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 LUCAS ✘ remember

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LA PRINCESSE ADOPTÉE

LA PRINCESSE ADOPTÉE
+ SORCIER DEPUIS LE : 23/09/2014
+ PARCHEMINS : 5009
+ LOCALISATION : au pays de la débauche /pan/ non celui des livres, de la magie

Message Sujet: LUCAS ✘ remember   Mar 8 Mar - 16:32



Remember




WE ARE MONSTERS OH, OH WE ARE, WE ARE, WE ARE MONSTERS OH



FLASH BACK

J'ai peur. Terriblement peur. Une de ses peurs qui à l'effet d'un stupefix. Une de celle où vous sentez des gouttes de sueur dégoulinés de votre visage et venir tremper vos vêtements. Une où vos mains deviennent moites et que votre cœur s'emballa très rapidement. Pas de la façon où il s'emballe quand vous tombez amoureux. Non celle-ci est minime comparé à celle où la peur vous envahit. Cette peur qui justement, je la ressentais à ce moment. J'avais peur oui, car comment ne pas l'être quand vous êtes poursuivis par un loup-garou qui vous a trouver à son goût et vous vois non comme une humaine mais comme un succulent gibier ? Mon hurlement accompagna mes bruits de course brisant le silence du Larkhall Park. Une chose est sure, j'aurais mieux fait de rentrer chez moi plutôt que de m'aventurer dans les rues londoniennes.

FIN DU FLASH-BACK

Londres. Chemin de traverse.

Voilà longtemps que je n'avais pas mis les pieds ici. Au chemin de traverse.Voilà longtemps que je n'avais pas mis les pieds ici. Ma septième et dernière année à Poudlard. À ce constat, un soupir sortit de ma bouche. Voilà sept ans que je prends le Poudlard Express pour me rendre à l'école de magie. Sept ans où je marche dans les couloirs du château. Sept ans de scolarité. De longues années avec des hauts et des bas. Des rencontres, des blessures. Une éternité pour beaucoup, un court instant pour moi. Je comprenais pourquoi mes parents gardaient cette lueur nostalgique et d'émerveillement quand ils me parlaient de Poudlard. On quittait certes l'école, mais Poudlard restait à jamais gravé en nous. Rare étaient les personnes qui détestaient Poudlard. Et ça allait presque avec regret que j'allais quitter ce qui est devenu ma deuxième maison pour rejoindre le monde des adultes. Comme un déchirement au cœur. Oui, j'allais regretter de ne pas me réveiller à la rentrée pour me rendre à la voix 9 ¾ pour prendre le Poudlard Express.

Un regard sur des premières années qui commençaient à faire du grand n'importe quoi me sortit de mes pensées. Ce n'était pas encore le moment d'être nostalgique. J'avais encore de longs mois devant moi avant de quitter le château. J'étais encore une élève de Poudlard et par la même occasion confirma le pourquoi du comment je me trouvais au chemin de traverse. J'avais une mission et celle-ci se résumait à accompagner, mais surveiller les premières années de serdaigle qui devaient se fournir en matériel de potion, car ceux-ci avaient, je ne sais comment fait exploser l'une des salles de potions. Réduisant à néant leur matériel. Car même avec un reparo on ne pouvait pas faire revenir de la cendre en son ancienne forme qui était un chaudron. Je voyais encore le regard meurtrier de ma directrice de maison Delilah MacCarthy quand elle m'avait fait venir dans sa salle pour me demander ou plutôt ordonner d'accompagner les premières années sur le chemin de traverse pour racheter des fournitures scolaires. Je ne savais pas si son regard meurtrier était adressé par les premières années ou m'était dirigé vu qu'elle n'avait pas aimé que j'use du chantage pour la faire taire. Pas très serdaigle je l'avoue, mais tous les moyens sont bon pour garder mon secret. Et il valait mieux que ma liaison avec son collègue Seth Avery reste un secret. Au moins jusqu'à que je quitte Poudlard. Sinon… je ne préfère pas y penser.

Soupirant et me passant une main dans mes cheveux, je fusillais du regard un blondinet qui avait mis une araignée dans les vêtements d'une de ses camarades. Qui disaient que les serdaigles étaient plus occupé à avoir le nez dans les bouquins que jouer aux rebelles ? Tout le monde et par mauvaise chance la nouvelle génération des serdaigles n'allaient pas être de tout repos. Enlevant la pauvre araignée qui n'avait rien demandé de la cape de la serdaigle, je l'écartais du blondinet. Faire preuve de patience était difficile dans ce cas et je comprenais mieux pourquoi la professeur de potion qu'était ma directrice de maison m'avait donné cette mission. Elle savait d'avance que cette épreuve, car cela en était une, allait être difficile et très pénible. Surtout très pénible. Et voyais par là une occasion de me faire pourrir la vie. La solidarité entre serdaigle ? Inexistante quand vous usiez de chantage plutôt que de votre tête. Et dans tous les cas, c'était mieux la faire chanter plutôt que de lui jeter un oubliette. Surtout que si j'avais tenté ça, pas sûr que j'aurais été réussi, et cela, malgré mon talent pour les sortilèges. Mais ce n'était ni le lieu ni le bon moment pour penser à ça. Il fallait que je reste concentrer sur ma tâche. Et celle-ci commençait tout doucement, mais surement à envoyer ma patience aux oubliettes.

Respire. Inspire. Respire. Inspire. Et celle-ci commençait tout doucement, mais surement à envoyer ma patience aux oubliettes. Aller au chemin de traverse avait été un long trajet dans le sens de retenir les premières années de serdaigle à rester sage plutôt que la distance entre Poudlard et ici. Mais le plus dur restait à venir. Sous les ordres du professeur de potion, il fallait que les élèves achètent autant des chaudrons que des ingrédients pour des potions. Car dans l'explosion que des élèves avaient fait, causé par d'après ce que j'avais entendu d'une dispute entre un élève de serdaigle et un de serpentard, ils avaient aussi ravagés quelques ingrédients du professeur MacCarthy. Et dans sa logique, qui casse rachète. Mon regard s'attarda un instant sur le chemin de traverse. L'endroit était chargé de monde comme tout endroit sorcier. Les sorciers ou sorcières qui vaguaient à leur occupation nous lançaient des coups d'œil curieux. Ou amusés pour la plupart. Il était rare que des élèves de Poudlard trainent hors Poudlard et encore moins au chemin de traverse dans leur uniforme pour faire des emplettes. Et pourtant, me voici là à servir de chaperon à des gens de ma maison. Quel doux supplice. Le début de mon supplice commença quand on avait pénétré au magasin de chaudrons. Des élèves dont j'étais certaine le choixpeaux magique s'était trompé de maison, avait commencé à jouer avec des chaudrons. Mon reflex de sortir ma baguette magique était si rapide qu'aucune casse n'avait été à déplorer. Heureusement. Et il restait encore à aller acheter des ingrédients. Par Merlin, qu'on m'achève.

Un coup d'œil à ma droite m'indiqua qu'on arrivait vers la boutique de l'apothicaire là où on se fournissait en ingrédients pour la confection de potion. Notre dernière destination. Ordonnant mon petit groupe d'y faire halte, je pris néanmoins le temps de leur lancer un appel. « Si j'entends ne serais-ce qu'un cri, une protestation, un pleur, un bruit de casse ou je ne sais quoi d'autre, je vous montrerais comment marche le sortilège de transformation en crapaud. Sur vous, si vous ne voyez pas l'illusion. Partez devant, je vous suis. » Enfin une menace à peine voilée. Oui, ma patience arrivait bientôt à son stade de non-retour. Me gonflant à bloc de courage, je laissais les élèves pénétrais à l'intérieur de la boutique. Certains précipités bousculèrent un homme qui en sortit et ne s'excusait pas de leur geste. La bonne vieille politesse se perd de nos jours. Et vu que je servais de responsables, je devais m'y coller. « Je vous prie de les excuser, ils sont pressés de retourner à Poudlard. » Enfin, si c'était moi, je leur lancerais un sortilège de stupéfixion avant de retourner à Poudlard. Mais malheureusement, je n'en avais pas droit. Quel dommage. Souriant faussement, ce n'est que quelques secondes plus tard et en croisant le regard de l'homme, que je constatai que je connaissais la personne qui venait de sortir de chez l'apothicaire. Plutôt bien et doué de ses mains qui dirigeait une boutique à Pré-au-Lard. C'était « Lucas. Comment allez-vous ? Oui, ma patience arrivait bientôt à son stade de non-retour. » Mon sourire se fit plus vrai. Un rayon de soleil commençait à apparaitre dans le ciel noir de ma journée. Ou peut-être pas.


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Tu es la seule chose que je veuille toucher, j'ignorais que cela pouvait signifier autant. Tu es le danger, je m'en moque car je n'ai jamais été aussi bien. ✻ “ Suis-moi dans le noir, laisse-moi t'emmener au-delà des satellites. Tu pourras voir le monde que tu as ramené à la vie. Alors, aime-moi comme tu sais le faire touche-moi comme tu sais le faire, qu'attends-tu ? ”
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Message Sujet: Re: LUCAS ✘ remember   Mar 8 Mar - 21:51


DEBUT DU FLASHBACK

Ses pas sont lourds et laissent des empruntes à jamais gravé dans les esprits de ceux qui fouleront le lendemain les vagues étendues d’herbe de ce parc. C’est ici qu’il avait élu domicile à défaut de pouvoir joindre des contrées plus dangereuses, plus à sa portée et qui saurait canaliser sa soif meurtrière. Ce soir, le loup avait flairé une proie vivante, une proie humaine et il pouvait sentir la peur parcourir son échine si bien qu’il en était d’autant plus enclin à la rattraper. Il la voulait, morte ou vive, il allait s’amuser et planter ses crocs dans la chair tendre de cette petite sorcière aventureuse. Ça aurait pu n’être qu’une balade au clair de lune, un paysage idyllique et propice aux romances adolescentes, mais il en fut autrement. Le décor était soudainement devenu lugubre, laissant la brume de cette nuit froide s’engouffre partout et créer ce cauchemar grandeur nature qui s’avérait surement interminable pour la future victime. La conscience du monstre réveillée, il n’y avait plus rien à faire si ce n’est espérer que son chemin soit entravée par plus puissant, car cette bête sanguinaire avait bien des ennemis, à commencer par l’aube. Ça n’allait pas tarder, néanmoins, il poursuivait sa quête, toutes griffes dehors, poussant des grognements et des hurlements à en glacer le sang. Ses longues pattes difforment soulèvent la terre et la salive du fauve se répand allègrement en sentant sa proie se rapprocher. Elle n’aura bientôt plus d’issue, il le sait.

FIN DU FLASHBACK

La pleine lune approchait à grands pas, j’avais grandement besoin de refaire mes stocks et rien de mieux pour cela que d’attendre l’épuisement de celui de la boutique. C’était la discrétion assurée. Les passages magiques m’ont toujours été étrangers, même lorsque la poudre de cheminette m’est fort utile, elle reste un moyen de transport peu sur et qui m’effraie toujours tant j’ai peur de me retrouver à l’autre bout du monde dans une ruelle du même nom, ou que j’aurais éventuellement, me connaissant, mal prononcé. De quoi m’exposer plus encore que je ne le suis déjà et ce aux yeux du monde magique comme celui du monde moldu, chose que je ne me pardonnerais jamais. Mais passons. J’ai cette chance de posséder les capacités suffisante pour m’éviter les erreurs faciles. C’est donc de bonne humeur, avec un poil d’anxiété que je me rends par cheminée au chemin de traverse. Les rues sont fréquentées, mais le décor est toujours aussi fameux. Cette ambiance d’une autre époque, décalée avec la réalité moldu m’a toujours séduit. La magie est une chose fantastique, ce sont comme toujours les individus qui l’emploient qui la rendent hideuse. Comme quoi, sorcier ou moldu, il n’y a qu’une seule différence, que les extrémistes le veuillent ou non. Je me garderais de l’énoncer cependant, n’étant pas des plus doué avec une baguette dans les mains.

Je flâne, me perds dans les rues et ruelles, porté par la magie mais surtout l’ambiance. Le pavé recouvert de neige, les gens qui portent des manteaux épais et des chapeaux bien vissés sur leurs têtes. Les balais qui circulent malgré la peur du danger incarné par les mangemorts et celui que l’on nomme le mage noir le plus puissant. Il faudra bien qu’il prouve la véracité de ces mots, et c’est ce qui est inquiétant, d’autant plus que rallié à sa cause, il y a des loups. J’ai la chance d’être seul. Enfin, chance est un bien grand mot. Si je dois me plier à la volonté de quelqu’un ce sera seulement de mon propre chef, et non pas forcé pour sauver la peau d’une quelconque amitié ou amour. C’est donc une chance de pouvoir mourir libre plutôt qu’entravé par une force contre laquelle je ne peux rivaliser et qui de toute façon, réduira tôt ou tard ce maigre espoir de voir l’autre me survivre à néant. Une fois mort, il n’y a plus besoin d’otage, n’est-ce pas ? Que de sombres pensées pour une journée si belle. Je me racle la gorge, m’engouffre finalement dans la petite boutique d’ingrédients magiques.

Le choix est là, il est important, il l’a toujours été et reste pour moi une mine d’or tant il m’est facile de me procurer le nécessaire à mes préparations. Un peu de tue loup, un peu de poudre d’argent, de quoi refaire également des filtres, bien que ceux d’amour soient interdit sur le marché car dangereux, du moins c’est mon avis. Je règle mes achats, m’apprête à sortir quand je remarque ces élèves de Poudlard débarquer dans le tumulte, je les dépasse tous, ce qui n’était pas le cas autrefois. Des premières années je suppose. L’un d’entre eux me bouscule sans faire attention et c’est celle qui gère le groupe qui s’excuse pour eux, une pratique respectable de sa part, mais qui n’efface pas l’impolitesse de ce petit asticot.  Quand mes yeux se décollent enfin de l’étudiant, je regarde le chaperon qui n’est autre que ma très chère cliente et amie Lorelei. Une rencontre que je n’aurais pas cru faire ici et qui pourrait me couter cher. Elle sait sans doute mieux que personne qu’il y a un loup qui rode. Je ne suis sans doute pas le seul, mais j’ai de quoi m’inquiéter. Je lui souris néanmoins en posant mon regard sur les élèves, revenant ensuite sur la belle.

« Bonjour à vous aussi mademoiselle Wilbert, je suppose que ce sont les serdaigle ? Un filtre de paix vous aurez bien aidé… ni vu ni connu »  Je lui offre un clin d’œil accompagné d’un sourire, je plaisante bien sûr. Quoi que… ce pourrait être utile, mais il aurait fallu une permission… quel dommage. Mon sachet en main, je vois leurs bouilles curieuses se poser sur moi qui dépasse la plupart des gens, hommes compris de quelques centimètres. Mon air d’ours mal léché me rend d’autant plus intriguant j’imagine, et le fait que je ne sois pas un grand bavard, même si je tends à faire des efforts de ce côté-là. « Je suis curieux de savoir pourquoi tu es celle qui les accompagne, ce n’est pas le rôle d’enseignant ? Une sorte de sortie pédagogique et il n’y en avait pas assez ? Quoi que je ne remets pas en doute ta capacité à sortir une baguette en cas de danger, c’est sans doute un beau compliment qu’ils te font… même si ça m’a tout l’air d’être une corvée plus qu’un cadeau » Je me moque gentiment, grattant ma barbe tout en dévisageant les plus téméraires du groupe. Ils ne sont pas censés savoir que je n’ai pas terminé mes études à Poudlard. Ce qui ne m’empêche pas pour autant de savoir user d’une baguette, c’est juste que je ne suis pas à l’aise avec. Et je le suis encore moins avec les bambins, j’en grognerais presque, ce qu’ils sont indisciplinés, ça me tue. Et quoi, je vais apprendre que les serpentards se sont transformés en élèves modèles et les pouffsoufles en courageux prétentieux ? À mon avis il manque quelques tissus au choixpeau…
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Message Sujet: Re: LUCAS ✘ remember   Mar 3 Mai - 19:12



Remember




WE ARE MONSTERS OH, OH WE ARE, WE ARE, WE ARE MONSTERS OH



FLASH BACK

J'ai mal. Terriblement mal. A force de courir dans les bois, j'ai dû m'égratigner la peau. Mais je m'en fichais. Comme du fait que j'avais du mal à respirer, à reprendre mon souffle. Je me fichais de tout ça. Ma seule préoccupation du moment était de courir. Toujours courir. Toujours de plus en plus vite. Avant qu'il ne m'attrape. Avant qu'il ne mette la main sur moi. Avant qu'il ne me fasse souffrir. Avant qu'il me tue. Car c'était ce qu'il comptait faire. Un loup-garou m'avait pris comme son diner et comptait bien m'attraper et m'avaler tout cru. Et personne qui entendait mes appels à l'aide. Ce qui n'était pas étonnant, personne ne s'aventurait au Larkhall Park. Encore moins quand il faisait nuit et que la lune montrait fièrement ses rondeurs. Qu'est-ce qui m'avait pris de m'aventurer un soir de pleine lune dans ce fichu parc déjà ? À oui, c'était vrai, mes parents me montraient des potentiels fiancés et celui que j'avais vu ce soir-là était en tête des fiancés que je tuerais volontiers. Je ne savais pas comment on pouvait être autant idiot à un âge aussi avancé qu'était leur fils. Le seul point qu'avais cru bon d'apprécier mes parents étaient qu'ils étaient comme nous, un sang pur. Il fallait peut-être que je leur dise que j'en avais déjà un sous la main à Poudlard, et quel dieu, avant qu'ils ne se décident à recontacter la famille Carrow. Manquerais plus qu'ils me fassent revoir mon ex quoique à choisir entre mon ex et l'idiot qu'ils m'ont présenté tout à l'heure, le choix être plus qu'évident. Un grognement non loin de ma situation me sortit de mes pensées. A force de maudire les idées de mes parents, j'avais ralenti ma course tandis que le lycanthrope lui n'avait pas ralenti la sienne. Un hurlement sortit de ma bouche avant que je me remette au galop. Si je sortais vivant de ce merdier, promis, je serais plus clémente avec lui. Du moins, j'essaierais, car malgré les années qui sont passées, j'étais toujours en colère avec Bellamy. Et je me ferais pardonner à Seth surtout ça oui.

FIN DU FLASH-BACK

Londres. Chemin de traverse.

Leur lancer un impardonnable ou de ne pas le leur en lancer. Voici le dilemme qui se jouait dans ma tête tandis que mes prunelles suivaient à la trace les premières années de ma maison au Chemin de Traverse. Un combat entre la raison et la colère. Il était interdit d'en lancer sous peine d'être envoyé à la prison des sorciers mais vu le taux d'énervement que j'avais à cause d'eux ça pouvait bien valoir un séjour là-bas. Quoique. Toujours est-il que je suivais à la trace les élèves de Poudlard en serrant avec force ma baguette magique dans le pan de ma cape. Ma directrice de maison ne m'avait pas loupé. Elle aurait pu choisir n'importe quel autre élève de ma maison comme notre préfet, mais non, il a fallu que son plan diabolique tombe sur mon joli minois. Je n'avais rien fait de mal juste protéger mes arrières. Elle aurait fait de même si quelqu'un l'avait aperçu étroitement lier à un autre professeur du même sexe. Ou alors, elle aurait joué plus finement en jetant un riquiqui oubliette sur l'individu. L'idée m'était venue brièvement à l'esprit quand elle m'avait pris à part dans la salle des potions. Puis aussitôt rejeté. Je l'aurais fait sans hésiter si c'était une élève qui m'avait annoncé tout fièrement m'avoir vu embrasser le professeur des sortilèges. Oui sans hésiter et je l'aurais fait avec brio vu mes excellentes notes dans cette matière. Oui, mais il y avait bien un "mais". Ma directrice de maison n'était pas une élève et autant le reconnaître vu son âge, elle était plus forte que moi. Je l'aurais bien dit à Seth de s'en charger, mais vu son caractère, je n'avais préféré rien lui dire. Et j'avais fait chanter ma directrice de maison. C'était bas pour une serdaigle mais c'était une idée de survie comme un autre, point.

Un soupir sortit de ma bouche quand je vis les élèves entré chez l'apothicaire. Si celui-ci pouvait les mettre dans des fioles, je ne dirais pas non. Une idée que je garderais à l'esprit encore plus quand je vis un élève, un certain Max le plus rebelle des premières années, bousculé un homme qui s'en sortait sans lui adresser d'excuse. Oui, l'idée de les paralyser et les faire diminuer de taille au point de rentrer dans une fiole me tentait de plus en plus. Comme de boucher la fiole après avoir mis l'élève dedans sans faire de trou pour y faire circuler l'oxygène. C'est la réponse de Lucas que j'avais reconnu quelques minutes plus tôt qui me sortit de mes pensées. Ou de mes plans à comment donner une bonne punition à des premières années. Et on disait que les serdaigles étaient des rats de bibliothèque ? La bonne blague, eux ses premières années étaient des fouteurs de problèmes à gogo. « Bonjour à vous aussi mademoiselle Wilbert, je suppose que ce sont les serdaigle ? Un filtre de paix, vous aurez bien aidé… ni vu ni connu. » Mes yeux roulèrent et un sourire s'étira sur mes lèvres. J'avais eu cette idée, mais mon professeur de potion avait refusé net de m'en donner. Comme de l'infirmière qui avait dû être de mèche avec ma directrice sur ce coup et avait refusé de m'aider. J'aurais pu en faire si j'avais eu le temps de la faire. Mais vu que la demande de ma directrice s'était faite le jour même, je n'avais pas eu que d'autres choix de prendre mon mal en patience. J'étais certaine qu'elle l'avait fait exprès de me prévenir au dernier moment. Surtout qu'elle savait qu'on ne pouvait en acheter que dans des rares endroits dont impossible d'en acheter. Maudis ma professeur de potion et son stratagème pour faire de ma vie en enfer. Pourtant, elle m'aimait bien à l'époque avant que je ne la fasse chanter. Comme quoi quelques paroles faisaient changer radicalement la vision chez les gens. Encore plus quand vous aviez du sang serpentard dans les veines. Mais là ce n'était pas le sujet. « Fatiguée, la nouvelle génération de ma maison m'épuisent et vous ? Le filtre de paix, j'y avais pensé, mais mon professeur de potion pour une raison personnelle ne m'en a pas donné. Elle trouve beaucoup plus amusant et plus sadique que je me débrouille par moi-même avec eux. Elle trouvera ça moins amusant quand elle verra leurs "états" quand on rentrera à Poudlard s'ils continuent à pousser ma patience à bout. » Je jetais un regard mauvais aux élèves qui s'étaient arrêtés quand ils ont vu que je connaissais Lucas. La curiosité était un vilain défaut encore plus quand vous êtes réparti chez les serdaigles. Ce qui était bien mon problème sur le moment. Et ils continuaient de rester plantés là, silencieux à écouter Lucas parler. « Je suis curieux de savoir pourquoi tu es celle qui les accompagne, ce n’est pas le rôle d’enseignant ? Une sorte de sortie pédagogique et il n’y en avait pas assez ? Quoi que je ne remette pas en doute ta capacité à sortir une baguette en cas de danger, c’est sans doute un beau compliment qu’ils te font… même si ça m’a tout l’air d’être une corvée plus qu’un cadeau. » Au moins, la curiosité leur faisait oublier l'usage de la parole. C'était un bon point que je garderais en mémoire si un autre épisode de ce genre m'arrivait. Ce que du plus profond de mon être, je n'espérais pas du tout. Une seule fois me suffissait amplement. Une corvée Lucas avait dit, il avait humblement raison. « Un enfer oui. Ma directrice de maison qui est accessoirement ma professeur de potion m'a confié cette tâche ingrate non parce qu'elle m'aimait bien, non c'est tout le contraire. Si j'avais eu le choix, je serais resté bien au chaud à Poudlard au lieu de me les coltiner toute la journée. » Des ricanements me parviennent aux oreilles et je tournais immédiatement la tête vers leur source. Comme pas manqué, ça provenait des élèves que je devais chaperonner. Mon attention sur eux bloqua leur ricanement. Soit c'était parce qu'ils pensaient que je n'allais pas les entendre ricaner soit c'était mon regard qui s'était durci qui avait eu l'effet d'un silencio. Le résultat était le même, les deux comme raison m'allaient amplement. « Dégagez avant que je ne mette ma menace à exécution. » cru-je bon de leur aboyer. Mes paroles eurent l'effet escompté et ils rejoignaient leurs camarades qui regardaient les articles exposés dans la boutique. Enfin tranquille. Du moins, pour un moment. Et un moment que j'allais en profiter au maximum.

Un soupir de soulagement sorti de ma bouche tandis que je me passais une main dans mes cheveux. Mon regard s'arrêta sur Lucas. Il n'avait pas changé depuis la dernière fois que je l'avais vu au ministère de la magie. Le soir de la commémoration aux disparus de l'attaque au marché nocturne. Il avait toujours ce petit quelque chose que je trouvais de sauvage chez lui. D'imposant. Sa taille devait jouer pour quelque chose, mais au fond de moi, je savais que c'était pour une autre raison qui dégageait cette impression. Raison inconnue. Ma cicatrice causée par un loup-garou me fit instinctivement mal. Je serrais les dents faisait bonne figure. Ce que je pouvais reconnaître de bien à mes parents étaient qu'ils m'avaient apprise à rester neutre même si j'avais mal. Ils pourraient aussi oublier leur histoire de me fiancer avec quelqu'un et ça serait génial, mais non. Ce n'était qu'un rêve qui disparaîtra quand j'aurais un anneau au doigt et pas avant. Chassant ses images de ma tête, mes yeux rencontrèrent le sac que portait Lucas. Il avait dû acheter des articles chez l'apothicaire même si je voyais mal quels articles pourraient servir dans la confection de ses succulentes pâtisseries. C'était personnel et non professionnel. La curiosité me poussa à faire une remarque. « Et vous qu'est-ce qui vous emmène ici ? » Ouai, la franchise était dans mon caractère. Je préférais nettement foncer plutôt que de tourner autour du chaudron un moment. Je jetais des coups d'œil derrière Lucas pour voir ce que faisaient mes élèves. Pour le moment, rien à signaler, ils étaient des élèves parfaits. Mais je savais que ça n'allait pas durer. Je le sentais. « C'est pour des nouvelles pâtisseries ? Si c'est ça, je me porte volontiers comme goûteuse. » Repris-je en tentant une idée et en lui faisant un clin d'œil amusé. Même si je savais au plus profond de moi que ce n'était pas le cas, je pouvais bien me tromper. Et puis ça serait comme une exclusivité de savoir qu'il allait faire de nouveaux produits. Des produits que j'en raffolais. Une chose était sûre, je ferrais une bonne journaliste si je n'avais pas l'ambition de prendre la place de notre ministre. Manque de chance pour moi, ce que je pensais être des ingrédients à la confection de pâtisserie magique étaient d'autres ingrédients plus dangereux et qui m'aurait mis la puce à l'oreille. Et autant pour lui de mentir et de ne pas montrer son sac sinon je capterais directement que ce sont ceux d'une confection tue-loup. Pour les loups-garous. Comme celui qui m'avait attaqué et que j'avais entendus des rumeurs comme quoi certains circulaient dans les rues de Londres. On était une serdaigle ou on ne l'était pas.



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Message Sujet: Re: LUCAS ✘ remember   Jeu 12 Mai - 18:40


DEBUT DU FLASHBACK

Elle n’est pas loin cette proie qu’il désire tant. Il la sent, il l’entend. Il hurle, et finalement bondit pour mettre un peu moins de distance entre eux. Fini de jouer. Il la voulait maintenant. Plus un bruit, ses pas se faisaient de velours, seule sa carrure imposante pouvait le trahir. Mais il savait, digne prédateur dont la réputation précédait le nom, qu’elle n’en serait capable. Les feuillages environnant et l’épaisseur des troncs suffisaient à noyer ses formes au milieu des ombres. Il était las d’attendre, bête sanguinaire qui ne réclamait qu’une chose au détriment de son propriétaire dont il était le parasite, plus qu’un vulgaire compagnon. L’animal se retrouva rapidement au- dessus de la belle, à quelque pas de ce corps fragile et minuscule en comparaison. Il en salivait. Ce maigre repas serait pour lui un noble festin en dépit de ceux qu’il a éventuellement manqué, faute de ne pas être traîné dans les endroits les plus fréquentés lorsqu’il prend le contrôle. S’en est finit d’elle.

FIN DU FLASHBACK

Le sourire radieux qui m’a été offert me fit sourire à mon tour. J’ai toujours mauvaise conscience d’avoir attaqué Lorelei sous ma forme lupine, mais je n’en suis pas responsable concrètement, si ce n’est pour avoir cédé au monstre qui me hante et de n’avoir aucun contrôle. Elle ne semble pas ravie de son expédition visiblement forcée et je ne peux que compatir, il faut croire que Poudlard n’a rien perdu de son sadisme légendaire en termes d’apprentissage de la vie. Rien de tel pour traumatiser aussi bien les élèves que l’accompagnatrice. « Si tu as besoin d’un coup de main, je peux toujours m’arranger, ça te permettra de te détendre au Rolling Scones qui plus est » Une boutique qui semble attirer les plus gourmands puisqu’ils en reconnaissent le nom. Les quelques rires qui s’échappent de la mêlée attirent notre attention. Il faut croire qu’il y a plus d’un curieux dans les rangs. Je glisse à l’intention de la chaperonne, une fois ces derniers éloignés un « à ta place je me méfierais de ceux-là et de ceux un peu trop silencieux pour ne rien avoir en tête » J’ai été à leur place. Loin d’être un élève modèle dans toutes les matières, lorsque je m’ennuyais fermement, la moindre occasion était bonne pour préparer des sales coups à rendre, généralement à ceux qui s’en étaient pris à moi. Si j’étais une chiffe molle quand on m’attaquait de front, je n’en restais pas moins un homme avec une certaine fierté et qui avait soif d’un peu de vengeance pour compenser la frustration. Souvent ça n’était pas fructueux, mais quand j’avais la chance de me dédommager de quelques humiliations, je ne m’en privais pas. Telle était ma façon d’être. Fourbe par obligation. Aujourd’hui, je n’ai plus qu’à me cacher de ma condition et de mes lacunes. Encore que je compense par une force de caractère dissuasive. Et dire que je suis pâtissier, qui l’aurait cru ?

Quand il est question de ma visite, je ne peux mentir avec assurance sur le contenu de mon sac, car s’il était versé je serais simplement découvert, nu et cru. Mais je ne peux pas révéler à la demoiselle que je suis un loup, ni à personne d’autre d’ailleurs. « Oui et non, je suis assez doué en potions pour en incorporer à mes préparations, comme tu le sais, mais c’est bien moins facile d’incorporer une potion à du sucre que de l’ensorceler. » Ce qui m’amène à cet alibi plutôt judicieux. « Je dois m’assurer d’avoir une potion d’œil vif en cas de problème, puisqu’il faut tester avant de vendre, je ne te ferais pas goûter avant d’être certain qu’il n’y ait aucun effet indésirable » Et dans l’œil Vif, il y a de l’aconit, soit, exactement ce dont j’ai besoin pour préparer du tue loup. Je suis un véritable génie, ou un connaisseur… au choix. « C’est peut-être un peu loin, quoi que nous ayons des moyens magiques d’y parvenir, mais la porte de la boutique est ouverte si tu en a l’envie. Sinon, comme je n’ai rien d’autres à faire que ces courses-là, je peux toujours t’accompagner et te permettre d’avoir un autre œil avisé sur la marmaille ici présente ? » Une proposition que je trouvais insensée, mais qui me permettrait de voir un peu de monde et tester ma capacité à rester calme en période de pleine lune, autant que de pouvoir me rendre utile et renforcer ce caractère patient que j’avais. Et puis… garder un œil sur Lorelei n’était pas une mauvaise idée selon moi, si je pouvais me racheter une conduite, je le ferais sans hésiter, quel qu’en soit le prix.
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