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 You and I’ll be safe and sound ◮ Bevy

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Message Sujet: You and I’ll be safe and sound ◮ Bevy   You and I’ll be safe and sound ◮ Bevy Icon_minitimeMer 20 Fév - 15:48






Une tâche d'encre, un grognement, un raclement de gorge, un froncement de sourcils, un grattement de plume. Inspiration, expiration. Je dois impérativement me calmer si je souhaite terminer ce maudit devoirs avant que le soleil ne se couche. Dans moins d'une demi-heure la nuit sombre et froide aura prit possession du ciel laissant ainsi la possibilité aux rêveurs de contempler les étoiles. Hors je n'ai jamais été une rêveuse et contempler les étoiles depuis la fenêtre de la bibliothèque n'est sans doutes pas une activité à laquelle j'aime m'adonner. Foutu botanique, foutu feuillus. Je pousse un lourd soupire et lève d'une façon très théâtrale les yeux au ciel. Moi qui rêvais de souaffles et de balais je suis servie. Je jette un regard noir au morceau de parchemin qui est posé devant moi, je n'y vois que quelques tâches d'encres insignifiantes, pas la moindre information sur le Mimbulus Mimbletonia. Un nouveau grognement m'échappe alors que j'enfouis ma tête entre mes mains. Je suis prête à parier que les élèves présents dans la Bibliothèque seraient prêts à faire mon devoir pour cesser d'entendre mes soupires et mes complaintes larmoyantes pourtant ils se contentent tous de m'envoyer des regards sévères en silence. D'aussi loin que je m'en souvienne, je n'ai jamais passé plus de vingt minutes d'affilé en ce lieu par peur de devoir par la suite me faire intenter à Sainte Mangouste pour lésions psychologiques. Il n'y a que Samaël pour aimer ce genre d'endroit néfaste pour la race humaine. Je hais l'ambiance calfeutrée et les chuchotements, je hais la poussière qui vient chatouiller mes narines, je hais les regards haineux des élèves trop studieux, je hais le regard désespéré de la bibliothécaire qui se demande si elle ne devrait pas venir me donner un petit coup de pouce. Enième soupire las et bruyant. Je suffoque, des fourmillements traversent mes membres endoloris, mes cheveux ressemblent à un nid de corneille, mes mains sont noires d'encre et il n'y a toujours aucun mot sur ce stupide parchemin. « He merde ! Connerie de Mimbulus Mimbletonia ! » Prise d'une rage soudaine, je pousse sans aucune délicatesse tous les bouquins qui occupaient ma place de travaille, me jette sur le parchemin tel un fauve affamé et le froisse. Trop ressemblant avec la lettre que les géniteurs m'ont envoyée, ce parchemin immonde et maculé d'encre ne fait que ressortir de sombres pensées - mon envie de quitter le domicile familiale, la situation familiale insoutenable, la peur de perdre définitivement mes frères et sœur et de n'être plus qu'un monstre à leur yeux et l'envie de me battre contre les pro sang-purs- que je tente d'enfouir dans un coin de ma tête ne mérite que la mort. Alors qu'il ne reste qu'une minuscule boule de parchemin froissée sur la table, un rire nerveux et suraigu s'échappe de mes lèvres, la bibliothèque a bel et bien atteint mes neurones. Quelques chuchotements indignés se font entendre, impassible je reste clouée sur ma chaise les yeux dans le vide. L'envie de fuir cet endroit à l'atmosphère lourde et pesante ne me lâche pas, un long combat intérieur et silencieux me déchire. Rester ici, me calmer, terminer ce devoir, partir en courant, me sauver, prendre mon balai et m'enfuir dans les nuages. Je pousse un petit gémissement et plonge ma tête sur mes bras croisés sur la table. Il fait maintenant bien trop sombre pour voler je le sais, partir ne serait pas sage et je sais que le fond du problème ne se trouve pas dans ce fichu devoir de botanique. Fuir la réalité sur mon balais en volant une vingtaine de minutes ne sera bientôt plus suffisant. Il m'en faudra toujours plus pour échapper aux problèmes familiaux, à cette guerre qui faire rage dans mon esprit et dans mon cœur. Je ferme les yeux et décide de me laisser mourir ici, avachie sur cette table sous les regards noirs de tous les élèves. Qu'ils aillent au diables, tous autant qu'ils sont. Ma tête s'enfonce un peu plus entre mes bras, un petit rire m'agite alors que j'imagine mon corps usé par le temps, retrouvé dans la même position quelques années plus tard. Cause du décès, un terrible Mimbulus Mimbletonia. Et c'est comme ça que, la tête appuyée sur les bras, les yeux clos je rêvasse. Quelques minutes, une heure, la notion du temps m'échappe jusqu'au moment ou un raclement sonore de chaise ne me sorte de mes pensées. La tête toujours enfouie sous mes bras, je pousse un cri en sachant pertinemment qui vient de s'asseoir vers moi. Ça ne peut être que Teddy, le têtard blond haut comme trois pommes de Gryffondor qui me suit comme son ombre et qui pense que le fait de porter des cravates de couleur assortie -couleur des rouges et or- fait de nous des amis. « Laisse-moi tranquille microbe, je n'ai pas la tête à écouter un exposé sur l'équipe de Quidditch de Gryffondor. » Même si ma voix est quelque peu étouffée par la protection que m'offrent mes bras je sais que le jeune homme m'a parfaitement entendue. Son absence de réaction me fait sortir de ma grotte. Dehors, la nuit a englouti la moindre parcelle de lumière. « Je suis sérieuse Tedd.. » Ma voix s'étrangle dans ma gorge, je fronce les sourcils. Ces longs cheveux blonds n'appartiennent surement pas au jeune Gryffondor que je fuis comme la peste depuis des semaines, ces yeux d'un bleu acier non plus. Ils sont la copie conforme de mes yeux, des yeux de Samaël. Les yeux des Dolohov. « Qu'est ce qui me vaut l'honneur de ta présence Bevy ? Si c'est ton ami de Serpentard qui veut des excuses tu peux lui dire d'aller se faire voir par un troll. La prochaine fois qu'il touche à un seul cheveux d'un petit deuxième année je ne me gênerai pas de l'envoyer à l'Infirmerie qu'il soit ton ami ou non.» Ma voix est froide, suspicieuse. Impossible que Beverly vienne pour passer du temps en ma compagnie, elle passe bien trop de temps à écouter les conneries que peut dire Alexander ou la vieille harpie fripée qui nous sert de grand-mère pour vouloir passer du temps avec la traître à son sang qui lui sert de grande sœur.
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Message Sujet: Re: You and I’ll be safe and sound ◮ Bevy   You and I’ll be safe and sound ◮ Bevy Icon_minitimeLun 4 Mar - 18:18

Alix & Beverly


Comme tous les soirs après les cours, Beverly s'attelle au travail que lui donnent ses professeurs, sans penser que les élèves auraient besoin d'un minimum de repos. A croire qu'ils n'ont jamais été élèves avant eux, c'est stupide. Sa plume gratte le parchemin neuf de début d'année qu'elle a acheté avec sa mère sur le chemin de traverse et en dehors de ce bruit, le silence plane sur la salle commune des verts et argents. A cette heure-ci, tous travaillent avec ardeur parce que tous sont ambitieux et veulent continuer à s'élever dans la société magique, être plus riche encore et plus reconnus. Plus. Les élèves de cette salle en veulent toujours plus et c'est d'ailleurs cette caractéristique qui leur a valu cette place au sein de la maison du digne Salazar. Beverly est fière d'arborer ce blason verdâtre, tout comme son frère aîné. Un soupire s'échappe cependant de sa bouche lorsqu'elle pense à Alix qui a atterri chez les rouges et or, décevant au passage leur père et leur grand-mère. Et s'il n'y avait eu que la maison, Bervely était sûre que leur père serait passé au-dessus, mais non, Alix ne s'était pas contentée de se faire discrète et jouait sur la chose. Elle proclamait haut et fort l'égalité des sangs et fréquentait des nés-moldus. Elle était une honte pour la famille Dolohov et ça, la grand-mère de Beverly le lui avait bien ancré dans la tête. Peut-être était-ce elle qui était trop manipulable, se laissant très vite, voir trop vite convaincre, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser autrement, c'était une idée pré-conçue qu'on lui avait enfoncé dans la tête depuis l'enfance à coups de marteaux pour être sûre qu'elle ne fasse pas faux bond à la famille.

C'était en pensant à toutes ces choses que la jeune blonde se sentait en colère contre Alix. Elle avait l'impression que cette dernière l'avait abandonnée, laissée seule face aux hystéries de sa grand-mère, aux attendes trop grandes de son père et son grand-père, ainsi qu'aux soupirs désespérés de sa mère. A elle non plus, cette vie ne lui convenait pas. Elle ne voulait pas être la parfaite petite épouse qui plus tard, resterait seule à la maison pour élever les enfants de son mari, tandis que ce dernier s'épanouirait dans son travail où il aurait certainement un poste haut placé. Même si elle se tuait à la tâche en rapportant de bonnes notes, elle savait que jamais elle ne pourrait faire ce qu'elle voudrait de sa vie, jamais elle n'obtiendrait un poste au ministère comme elle le souhaitait tant. C'était mal d'envier le courage d'Alix, mais c'était comme ça.

C'est perdu dans ses pensées que Beverly sursaute finalement suite à un cris de rage de la part d'un de ses camarades. Elle tourne le regard vers lui, un sourcil haussé, comme le reste des élèves de la pièce. Certains lui lancent un regard assassin, tandis que d'autres comme la jeune Dolohov se contentent de hausser un sourcil. C'est Coleen, une de ses amies et cette dernière a l'air contrarié. De sa démarche rapide et gracieuse, elle s'approche de Beverly qui lit dans son regard que quelque chose va lui tomber sur les épaules, comme d'habitude. « Ta... » La jeune blonde pose son regard bleu acier dans celui de son amie, remarquant que cette dernière se retient de jurer. « Soeur. Je te préviens que si elle s'en prend encore une seule fois à mon frère, je la fais disparaître sous le lac noir, je te donne ma parole ! » Il est tard, Beverly n'a pas encore mangé et elle est longue à la détende. Qu'est-ce qu'Alix à encore fait ? « Tu veux bien te calmer ? On va parler en privé, tu vas respirer calmement et ... » Mais Coleen qu'elle connait depuis qu'elle est en âge de marcher ne lui laisse pas le temps de terminer, rouge de colère, elle hausse même le ton, tandis que Beverly l'attrape par le bras et l'attire vers les marches qui mènent aux dortoirs « Non, je ne vais pas me calmer ! Ta soeur pense faire la loi dans cette école, mais elle n'est rien d'autre qu'un traître à son sang, tu m'entends ? Je ne vois pas pourquoi tes parents ne la renient et ne la déshéritent pas ! » Les paroles de Coleen blessent la jeune Dolohov, mais digne à son rang, elle se contente de hausser les sourcils, relevant le menton et gardant le dos bien droit. « Tu me sembles juger ma famille bien vite, pour une amie. » Coleen semble vexée, mais Bevy s'en moque, ce qu'elle vient de dire ne lui plaît pas du tout. « Tu sais très bien que j'adore ta famille, ton père, ta mère et même Samaël. Mais Beverly, tu vas vraiment prendre le parti d'Alix ? Te lever contre moi pour... Elle ? »

La jeune Dolohov pousse la porte de la bibliothèque d'un geste sec où elle a appris qu'Alix faisait ses devoirs. Un véritable exploit, avait-elle rétorqué alors à sa source, moqueuse. Elle lance un regard circulaire autour d'elle, lançant un regard dédaigneux à certaines personnes présentes avant de repérer la chevelure de sa soeur, la tête entre ses bras posés sur la table. Quelle classe, pense-t-elle immédiatement en haussant un sourcil, tandis qu'elle s'avance vers son aînée, sa cape verte émeraude volant derrière elle. Une fois arrivée à la hauteur d'Alix, elle tire la chaise, faisant exprès de faire du bruit pour que cette dernière la remarque et prend place sans demander la permission, comme elle l'aurait fait avec n'importe qui d'autre. Elle enlève délicatement sa cape qu'elle pose sur le dossier de la chaise et s'apprête à prendre la parole, mais sa soeur la devance. « Laisse-moi tranquille microbe, je n'ai pas la tête à écouter un exposé sur l'équipe de Quidditch de Gryffondor. » Microbe ? Equipe de Gryffondor ? Beverly croise délicatement les bras sur la table, haussant un sourcil. « Je suis sérieuse Tedd.. » Les choses sont tout de suite plus claires. Alix la confond avec cet abruti qui la suit partout, comme si elle était une star de quidditch ou autre. Elle ne cesse cependant de fixer son aînée qui semble enfin daigner relever le regard dans sa direction, percutant qu'elle n'est pas face à ce fameux Tedd, mais bien à Beverly. « Qu'est ce qui me vaut l'honneur de ta présence Bevy ? Si c'est ton ami de Serpentard qui veut des excuses tu peux lui dire d'aller se faire voir par un troll. La prochaine fois qu'il touche à un seul cheveux d'un petit deuxième année je ne me gênerai pas de l'envoyer à l'Infirmerie qu'il soit ton ami ou non. » La jeune blonde plisse les yeux et se retient de les lever au ciel, posant ses mains à plat sur la table pour se calmer. Elle lui lance un sourire hypocrite, inclinant très légèrement la tête de côté. « Moi aussi, je suis heureuse de te voir, Alix. » Elle marque une pause, ne lâchant pas sa soeur du regard. C'est toujours la même chose : dès que Beverly se retrouve dans la même pièce que sa soeur, la colère l'envahit. « Je vois que tu es toujours aussi polie et adorable. » Elle laisse échapper un rire qui ressemble plus à un cri étouffé, tant elle voudrait frapper sa soeur à coups de livre, mais elle se retient. « Tu n'as pas encore compris que c'était une chaîne sans fin ? Zane s'en prend à ce petit de deuxième année, tu t'en prends à Zane, Coleen s'en prendra à toi ou se vengera sur le petit et ça n'aura pas de fin. Tu me suis ? » Beverly pose la main sur son cou, attrapant le collier de perle offert par sa grand-mère et se met à jouer avec pendant quelques instants, signe de nervosité, même si elle tente toujours de le masquer. « Est-ce que... » Elle soupire, détourne le regard, puis parcourt la bibliothèque des yeux avant de les reposer sur Alix. « Tu comptes partir de la maison ? »
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Message Sujet: Re: You and I’ll be safe and sound ◮ Bevy   You and I’ll be safe and sound ◮ Bevy Icon_minitimeDim 10 Mar - 17:24






« Moi aussi, je suis heureuse de te voir, Alix. » Sa voix est sèche, froide. Aussi froide que ses deux yeux bleus plongés dans les miens. Instinctivement, un petit rire s’échappe de mes lèvres alors qu’une main se passe dans ma chevelure pour la décoiffer encore un peu plus. Il serait difficile de savoir que la jolie jeune fille qui se tient en face de moi est ma petite sœur tant nous sommes différentes. Hormis notre longue chevelure blonde –que je teins même parfois, simplement pour ne pas trop ressembler à notre mère- et les yeux très distincts que possèdent tous les Dolohov – d’un bleu acier, tranchants, froids et durs comme la glace- rien ne semble indiquer que nous sommes de la même famille, que le même sang coulent dans nos veines. C’est avec classe, dignité que Beverly évolue dans les couloirs de Poudlard. Le regard fier, la tête haute, d’un pas assuré. Lorsqu’il m’arrive de la croiser dans le château un sentiment de haine et de malaise m’habite alors je finis par m’éloigner d’elle, ne supportant pas les sentiments que ma petite sœur arrive à faire ressortir en moi, ceux que j’avais réussi à enfouir au plus profond de moi-même bien des années avant. Honte, culpabilité, amour pour cette famille tant détestée. Bien que l’avouer m’est difficile, Beverly a toujours été une partie importante de ma vie. Ma petite sœur, celle sur qui je m'étais promis de veiller coute que coute lorsque j'avais vu pour la première fois ces grands yeux bleus émerveillés devant la beauté du monde. Et même si mes démonstrations d'affection à son égard sont à l'heure actuelle quasi inexistante, je veille sur elle chaque jour du coin de l’œil. Il m'est pourtant difficile de voir à quel point les jours passant elle ressemble de plus en plus à cette vieille harpie qui nous sert de grand-mère. Un faible soupire m'échappe alors que mes yeux se plongent dans ses prunelles pour ne plus les lâcher.

«Je vois que tu es toujours aussi polie et adorable. » Le peu de contenance que ma sœur affichait lorsqu'elle s'était adressée à moi s'envole lentement. Elle semble être lassée de mes paroles, par mon attitude, par le moindre de mes faits et geste. Comme Samaël, comme Alexander, comme nos parents je suppose que Beverly ne supporte pas ce que j'inflige à la famille. Un nouveau rire amer s'échappe de mes lèvres. Beaucoup plus fort cette fois-ci, il attire l'attention de quelques érudits que me lancent des regards furieux. Je m'en moque mais tente malgré tout de reprendre un peu de contenance face au regard que me lace la blondinette. Ce n'est que lorsque mes yeux se posent sur ses petits doigts pâles que mon rire s'étouffe dans ma gorge et que mon humeur légère s'assombrit en moins de quelques secondes. Je lance un regard haineux aux perles que Beverly portent au cou -perles offertes par la momie- et croise les bras sur ma poitrine en reculant ma chaise de quelques centimètres. « Tu n'as pas encore compris que c'était une chaîne sans fin ? Zane s'en prend à ce petit de deuxième année, tu t'en prends à Zane, Coleen s'en prendra à toi ou se vengera sur le petit et ça n'aura pas de fin. Tu me suis ? » L'irrésistible envie de lui faire manger son stupide collier de perles ne me quitte plus. Un petit grognement s'échappe de mes lèvres alors que mes yeux se plongent une nouvelle fois dans les siens. Son ami Serpentard a bien eu de la chance d'éviter l'Infirmerie, je ne regrette rien Beverly doit le savoir et ceci ne l'empêche pas de se tenir ici, dans cette bibliothèque face à moi et de me reprocher d'attaquer le frère d'une de ses amies. Mes sourcils se froncent. « Je te suis Bevy, je te suis parfaitement. Mais c'est ton ami qui semble être aussi stupide qu'un troll des montagnes. Il perdra toujours à ce petit jeu qu'importe son rang, son sang ou ses fréquentations. » Ma voix se fait encore plus grave lorsque la scène du deuxième année de Poufsouffle terrorisé face à ce Serpentard me reviens en mémoire. « Que sa sœur touche à un seul cheveu du Poufsouffle et elle réalisera.... » « Est-ce que...Tu comptes partir de la maison ? » Nos deux voix se mêlent et s'éteignent à l'unisson. Prise au dépourvue j'hoquette de surprise alors que le regard de ma petite sœur se détourne du mien. Inattendue, lâchée comme une bombe en plein milieu de la conversation sa question me fait autant de mal qu'elle semble lui faire du mal. Ma bouche est aussi sèche que du papier à musique et toutes les défenses que je m'étais appliqué a forger pour ne pas laisser paraître mes émotions s'effondrent face à la fragilité soudaine de Beverly.

Un soupire m'échappe, je me mords la lèvre tiraillée entre l'envie de la prendre dans mes bras et de lui promettre que tout ira bien et celle de lui arracher le collier qu'elle porte autour du cou. Ce collier est le responsable. « Qui t'as-dis ça ? » Ma voix n'est presque plus qu'un chuchotement. Lentement, je rapproche ma chaise de la sienne alors que son regard fuis toujours le mien. Mes yeux se ferment quelques instants, ma main pince l'arrête de mon nez. « Ecoute Bevy... Tu vas sans doute te dire que c'est l'acte le plus lâche que je puisse commettre mais j'y ai réfléchis durant de longues nuits. Il m'est impossible de vivre plus longtemps sous le même toit que ces...» Je fais une coure pause et me racle la gorge.« Les parents ou même Alexander. » Mes prunelles se plongent dans les siennes. Ma main avance sur la table à la recherche de la sienne mais je me stoppe au dernier moment en poussant un nouveau soupire. Je n'avais jamais réussi à imaginer une seule fois la scène où j'annoncerai mon départ de la maison à Beverly, jamais je n'aurai songé être aussi désemparée, de me retrouver ainsi désarmée face à ma petite sœur. « Si je ne pars pas, ils finiront par me chasser un jour ou l'autre, ça aussi on le sait. Et je refuse de leur faire ce plaisir. »
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Message Sujet: Re: You and I’ll be safe and sound ◮ Bevy   You and I’ll be safe and sound ◮ Bevy Icon_minitimeSam 30 Mar - 23:22

Alix & Beverly


L'idée que sa grande-soeur s'en aille définitivement du manoir Dolohov avait tourmenté Beverly depuis maintenant un bon bout de temps, sans cependant qu'elle n'en parle à personne, évidemment. Même pas à ses amies, de peur d'être jugée, comme ces dernières savaient si bien le faire. C'était tellement facile de cataloguer Alix de traître à son sang, de Dolohov indigne et bien d'autres insultes dont sa soeur n'avait que faire. La jeune blonde ne savait pas comment cette dernière pouvait passer au-dessus de toutes ces infâmes critiques, sans jamais froncer un seul sourcil, elle qui n'avait pourtant pas peur de crier haut et fort ce que d'autres pensaient tout bas. Habituellement, Beverly faisait partie de ces filles. Celles qui jugent les Gryffondors trop bruyants, qui se moquent des Poufsouffles percutés par des élèves de leur maison plus grands et qui font des caprices lorsqu'elles n'obtiennent pas ce qu'elles souhaitent. Mais pas lorsqu'il était question de sa famille, de sa propre soeur.

Le sarcasme était l'une de ses armes de prédilection, tandis que celle d'Alix était l'humour. Lorsqu'un rire amer s'échappe d'entre les lèvres de cette dernière, suite à la remarque de la jeune blonde, Beverly haussa un sourcil, l'air suspicieux. Alix avait toujours eu le don de rire lorsqu'il ne le fallait pas, que ce soit au manoir Dolohov ou bien à Poudlard, s'attirant de la sorte bien souvent les foudres des autres personnes l'entourant. Le rire de l'aînée s'étouffe, tandis qu'un sourire narquois étire les lèvres de la cadette qui semble satisfaite, tout en continuant de jouer avec les perles qu'elle a autour du cou, le regard sournois. Elle recule sa chaise, attirant encore plus l'attention et Beverly lève les yeux au ciel, exaspérée. « Un peu plus de discrétion ne te tuerai pas. N'as-tu donc rien retenu des bonnes manières ? » La remarque avait fusée sans que Beverly ne la contrôle, aussi sèchement que les autres avant que la jeune fille ne décide de se taire pour un petit moment, posant ses bras croisés sur la table, l'air sur son visage toujours aussi narquois. « Je te suis Bevy, je te suis parfaitement. Mais c'est ton ami qui semble être aussi stupide qu'un troll des montagnes. Il perdra toujours à ce petit jeu qu'importe son rang, son sang ou ses fréquentations. » Beverly se mord la lèvre, tentant de garder son calme. Toutes deux aiment avoir raison et ce combat est une partie perdue, la cadette ne le sait que trop bien. « Que sa soeur touche à un seul cheveu du Poufsouffle et elle réalisera.... » Elle réalisera que quoi ? Rien du tout. « Tu finiras par payer tous ces affronts à la maison Serpentard, Alix, tu verras. » Elles étaient en terrain miné, aussi, Beverly préféra abandonner le sujet de la conversation, se concentrant sur celui qui l'intéressait réellement : la fuite qu'Alix allait prendre.

Elle lui avait donc demandé, réellement soucieuse si elle comptait s'en aller du manoir, la laissant ainsi seule avec ses deux grands-frères, ses parents et sa grand-mère qui tentait toujours de lui imposer ses idéaux. « Qui t'as-dis ça ? » Alix est surprise, Beverly le voit bien, mais elle s'en moquait, tout ce qu'elle veut, c'est savoir. Savoir si elle va se retrouver seule ou non. « Quelle importance ? » Sa voix froide finit cependant par se transformer en voix plus douce, presque faible. « Je veux la vérité. S'il-te-plaît. » Elle plonge ses yeux gris semblables à ceux de son aînée dans ceux de cette dernière et se redresse pour se mettre droite sur sa chaise, ne voulant nullement ressembler à certaines personnes présentes dans cette pièce, affalées sur leur chaise. « Ecoute Bevy... Tu vas sans doute te dire que c'est l'acte le plus lâche que je puisse commettre mais j'y ai réfléchis durant de longues nuits. Il m'est impossible de vivre plus longtemps sous le même toit que ces...» L'acte le plus lâche ? Comment Alix pouvait-elle penser une telle chose ? C'était en réalité, l'acte le plus courageux que Beverly n'avait jamais vu auparavant. Oser tout abandonner de la sorte, savoir qu'on va être renié et déshérité et continuer tout de même, parce qu'on croit à ses propres idéaux. Cependant, jamais Beverly ne lui avouerait et elle en parlerait encore moins aux autres. « Les parents ou même Alexander. » Et elle, dans cette histoire ? L'entende entre les deux soeurs n'avait jamais été parfaite, mais comment Beverly allait-elle s'en sortir, face à toute cette histoire ? Sans Alix pour distraire son attention ? « D'accord. » Son regard et plus dur et froid encore qu'il ne l'était au début de leur conversation et lorsqu'Alix avance sa main dans sa direction, Beverly ne peut s'empêcher de la regarder dédaigneusement, comme elle sait si bien le faire habituellement.

« Si je ne pars pas, ils finiront par me chasser un jour ou l'autre, ça aussi on le sait. Et je refuse de leur faire ce plaisir. » Beverly sent ses yeux la piquer et elle se rend compte qu'elle pourrait s'effondrer en sanglots à tout instant, mais elle se retient, le menton haut et le dos droit. Elle papillonne des yeux pour faire disparaître toute trace de vulnérabilité sur son fin visage de poupée de porcelaine et lance un regard hautain à sa soeur. « Bien. J'ai ma réponse, tu as fait ton choix, notre conversation s'arrête ici. » Le jeune fille voudrait lui lancer son pot d'encre à la figure, lui faire réaliser qu'elle l'abandonne, même si elle admire son geste, d'un autre côté. « Alexander avait donc finalement raison. » Retrouvant une vague de force et de fierté, elle se lève de sa chaise et attrapa sa cape verte émeraude qu'elle avait soigneusement posé sur le dossier de la chaise avant de chuchoter, pour ne pas attirer l'attention. « Laisse-moi juste te signaler que, pour une Gryffondor, tu me sembles manquer passablement de courage. » Elle contourne la table, posant une main sur cette dernière pour y prendre appui avant de se planter face à sa soeur. « Tu ne fais que fuir, depuis le début. Tu nous laisses, à Alexander et moi le soin d'assurer auprès des parents, de grands-mère et des autres, sous peine de ne pas partager leurs idéaux. » Elle était en colère et malgré toutes ses tentatives, n'arrivait pas à retrouver son calme. « Et moi, dans cette histoire ? » Elle inclina légèrement la tête de côté, le regard toujours planté dans celui de son aînée, plus froid et dur que jamais. « Toi qui, dès que tu en as l'occasion, défends tes petits sangs de bourbe de Poufsouffle. » Elle avait craché cette insulte comme une vipère crachait son venin. Elle n'avait nullement le souvenir d'avoir été mise autant en colère et pourtant, ce sentiment l'avait envahi aussi souvent qu'on entendait les rires d'Alix dans les couloirs. C'est-à-dire... Souvent, très souvent. « Est-ce que moi, tu me défends ? Est-ce que tu sais que j'existe et qu'il n'y a pas que tes petits camarades portant les mêmes couleurs que toi qui existent ? » Elle leva les yeux au ciel, laissant échapper un soupire. « Je suis fatiguée, Alix. Fatiguée de réparer tes erreurs et de devoir être parfaite, parce que toi, tu n'as pas su l'être. »
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