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 My hands are cold (Banlieue londonnienne, Manoir des Carrow)

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Message Sujet: My hands are cold (Banlieue londonnienne, Manoir des Carrow)   Sam 21 Mai - 19:55


My hands are cold
Wynessa & Nolan, le 12 mai 1981




«Que fais-tu ici ? » J’abaissais ma baguette, pour me tourner vers la jeune femme qui venait d’entrer dans la chambre où je me trouvais justement. J’étais en train de travailler sur un nouveau sortilège lorsque la porte s’était ouverte. J’avais arrêté juste à temps le sort qui avait volé de ma baguette, l’évaporant à quelques secondes de son visage. Elle avait vraiment un très mauvais sens du timming… Ou un bon. Allez savoir. Quoi qu’il en soit, elle n’avait rien à faire ici. J’étais occupé, et le temps était quelque chose de trop précieux pour être gaspillé. Il avait beau être tard, je devais continuer à travailler si je voulais atteindre mon but. J’avais d’ailleurs fait l’impasse sur le repas dont j’avais pourtant senti l’odeur alléchante. Je savais que dans le frigo m’attendrait une assiette que je n’aurais plus qu’à réchauffer. Ce n’était pas la première fois que je passais mon dimanche après-midi à travailler sur mes recherches, en laissant tout le reste de côté. Mes parents ne s’en formalisaient pas, et en ressentaient plutôt une fierté. Leur fils n’était pas un fainéant, et était digne du sang qui coulait dans ses veines.

Je dévisageais quelques instants Wynessa. Je ne m’étais attendue à ce qu’elle me dérange et encore moins qu’elle se trouve dans ma demeure, chez les Carrow. Sans doute ma mère l’avait-elle invité ? Allez savoir. Je n’avais pas été informé, et même si je l’avais su, cela n’aurait rien changé à mon programme. Les femmes parlaient chiffons, et les hommes travaillaient ou buvaient dans le fumoir de mon père. Cela avait toujours été et serait toujours ainsi. D’ailleurs, elle n’avait vraiment rien à faire dans cette pièce précise, en ma compagnie. Il était très mal vu que des fiancés se retrouvent dans une chambre avant leur mariage. Il y avait des principes et des règles à respecter. Je fronçais les sourcils et m’avançais vers elle. «Vas-tu répondre ou rester planter là ? » J’agitais ma baguette et fis voler de l’un des tiroirs un tee-shirt pour l’enfiler. Celui que j’avais porté en début de journée était accroché derrière ma porte et me servait de cible pour mon sort. Vu qu’il faisait chaud, le soleil ayant tapé toute la journée sur la maison, je n’avais pas vu l’intérêt d’en remettre tout de suite un. Je ne m’étais pas attendu à avoir de la visite, ou si visite, cela aurait été Ezekiel, le seul à avoir le droit de me déranger. Avant qu’elle n’ouvre enfin la bouche pour répondre, la porte s’ouvrit une nouvelle fois. A croire que ma chambre était devenue le nouveau quai 9 ¾. Je soupirais, ne pouvant masquer mon exaspération. « Ah la voilà ! Mais… Que faites-vous tous les deux dans ta chambre Nolan. Tu sais pourtant que… » « Je travaillais et Wynessa m’a dérangé rien de plus. Mais elle allait s’en aller et… » déjà ma mère se désintéressait de moi pour se tourner vers Wynessa qu’elle cherchait visiblement « Ma chérie, tu as bien eu raison de venir le trouver. Il est vrai que notre cher Nolan travaille bien trop et il n’est jamais trop tôt pour que tu exiges de lui de passer un peu de temps en ta compagnie. Pourquoi n’iriez-vous pas vous asseoir dans le jardin pour profiter du beau temps ? » J’allais protester, mais ma mère me cloua le bec avec l’un de ses regards dont elle avait le secret et qui m’informait que je n’avais pas le choix. Je soupirais ce qui ne manqua pas de la faire taper du pied et croiser ses bras sous sa poitrine. «Nolan Alexander Carrow » Je levais les mains devant moi en signe de reddition. Contre ma mère, je perdais à tous les coups. «Très bien mère. ». Je m’inclinais légèrement devant elle avant de faire signe à Wynessa de me suivre, sans un mot pour elle. C’était de sa faute si je me retrouvais obligé de laisser mon travail de côté pour aller faire un tour dans le jardin. Pourquoi donc était-elle rentrée dans ma chambre sans même s’annoncer ?

J’avançais rapidement dans les couloirs, et les escaliers, m’arrêtant quand elle trainait un peu. On finit par déboucher dans le jardin, la fierté de ma mère. Nous avions une multitude d’Elfe mais elle tenait à s’en occuper elle-même et c’était une réussite. Des rosiers et du lierre courraient sur le long des murs dont il était désormais difficile de voir la façade sous la verdure. L’herbe était tondu, et les arbres taillés parfaitement. Les bancs en marbre, les statuts et les arches étaient propres, si bien que nous aurions pu manger directement dessus, sans assiette. Je fis signe à la jeune femme de s’asseoir, avant de prendre place à côté d’elle, laissant tout de même un espace entre nous. Je portais mon regard vers la fontaine d’où s’écoulait doucement de l’eau. Il y avait un problème. Les goutes ne tombaient pas de manière régulière. J’en oubliais aussitôt la présence de la jeune femme pour chercher la cause de ce phénomène, cause que je comptais bien réparer.





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Message Sujet: Re: My hands are cold (Banlieue londonnienne, Manoir des Carrow)   Sam 21 Mai - 22:11

Bonjour Wynessa, tu vas bien ? Quoi de neuf depuis la dernière fois ? Et au fait, c'est vrai, on s'est pas vus depuis qu'on est fiancés ! C'est fou ça !

Et blablabla…

C'est ça que j'aurais du lui répondre quand il m'a demandé ce que je faisais là. Et faire de l'ironie. Ca, normalement, c'est dans mes cordes même si avec lui j'en suis incapable. Ca tombe toujours à coté quand je m'y essaie et j'ai l'impression qu'il vient d'une autre planète. Ou que c'est moi. Ou, pire encore, que je suis trop idiote pour le comprendre. C'est bien le genre de trucs qui me met passablement sur les nerfs, autant le dire tout de suite.

Ou alors, j'aurais pu lui dire la vérité. Lui raconter que  nos deux mères, ravies d'avoir à organiser la soirée officielle de nos fiançailles et de planifier un mariage dont je ne veux même pas connaitre la date, m'ont demandé si je l'avais croisé. Et, comme j'ai dit non, Madame Carrow m'a invité à aller lui parler. Cherchant à m'échapper aussi vite que possible, je n'ai pas demandé mon reste et j'ai filé.

Pour me retrouver toute seule avec lui dans sa chambre. Voilà qui n'est pas particulièrement malin Nessa, tu le sais en plus. Mais, au lieu de lui répondre, de m'en aller ou de trouver une alternative, n'importe quoi, je reste figée, en parfaite godiche que je ne suis pas normalement. D'ailleurs, voilà qu'il me relance et j'ai une grimace, incapable de dire quoi que ce soit. Parfait, je vais encore passer pour l'idiote de service. Enfin, je suis habituée avec lui, même si je n'apprécie pas vraiment.

Et voilà la mère de Nolan qui débarque. Enfin, qui me sauve la mise en fait. Le sourire reconnaissant que je lui adresse est tout sauf factice et, pour un peu, j'aurais envie de la serrer dans mes bras. Je fronce les sourcils aux propos de mon… fiancé. Non je n'allais pas m'en aller. Quelle drôle d'idée. Je me mords la lèvre pour ne pas répondre quelque chose d'un peu agressif et je continue de faire la potiche. Je dois faire ça particulièrement bien ou plutôt, sa mère est particulièrement convaincante vu qu'il accepte de m'emmener dehors. Et, alors qu'on sort, je lâche mes premiers mots depuis que je suis entrée dans la chambre, à l'attention de ma future belle-mère.

"Merci beaucoup, je n'aurais jamais su comment le faire sortir de là de moi-même."

Une petite pointe d'humour, c'est bien non ? Et le sourire attendri qu'elle m'adresse me fait dire que j'ai marqué un point. J'espère en tout cas. Je m'installe sur le siège qu'il me désigne, un peu nerveuse, me demandant s'il va finir par dire quelque chose. Ou pas en fait. Je le vois s'absorber sur tout autre chose et j'ai carrément l'impression qu'il m'oublie. Parfait. Enfin, à quoi je pourrais m'attendre venant de lui ? Je me pince l'arrête du nez, un peu agacée, bon pas qu'un peu, soit et je toussote légèrement, essayant de me rappeler à lui. Je ne sais pas vraiment si ça marche alors je souffle, d'une voix douce qui ne me ressemble pas.

"Nolan ? Tu…" Comment on fait pour aborder ce genre de trucs déjà ? Galère… "J'aimerais te parler. Sur nous deux. Ces fiançailles. Ce que ça veut dire."

Je sais pas pourquoi, je m'attends à un haussement de sourcils et une remarque salée, comme si je savais pas ce que ça représente. J'aurais peut-être dû être plus précise dans mes propos. Sinon, tant pis, je vais encore m'énerver. Pas comme si j'avais pas l'habitude avec lui.

Fiancée épanouie, c'est ça l'idée ?
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Message Sujet: Re: My hands are cold (Banlieue londonnienne, Manoir des Carrow)   Sam 21 Mai - 23:17


My hands are cold
Wynessa & Nolan, le 12 mai 1981




Ce n’était pas normal. Est-ce que cela venait de la canalisation d’entrée d’eau ? Non, ce serait étonnant. Elle était nettoyée tous les jours par les elfes de maison. Le système de jet avait été vérifié il y a peu, ça ne pouvait pas venir de la non plus. Alors d’où ? Il fallait que je m’approche pour examiner de plus près la fontaine, mais si je le faisais, Wynessa allait encore s’en offusquer. C’était simple, la moindre action, le moindre mot que je pouvais dire avait tendance à la mettre dans tous ses états. A croire qu’elle avait un problème de cycle menstruel, et qu’elle était constamment sujette à ses sautes d’humeur typiquement féminines. Ezekiel m’avait demandé de faire des efforts avec elle et c’est ce que je faisais en cet instant. Que l’on ne vienne pas me le reprocher ensuite, alors que je perdais clairement mon temps à être assis sur ce banc en marbre plutôt que de travailler sur mon sort. Ok ok, si ma mère n’était pas intervenue, je ne serais pas là. Wynessa n’avait aucune importance dans ma vie, et je me fichais bien ce qu’elle pensait de moi. Ce n’était pas du tout le cas avec ma mère. Et puis par Merlin, il n’y a rien de plus sacré pour un homme que sa mère.

La jeune femme toussote.  Je tourne la tête vers elle et fronce les sourcils. Elle ne semble pas souffrir de la moindre maladie alors pourquoi avait-elle toussé ? Sa voix… Elle n’est pas comme d’habitude, trop basse, trop… douce. J’allais poser ma main sur son front pour vérifier sa température, mais elle reprit la parole, me faisait un peu plus froncer les sourcils. Elle voulait me parler… N’est-ce pas ce qu’elle faisait à l’instant même ? Elle semblait avoir des questions alors pourquoi ne pas les avoir posé à ses parents, ou à ma mère ? Je ne m’occupais pas de ce genre de choses. Je suis un homme après tout. « Et ? Si tu veux parler, parle, je t’écoute. Je t’en donne l’autorisation. » C’était surement ce qu’elle attendait vu qu’elle s’était arrêtée de parler alors qu’elle désirait le faire. Peut-être avait-elle déjà conscience de ce rôle d’épouse qu’elle allait devoir endosser ? Tant mieux. Je n’avais pas de temps à perdre de lui enseigner des choses aussi basiques et qui sont censées être innées chez toute femme. D’ailleurs je lui dis, toujours sur un ton neutre au possible, un ton qui me caractérisait « Saches qu’en privé, tu n’as pas besoin de la demander, mais uniquement en privé. Le reste du temps, tu devras attendre que je te la donne avant de prendre la parole bien entendu. ».  Et en attendant qu’elle parle de ce dont elle voulait tant me parler,  je me pus plus rester assis sur le banc. Je m’avançais vers la fontaine, même si je gardais un peu d’attention pour la jeune femme. Si elle parlait, je l’écouterais. J’étais capable, contrairement à elle, de faire plusieurs choses à la fois. Je regardais attentivement la surface de l’eau avant d’y plonger mes mains sans hésitation. C’était tellement logique, que je n’y avais pas pensé tout de suite. Il y avait une feuille qui bouchait légèrement l’arrivée de l’eau de l’un des jets. Du coup qu’il était légèrement obstrué, les goutes ne s’écoulaient pas aussi régulièrement qu’elles l’auraient dû. Je l’optais et observais aussitôt ce qui posait problème avant pour vérifier que tout était désormais ok. Parfait. Cela étant résolu, je regardais de nouveau la joueuse de Quiddich, tout en séchant d’un coup de baguette magique mes bras mouillés par l’eau de la fontaine.




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Message Sujet: Re: My hands are cold (Banlieue londonnienne, Manoir des Carrow)   Jeu 26 Mai - 16:55

Nolan est encore ailleurs. Il lui aura fallu un battement de cils pour m'oublier. Je crois qu'il bat tous les records cette fois et dire que c'est vexant de voir avec quelle capacité il m'occulte totalement est un doux euphémisme. Enfin, je ne m'arrête pas là-dessus, pour une fois et j'essaie de me faire remarquer. Ca marche étonnamment bien même si je me fige un peu à ses propos.

Avec d'autres personnes, notamment le groupe d'amis que j'ai pu me faire durant mes années d'école, voilà exactement le genre de chose qui pourrait me faire sortir de mes gonds. Pour qui se prend-il à me dire quand je dois parler ou non. Et pourtant, venant de Nolan, entre ces murs, ça ne me fait pas le même effet. Je sais ma mère non loin et, surtout, je sais comment j'ai été élevée, comment elle s'est comportée toute ma vie. Prendre la parole sur un signe de tête de mon père, sauf lorsqu'ils sont tous les deux, ne l'a jamais empêché d'obtenir ce qu'elle voulait.

Alors je souffle ce qu'il convient de dire, m'autorisant un mince sourire devant ce qui semble être de l'indifférence.

"Merci. Et je n'abuserais pas quand nous serons tous les deux. Surtout que tu es souvent occupé."

Evite le sarcasme Ness', surtout qu'il ne va probablement même pas s'en rendre compte. Je prends une petite inspiration, essayant de me donner du courage pour aborder un sujet pour le moins compliqué pour moi et qui, visiblement, ne semble pas du tout le travailler. Ou alors, c'est évident pour lui, ce qui est probablement le cas. Nolan a toujours l'air sûr de tout ce qui l'entoure, de comment les choses doivent être ou, en tout cas, c'est l'impression qu'il en donne. Je fais peut-être fausse route sur toute la ligne, j'en sais trop rien, mais c'est en tout cas encore un de ces trucs qui me donne envie de lui en coller une quand je le vois.

Et je note l'effort, il essaie de faire en sorte de garder son attention sur moi. C'est assez rare pour que je le remarque, même si ça me fait monter le rouge aux joues, sans  bien que je sache pourquoi. Pour un peu, j'aurais préféré qu'il continue de m'ignorer et comme ça j'aurais pu commencer à m'énerver un peu. Discuter comme ça, surtout avec lui, et bien à la réflexion c'est quelque chose qui ne m'est encore jamais arrivé. Outre le fait que j'ai tendance à perdre mon calme quand on est ensemble, il me fait surtout bien comprendre qu'il a mieux à faire qu'écouter la stupide petite sœur de son frère. Enfin, passons.

"Bien. Je voudrais qu'on parle un peu de ces fiançailles. Du mariage. Nos mères s'occupent de tout et je leur laisse volontiers faire tout ce qui leur chante. Elles ont même prévu de jouer à la poupée avec moi les prochains jours mais elles sont tellement enthousiastes que je peux difficilement dire non."

Viens en au vif du sujet avant qu'il ne te le dise.

"Mais je veux savoir ce que tu attends de tout ça. De moi. Ce que tu veux et surtout, ce que tu ne veux pas de ta fiancée."

Bon, j'espère que ma question est assez précise. Ou pas trop stupide. Bref, rien qui ne le tente pour qu'il me rappelle à quel point je ne suis pas assez intéressante pour passer du temps avec lui, ou quelque chose dans le genre. Mais je veux être fixée. Je ne m'attends à rien avec lui, si ce n'est du mépris mais au moins, ce sera dit à haute voix.
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Message Sujet: Re: My hands are cold (Banlieue londonnienne, Manoir des Carrow)   Ven 10 Juin - 15:54


My hands are cold
Wynessa & Nolan, le 12 mai 1981




« Bien.» Je ne perdais jamais de temps dans les futilités, que ce soit dans les gestes ou les paroles. Cela ne servait à rien alors pourquoi s’en embarrasser ? La jeune femme avait compris ce que je venais de lui dire, il n’y avait rien à ajouter. Elle avait conscience que j’étais on ne peut plus occupé et elle n’abuserait pas de mon temps. Très bien. C’était, après tout, ce que j’attendais de celle qui était amené à devenir ma femme. Je n’aimais pas être dérangé pour un rien. J’étais attentif à sa personne, c’était déjà bien suffisant. J’avais toujours gardé un œil sur elle à Poudlard puisqu’elle était la petite sœur protégée d’Ezekiel. Je lui avais même d’ailleurs plusieurs fois donné des conseils même si elle m’avait toujours remercié en tournant les talons, furieuse. Les femmes et leur susceptibilité… Elle allait devoir apprendre à lutter contre sa nature profonde, ou la garder pour elle lorsque nous vivrons sous le même toit. Je n’avais que faire des sautes d’humeurs des autres, particulièrement celles féminines si nombreuses et injustifiées. D’ailleurs, ses joues rougirent. Je ne pus m’empêcher de froncer les sourcils. Qu’est-ce qui lui arrivait encore par Merlin ? Allait savoir. Cela faisait bien longtemps que je n’essayais plus de comprendre les logiques féminines. D’une part cela n’apporterait rien à la science. D’autre part, cela ne m’intéressait absolument pas.

J’arquais un sourcil à ses propos. Se fichait-elle donc de moi ou était-elle sérieuse ? « Ce n’est pas à nos mères de s’en occuper seules, mais bel et bien à toi de le faire. Elles ne sont pas à ton service. C’est ton devoir et ton rôle de t’y intéresser, et je ne devrais pas à devoir te le rappeler. Je suis bien plus occupé que toi, pour autant je suis présent lorsqu’il s’agit de parler de ta dote par exemple. » Lui répondis-je un peu sèchement avant de continuer sur un ton plus calme. « Je n’attends rien de toi qui n’entre pas dans ton rôle d’épouse. J’imagine sans mal que ta mère t’a appris la manière dont doit se comporter une femme vis-à-vis de la famille de son époux ou de son époux. » Je me pinçais l’arête du nez et respirais un temps pour me calmer. Elle avait vraiment le don de poser des questions stupides. Mais bon puisque j’étais coincé avec elle dehors, et qu’elle n’était pas vraiment du genre intelligente, je me devais d’expliciter. Nous allions lier nos vies ensemble, je pouvais bien faire un effort et répondre à ses interrogations. « Tu devras respecter tes vœux. Je n’accepterais pas que tu te batifoles avec un autre homme. Je serais le seul que tu connaitras, le contraire n’étant pas envisageable. Si tu t’es fourvoyée, il serait bon d’en informer au plus tôt nos familles. Il n’est nullement question que j’épouse une trainée. » Je la regardais droit dans les yeux tout en lui continuant  « Tu ne devrais jamais porter atteinte au nom des Carrow, et tu devras te montrer parfaite en société. Il n’est pas envisageable que tu nuises dans tes manières et des paroles à ma lignée. Tu devras donc revoir ton attitude. » Parce que, disons-le, elle était loin d’être correcte. Il n’est pas question qu’elle tourne les talons dès que quelqu’un la contrariait. Elle était une femme, elle devait sourire en toute circonstance. Et s’il y avait un problème, elle devait se tourner vers moi. « Je n’attends pas non plus une épouse passant son temps à dépenser l’argent de notre foyer. Nous sommes riches, certes, pour autant, ce n’est pas une excuse pour l’utiliser sans raison. Dès que tu auras des achats à effectuer tu devras m’en demander au préalable l’autorisation. Cela est valable pour toutes sorties sans moi. Bien évidemment, tu devras me donner des héritiers, plusieurs, cela va de soi. Dès que j’en ressentirais le besoin, tu te soumettras donc à ton devoir conjugal. » Je n’accepterais pas qu’elle se refuse à moi. J’étais l’homme, elle me devait obéissance, particulièrement dans un lit. « Enfin, tu seras en charge de notre foyer, et de son bon fonctionnement. Nous vivrons naturellement ici. » Je lui laissais quelques minutes pour que mes paroles fassent leur chemin dans son esprit, et concluais. « Sache qu’en retour, je m’assurerais que tu ne manqueras jamais de rien. Tu seras libre de côtoyer qui tu désires et nous rendrons visite très régulièrement à tes parents. Tu continueras à bénéficier de ma protection et de mon attention, que je redoublerais bien entendu. Chaque personne qui te portera atteinte me portera atteinte et je m’en occuperais personnellement. Je te protègerais donc de tout danger. Sache Wynessa que tu m’appartiendras et que je prends soin de ce qui m’appartient. »  Je m’arrêtais un instant pour qu’elle comprenne combien j’étais sérieux. « Je ne toucherais plus aucune femme. Je ne lèverais jamais la main ou ma baguette sur toi et je n’accepterais pas que quelqu’un le fasse. Je prendrais également part à l’éducation de nos enfants. Tu seras libre de continuer ou non de travailler, tant que cela ne nuit à tes devoirs. Et enfin, je répondrais à tes questions, même si je les juge stupides. Je t’accorderais ainsi quelques temps chaque soir, laissant de côté mon travail. Je me montrerais toujours disponible pour toi tant que tu n’en abuses pas. Je t’écouterais et je t’aiderais si tu fais appel à moi. Je me montrerais plus patient à ton égard, sois en assuré. » Je ne serais sans doute pas l’époux dont elle a toujours pu rêver, mais je ne serais pas un mauvais époux pour autant.

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