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 Ce n'est pas ce que tu crois ! ft. Ebony

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Message Sujet: Ce n'est pas ce que tu crois ! ft. Ebony   Lun 16 Mai - 19:08

Il y a des jours ou la boutique est assez tranquille pour que les employés travaillent à ma place. Évidemment, c’est calme, et je sais utiliser une baguette pour faire sortir un gâteau du four ou mélanger une pâte. Oui, je suis passé pro dans l’art du maniement, mais uniquement pour ça et pour les potions, rien d’autre. C’est bien ça le problème d’ailleurs, car pour me défendre, c’est une tout autre histoire même pour exécuter le plus basique des sortilèges de défense, je serais capable de faire jaillir une petite étincelle de fumée, signe que ma baguette refuse d’exécuter le sort. Pas parce qu’elle est incompétente ou dépourvue de toute volonté magique, non, parce que son manieur est un incapable d’abruti qui a quitté l’école magique assez tôt. Bien que je ne regrette pas ce choix, il m’aurait été utile d’avoir des « cours à domicile » en plus de ceux que je recevais d’école moldu. Mais je ne crois pas que ce soit si répandu et qu’un professeur aussi ouvert d’esprit soit-il, aurait accepté, de faire la leçon à un enfant têtu comme moi.

Voilà pourquoi, assis sur mon tabouret, je lis, le livre en l’air, les pages tournant chaque fois que je termine une double page, ma tête appuyée dans une de mes mains dont le coude est appuyé sur un genou, l’autre gesticulant pour préparer les commandes. Le livre me suit quand je dois moi-même intervenir sur la mixture voir, apporter la touche finale ou effectuer quelque chose de plus compliquer comme un glaçage ou encore, une forme réalisée dans de fines couches de caramel, comme un dôme englobant une plus petite boule en son intérieur, sans le toucher d’ailleurs.

Très rapidement, il n’y a plus de monde, ne serait-ce que parce que l’heure de fermeture approche, j’ai beau avoir aidé et fait mon job, je ne me sens pas satisfait, car je n’étais pas au mieux de ma concentration, partagé entre ma soif de connaissance et celle de bien faire. Même s’il faut l’avouer, le résultat dans l’un des cas (devinez lequel) était plus que satisfaisant, l’autre n’est décidément pas près d’être aussi bien notée. Et fort heureusement, ce n’est pas destiné au public. Où alors, en cas d’extrême urgence. Ça promet d’être fracassant lorsque je vais tenter d’effectuer les sorts sans me tuer avec réelle intention de les lancer. Le problème étant que je n’ai ni envie de détruire mon appartement, ni l’envie de détruire ma boutique et encore moins de passer pour un mage noir ou un fou furieux à lancer des sorts dans un lieu public. Le mystère reste donc entier : où ?

À ce moment précis, la petite cloche de la porte d’entrée sonne, la porte se ferme doucement, sur une jeune femme que je n’aurais pas cru recroiser ici de sitôt. Mon petit défi personnel consiste maintenant à terminer ma page avant qu’elle ne m’aperçoive… mais je sais par avance qu’elle gagnera le comptoir bien plus rapidement que j’aurais assimilé une seule maudite phrase de ce bouquin. Flute.
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+ SORCIER DEPUIS LE : 05/10/2014
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Message Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois ! ft. Ebony   Mar 24 Mai - 0:05





Ce n'est pas ce que tu crois !  
Ce soir-là, Ebony projetait de s'incruster dans le nouvel appartement de sa meilleure amie. June avait la fâcheuse manie de vagabonder de logement en logement. Elle les changeait comme de chemise. Et lorsqu'elle ne se sentait pas l'âme de sédentaire, elle squattait le canapé de de l'infirmière et dormait à la belle étoile. En toute honnêteté, Bony déplorait cette habitude et aussi son -très très - mauvais gout en matière de décoration. Combien de fois faisait-elle le déplacement pour arranger le salon, la cuisine et la chambre de sa compère pour en faire quelque chose d'agréable et d'accueillant. A chaque fois, elle se répétait « cette fois-ci c'est la bonne  » et déchantait au bout de trois semaines à peine. June menait une vie spartiate et de Bohême. Mais Ebony ne perdait pas espoir de la convaincre de rester plus longtemps et de laisser sa chance à cet appartement. Et pour se faire, elle comptait acheter des tonnes de pâtisseries, de louer des cassettes vidéos et débarquer à l'improviste chez son amie. Et quelle meilleure pâtisserie que The Rolling Stones menée par Lucas pour trouver de quoi susciter la faim de June ?! Là, très honnêtement, Ebony ne voyait pas. Elle quitta son infirmerie aux alentours des dix sept heures, tout en prenant grand soin de prévenir ses collègues de son absence pour plusieurs heures. Elle espérait que personne n'aurait besoin de son aide en son absence, mais en cas de besoin, elle avait mis des explications très précises sur son bureau. Au pire, ils n'auraient qu'à lui envoyer un patronus pour la prévenir et hop, elle arriverait en moins de deux. Mais Ebony avait une autre idée derrière la tête. Elle éprouvait le besoin d'entendre l'humour décapant et les remarques sarcastiques de sa meilleure amie. Peut-être même se laisserait-elle aller à quelques confidences sur les événements qui se produisaient dans sa petite vie depuis quelques semaines.

Pré au Lard, l'unique village magique de Grande Bretagne s'avérait bien différent qu'à l'accoutumée. Une ambiance assez lugubre y régnait malgré la présence de maisons étonnamment étonnantes. Elle se rappelait sa scolarité et les sorties autorisées à partir de la troisième année. Elle se revoyait adolescente, les cheveux attachés à la va vite, ses pieds s'enfonçant dans la neige en compagnie de camarades de sa maison. Tous - ou presque- ses plus vieux arboraient les couleurs de la très intelligente Serdaigle. Seules quelques-unes comme June et Jaina faisaient exception. L'instant nostalgie la ramena toutefois durement à la réalité. Toutes ses relations de l'époque ne comptaient plus forcément dans son carnet à relations. Et c'était bien dommage d'ailleurs. Elle passa une main dans ses cheveux et soupira profondément. Elle s'autorisa alors une énième pause. Sur ses deux mains, elle compta ce qu’elle souhaitait acheter. A chaque fois qu’elle passait à une sorte de pâtisserie, elle leva un doigt. Elle revient à de nombreuses reprises en arrière et abaissa un index, un pouce etc. De quoi avait-elle l’air de l’extérieur bon sang ? Les gens qui la regardaient en biais la prenaient sans aucun doute pour une sombre idiote. A vrai dire, elle se fichait bien de ce que les autres pensaient d’elle. Dans sa famille, on ne faisait pas grand cas de l’opinion des autres. On vivait comme on l’entendait. Des individus qu’elle croisait paraissaient admirateurs du clan que formait les Lancaster. Ils prétextaient que « exister sans se préoccuper du regard des autres était un véritable don ». Pour elle, il s’agissait davantage d’une valeur ou alors d’une faculté tout particulière à travailler. Elle ne considérait pas ses parents comme des êtres exceptionnels ou même des héros. Elle les décrivait davantage comme des personnes bien dans leurs baskets. Quoique depuis la mort de sa mère, son père semblait perdu dans un autre monde, une dimension parallèle où vivaient tous les hommes et toutes les femmes détruites à jamais par un être cher. Estevan Lancaster se lamentait beaucoup et se traînait comme un escargot dans son canapé. Mais comment lui en vouloir ? Ebony ignorait complètement la réponse et se contentait de le remuer lorsque l’occasion se présentait. A vrai dire, elle avait sa vie à elle désormais entre Poudlard, Londres et Pré au Lard. La preuve est là. Ce soir-là, elle s’apprêtait à rejoindre sa meilleure amie et non son père qui se conduisait comme une larve. Le calcul fini, elle reprit sa route gaiement songeant au pesant de nourriture que réclamait son estomac.

Décidée à prendre un nombre - quelque peu exorbitant - de quelques douceurs, Ebony poussa la porte de la boutique. A chaque fois qu'elle en traversait son seul, la sorcière s'émerveillait devant le charme atypique de la bâtisse. Elle se dressa sur la pointe des pieds pour entrevoir Lucas. Il semblait très absorbé par quelque chose... un bouquin très probablement. Elle toussote doucement et s'annonça d'une voix enjouée :  « Bonsoir !  » Inévitablement, le pâtissier la reconnaîtrait étant une cliente plus que régulière. De nature curieuse, elle parcourut la distance qui la séparait du comptoir à grande enjambée. La question suivante « que faisait-il ? » guidait ses pas. Elle laissa vagabonder son regard un instant dans la pièce pour reporter son attention sur son ami. Elle était bien contente de le retrouver dans un bon état, pour une fois. Il lui arrivait souvent de le surprendre avec des plaies et des blessures. Mais cette fois-ci, la découverte se révéla différente. « Oh qu'est-ce que tu lis ? Un roman ? De la poésie ? Une biographie de ton écrivain préféré ? » En tant qu’ancienne serdaigle et amoureuse des bouquins aussi bien moldus que sorciers, il venait de piquer sa curiosité. Elle s’approcha jusqu’à se retrouver au pied du comptoir. Elle se pencha un peu en avant pour deviner l’auteur de cette œuvre. Les sourcils froncés, elle nota quelque chose d’étrangement familier et ancien. « Ah mais je connais cette reliure ! C'est un... C'est un manuel scolaire. Qu'est-ce que tu fais avec ça... ?  » Voilà longtemps qu’elle avait fermé ses livres de Poudlard, alors elle se trouvait dans l’incapacité la plus totale de se rappeler dans quelle matière elle avait étudié ce livre. Sortilèges peut-être ? Ou défense contre les forces du mal ? Dans tous les cas, cela lui semblait tellement vieux qu’elle se dit qu’il s’agissait de quelque chose des cinq premières années.


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Message Sujet: Re: Ce n'est pas ce que tu crois ! ft. Ebony   Jeu 2 Juin - 14:05

J’entends d’abord un bonsoir que je renvoie aussi poliment et chaleureusement tandis qu’elle s’approche d’un pas léger. Elle est mignonne à passer entre les tables et lever la tête très haute pour essayer de croiser mon regard. J’aurais dû l’ignorer pour qu’elle continue, j’aurais profité un peu plus longtemps du spectacle. Mais j’étais un peu plus pris par mon bouquin que je refermais doucement à mesure qu’elle approchait. Trop tard. Il était à présent impossible de reculer et j’ai presque râlé dans ma barbe avant de me redresser et de lui adresser un léger sourire en coin qui s’apparentait plus à une grimace d’ailleurs. « Vois-tu, pour les cancres comme moi qui ne sont pas allés à l’école de magie jusqu’à la fin… je dirais que j’ai quelques lacunes à rattraper, d’où le pourquoi ce livre qui doit dater d’avant la naissance du directeur de Poudlard à en juger par la couverture et son état » La première fois que je me suis procuré ces livres, c’était quand j’étais moi-même étudiant et déjà ils me paraissaient vieux, alors quand je les ais sortis du grenier de ma mère qui, par bonté et intelligence, les avait conservé, ils n’avaient pas rajeunis, à ma plus grande surprise. Moi qui voulais les bruler, j’aurais peut-être dû. J’ai de quoi m’acheter des éditions plus récentes. Le seul problème c’est que je ne sais pas si elles me conviendront. Oh, puis dans tous les cas, ce sera plaisant à lire, une torture à appliquer. Ou l’inverse pour certaines matières. Je gratte doucement mon menton poilu, me redresse et fais craquer les os de mon dos. « Que puis-je faire pour toi ? Une petite faim ? De quoi tu as envie ? » Je suppose qu’elle n’a pas fait tout le chemin juste pour me voir, ni même pour mes gâteaux, bien qu’ils fassent facilement parler d’eux.

Je m’en étonne toujours, d’ailleurs, puisque je ne fais rien pour, aucune publicité, seuls les clients attirent les curieux. Derrière moi, une marmite chauffait et commençait à émettre des gazouillis. Une potion qui venait de terminer sa cuisson et avait besoin d’un dernier élément pour être parfaite. Je lève l’index, me retire pour donner un coup de baguette après avoir saupoudré de quelques feuilles. Un nuage violet s’est échappé. Je me suis reculé et ais secoué ma main devant moi pour ne pas recevoir les vapeurs de ma préparation. Parfaite, elle est parfaite. Un semblant de filtre d’amour. En réalité, il augmente le désir déjà présent et tend à rendre les mets plus délicieux quand sentiments il y a. Un véritable petit bijou lors des fêtes de début d’année, notamment l’une célébrant les couples. J’ai beau avoir horreur de toutes ces niaiseries, elles me rapportent et ma créativité est plus facilement récompensée durant cette période. Une main sur le côté de ma bouche, je chuchote ou du moins fais semblant. « Ça ferait du bien à certains de tes patients les plus pénibles. Voir la vie en rose… tu sais… » J’étais par ailleurs, parfaitement conscient que je pouvais me classer d’office parmi eux, n’étant pas un cadeau quand il s’agit de rester assis à me faire tripoter les griffures, coups et autres joyeusetés parfois plus compliquées à gérer. Mais j’avais quelque chose qui manquait souvent dans le milieu hospitalier, que ce soit d’un côté ou de l’autre de la barrière : de l’humour. Ou alors, une incroyable stupidité à toute épreuve qui me permettait d’être hermétique au moindre problème qui me soit lié. « Ça se passe bien en ce moment ? » Pas trop de boulot ? Avais-je envie de demander, tout en présentant un plat parsemé de petits bouts de gâteaux ratés d’apparence mais tout aussi délicieux que ceux présentés en vitrines. « Fais toi plaisir, choisis ce qui te plait, c’est pour moi »
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