'imagine ?! Enfin si tu leur en donnes une alors que t'as de la viande, ils le sauront hein ?   » Ça tombait un peu sous le sens pour elle en fait. Elle leur rapportait un peu de tout : pain, fruits, viandes et même légumes. Tout ce qu'elle trouve, elle leur ramenait. Elle essayait de leur fournir des repas plus ou moins équilibrés même si elle savait parfaitement qu'ils n'avaient pas besoin d'elle pour se nourrir convenablement.

Lumen préférait de loin la compagnie des sombrals que celle des êtres humains. Les Hommes avaient tendance à la décevoir par leurs préjugés, leurs convictions profondes et leur agressivité. Lorsqu'on remettait en cause leur avis, ils avaient tendance à se montrer susceptibles. Les sombrals, eux au moins, se trouvaient bien plus stables et moins chiants. Surtout moins chiants ! Ils avaient des occupations plus simples et ils venaient jamais l'emmerder. Lorsqu'elle se posait au coin d'un arbre, ils ne s'officialisaient pas de sa venue ici et continuaient leur petite vie tranquille. Au contraire, les gryffondors lui causaient dès qu'elle s'installait dans un des fauteuils au coin du feu. Même dans la bibliothèque, il était parfois difficile d'y avoir de la tranquillité. Une des raisons qui la poussait à ne jamais y aller. « Est-ce qu'on t'a dit pourquoi j'arrivais à les voir ?  » Demanda t-elle en portant son regard sur lui. La mort de sa sœur était un véritable secret de polichinelle. Tous les sangs purs le savaient et inutile de vous dire que parfois sur son passage, ils murmuraient... Et ce sujet n'était pas étranger à certaines de leur conversation. Tout comme on parlait de ça quand on croisait son frère et sa sœur. Apparemment, le mystère des raisons de sa mort en faisait une chose croustillante et fascinante. Ah les commérages. « C'était ma sœur jumelle. Elle est morte sur une plage dégueulasse des Cornouailles. Elle était condamnée depuis des années à l'époque. Mais j'ai eu une chance que tu n'as pas eu... Je n'ai pas eu à supporter la compassion des gens. Je n'allais pas à l'école. En fait, j'avais des cours particuliers. Je ne voyais que les têtes de mes parents, de mon frère et ma sœur, ainsi que les sales tronches hypocrites des amis de ma famille. Les sangs purs, c'est un peu l'équivalent de la haute société ridicule des moldus. » Un long haussement d'épaules. Un mouvement de tête. Une main dans les cheveux. Et elle poursuivit dans un faible sourire : « La compassion, ça craint. Aucun de nous ne saura jamais ce que tu peux ressentir aujourd'hui. Ils essayeront, oh ça oui. Mais ils échoueront toujours. Ce que je te souhaite, ce n'est pas d'oublier, de guérir ou je ne sais quelle autre connerie que te sortiront tous ces abrutis... Ce que je te souhaite, c'est de ne jamais oublier, ton père et ce que tu as actuellement dans ton cœur. » Elle soupira un instant, peu convaincue que ça serve vraiment. L'écouterait-il seulement ? Prendrait-il son avis en considération ? « C'est ce qui fera ta force. »

 

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Message Sujet: Re: Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture — Ethan   Jeu 1 Sep - 15:03


Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture
Lumen & Ethan



J’aimais vraiment cet endroit, il était calme et je savais que c’était un lieu ou peu de personnes allaient me trouver sauf une certaine Lumen. Je le savais parfaitement qu’il y avait de grandes chances pour qu’elle vienne dans ce lieu. Mais je m’en fichais, Lumen n’était pas de celle qui m’agaçait bien au contraire. Elle était arrivée, s’était installée près de moi entourant son bras au tour du mien. Puis j’avais attendu un peu avant de lui demander où était les sombrals, car j’avais de la viande pour eux. Elle m’avait regardé avec cet air interrogateur, un air que j’aimais bien voir chez elle. Alors j’avais enchainé lui disant la raison de cette demande.

Elle se relevait, me tendant sa main pour m’aider à me relever aussi. Elle me guidait vers ses créatures qui m’étaient totalement invisibles. Cela me faisait, beaucoup de bien, bien plus qu’on pouvait l’imagine. Ceci m’occupait l’esprit et ce que je cherchais pour le moment, de quoi ne pas penser à tout ce qui s’était passé. Je n’avais nullement envie de parler de l’enterrement de mon père, du fait que j’étais retourné là où j’avais ma maison. Je n’avais pas envie de parler de la réaction de ma mère, l’incompréhension de mon demi-frère et ma demi-sœur quant au fait qu’elle ne m’ait pas accueilli chez eux. Alors, je laissais Lumen me guider afin de donner à manger au sombrals. Je la laissais parler à ma place sans dire un mot, juste un petit sourire de temps en temps donnant mes bouts de viande à des animaux invisible. Elle m’expliquait les habitudes alimentaires de ces créatures, je lui disais que la prochaine, j’y penserais « La prochaine fois, je leur apporterai autre chose. »

Puis l’ambiance prit une autre tournure, laissant de côtes ce moment de tranquillité à un moment plus pensant. Lumen me posait cette simple question, me demandant simplement si on m’avait déjà raconté pourquoi elle pouvait voir les sombrals. Je lui répondis un simple « Non » et je la laissais poursuivre. Elle me racontait la mort de sœur, j’avais du mal à imaginer une deuxième Lumen. Mais surtout, je ne savais quoi dire, je la regardais juste, non pas avec un regard attrister ou compatissant. Je la regardais juste me raconter son histoire ne disant encore une fois. À dire vrai qu’est-ce que je pouvais bien dire, quels mots je pouvais bien prononcer. Puis elle me parlait de compassion de la part des autres, alors qu’ils ne savaient nullement ce que cela faisait. Je la regardais dans les yeux lui faisant face. Je la laissais conclure en me disant que personne ne pourrait savoir ce que je ressentais. Et j’étais entièrement d’accord avec elle. Les autres ne pourront jamais ressentir ce que je ressens, ils ne pourraient jamais sentir ce sentiment de vengeance, cette haine qui reste au fond de moi et ni même cette colère. Il ne pouvait pas ressentir la douleur, cette douleur qu’on essaye d’ignorer parce que sinon on a cette impression de tomber dans un gouffre sans fin.

Je regardais soudainement Lumen avec un regard plus dur, lui disant d’une voix dure « Je les retrouverai Lumen. » Qui je retrouverai, ceux qui sont arrivés chez mon père. Ceux qui l’ont tué et détruire notre maison. Je m’étais fait la promesse de les trouver, je m’étais juré de leur faire payer ce qu’ils avaient osé faire. « Ceux qui l’ont tué. Je les retrouverai et je le vengerai.» J’étais sérieux. Si elle voulait m’empêcher, cela était peine perdue, car jamais je ne pourrais accepter que des personnes l’aient tué de sang-froid.

Je ne pouvais me résoudre à laisser passer tout ceci, à accepter la mort de mon père de cette manière. « Je les chercherais, où qu’ils soient et qui que ce soit. Et quand je les aurai trouvés, je vengerai la mort de mon père. » C’était une vision bien sombre, il fallait le reconnaître, peut être débile selon certain. Mais, c’était ma vision que les autres l’acceptent ou non, je n’en avais que faire. Mais je ne voulais pas rester là-dessus, pas pour le moment. Je voulais juste être au calme. Puis je repensais à l’histoire de Lumen à sa sœur, je pensais à sa réaction quand elle avait émis l’idée que le match de quidditch était pour son anniversaire. Elle avait été prise de panique, tremblait de partout juste à l’idée que ce soit un cadeau d’anniversaire. Maintenant, je comprenais mieux pourquoi ce simple événement avait provoqué une telle réaction chez la jeune gryffondor. Et pour changer de sujet, car je n’avais nullement envie de parler de ce que je venais de lui dire. « Elle s’appelait comment ? »
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Message Sujet: Re: Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture — Ethan   Jeu 15 Sep - 22:42





Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture  

La mort ? Un mot si beau et effrayant à la fois. La faucheuse faisait autant de bien que mal. Elle abrégeait les souffrances des grands malades, ceux condamnés à vivre avec une maladie douloureuse, mais elle donnait aux survivants un gout de culpabilité et vide. Pour Aileen, la mort avait été une libération. Pour Lumen, la mort avait été son plus cruel bourreau. Rien de ce qu'elle endurait chaque jour à cause de ses parents ne pouvait se mesurer à ce trou qui avait pris place dans son cœur. Mais contrairement à Ethan, elle n'avait personne à blâmer, personne à détester, personne de qui se venger. Elle aurait pu s'en prendre aux médicomages, aux guérisseurs, aux sorcières de santé. Mais ça ne lui aurait absolument rien apporté. Elle ne pouvait que haïr cette putain de maladie dont elle ignorait les origines, mais c'était immatériel et elle se trouvait dans l'incapacité de la combattre ses compétences en potions et en botanique s'avérant insuffisantes. Alors, elle ne saisissait pas vraiment toute l'ampleur du besoin de vengeance d'Ethan. Elle se disait que c'était le contre coup, qu'il verrait à l'avenir que ça ne servirait à rien, que ça lui passerait ou qu'il se rendrait compte au fil des années que désirer une vendetta le détruirait. Elle ne l'aiderait pas, mais ne l'empêcherait pas non plus. Elle ne se mettrait pas non plus à ses côtés. Elle ne le soutiendrait pas. Elle se placerait en spectatrice comme elle savait si bien le faire. C'était tellement normal de vouloir la mort des assassins de son père. Qui était-elle pour le blâmer ? A coup sûr, Cassie n'approuverait pas vraiment l'idée de rester les bras croisés. Et Calixte, c'était Calixte. Elle l'espérait juste pas assez con pour l'encourager dans cette voie. Elle se mordilla la lèvre inférieure quand Ethan insista sur son besoin d'abattre les coupables. La morale voudrait qu'elle essaie de le raisonner, d'argumenter contre ce dessein. Mais vous savez la morale, c'était un peu une notion obscure pour Lumen. Elle refusait de porter l'étiquette de moralisatrice, de tenir le rôle de gardienne de sa conscience et de ses principes et encore moins de devenir la voix de la sagesse. Beurk. Cela représentait beaucoup trop de responsabilités, trop de casquettes et trop d'importance. « Et comment comptes-tu t'y prendre ?   » Demanda t-elle par simple curiosité - du moins, c'est ce qu'elle se martelait en tête. Elle voyait bien un semblant de contradiction dans cette question. Elle pensait souvent quelque chose pour montrer quelque chose de sensiblement différent. Elle arqua un sourcil avant de reprendre, comme pour être certaine de se faire comprendre : « Pour les retrouver, je veux dire.  » Si elle se retrouvait dans une telle situation, elle commencerait sûrement par interroger les collègues, dérober les dossiers des affaires en cours et même passées pour éplucher tout ça, analyser, trouver des pistes et ensuite elle irait parler aux amis. Mais elle n'en dit rien. Elle se tût sur le sujet, préférant éviter soigneusement les complications. Il s'ouvrait à elle, alors autant ne pas le braquer. Elle soutint son regard en quelques secondes avant de reporter son attention sur le petit sombral qui l'observait avec beaucoup d'insistance. Désormais, elle les différenciait tous les uns des autres. A force de contemplation, elle les connaissait presque par cœur comme de vieux amis.

Un truc sur le sol attira son regard. Elle s'accroupit et ramassa une sorte de pendentif, rien d'extravagant, un tout petit truc, brillant faiblement et franchement pas d'une beauté extrême. Elle retourna l'objet dans sa main plusieurs fois, le nettoya d'un revers et le rangea ensuite dans sa poche. Une vraie pie cette Lumen. Elle se redressa juste au moment où Ethan eut la mauvaise idée de lui demander le nom de sa sœur jumelle. Merde, elle aurait mieux fait de se taire. Le prénom de son double décédé, elle le prononçait que très rarement. Surprise, elle ouvrit légèrement la bouche. Il lui fallut bien une demi minute avant de retrouver ses esprits et d'estomper cette boule dans son estomac. Elle se sentait un peu piégée par ce jeu de confidences. Elle avait l'impression qu'elle lui devait une révélation, comme il venait de le faire, comme si chacun son tour, ils avaient une dette envers l'autre. Elle se traita d'idiote, de débile. Elle s'était mise dans le pétrin toute seule comme une grande, alors il fallait s'en sortir de la même façon. Mais comment ? « Euh...  » Elle hésitait entre l'envoyer bouler et lui faire cette fleur. Elle serra les mâchoires. Ce serait tellement plus simple si elle n'aimait pas, le prenait juste en pitié. Elle pourrait au moins lui répondre non sans le moindre regret. « Je n'aime pas parler d'elle...  Ça me rappelle des bons souvenirs comme des mauvais et d'un coup, ça fait mal... Mais comme c'est toi, je peux faire un effort, je crois. » Autant jouer la carte de la franchise, lui annoncer la couleur, lui avouer que ça exigeait beaucoup d'elle. Mais elle n'en serait pas à son premier exploit de la journée. Elle avait été capable de se montrer un tantinet affection, alors pourquoi pas ça ? Elle passa une main dans ses cheveux déjà bien désordonnés, inspira profondément pour se donner du courage. « Elle... Elle s'appelait Aileen. Ça vient du latin Hélé et ça veut dire  éclat du soleil. Mignon pas vrai ? »  Elle laissa échapper un rire nerveux, peu à l'aise à l'idée d'aborder ce sujet. Bon sang Lumen, tu n'es plus une gamine, ne fuis pas encore une fois, pensa t-elle. Elle ferma les poings et perdit son regard dans le vide avant de chercher les prunelles sombres d'Ethan. « Elle portait très bien son nom. C'était une petite fille communicative, avec un rire contagieux. En bonne société, elle savait se comporter, toutes les autres petites filles cherchaient à devenir son amie. Elle était si... parfaite.  Et je l'aimais plus que tout au monde. Quand elle est... morte, une partie de moi est partie avec elle.   » On voyait à ses hésitations, aux pauses dans son discours toute la difficulté qu'elle éprouvait d'en parler. Si ses yeux étaient tout particulièrement expressifs, on ne décelait aucun signe d'une larme. Elle ne pleurait plus depuis longtemps. La haine de ses parents avait effacé toute humanité chez elle. Mais il émanait d'elle une fragilité certaine. « Elle était mon monde.  »  Souffla t-elle avant de détourner la tête et de caresser le museau du  sombral.    

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Message Sujet: Re: Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture — Ethan   Dim 13 Nov - 14:58


Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture
Lumen & Ethan



 La vie est parfois injuste, elle vous enlève ce que vous avez de plus précieux, n'hésite pas à vous faire souffrir autant qu'elle peut. La vie est parfois sadique, elle nous donne de l'espoir, de la joie, du bonheur et peut nous reprendre tout ceci en un claquement de doigts. Mais ce qui est risible dans tout ceci c'est qu'elle prend un malin plaisir de vous faire croire que rien ne peu vous arriver que tout restera tel quel et que vous êtes intouchable et puis elle prive de tout ce qu'elle a vous donner. La vie est cruelle et sadique et vous ne pouvez rien y faire, vous ne pouvez la combattre, car ce sont des choses imprévisibles. Nous n'avons aucun contrôle sur la vie, la seule chose sur lequel nous avons le contrôle ce sont nos actes, sur notre manière de réagir. Et dans ce cas, j'avais pris ma décision, j'avais décidé de prendre ma vengeance, ce n'était certes nullement pour mon père quand on y réfléchissait. Après tout, cela n'allait nullement lui profiter et j'étais sûr que s'il avait toujours été là il aurait essayé de m'en dissuader. Il m'aurait surement dit que cela ne m'apporterait rien non plus, que cela n'aurait aucune utilité et ne me permettrait pas de me sentir mieux.


En soit il aurait raison, cela ne m'apporterait sans pas ce que j'espérais, mais j'en avais besoin, je voulais cette vengeance, je voulais voir leur visage, qu'ils affrontent le mien. Je voulais pouvoir leur faire croire que j'avais leur vie entre leurs mains, leur faire perdre tout espoir de pouvoir revoir leur famille à leur tour, leur faire partager cette souffrance qu'ils me font ressentir. Et que les personnes de mon entourage soient d'accord ou non, j'en avais que faire.  Mais Lumen, n'essayait nullement de me faire changer d‘avis, elle me demandait comment j'allais m'y prendre sans dire un mot de ce qu'elle pensait sur ma vendetta. Je la regardais sans dire un mot, non parce que je ne voulais pas  lui raconter comment j'allais m'y prendre. Mais je ne savais pas encore comment j'allais m'y prendre, après tout pour le moment même si je savais que je voulais les retrouver, je ne savais pas encore comment m'y prendre, même si j'avais quelques petites idées. « Pour le moment je ne sais pas encore comment je vais me prendre. » Je regardais devant moi, sans vraiment chercher le regard de Lumen. «  Je n'ai pas encore vraiment réfléchi.»


Puis on passait à un tout autre sujet, un sujet que j'allais regretter d'avoir abordé. Je lui avais demandé comment sa sœur jumelle s'appelait et elle avait eu un moment d'hésitation, j'aurais voulu lui dire que si elle ne voulait pas répondre ce n'était pas grave, que je ne lui en voudrais pas. Mais elle me donna son nom et commençait à parler d'elle. Je pouvais sentir ce côté fragile qu'elle cachait au plus profonds. Je pouvais sentir sa peine quand elle me parlait de sa sœur, on pouvait voir qu'elle lui manquait, pouvait sentir dans ses paroles la peine de l'avoir perdu. Alors, je m'excusais, car je n'avais pas eu l'intention de lui faire de la peine, lui rappeler ces moments difficiles loin de là.  « Je suis désolé, je n'aurais pas dû. »

Je regardais Lumen qui était en train de caresser un sombral, du moins c'est ce que j'imaginais vu que je ne pouvais les voir. « Mon père était une personne…c'était quelqu'un d'ouvert, qui ne portait pas de jugement sur les gens… Il ne m'a jamais posé des questions sur Cal, il l'a accueilli comme un fils… Il ne s'étonnait même plus de voir débarque Cal au petit déjeuner… » Peut-être que je parlais de lui parce que Lumen m'avait parlé de sa sœur « Il a tout fait pour que je ne déteste pas ma mère…» Mon père était un homme bon, même trop parfois. Mais c'est ce qu'il était et il m'avait transmis ses valeurs. Bien sûr la vengeance n'en faisait pas partie.  « Ma mère à quitter mon père parce qu'il était sorcier, elle a essayé de faire abstraction, mais un jour elle n'a plus sû supporter. Alors, elle nous a laissé mon père et moi parce que nous étions sorciers. » Je continuais ma petite histoire, peut être parce que j'avais besoin de me souvenir de qui était mon père « Je ne comprenais pas au début pourquoi elle était partie et quand j'ai compris… Mon père à tout fait pour que je n'aie pas de rancune envers elle… Encore maintenant je me demande comment il a fait, comment il a pu réussir à faire en sorte que je n'ai pas rancœur envers parce qu'elle nous avait rejetés pour ce qu'on était.» Mais en fin de compte ce n'était pas vraiment nous qu'elle rejetait, c'était l'inexplicable, le rejet de ce qu'elle ne peut comprend et qu'elle ne pourra jamais comprendre. Mon père l'avait compris et avait passé son temps à essaye de me le faire comprendre «Mon père était un homme bon… Il essayait de faire de son mieux. »
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Message Sujet: Re: Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture — Ethan   Sam 10 Déc - 22:48





Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture  

Lumen tendit les bras et serra les mains gênée par leur discussion. Elle maîtrisait que trop peu les rapports humains pour savoir où tout cela les mènerait. Elle aimerait avoir une boule de cristal pour le coup qui lui prédirait les répliques et gestes d'Ethan à venir. Elle se trouvait un peu en terrain inconnu, mais son amitié pour lui - à moins que ce ne soit autre chose ?- la poussait à faire des choses inimaginables et même insensées. Ce qu'il représentait exactement pour elle ? Elle ne saurait le dire. Et rien que cette idée lui hérissait le poil. Elle n'avait jusqu'à alors remarqué que peu de points communs entre eux. Ils partageaient une grande passion pour le quidditch, portaient les mêmes couleurs et possédaient quelques amitiés communes. Mais maintenant, s'ajoutait à cette courte liste : la mort. La mort s'invitait toujours dans la vie de Lumen sous toutes les formes. Si elle n'était pas farouchement rationnelle, elle croirait sûrement qu'une méchante sorcière s'était penchée sur son berceau à sa naissance pour lui lancer une malédiction. Un peu comme dans la Belle au bois dormant. Fort heureusement, le meurtre de Ó Conchúir n'avait rien à voir avec la famille Macmillan. Ses parents se fichaient bien de ses relations désormais et même si cela arrivait, ils n'en viendraient certainement jamais à de telles extrémités. Bien entendu, elle compatissait à la douleur du gryffondor et l'écoutait impuissante. Elle essayait de ne pas le juger, de ne pas hurler à la folie et de paraître le plus possible impassible quand il soumit l'idée de se venger. Dans son esprit, la volonté de vendetta du jeune homme faisait sens. Qui n'avait pas envie de tuer tous les hommes et femmes trempant dans la disparition trop prématurée d'un courageux membre du département de la justice magique ? Cela paraissait d'autant plus logique lorsque cette décision venait d'un fils. Un dicton disait ceci : « Le père est le premier amour de sa fille et le premier héros de son fils. » Ethan confirmait la deuxième partie cette maxime.  Elle ne connaissait pas sa situation familiale, mais s'était imaginée une fratrie heureuse, des rapports père & fils plus que positifs. Romantique et poète dans l'âme, elle pensait que chez les autres, les chances d'un passé radieux était plus que possible. Elle ne projetait en aucune façon sa vie sur celle des autres. Bien que parfois, elle manquait cruellement de jugement - comme dans la cas de Siméon et de sa soeur - elle demeurait, la plupart du temps, réaliste et clairvoyante. Elle n'enviait pas ses semblables, du moins essayait, et se montrait disposée à la conversation lorsque le cœur lui en disait. Une question lui traversa l'esprit. Comment s'y prendrait-il ? Elle se gratta le bout du nez quand il lui répondit qu'il n'en savait rien. Cela la conforta dans l'idée que ce n'était qu'un coup de sang, une intention qui disparaîtrait après une longue introspection. Les serpentards s'amusaient à décrire les gryffondors comme des téméraires, des suicidaires et des idiots. Lumen s'accordait parfaitement avec cette définition, étant elle-même l'artisan de sa propre destruction. Elle secoua ses doigts hésitant à plonger ses mains dans ses poches en quête d'une cigarette qui l'aiderait à supporter le stress qui s'insinuait à chaque jour un peu plus en elle. Comment parvint-elle à se retenir ? Avec une bonne dose de courage et de respect à l'égard de son ami. « Réfléchis y alors.  » Dit-elle comme pour le prévenir que ce ne serait certainement pas facile. Si Ethan était un bon sorcier, il n'en demeurait pas moins un étudiant. Il ne ferait sûrement pas le poids face à des hommes expérimentés dans le domaine de la magie noire. « Et n'oublie jamais que la vengeance est un plat qui se mange froid. » Sa seule inquiétude était qu'il fonce tête baissée dans le tas et se fasse tuer dans la foulée. Quelqu'un de bien préparé avait plus de chances qu'un adolescent avide de sang et représailles. Elle regarda le sombral qui se situait juste devant elle et lui caressa le museau avec douceur comme elle le ferait avec sa chouette Lillith délicate, frêle et attentionnée. Et elle se rappelait encore très bien de sa première rencontre avec son bel animal de compagnie et depuis elles ne se quittaient plus toutes les deux. Lilith servait Lumen avec beaucoup de fierté. Elle lui faisait entièrement confiance quant à l'envoie des lettres. Jamais, elle n'aurait pu imaginer meilleur facteur qu'elle.

Elle se mordilla la lèvre inférieure en entendant les excuses d'Ethan. Elle ouvrit la bouche et la referma aussitôt, un tantinet étonnée. Elle n'aimait pas parler de sa sœur, mais pour le coup, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Quelle idée aussi avait-elle eu d'aborder le sujet de près ou de loin ? Elle avait simplement voulu lui partager sa propre expérience sans trop se dévoiler, pour lui montrer qu'elle comprenait ce qu'il ressentait et qu'il n'était pas le seul à endurer de telles épreuves. Elle ouvrait son cœur ainsi assez rarement. Ethan et Dawn comptaient désormais parmi les rares personnes à qui elle avait exprimé tant de sensibilité. Devait-elle craindre une quelconque trahison d'un d'eux ? A vrai dire, pas du tout. Bizarrement, elle faisait réellement confiance en la serpentard pour ne pas en parler. Et Ethan, c'était différent. Ils avaient ça en commun, et d'une certaine manière, elle se sentait plus proche de lui pour ça. « Non... c'est de ma faute. Mais, je crois que ce n'est pas plus mal comme ça. » Et elle se tut, préférant de ne pas en ajouter. Elle avait trouvé la conclusion idéale selon elle à ce sujet. Peut-être fallait-il en parler comme cela pour se libérer du souvenir d'Aileen. Si elle y arriverait ? Sans doute jamais. Elle n'avait pas assez confiance en elle, en ses capacités et en sa force. Mais elle appréciait l'idée de faire un pas en avant malgré tout cela. Elle inspira profondément quand Ethan se mit à parler de son père. Ce n'était pas difficile d'écouter, bien au contraire, mais le problème résidait plutôt dans la compréhension et dans la trouvailles des mots justes. A ce petit jeu-là, elle ne s'en sortait pas. Le sombral tendit la tête comme pour redemander des caresser. Elle se rendit compte que ses mains ne bougeaient plus et restaient figées dans le vide tandis qu'Ethan expliquait que son père avait été quelqu'un de bien. Raison de plus de détester les personnes qui lui avaient ôté la vie. Les meilleurs partaient toujours les premiers et Lumen le savait très bien. Elle avait su dès le début que M. Ó Conchúir comptait parmi les personnes les plus extraordinaires de cette planète. On ne pleurait pas des monstres. Pas de cette façon en tout cas. Puis il mentionna sa mère, et là elle comprit que la vie de son ami n'avait pas été aussi parfaite qu'elle ne l'avait pensé. Certes, il valait mieux des parents séparés que des parents unis dans le mal, mais si on pouvait avoir un père et une mère aimant et ensemble, c'était tout de même mieux. Elle réalisa ensuite que le pauvre gryffondor ne semblait pas tellement connaître sa mère non plus. Elle se tenait manifestement à bonne distance de lui et de la magie. Quelle horreur. Parfois, elle comprenait les gens qui désiraient révéler les sorciers aux moldus pour vivre plus heureux dans un seul et même monde, pour que tout le monde s'accepte et effacer les tensions et les haines. Mais Lumen n'était pas naïve, elle savait parfaitement que cela n'arriverait jamais et que dire à un moldu que les sorciers existaient, c'était l'une des choses les plus dangereuses qui soient. « Il avait l'air d'être ce genre d'hommes courageux dont on manque cruellement dans ce monde.   » Reconnut-elle sans trop de mal. Puis elle fronça les sourcils soudainement touchée par ce genre de révélations. « Fais moi une promesse, Ethan. » Commença t-elle en portant son regard sur lui tout en se mordant discrètement la lèvre inférieure. Et elle reprit en espérant qu'il ferait ce qu'elle lui conseillerait et lui demanderait : « Rends lui hommage comme il se doit. N'arrête pas de vivre. Ne fais pas les mêmes erreurs que moi d'accord ? » Elle prit l'une de ses mains dans la sienne voulant vraiment être convaincante ou et surtout d'avoir un peu de poids dans ses décisions à venir. « C'est très important, tu peux me croire. » Ses lèvres s'étirèrent en un faible sourire. Elle savait que la vengeance ne servirait à rien de particulier et qu'elle ne pouvait pas l'empêcher. Mais elle voulait à tout prix qu'il continue à profiter des joies de la vie et qu'il n'en fasse pas une obsession non plus. Était-ce contradictoire ? Peut-être un peu oui.  Elle en avait parfaitement conscience et ce qu'elle lui demandait était peut-être trop difficile à faire. Peut-être qu'il y arriverait lui au moins. Il avait toutes les cartes en main en tout cas.  

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Message Sujet: Re: Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture — Ethan   Mar 13 Déc - 16:31


Un enfant sans père est semblable à une maison sans toiture
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Cela était étranger, étrange de la voir si affectueuse. Car il fallait l’avouer, Lumen, n’était de ses filles qui aimaient montrer ce qu’elle ressentait ou qui nous accordaient ce genre de geste gratuitement. Elle était de ses filles qui étaient plutôt réservé, qui prenait soin de se protéger. Alors qu’elle ne fut pas mon étonnement quand je sentis sa main se glisser dans la mienne, quand j’entendis ces paroles de sa part, me demandant de ne pas faire comme elle. Je la regardais sans dire un mot, à vrai dire je ne savais pas quoi répondre à ce qu’elle venait de me demander. Je n’allais pas lui dire non, quand même pas, pas quand elle me regardait avec ce regard.
Mais une chose était sûre, si elle me le demandait, je suis sûr que j’arrêterai cette vendetta. Mais elle n’était pas comme ça, même si peut-être au fond d’elle, elle n’était pas d’accord avec ma soif de vengeance, je savais qu’elle ne me demanderait nullement une chose pareille.

Je la regardais droit dans les yeux toujours ne disant aucun mot, gardant sa main dans la mienne et si cela commençait à l’incommoder, je m’en fichais bien. De l’autre main, je venais placer une mèche de cheveux derrière son oreille et lui rendis son sourire. Puis lui dit un simple « Merci. » Merci d’être là, simplement là, merci de ne pas vouloir me forcer à comprendre que ma vengeance était inutile que ce n’était surement pas la meilleure solution pour rendre hommage à mon père. À dire vrai, je pense que de toute manière je n’étais pas en état d’entendre ce genre de discours… Ou plutôt que je ne voulais pas les entendre.
Je n’avais aucune envie de voir les regards faussement compatissants, ces regards tristes que certaines personnes pouvaient affichent alors qu’il ne me connaissait même pas. Je ne voulais pas de tout ceci. Alors, j’avais un petit sentiment de bien-être que Lumen n’ai pas cette réaction, qu’elle soit là, simplement à m’écouter, et parler avec moi simplement. Elle avait même eux ces gestes qu’elle avait parfois tant de mal à faire, ce qui me touchait.

Mais quoi qu’il en soit, maintenant, je devais vivre sans celui qui m’avait élevé, sans la personne qui était ma référence, qui avait ri de mes frasques quand on le lui rapportait. Il m’avait déjà avoué que lui aussi n’était pas un élève des plus tranquille. Il avait fait son lot de connerie également. Alors comment pourrais-je vivre sans le voir me porter ses conseils, comment pourrais-je lui demander son aide. Sur qui j’allais bien pouvoir m’appuyer quand j’avais besoin d’aide, qui allait être là quand ma vie d’homme commencerait réellement, qui verrait mes pas dans cette vie qui arrive petit à petit.

Maintenant, je rentrai dans une période floue de ma vie et je ne savais nullement ce qui allait arriver. En quelque sorte, même si le monde n’avait pas changé, pour moi, il l’avait changé. Je soupirais un bon coup « Il faut y retourner, je ne peux pas rester cacher ici le reste de l’année pas vrai »

Je n’en avais aucune envie, mais il fallait bien y retourner à un moment ou autres, après tout, nous avions encore des cours, et même si je n’avais aucune envie d’y aller, il fallait bien y assister. Mais avant de partir « Lumen, merci. Et je te promets de ne pas arrêter de vivre. Mais il n’est pas non plus trop tard pour toi. Tu peux encore vivre pour ta sœur. » Sa main était toujours dans la mienne, je me rapprochais alors d’elle et l’embrassai sur le front. Il ne faut pas voir là un acte d’amour, ou un moyen de lui faire la cour. C’était juste un baiser chaste, pour la remercie simplement de sa présence. « Les cours vont sonner on devrait y aller. » Et je pris la direction du château.



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