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 Foulées nocturnes [Lysander & Leslie]

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Foulées nocturnes [Lysander & Leslie] Empty
Message Sujet: Foulées nocturnes [Lysander & Leslie]   Foulées nocturnes [Lysander & Leslie] Icon_minitimeMer 15 Oct - 21:44

    Leslie courait à s'en faire exploser la poitrine. Cela faisait maintenant une bonne demi heure que la rouquine, vêtue d'un jogging 100 % moldu faisait le tour du terrain de Quidditch. En foulée régulière, tout d'abord, puis de plus en plus vite. La jeune femme aimait courir. Elle y allait régulièrement, souvent lorsque le moral n'était pas au beau fixe, lorsqu'elle était énervée, lorsqu'elle commençait à cogiter trop. Si Leslie s'écouterait, elle passerait sûrement les trois quart de ses journées à courir autour du terrain de Quidditch, mais son emploi du temps ne lui en laissait pas le temps. Dommage.

    Ce jour là, la Serdaigle s'était éclipsée malgré le soir qui commençait à tomber, lentement mais sûrement. Des dix spet heure, il faisait sombre, en plein mois de février, chose qui chagrinait particulièrement Leslie. Elle aimait profiter des derniers rayons de soleil, lorsqu'elle courait. C'était souvent le cas, l'été. Quand la demoiselle s'échappait de la maison de ses parents, située dans la banlieue londonienne. Elle avait la chance de vivre dans un quartier calme, résidentiel, avec un magnifique parc à deux pas de chez elle. C'était là bas qu'elle allait courir tous les soirs, à chaque fois qu'elle rentrait. La course à pied lui faisait du bien psychologiquement, mais également physiquement. Elle se renforçait, se musclait également et pour Leslie, c'était quelque chose d'important. Elle n'avait aucun moyen de s'affirmer autre que son physique : pas de parole, pas de réelle présence. La rouquine avait déjà eu l'occasion, à plusieurs reprises, de passer pour une folle furieuse en se mettant à hurler en plein milieu d'un couloir de l'école alors que quelqu'un la frôlait et il était hors de question qu'on ne retienne que cela d'elle : la folle, la malade, la silencieuse.

    La différente.

    Courir était son échappatoire et alors que le froid lui tombait dessus, Leslie se força à se dépasser. Elle lança son chronomètre, cadeau de son père avant de prendre son élan. Une inspiration plus tard, elle était partie. Leslie avait apprit à contrôler son souffle. A aller vite, a oublier la douleur qui irradiait les muscles de ses cuisses et de ses mollets lorsqu'elle courait. Sa mère disait souvent qu'elle était folle, chose que Leslie lui reprochait perpétuellement : ce mot n'était jamais le bon, lorsqu'on parlait de la petite Leroy, et l'effort procuré par la course lui faisait un bien fou.

    Toute à sa course, Leslie ne remarqua pas la silhouette masculine qui venait d'entrer sur le terrain. Elle courait pour se changer les idées mais ne parvenait pas pour autant à oublier ce qui la tourmentait depuis plusieurs semaines maintenant. Ce qui semblait la rendre dingue petit à petit. Cette personne un petit peu trop féminine pour que tout ceci ne soit normal qui était en train, sûrement sans le savoir, de lui retourner purement et simplement le cerveau. Se croyant seule, Leslie jura malgré elle, de sa voix rauque et sèche pas habituée à parler. Un coup d’œil à son chrono lui confirma qu'elle n'était pas à son allure habituelle. C'était trop lent, trop faible, parfaitement ridicule, aurait dit son père, son entraîneur de l'été. Son père pratiquait le rugby et était généralement très doué pour forcer Leslie à se dépasser. Ce soir là, la présence rassurante d'Alan lui manquait. Leslie tenta d'accélérer une nouvelle fois …

    … mais ne fit que percuter celui qui venait d'arriver sur le terrain. Une nouvelle fois, elle jura malgré elle, se releva d'un seul coup. Son premier réflexe fut de reculer, de se cacher les yeux. C'était stupide, parfaitement ridicule ! Mais dans ces cas là, la peur reprenait systématiquement le dessus. Leslie sentit sa respiration, déjà hachée par la course, s'emballer. Elle recula jusqu'à sentir le mur du stade dans son dos, manqua de trébucher. Il lui fallut un certain temps pour se calmer et oser enfin regarder à qui elle avait à faire.

    Lysander.
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