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 Révison notre jugement, ou pas. [Benedict et Vesper]

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+ SORCIER DEPUIS LE : 02/01/2016
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Message Sujet: Révison notre jugement, ou pas. [Benedict et Vesper]   Mer 31 Aoû - 1:03




Révison notre jugement, ou pas.


Mai 1981

J’avais la tête du parfait Serdaigle, le visage rivé sur l’épais volume de potion au programme des septièmes années, les sourcils froncés en proie à une intense réflexion, la plume levée au dessus d’un parchemin de trente centimètres couvert de notes éparses. On aurait pu croire que j’étais concentré sur mes révisions. C’était d’ailleurs de ce que j’étais en train de faire quelques minutes plus tôt. Mais mon esprit s’était égaré ailleurs. Je revoyais ces faux élèves suspendus, ces lettres de feu sur le sol qu’un professeur s’était empressé de faire disparaître et le tumulte qui avait suivi ; les accusations dont j’avais une fois de plus fait l’objet. J’aurais du y être habitué depuis le temps. Dès qu’il se passait un truc étrange dans l’école, mon nom finissait toujours, tôt ou tard, par se suspendre aux lèvres des médisants. Ce n’était pas la première fois. Mais pourtant, ça me faisait toujours mal d’être systématiquement associé à ces horreurs. Ils ne comprenaient rien ! Ils n’avaient jamais rien compris ! O biensûr ! Je ne m’évertuais pas à geindre comme un marmouset, ça non ! Je restai le plus souvent indifférent, afin de ne pas leur donner le crédit qu’ils croyaient s’octroyer en me dénigrant de la sorte. Mais au fond, tout cela me rendait malade ! Je n’étais pas comme eux ! Je ne nourrissais aucun noir dessein, si ce n’est, celui de la magie noire, mais uniquement pour ce qui était de la connaissance.

La plume suspendue au dessus de mon parchemin, je m’égarais en pensées, les yeux rivés sur la page de mon livre que je ne voyais même plus. Je ressassais, je me souvenais, je croisais les informations et tentais de les analyser. Qui pouvaient-ils bien être ? Des pro-sang purs ? L’école en était remplie ! Cela pouvait être n’importe qui. Cela pouvait être moi. Je faisais d’ailleurs le bouc émissaire idéal pour leurs méfaits. J’avais attiré l’attention sur moi et je continuais de le faire, malgré moi, tandis que eux, agissaient dans l’ombre. Mes doigts se crispèrent sur ma plume, de colère. J’étais en colère contre eux, car non seulement je trouvais leurs actes ignobles, mais je leur en voulais de me faire porter le chapeau. Et j’étais en colère contre moi-même car je n’arrivais pas à rationnaliser et j’étais déjà en train d’imaginer une théorie du complot. Et pour couronner le tout, j’étais en colère car j’étais sensé réviser et je n’étais pas foutu de me concentrer sur mon sujet.

J’avais songé à écrire à monsieur Hamilton, pur lui raconter ce qu’il s’était passé. Mais je m’étais résigné, pensant l’entreprise trop dangereuse. J’avais indéniablement fait le rapprochement entre cet évènement et ces mages noirs au service de ce Lord terrifiant dont rien que la pensée me faisait frémir d’effroi. Ceux qui avaient fait cela, à Poudlard, se pouvaient-ils qu’ils aient rallié la cause du Lord ? Ou était-ce juste une poignée d’imbéciles que les sombres desseins du Lord avait inspiré ?
A ces questions qui me rongeaient les sangs, était venue s’ajouter la terrible nouvelle qui avait ébranlé le monde magique : le cambriolage de la banque de Gringotts ! Ce n’était jamais arrivé auparavant !

Je sortais finalement de mes pensées rageuses lorsque je sentis le regard inquisiteur de mon ami Clarence me brûler la joue. Je lui adressai une œillade à la dérobée. Je savais qu’il m’avait percé à jour mais je ne souhaitais pas affronter son regard. Il avait appris à décrypter mon comportement depuis le temps. C’était l’un de ces spécimens rares constituant le cercle de mes meilleurs amis, très restreint, qui plus est, puisqu’ils n’étaient que deux et de qui j’étais suffisamment proche pour m’ouvrir à lui sur mes états d’âmes les plus profonds.
Cependant, là, présentement, je n’étais pas disposé à me justifier de quoi que ce soit. Il savait pertinemment dans quel état de tension je me trouvais et je le soupçonnais de vouloir me tirer les vers du nez. Sauf que je n’avais pas envie d’en parler. Pas maintenant. Pas en public.

Je me contentai de lever les yeux au plafond magique qui reflétait la grisaille du ciel et de mon moral, puis je soupirai doucement. J’avais envie d’aller prendre l’air, mais je voulais le faire seul. Or, il n’était pas recommandé de se déplacer seul par les temps qui courraient. Je lui adressai donc un sourire contrit et m’en retournai à mon bouquin que j’entrepris d’étudier vraiment cette fois-ci.

Mais mon attention fut rapidement détournée de mon sujet d’étude par…


Dernière édition par Benedict O'Carley le Mer 7 Déc - 20:22, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Révison notre jugement, ou pas. [Benedict et Vesper]   Dim 11 Sep - 16:05

Ah Poudlard. Poudlard la belle école de magie. Poudlard et ses couloirs qui n'en finissaient pas. Poudlard et ses portraits qui pouvaient aussi bien cracher des insultes à longueur de journée, mais aussi pousser la chansonnette ou bien réciter des récits fabuleux ou soporifiques, au choix. Poudlard et ses banquettes gargantuesque, Poudlard et ses professeur un peu fous... Poudlard et ses sombres histoires. Si sombres que beaucoup de parents pouvaient être carrée=ment effrayé de ce qui se déroulait ici. Ils pensaient peut-être tout leurs jeunes enfants parfaitement en sécurité, loin des tracas de la vie adulte, que neni ! Ils étaient en plein dedans, et ça, depuis l'an dernier, depuis les attaques et surtout depuis que... tout avait été révélé. On ui avait dit de faire profil bas, ce qu'elle tentait de faire. Mais la rouge et or restait tout de même elle-même. Vesper était fière, Vesper aimait être vue alors si elle se taisait sur l'alliance, elle restait ce qu'elle était. Une parfaite emmerdeuse ou une préfète un peu trop sévère, au choix.

Elle avait eu du mal à fermer les yeux ces derniers temps. Ces visions ne l'embêtaient jamais la nuit, non. Elles survenaient toujours quand elle était encore éveillé. Et c'était bien pour ça qu'elle passait des nuits de plus en plus longues, de plus en plus interminables. Vesper se forçait à tenir debout en attendant que quelque chose vienne. S'il y avait bien une chose qu'elle en supportait pas, c'était bien de ne pas savoir comment ce stupide don de voyance fonctionnait. L'alliance comptait sur elle. Elle se devait d'être utile. Pourquoi pas de voir leur avenir ? Mais les rares visions floues qu'elle eut lui parurent tout à fait inutile pour elle et ses camarades. Jours après jours depuis les révélations, de larges cernes avaient pris place sous les yeux de la rouge et or jusqu'à que même son professeur référent s'en inquiète. Alors elle s'était reprise en main. Du mieux qu'elle pu. Et elle se lança dans sa quête personnelle, celle de son don. El comprendre c'était le maîtriser. Et même si elle donnait (encore) l'illusion à tous le monde de le faire à merveille, elle croulait sous le boulot que cela nécessitait. Elle en avait emprunté des vieux romans et des vieux manuels à la bibliothèques. Jamais ces yeux ne se fatiguèrent autant à lire les pattes de mouches laissé par d'éminents chercheurs sorciers. En vain. Elle avait juste l'impression de couler. Ce jour là, les potions étaient à l'honneur, elle faisait une pause dans ses recherches.

Elle était entrée dans la grande salle, droite comme un lit, traînant avec classe son sac de cours. Elle avait décidé de faire neutre aujourd'hui et de porter l'uniforme de sa maison, arborant même fièrement un badge aux couleurs de sa maison. Ce fut sans réfléchir qu'elle posa lourdement (enfin, qu'elle lâcha plutôt) ses livres à côté d'un Serdaigle blondinet. Sans trop réfléchir à qui il était elle se laissa tomber lourdement sur le banc, ignorant le regard noir d'une élève sans doute très concentré. Et puis, elle le vit. Le garçon qu'elle venait d'interrompre. Elle et lui c'était uen longue histoire. Connue dans le château en plus de tout ça.

Et merde...

Elle l'avait dit suffisamment bas pour en pas embêter tout le monde, mais suffisamment haut pour que le principal intéressé comprenne que oui, la rancœur qu'elle avait envers lui était toujours là, quelque part.

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Message Sujet: Re: Révison notre jugement, ou pas. [Benedict et Vesper]   Jeu 15 Sep - 23:45

… des livres qui furent lâchés sans ménagement sur la table à côté de moi. J’avisai la pile d’un bref regard avant le lever mes yeux clairs sur leur propriétaire qui venait elle aussi de se laisser choir sur le banc.

Le regard rivé sur la préfète de Gryffondor, je restais interdit. La situation m’aurait très certainement fait ressentir une certaine appréhension de la côtoyer d’aussi près en temps normal, mais j’aurais surmonté la gêne en vaquant presque normalement à mes occupations, comme j’avais pris l’habitude de le faire. Ou encore, je lui aurais adressé un sourire de convenance, comme j’en avais le secret, pour me comporter avec elle comme si rien ne s’était jamais passé entre nous, même si je savais qu’elle avait de bonnes raisons de m’en vouloir. Je ne pouvais la blâmer pour cela. Je ne lui en voulais aucunement, et je culpabilisai toujours pour ce que je lui avais fait. Cette culpabilité me pesait encore aujourd’hui que des imbéciles s’amusaient à suriner mes plaies mal cicatrisées.

Il allait sans dire que la petite démonstration de l’Alliance avait grandement sapé mon moral. Elle avait fait rejaillir mes vieux démons. Comme lors de l’attaque de Bluenn Carter, malgré mon innocence avérée, - merci Clarence d’avoir été mon alibi et d’avoir plaidé en ma faveur sur ce coup là - les soupçons continuaient de planer sur ma tête et je commençais à saturer des railleries de mauvais goût dont j’étais l’objet. J’avais déjà subit cela toute une année, suite à ce que j’avais infligé à Vesper. C’était mérité. J’avais encaissé. C’était le prix que j’avais payé. Mais là, cette fois, je n’y étais pour rien et tout cela commençait sérieusement à me peser.
En conséquence, l’état dans lequel j’étais depuis quelques jours ne me permis pas d’adopter l’attitude appropriée face à D’Orléans. Et comme si sa simple présence ne suffisait pas déjà à me mettre mal à l’aise, le juron qu’elle lâcha en croisant mon regard finit d’ajouter à ma mauvaise humeur.
J’étais presque sûr que cela m’était destiné, et si ça ne l’était pas, je le pris quand même pour moi. J’avais fauté et j’avais reconnu mes torts. Cependant, il m’apparaissait que la hache de guerre n’était pas encore enterrée et elle ne le serait probablement jamais.

Je blêmis, puis détournai aussitôt les yeux pour les reporter sur mon ouvrage afin de tenter de me forcer à adopter une attitude plus convenable et me recomposer une expression plus avenante. Celle que je me devais d’adopter pour ne pas lui montrer qu’elle m’avait vexé. « Rassure-toi, je n’ai contracté aucune maladie contagieuse. » J’avais dit cela sur un ton plus cassant que je ne l’aurais souhaité, à voix basse bien-sûr, mais suffisamment fort pour que l’intéressée m’entende. Et au regard interloqué que mon ami le préfet de Serdaigle m’adressa également, j’en déduisis qu’il m’avait entendu aussi.
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Message Sujet: Re: Révison notre jugement, ou pas. [Benedict et Vesper]   Jeu 1 Déc - 14:37

(désolé pour le temps de réponse :pleure: )

« Encore heureux, il ne manquerait plus que tu nous ai contracté la dragoncelle », souffla t-elle.

Ce qui était dommage avec lui, c'était que leur premier contact se soit aussi mal passé. Ils auraient pu être bons camarades dans une autres vies, peut-être même amis mais non, le destin en avait visiblement décidé autrement. Il fallait dire qu'elle avait la rancœur tenace, qu'elle ne pardonnait pas facilement aux gens et s'être fait blesser par Benedict O'Carley lui restait toujours au travers la gorge. Les heures qu'elle avait passé à l'infirmerie par sa faute lui revenait souvent en mémoire et depuis son agression, elle avait toujours mis un point d'honneur à le haïr. Point barre. Il pouvait se rouler par terre en lui demandant pardon qu'elle n'en aurait rien à faire. De la magie noire. De la part d'un sang pur en pus de ça, elle que contrairement à certains, elle n'avait jamais osé dire du mal de n'importe quelle famille de ce rang. Pourquoi ? Cette question restait toujours en suspend dans sa tête. Un jour elle saurait. Pourtant elle resta à cette place, sortant à son tour ces manuels, ses plumes et un rouleau de parchemin encore vierge de toute réflexions. Leur professeur leur avait encore demandé la lune en potion, mais puisqu'elle aimait ça, elle s'y mettait de bon cœur.

« Sur quoi travailles tu ? »

Elle avait remarqué les regards agacés que certains élèves leur avaient lancé, sans doute parce qu'ils ne voulaient pas d'une scène de ménage dans la grande salle à l'heure des devoirs. Alors, dans l'espoir de leur faire comprendre que non, elle n'allait pas lui sauter dessus pour l'attaquer elle fit mine de s'intéresser à ce qu'il faisait. Elle feuilleta son manuel jusqu'à tomber sur la bonne page et trempa sa plume dans son encre bleue marine. Elle nota la présence du préfet de Serdaigle en face d'eux. Entre préfet, ils se connaissaient tous plus ou moins, ils faisaient tous partis d'un cercle assez restreint après tout. Quand elle avait obtenue ce poste au début de son année, elle n'y avait pas cru, et pourtant. Cela se révélait être un avantage terrible quand on faisait aussi partis de l'alliance. Beaucoup de gens auraient du mal à soupçonner une sang-mêlée, préfète des rouge et or. C'est alors que le malheur se produisit. Parce qu'évidement, Vesper avait une poisse incroyable. Enfin c'était son avis à elle mais beaucoup seraient présents pour confirmer les dires. Tout partit d'un petit geste, d'une première ou deuxième année qui passa trop rapidement des deux élèves, donnant un coup de sac dans le coude de la jeune femme. Et l'encre s'étala. Très vite. Sur son devoir, sur celui de son cher voisin, sur leur tenue respective.

« Punaise ! »

Elle regarda Benedict d'un air presque coupable (presque, c'était la fille au sac dix fois trop gros la vraie coupable après tout) et leurs devoirs, couvert d'une petite marre bleue marine. Sa chemise blanche était elle aussi tâchée. Super. Elle allait devoir trouver le bon sort au plus vite pour nettoyer ça, elle refusait de faire ça à la façon moldu.


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Message Sujet: Re: Révison notre jugement, ou pas. [Benedict et Vesper]   Mer 7 Déc - 22:40

Quand bien même j’aurais pu être tenté de répondre à la provocation de la préfète de Gryffondor, en de telles circonstances je n’étais pas d’humeur pour lui ressortir mon exposé sur la Dragoncelle, celui-là même que j’avais déjà servi à Nocturnus, un camarade de Serdaigle, lorsque nous avions cherché à ouvrir la bosse de la vieille Gundhilda quelques mois plus tôt. Ce qui était inquiétant d’ailleurs lorsqu’on avait pris l’habitude de m’entendre étaler ma science. Les septièmes années de Gryffondors en savaient quelque chose puisqu’ils avaient le plaisir de partager quelques cours avec les Serdaigles, dont le cours de potions. Et dans ce domaine là aussi, j’en connaissais un rayon. Je n’étais pas toujours très doué dans tout ce qui était travaux pratiques, excepté en sortilèges, mais j’étais doté de ce que l’on appelle une mémoire eidétique et j’avais tendance à dévorer tous les bouquins qui me passaient sous la main lorsque le sujet m’intéressait. Alors autant dire que les manuels de cours étaient les premiers que j’avais absorbés, sans compter tous les extras que je m’étais fait à la bibliothèque, sur les potions, les ingrédients, où les trouver ainsi que tout l’historique qui allait avec. Je me contentais d’un sourire en coin, forcé sous le regard scrutateur et bienveillant de Clarence qui, même s’il ne me regardait pas directement, je savais qu’il m’avait à l’œil et que j’aurais certainement droit à un interrogatoire ensuite. Pour mon bien.

Je griffonnai un chaudron sur mon parchemin dans le but de recentrer mon attention sur la potion que j’étais en train d’étudier. Quand je le voulais, j’étais capable d’être fichtrement silencieux. Et pas seulement lorsque je lisais un bouquin. Mais la rouge et or était d’humeur bavarde et sa question somme toute anodine me surprit. Depuis quand s’intéressait-elle à ce que j’étudiais ?

J’avisais rapidement la page sur laquelle était ouvert mon manuel et je lu à voix haute en même temps que je la redécouvrais : « Philtre de paix » En réalité, ce n’était pas tant le philtre de paix qui m’intéressait, mais d’avantage sa composition. Je profitais de mes révisions pour travailler en parallèle sur un projet plus personnel n’ayant rien à voir avec les cours, pour le compte de monsieur Hamilton. J’avais noté à l’encre noire, quelques uns des ingrédients de la potion dans un coin de mon parchemin comme : la poudre de pierre de lune et le sirop d’ellebore dont j’avais entouré le mot éllébore. J’ajoutai quelques instructions de préparation lorsque mon parchemin se retrouva maculé d’encre bleue. Surpris, je levai aussitôt les bras au dessus de la table et me reculai pour contempler l’étendue des dégâts. En plus de mon parchemin, ma chemise venait elle aussi d’être entachée de deux belles auréoles bleues qui s’étendaient.

« Je vais finir par croire que tu m’en veux. » lâchai-je au débotté, en avisant la tenue de Vesper. J’avais dit cela le plus innocemment du monde, du moins, ça m’avait échappé. Ce n’était qu’après l’avoir formulé que je me rendais-compte du sens que laissait sous-entendre mes propos. Mais ce n’était pas volontaire.

Je cherchai ma baguette dans ma robe de sorcier et machinalement je la pointai sur d’Orleans. Un faible faisceau lumineux apparu à la pointe du bois de saule et les taches sur la chemise de la préfète disparurent. Je venais de lui lancer un Récurvite informulé. Un silence de mort était tombé sur la Grande Salle et tous les regards étaient rivés sur nous, ou plutôt sur moi. Mon malaise qui tendait à se dissiper fit son retour en force. Il ne me fallu pas longtemps pour réaliser le geste malheureusement tendancieux que je venais d’avoir. Ils n’allaient tout de même pas penser que j’allais encore l’agresser et en public qui plus est ! Si ? Un frisson désagréable me parcouru l’échine. Je cherchai à croiser le regard de Vesper. Elle aussi avait-elle cru à une énième agression avant de se rendre compte que je n’avais fait que lui nettoyer sa chemise ?
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Message Sujet: Re: Révison notre jugement, ou pas. [Benedict et Vesper]   Jeu 16 Fév - 11:01

Un Philtre de paix. Ce que le hasard (ou le destin) pouvait être drôle parfois. Et se moquer pas mal d'elle aussi. Quand elle renversa son encore et qu'il lui confia qu'il avait vraiment des doutes sur son gestes elle se contenta de soupirer. Non, pour une fois elle n'avait pas voulu le blesser intentionnellement. C'était juste cette première année qui… qui avait déjà filé, esquivant ses regards noirs et comprenant qu'il valait mieux pour elle filer au plus vite avant de finir avec une queue de cochon ou quelque chose dans le genre. Vesper était douée dans un tas de domaine, mais la métamorphose lui posait encore quelques soucis. Pour preuve le dernier verre qu'elle avait tenté de transformer en rat n'avait eut de rat que les pattes et elle avait deux heures à chercher son rat-verre dans tous le dortoirs, priant pour que personne ne rentre à ce moment là. Au final elle l'avait retrouvé dans la salle commune, dans un paquet de chips abandonné, sans doute par cette née moldue qui ne jurait que par… les chips.

« Oui bon hein... »

Elle n'avait rien trouvé de mieux à répliquer. Elle sentait bien que les mots lui avaient échappé, mais quand même. Parfois elle se demandait si elle et lui auraient pu être amis au lieu de se tirer dans les pattes à chaque fois que leur regard se croisaient. Il sortit alors sa baguette et la pointa vers elle. Si elle n'eut pas tout de suite un mouvement de recul, elle frissonna. C'était plus fort qu'elle. Elle revivait cette scène horrible où il l'avait blessé, physiquement et intérieurement. Elle le revoyait clairement, pointer cette même baguette vers elle. Elle se revoyait ne rien comprendre à la situation, se demander ce qu'elle avait bien pu faire pour mériter ça, et puis sombrer dans le noir, se réveiller à l'infirmerie.

« Qu... »

Un silence de mort s'était alors abattu dans la grande salle. Les têtes semblaient s'être levées, les plumes avaient elles aussi arrêtés de gratter le parchemin et quelques murmures s'échappaient d'un peu partout autour d'eux. L'encre sur sa chemise avait disparue. Alors qu'elle s'apprêtait à dire quelque chose pour l'empêcher de lui jeter n'importe quel sort. Rapidement elle fit le tour de la salle des yeux. Avait-il… Si elle avait un bon paquet de secrets, il semblait en avoir aussi. Le silence, les regards, tout était insupportable. Elle ne perdit alors pas une seconde. Elle connaissait mieux que personne se sentiment d'être la cible, observé de tous. C'était ce qu'elle avait ressentie la première fois, quand elle avait eu ses visions. Et ce qu'elle ressentait encore quand elle les avait en public. Elle attrapa ses affaires qu'elle jeta négligemment dans son sac, intima à Benedict de faire de même et le tira littéralement par la manche, loin de la grande salle, loin des regards pesants, loin des murmures.

« Tu me remerciera plus tard, souffla t-elle en marchant d'un pas pressé, avant que les gens balancent encore de folles rumeurs. »

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