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 Homage for the suffering [Alienor]

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Message Sujet: Homage for the suffering [Alienor]   Homage for the suffering [Alienor] Icon_minitimeSam 25 Oct - 14:02

Here’s to you when the rain hits too hard,when the battles that you fight just leave you scarred,when you’re tired to the bone and you’ve got no strength to move on
Rhapsody et Alienor
Rhapsody pose doucement sa tête contre la vitre et resserre les pans de son gilet de laine autour d’elle. Il fait réellement froid maintenant. Plus question pour elle de se contenter de sortir en pull en défiant la neige et les éléments. Pas si elle ne veut pas tomber malade du moins. Et cela lui est interdit. Elle ne peut pas se permettre de rester dans son lit à rien faire. Elle doit s’entrainer. Elle doit jouer, juste pour être sûre de continuer à gagner de l’argent. Elle est en parfois triste Rhapsody. Triste de ne plus pouvoir regarder son art à travers autre chose que l’argent. Mais c’est elle qui fait en sorte que sa tante ait un toit sur la tête. Qui règle les factures. Qui s’assure qu’elle ne manque de rien.

Ça ne la dérange pas souvent. Après tout sa tante l’a élevé après la mort de ses parents. Elle mérite donc toute la dévotion du monde pas vrai ? Mais parfois quand elle regarde son violon elle n’y voit plus seulement une nouvelle manière de construire un monde mais le seul moyen de survivre. Et c’est triste. Parce que Rhapsody elle n’est pas faite pour être terre à terre. Pas faite pour se préoccuper des choses bassement matérielles. Elle fait pour rêver Rhapsody. Sa place est au milieu des fleurs et des fées, dans un monde qui n’existe qu’un instant dans les rêves des enfants avant de s’évanouir. Au lieu de cela Rhapsody doit se forcer à grandir. A devenir une adulte qu’elle ne connait pas et ne comprends pas mais qui sera à même de prendre soin de sa famille. C’est ce que la mort de Rose lui a appris. On ne peut pas toujours s’enfermer dans un royaume d’illusion.

Parce que parfois même l’illusion n’est pas assez …


Du coin de l’œil Rhapsody aperçoit une silhouette familière et un lent sourire se dessine sur ses lèvres. C’est Alienor. Soudain le petit pincement présent dans son cœur se fait moins lourd. Alienor c’est une des raisons pour lesquelles elle est heureuse d’avoir du revenir dans le monde réel. Parce qu’Alienor souffre. Alienor suffoque et Rhapsody , elle fait tout ce qu’elle peut pour l’aider. Avant elle ne l’aurait pas fait. Parce qu’elle était comme une enfant … et tout le monde le sait , les enfants sont égoïstes. Pensent à eux avant de s’intéresser aux autres. Ce n’est peut-être pas un défaut car ils sont fragiles. Mais Rhapsody aime voir le sourire fragile d’Alienor quand elle arrive à la faire rire. Et ce même s’il disparait à peine au bout de quelques secondes parce qu’Alienor est plongée dans les ténèbres.

Alors rapidement elle se lève Rhapsody, suit de ses grands yeux bleus la jolie silhouette fine de son amie. Jusqu'à entrer dans une pièce. Rhapsody se glisse joyeusement jusqu'à la poufsouffle. Un grand sourire sur ses lèvres de la joie dans ses gestes. Et doucement. Très doucement elle vient s’assoir à ses côtés, ses longs cheveux roux effleurant la peau de la blonde. Elle relève sa tête pour sourire à Alienor. Lentement. Elle ne parle pas tout de suite. Terriblement enfantine dans son besoin de contact et son sourire sans paroles. Alors elle ouvre la bouche. « Ça faisait longtemps ». C’est vrai. Depuis avant les vacances pour être franche. Mais d’habitude Rhapsody peut apercevoir Alienor dans certaines réceptions. Cette fois elle ne l’a pas vu. Peut-être n’étaient-elles pas dans les mêmes … peut-être qu’Alienor n’est pas venue. Toujours est-il que son visage familier lui a manqué. Et elle n’hésite pas à lui dire d’ailleurs. « Tu m’a manqué … »

Rhapsody rejette la tête en arrière. Contemple le visage tiré de la poufsouffle. «  Je suppose que te demander si tes vacances se sont bien passées est inutile ? » Une moue désabusée tord les traits doux de son visage. «  Tu as l’air épuisée. Triste » Elle n’a pas sa langue dans sa poche Rhapsody. Franche au point d’en devenir parfois méchante. Sans le vouloir. Elle dit simplement la vérité. Sans se rendre compte que toute vérité n’est pas bonne à dire. Elle pose sa main sur le bras de son amie Rhapsody. Penche la tête. « Parle-moi ». Elle veut l’entendre. Exprimer quelque chose. Parce qu’elle sent la douleur de la poufsouffle et que ça lui fait mal. Terriblement mal. » Qu’est-ce que je peux faire pour te rendre le sourire ? »
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Message Sujet: Re: Homage for the suffering [Alienor]   Homage for the suffering [Alienor] Icon_minitimeDim 30 Nov - 12:51



homage for the suffering
Les vacances d'hiver avaient prit la forme d'un véritable supplice pour l'héritière déchue de la famille Avery. Elle était montée dans le train avec une boule au ventre, une flaque vide et un esprit affreusement sobre alors qu'elle aurait tant eu eu besoin d'alcool afin d'opérer une disjonction émotionnelle. C'était son truc ça ; boire jusqu'à l'ivresse pour ne plus rien ressentir, ne plus se rendre compte de ce qu'il se passait autour d'elle, oublier ses démons et surtout ne plus avoir peur de sa propre ombre. Adolescente effacée, elle était sur le point de terminer ses études à Poudlard sans que personne ne la connaisse réellement. Pour la plupart des élèves, elle n'était que cette sang pur dont la famille avait très mauvaise réputation ou alors la traître à son sang qui traînait son noble nom dans la boue la plu infâme. Peu importait, les deux portraits peint de la blonde n'était guère reluisants. Mais ce n'était rien comparé à l'image que ses parents pouvaient avoir d'elle. N'avait-elle pas franchie la porte de l'austère manoir familial que les sévices avaient repris. Ses frères se faisant une joie malsaine de conter toutes les mésaventures de leur sœur aînée. Les quelques moments de répit qu'avait connu la Poufsouffle furent les visites de son oncle Seth. Frère cadet que son paternel, il s'était toujours opposer au traitement infligé à la fragile blondinette alors que tout le monde y consentait. Néanmoins, ces visites n'avaient pas été assez régulière et Alienor avait finit par se plonger un peu plus dans son mutisme et dans l'alcool bon marché qu'elle s'achetait. Voilà comment avaient été les fêtes de fin d'années pour la septième année. Sonnée et soulagée de quitter la salle de torture qu'était le foyer familial, elle s'était engouffrée dans le Poudlard express aussi rapidement que possible, dès que l'occasion s'était présenté pour elle de s'éloigner de son géniteur. Muette, elle n'avait pas dit mot de tout le trajet. Les jours suivants avaient été pareil. Seth Avery lui-même n'avait pas réussi à obtenir un mot de sa nièce qui s'était enfermée dans un mutisme dès plus inquiétant. Elle avait toujours été frappée et caressée, alternance du chaud et du froid, aussi loin que remontait ses souvenirs enfantins mais cette fois-ci un nouveau degré de cruauté et d'acharnement avait été franchi. Elle voulait oublier. Elle voulait que tout cela sorte de son esprit et pour se faire, refusait d'en parler. Parler c'était revivre. Revivre la douleur, la honte, l'humiliation et la peur de ne pas se réveiller suite aux coups portés sur son corps déjà si chétif et fatigué.

Alors la routine avait reprit son cours, sur un rythme de valse macabre, dont l'héroïne n'était nulle autre qu'Alienor Avery. Elle avait reprit les cours, récupéré sa vie d'étudiante au sein de l'école de sorcellerie mais rien n'y faisait. Cette fois-ci, la belle écorchée avait du mal a faire comme si de rien n'était. Elle avait mal, elle souffrait, et son mutisme continuait encore et encore. Passant un couloir alambiqué du château, elle finit par arriver dans la salle de sortilèges. Son cours ne commençait pas avant une bonne heure mais la blonde ne supportant plus d'être épiée par tous les regards indiscrets de la Grande Salle avait décidé de s'y rendre en avance afin de trouver un peu de calme et de solitude. Prenant place devant un pupitre au fond de la salle, elle fixait le tableau noir parfaitement immaculé de ses yeux bleus et vides de toute émotion. « Ça faisait longtemps » La voix familière qui résonne dans la pièce sort la septième année de sa torpeur. Inclinant doucement sa tête pour poser son regard sur la détentrice de cette voix mélodieuse, elle n'est pas surprise d'apercevoir le doux visage de Rhapsody. Elle est son petit rayon de soleil à elle, celle qui l'a fait rire et sourire malgré le poids de la vie. Elle l'aime au fond. Elle est l'une des rares personnes a qui elle a pu s'attacher mais aujourd'hui rien n'y fait. Elle la regarde mais reste silencieuse. Pas un mot, pas un murmure. « Tu m’a manqué… » La bienséance aurait voulu qu'elle lui réponde, qu'elle assure à la rouquine qu'elle lui avait également manqué. Son cœur le lui criait mais les mots n'arrivaient pas à se frayer un chemin jusqu'à ses lèvres. Silence sourd et insoutenable, Alienor se contentait de regarder son amie, comme si cela allait suffire pour tout arranger. Comme si cela allait pouvoir lui insuffler un peu d’espoir et de bien-être. «  Je suppose que te demander si tes vacances se sont bien passées est inutile ? Tu as l’air épuisée. Triste. » Une envie de lui crier tout ce qui ne va pas, que ces vacances ont été les pires qu'elle ait jamais vécues, qu'elle aurait préféré mourir mille fois que de passer une journée de plus en compagnie de cette famille qu'elle détestait... Elle avait la rage au ventre et les idées fusaient dans son esprit pourtant, encore une fois, les mots ne trouvèrent pas le chemin de ses lèvres pincées. Oui, elle était épuisée. Oui, elle était triste. Mais plus encore que cela, Alienor était essoufflée. Esquintée à, à peine, vingt ans, elle commençait à avoir du mal à suivre la course folle dans laquelle l'avait plongée sa famille. Elle était fatiguée de n'être qu'une marionnette et elle ne voulait que dormir, dormir un peu, dormir paisiblement sans que rien ne vienne la déranger, sans qu'une caresse non désirée ou qu'un coup douloureux ne vienne la surprendre durant ses songes.

« Parle-moi. Qu’est-ce que je peux faire pour te rendre le sourire ? » Elle n'avait pas envie de parler, elle ne voulait pas raconter parce qu'elle ne voulait pas ressentir de nouveau cette honte qui s'insinuait en elle, par tous les pores de sa peau, parce qu'elle ne se rebellait jamais. Elle n'avait pas envie de montrer à tout le monde à quel point elle était faible. Saisissant la main de son amie dans la sienne, elle la serra aussi fort qu'elle le pouvait. Frêle à cause d'un trop plein d'alcool et d'un manque de nutrition, Alienor n'avait pas énormément de force mais elle savait que son amie comprendrait. Qu'elle saurait qu'elle la serre fort, fort, fort, jusqu'à ce que leurs mains ne fassent plus qu'une. Pour que plus jamais, elle ne la laisse retourner la bas même si elle n'avait aucune idée de ce qu'il s'y passait réellement. « Reste avec moi. » Comme un murmure, comme des paroles que l'on n'ose pas prononcer trop forts de peur d'essuyer un refus, Alienor Avery venait de sortir du mutisme dans lequel elle s'était plongée depuis plusieurs jours durant. Il fallait qu'elle ajoute quelque chose, elle en était consciente. Projetant de nouveaux ses yeux bleus et ternes dans les bleus et pétillants de la poufsouffle qui lui faisait face, elle resserra un peu son étreinte autour de sa main avant d'ouvrir de nouveau la bouche. « Je suis désolée, Rhapsody. »  Elle était désolée. L'héritière déchue de la famille Avery passait son temps à formuler des excuses auprès des uns et des autres, ayant tout la désagréable sensation qu'elle dérangeait et qu'elle n'était pas la bienvenue. Là, en l'occurence, elle était navrée de ne pas avoir donné de nouvelles, de ne pas avoir cherché à contacter son amie, à s'excuser de ne pas avoir été là dans les réceptions dans lesquelles elle avait joué de son magnifique talent de musicienne. Elle s'en voulait mais elle ne pouvait pas aller plus loin dans ses explication où son terrible secret serait découvert et elle n'était pas prête. Non, elle était même loin d'être prête.
FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.
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