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 On est pas Royals ici ?

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+ SORCIER DEPUIS LE : 22/09/2016
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Message Sujet: On est pas Royals ici ?   Sam 3 Déc - 2:58

La surface paisible du lac fut troublée par trois ricochets avant que le galet plat ne coule dans un plouf plus sonore.

« Tu veux qu’on lui règle son compte à ce crétin de Serdaigle ? »


Je restai un moment sans réagir, à fixer les ondes se propager à la surface du lac. L’ondulation des arcs de cercles après l’impact était semblable à mes yeux, au déploiement d’une idéologie. Par ondes. Il suffisait simplement de jeter un galet dans la mare et de laisser les choses se faire d’elle-même. L’ondée était simple, régulière et mathématique.
Mais lorsque l’on parvenait à faire des ricochets, les ondes se multipliaient, se rencontraient, se confondaient et se brouillaient à la surface ridée du lac, si bien que les épicentres finissaient indéniablement par ne plus être distinguables et disparaissaient dans ce délicieux désordre. Avant que tout ne s’achève et retourne à la normale.

Je me tournais vers Bartholomew dont les petits yeux noirs comme deux fentes dans son visage porcin, me scrutaient avec une intensité mesurée, reflétant à peine l’impatience qu’il contenait par la crainte que je lui inspirais sans doute. Il détourna d’ailleurs les yeux lorsque j’accrochai son regard. « Non pas tout de suite. » dis-je avec un sourire en coin. Mon ton était ferme et froid, comme à l’accoutumée. Il y était habitué. Et de toute façon, je ne lui demandais pas de jouer au psychologue avec moi, juste de m’obéir. Point.
Je ramassai une autre pierre que je soupesai entre mes doigts. « Ne le brutalisez pas de trop, cela n’aurait aucun intérêt. »

Je lançai la nouvelle pierre qui fit deux ricochets de plus que la précédente. Satisfait et fier de moi, je souris très brièvement. « Je veux qu’il comprenne la leçon et je ne veux pas que l’on me rapporte de plainte au sujet des Serpentards, ni par le professeur Avery, ni par aucun autre, vous entendez ? » Le ricanement d’Harold m’agaça. Mon visage se referma. Galetean Nott, ou comment faire encore moins aimable qu’une porte de prison ! « Qu’est ce qui te fait rire ! » dis-je en détournant les yeux de la surface du lac. Je le fusillai du regard.
« Heu… non, heu… rien. » bredouilla-t-il. Voir son air penaud d’elfe de maison me grisait.
« Faites-lui peur, simplement. Dans un premier temps. » précisais-je.

Il valait mieux éviter de se retrouver dans mon collimateur. J’étais très rancunier, j’avais bonne mémoire et tôt ou tard, l’importun finissait toujours par payer l’affront qu’il m’avait fait, quel qu’il soit, et j’aimais particulièrement me délecter des parfums subtils propres à chaque type de vengeance. « Et débrouillez-vous pour qu’il ne moufte pas. » pris-je soin de préciser, au cas où ils n’auraient pas remarqué le nombre d’Aurors qui rôdaient dans l’école. Encore un peu et nous nous serions crus au ministère, ou pire, à Azkaban !

Un groupe d’élèves de troisièmes années passa non loin du lac pour se rendre sur le terrain de quidditch. L’entraînement du soir n’allait pas tarder à débuter. Aussi, par souci de rendre notre conversation tout à fait anodine au cas où elle serait surprise par le quidam lambda, repris-je sur le ton de la conversation : « Il va falloir la jouer serré contre Gryffondor. C’est le dernier match de la saison... »
« T’inquiète, il va pleuvoir des cognards, c’est moi qui t’le dit ! » Harlod était batteur dans l’équipe de Serpentard. Il roula d’ailleurs des mécaniques lorsqu’un groupe de filles passa près de nous, auxquelles je n’aurais pas spécialement prêté attention si cet imbécile n’en avait interpelé une pour se faire mousser. « Tiens mais c’est la miss Rowle ! Qu’est-ce que tu fous ici ? » Et pas n’importe laquelle qui plus est ! Mon sang ne fit qu’un tour. Mon regard se posa sur le visage poupon de la jeune fille pour guetter sa réaction et je ne pu m’empêcher d’imaginer de quelle manière je pourrais faire ravaler son insolence à cet idiot s’il s’avisait à avoir un comportement déplacé avec Rowle. Mais d’un autre côté, personne se savait ce que nous étions l’un pour l’autre. Et c’était bien comme ça. « Salut ! » lâchai-je simplement à l’intention de la jeune fille.
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+ SORCIER DEPUIS LE : 24/09/2015
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Message Sujet: Re: On est pas Royals ici ?   Sam 3 Déc - 14:25

La journée était belle, très belle même,beaucoup trop pour que je consente à rester enfermée à l'intérieur. Je souris de toutes mes dents et lançai :

Et surtout ne t'approche plus de moi ! Je ne veux pas qu'on croit que je pactise avec une née moldue. La différence entre toi et moi est aussi évidente que ce qui sépare l'homme de l'huître morte.

Derrière moi, j'entendis les filles qui étaient toujours collées à moi (que voulez-vous, les Rowle sont comme des aimants) rire à ma comparaison, et n'en étais que plus fière de moi.

Rien à faire, j'aimais vraiment ma vie. Harceler les nés moldus, mépriser tout ceux qui n'étaient pas de Serpentard... Et le tout sans avoir le moindre ennui... Non, vraiment, je suis parfaite, rien à rajouter !

Suite à ma petite joute verbale, je décidai de sortir prendre l'air, suivie de mes fans. Le parc était magnifique à cette époque de l'année et, bien que je ne fasse pas partie des gens qui s'arrêtent sous un arbre pour lire un quelconque livre (la lecture est un loisir bien trop peu divertissant pour moi), j'aime y flaner pendant les beaux jours.

Au bout de quelques mètres, au bord du lac, j’aperçus un groupe de Serpentard. Parmi eux, une silhouette que je ne connaissais que trop bien, celle de Gale. Personne ne savait vraiment qui il était pour moi, et c'était peut-être pour le mieux, mais d'un autre côté, je trouvais cela dommage... Après tout, mon importance ne s'en trouverait qu'améliorée... Et ma popularité grimperait en flèche...

Je m'avançai donc vers eux, en souriant. Sourire qui s'effaca bien vite lorsque l'un des hommes demain (car c'est ce qu'ils étaient de mon point de vue) de Gale m'interpella.

Tiens mais c’est la miss Rowle ! Qu’est-ce que tu fous ici ?

Je regardai l'impertinent avec dédain, je ne me souvenais même pas de son nom. Du coin de l'oeil, je vis que Gale le regardait aussi, je me demandais s'il prendrait ma défense. Puis je mis en marche ma boîte à venin.

Allons allons... Je venais te demander de lécher mes bottes, mais visiblement ta langue est bien trop sale pour que je te laisse la poser sur un quelconque objet m'ayant appartenu. N'oublie pas à qui tu parles. Gale, tu ferais mieux de tenir un peu plus tes sbires, ça me ferait mal de devoir leur donner une leçon de respect.

J'avais dit cette dernière phrase en me tournant vers Gale. Je l'avais vaguement entendu me saluer, mais l'urgence était de remettre l'autre abruti à sa place. Disons que ce que je venais de lui dire tiendrait lieu de bonjour, c'était déjà suffisant...
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+ SORCIER DEPUIS LE : 22/09/2016
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Message Sujet: Re: On est pas Royals ici ?   Mar 6 Déc - 1:52

A peine avais-je eu le temps de fulminer contre cet idiot d’Harold qu’il se prit un retour verbal venimeux, et ce n’était pas de mon fait. Je n’avais pas eu le temps de persifler que Rowle m’avait devancé pour le remettre à sa place.
La jeune fille ayant un tempérament fougueux et explosif, je n’en attendais pas moins de sa part. Je pinçai les lèvres dans un mince sourire amusé qui disparu aussitôt que je reçu moi aussi un jet d’acide, une sorte de dommage collatéral.
Je sentis la moutarde me monter au nez. Je ne tolérais pas qu’on me parle sur ce ton, en particulier devant mes sbires, comme elle se plaisait à les appeler, ainsi que devant le petit groupe de pintades gloussantes qui lui faisait office de suivantes. Elle avait de la chance de disposer d’une immunité diplomatique sinon je l’aurais envoyée sur les roses sans ménagement. C’était le problème avec Rowle. Elle avait tendance à outrepasser la limite de ses privilèges et là, elle me foutait en porte-à-faux. J’avais une réputation à tenir. Je ne pouvais pas me permettre de me faire rabrouer de la sorte par la première gamine venue, même de ma propre maison. Nous allions devoir avoir une petite conversation en tête à tête tous les deux.

Bartholomew avait ouvert la bouche sans doute pour surenchérir mais mon regard en coin et mon sourire éloquent le dissuada de poursuivre. C’était un sourire faux, un sourire vicieux de serpent.
«  C’est sûr que tu t’y connais, en matière de respect, n’est ce pas … Rowle. » Mes yeux sombres étaient à présent rivés sur la jeune fille comme ceux d’un prédateur prêt à bondir sur sa proie si elle daignait bouger ne serait-ce qu’une oreille.

Du coin de l’œil, je vis Bartholomew se reprendre et fermer le trou béant qui lui servait de bouche. Harold, lui, avait sans doute laissé son deuxième cerveau prendre le relais devant la gente féminine. C’était à se demander qui m’avait flanqué d’un abruti pareil ! Et il pouffa bêtement de rire. Il commençait sérieusement à m’agacer.
« Ho ho ! C’est qu’elle mordrait en plus ! » s’amusa-t-il. « Si tu crois que parce que t’es une Rowle…» Et l’autre imbécile qui en rajoutait une couche, n’avait visiblement pas compris la leçon.
« Et bien justement ! » l’interrompis-je froidement avant qu’il ne commette une grave faute d’étiquette, ce qui en soit, m’arrangeait et donnait du crédit à mon intervention. « Toi non plus ce n’est pas le respect qui t’étouffe !  Dois-je te rappeler que son sang est plus pur que le tien, ou tu es capable d’imprimer cela tout seul ? Fais-lui tes excuses ! » Il me regarda avec un air passablement outré, un peu réticent à s’excuser, par fierté sans doute, mais il savait qu’il avait fauté et ne tenait pas à me voir me mettre en colère, de ce fait, il finit par obéir, de mauvaise grâce. « S’cuse ! » Je jubilais.

« Tu voulais me voire Rowle ? » demandai-je, altier. C'était plus une question de rhétorique qu'autre chose. Je n'attendais pas d'autre réponse qu'une affirmation. Je n’eus pas besoin d’en dire plus pour que mes deux sbires se sentent de trop et prennent l’initiative de nous laisser. Je jetais un regard ostensiblement mauvais au fanclub bruyant de la jeune fille avant de reposer sur elle mes prunelles marron glacé. C’était une manière de lui dire « si elles pouvaient dégager aussi celles-là… »
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Message Sujet: Re: On est pas Royals ici ?   Jeu 15 Déc - 16:33

Lorsque je vis Gale ranger son sourire à mes paroles, je ne pus m'empêcher de me mordre la lèvre. Zut, j'avais tendance à oublier que celui-là, je n'avais pas le droit de le remettre à sa place. Et hors de question que je m'excuse devant les larbins, manquait plus que ça. Et voilà que c'était à mon tour de me prendre une petite claque orale.

C’est sûr que tu t’y connais, en matière de respect, n’est ce pas … Rowle.

Je fis un léger sourire. Apparemment, la virilité et la fierté de Monsieur Rosier-Nott en avait pris un coup et... NON Autumn tu ne te moques pas de lui tu ne peux pas ! Je fronçai légèrement les sourcils, histoire de lui signifier que ce genre de phrase aurait très bien pu attendre que l'on soit seuls. J'allais lui demander si d'ailleurs il était possible pour lui de dégager ses teckels hargneux vu que je comptais virer mes groupies, lorsque l'un des animaux sus-dits ouvrit la gueule pour aboyer.

Ho ho ! C’est qu’elle mordrait en plus ! Si tu crois que parce que t’es une Rowle…

Ah non ! Alors là non ! Celui-là, j'allais me le faire, et sans tarder. Mais à peine avais-je eu le temps de préparer ma phrase que Gale l'avait déjà rabroué et... Merlin ! Il l'obligeait à me faire des excuses.  Profitant du fait qu'aucun des deux ne me regardait, je pris une pose un peu plus hautaine qu'à mon habitude, un peu comme quand je parle aux elfes de maison chez moi. La poitrine en avant, le menton relevé, les yeux mi-clos. Juste ce qu'il faut pour dire "Tu n'es qu'une bouse d'hyppogriffe fraîchement démoulée, ne l'oublie pas". Voilà, là j'étais prête à recevoir des excuses. J'attendis, puis entendit un simple "S'cuse", marmonné entre ses dents. Décidément, il allait vraiment falloir que j'apprenne à Gale comment on remet les gens en place. Si l'une de mes groupies lui avait manqué de respect, j'aurais fait en sorte qu'elle se jette à ses pieds et implore son pardon, non seulement pour elle mais aussi pour ses futurs enfants et petits enfants.

La voix de Gale me tira cependant de mes réflexions.

Tu voulais me voire Rowle ?

A peine avait-il fini sa phrase que ses sbires s'éclipsaient. Je ne pus m'empêcher d'en rajouter un peu.

Allez les teckels, hop hop, à la niche et plus vite que ça ! On laisse les humains parler entre eux maintenant.

Je souris, fière de moi, avant de me rendre compte que mes groupies étaient toujours derrière moi, à ricaner bêtement, et Gale les regardait. Ok, force était de constater que là, ses larbins étaient bien mieux dressés. Je me retournai vers mon fanclub.

Ce qui vaut pour eux vaut pour vous aussi. Allez hop du vent, on laisse les grands parler.... Voyant qu'elles ne réagissaient pas (ne pas demander à une groupie d'être intelligente, ça serait trop pour elle), je me sentis obligée de rajouter un petit quelque chose. CASSEZ VOUS BANDE DE PINTADES DECEREBREES !

Voilà, ça, c'était fait. Une fois qu'elle se furent éloignées, je me retournai vers Gale, un sourire aux lèvres. Mais le sourire partit bien vite lorsque je me rendis compte que, si je voulais démarrer la conversation sous de bons augures, j'allais devoir revenir sur la phrase de tout à l'heure. Les excuses ne sont vraiment, mais alors vraiment pas mon fort. Je pris donc une grande respiration.

Bon, désolée pour tout à l'heure. J'aurais pas du t'envoyer de pique, t'avais rien dit. Puis avant même qu'il n'ajoute quoi que ce soit. Fin de l'incident, pitié n'en rajoute pas c'est déjà assez dur comme ça de s'excuser.

Je pris une moue boudeuse pendant quelque secondes, puis annonçait enfin la raison de ma venue vers lui.

Oui, je voulais te voir. Vois-tu, cela fait maintenant trois ans que je suis à Poudlard. Et jusqu'ici, on peut pas vraiment dire qu'on se soit fréquentés. Mais bon, je pensais, au vu de notre statut l'un pour l'autre, que ça serait peut-être bien de commencer non ? Et puis peut-être qu'il faudrait annoncer à certaines personnes quels sont nos véritables liens ? T'en penses quoi?

J'attendais sa réponse, je refusais de lui dire de quelles personnes je parlais, mais s'il était un tant soit peu intelligent, il trouverait bien tout seul. Je m'assis contre l'arbre, face à lui, et attendis.
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Message Sujet: Re: On est pas Royals ici ?   Mar 27 Déc - 0:36

J’avais parfois l’impression d’être dompteur dans un cirque et j’aurais préféré avoir des hypogriffes à dresser plutôt que des êtres stupides dotés de paroles et n’étant pas foutus de tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de l’ouvrir. Quand bien même ils n’avaient aucune idée du lien qui me liait à Rowle cela ne justifiait pas pour autant leur méprise. J’avais laissé Harold s’en tirer avec ses deux mots d’excuse mais je ne faisait pas preuve de laxisme et encore moins de clémence. Si je n’ajoutai rien pour l’instant, à l’intention d’Harold, il payerait plus tard l’affront qu’il avait fait à la jeune fille. Pour l’heure j’étais impatient. Leur présence m’agaçait et je voulais qu’ils dégagent. Tous !

Les deux garçons lancèrent des regards mauvais à la jeune fille et je sentis aussi une attente de soutien de ma part. Je me contentait de secouer la tête avec un regard éloquent signifiant ‘Laissez tomber’. Nous reparlerions de tout cela plus tard, quand je serais d’humeur et d’avantage disposé. Je n’avais pas spécialement envie de me donner en spectacle devant la moitié des troisième années, d’autant plus avec Rowle comme paramètre hasardeux et indomptable. Autant virer tous les témoins au plus vite. Mon statut de préfet de Sepentard me conférait un certain statut me permettant d’avoir l’immunité sur certains ragots que pourraient colporter la suite d’écervelées de la miss. Je n’y allai donc pas par quatre chemins. Elle fit le reste.

Je restai planté là sans rien dire tandis que le groupe de filles s’éloignait puis rivai de nouveau mes prunelles sur la jeune Rowle. Elle avait toute mon attention désormais. Je la laissai s’exprimer en premier puis arquai un sourcil de surprise à l’entendre s’excuser. “N’en parlons plus alors. Mais si tu pouvais t’abstenir à l’avenir… Cela t’évitera d’avoir à t’excuser.” lâchai-je sur un ton plus neutre.

Je fis quelques pas vers la jeune fille puis l’invitai à m’accompagner sur les rives du lac pour discuter. Mais elle n’avait pas l’air prédisposée à marcher. Mon statut de préfet m’avait enseigné la patience. Enfin, si l’on peut dire. J’attendis donc. Je ne fus pas vraiment surpris par le sujet qu’elle aborda. Après tout, nous étions promis l’un à l’autre depuis l’enfance. Je m’attendais à ce que cela vienne sur le tapis, tôt ou tard. Je m’interrogeais juste sur le “pourquoi maintenant ?”

“Trois ans nous séparent Autumn. Il est normal que nous n’ayons pas tout à fait les mêmes fréquentations.” J’avais laissé tombé la formalité du nom de famille au profit de son prénom, chose que je ne faisais que dans l’intimité. C’était aussi une manœuvre visant à la rassurer sur cette proximité qu’elle semblait rechercher. “Nous sommes dans la même maison, rien ne t’empêche de venir me voir quand tu le souhaite. Si tu as… besoin de quelque chose en particulier.” Je n’étais pas certain de bien comprendre sa requête. Était-elle en train de me demander de lui consacrer d’avantage de temps ? Pour faire connaissance par exemple ?

Quant au fait d’annoncer notre lien : “Pour quoi faire ?” lâchai-je sans tact.
Il allait sans dire que la petite Autumn grandissait et devenait femme. Je n’étais pas complètement aveugle et j’avais bien remarqué ses dernières transformations. Son sale caractère lui, en revanche, ne changeait pas. Tant que je n’en faisais pas les frais, elle pouvait bien traiter qui elle voulait de bouse de scrout à pétard ou d’hypogriffe, cela m’était bien égal. Cependant, j’avais une vague idée de l’endroit où elle voulait en venir avec ses questions. Elle avait forcément du remarquer les liens étroits que j’entretenais avec certaines personnes comme elle disait, à Serpentard. Dont Lulla, pour ne citer qu’elle. Serait-elle jalouse ? J’esquissai un léger sourire en coin, intéressé. “Penses-tu que cela change quelque chose au fait que tu deviennes ma femme à l’issue de Poudlard ?” J’appuyai mon épaule sur le tronc de l’arbre contre lequel elle venait de s’asseoir. “Tu pensais à qui précisément ?” Je voulais l’entendre de sa propre bouche.
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Message Sujet: Re: On est pas Royals ici ?   Jeu 9 Fév - 14:19

Il m'énervait, mais il m'énervait vraiment... J'avais bien vu son sourire en coin, il avait compris, mais il voulait me l'entendre dire. Et je refusais de prononcer le nom de cette.... fille qui était son amie, il en tirerait une trop grande satisfaction, et de plus cela ne servait à rien. Je connaissais Gale, rien ne le ferait changer d'avis, et pour le coup, ce n'est pas un caprice de fiancée jalouse qui allait changer quoi que ce soit.

Je levai les yeux vers lui, il était bel homme. Pas étonnant que les morues lui tournent autour. Mais quand même, je me devais de protéger mon territoire. Après tout, on était jamais à l'abri d'un coup de canif dans le contrat, même si le coup de canif en question ne consistait pas à passer la bague au doigt à la première tête de fouine qui passait dans les alentours. Cependant, s'il faisait ça et que mon père l'apprenait, cela jetterait le déshonneur sur ma famille.... et finirait d'enterrer la sienne. Je me décidai donc enfin à ouvrir la bouche.

Tu vois très bien de qui je parle Gale, ne joue pas à ça avec moi, tu as l'esprit bien plus affûté que les scrouts à pétard qui te suivent de partout. Ecoute, ce que je veux dire, c'est que puisqu'on doit passer le reste de notre vie ensemble, j'aimerais que nous ne soyons pas de parfaits inconnus le jour de notre union. Déjà qu'on n'a pas pu choisir, si en plus on fait pas d'efforts, ce n'est pas la peine, tu ne crois pas ?

Je soupirai. Etre aimable c'était vraiment pas ma tasse de thé, mais pour le coup, je n'avais pas vraiment le choix. Autant éviter de me mettre à dos nos deux paternels. Au bout d'un moment je tentais un sourire chaleureux.

Et puis je suis sûre que tu pourrais m'apprécier tu sais ! Je pense pas être la fille la plus laide du monde, ni la plus méchante ! ..... Bon je te l'accorde, je suis méchante, mais je t'assure que c'est toujours pour la bonne cause ! Et puis je déteste ces sang de bourbe qui se baladent partout en toute impunité...

Je me mordis la lèvre à peine ma phrase finie. Je m'étais tellement laissée emporter que j'avais oublié le doute qui planait sur la pureté du sang de Gale. Je décidai de vite détourner la conversation.

Quant au fait que... certaines personnes ne connaissent pas nos liens... Je ne dis pas que cela changera quelque chose au fait que nous sommes promis l'un à l'autre... Mais j'aime pas trop que certaines moules viennent s'accrocher à un rocher qui n'est pas le leur.

Je réprimais un grognement ainsi qu'un air boudeur qui allait pointer sur mon visage. Au bout de quelque secondes je finis par me lever et m'appuyer contre l'arbre, presque collée à Gale. Je m'approchais encore un peu de lui, voyant qu'un groupe d'élèves passaient assez près de nous, et voulant être sûre qu'il serait le seul à entendre ce que j'allais dire.

Je veux bien respecter tes relations amicales Gale, après tout je n'ai rien à dire. Tu l'as dit toi-même, nous avons trois ans de différence, et puis si tu restais tout le temps avec moi, on ne se supporterait plus avant même d'avoir quitté Poudlard ! Mais je veux être sûre que ces relations amicales connaissent bien leur place. C'est tout. Parce que je ne compte pas céder la mienne...

J'avais dit cela en plantant mes yeux dans les siens, mais je dois avouer que son regard me laissait.... une sensation que je n'avais jamais ressentie auparavant. Je décidai donc de me reculer légèrement et d'attendre sa réponse.
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