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 Ambroise + awake.

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+ SORCIER DEPUIS LE : 19/04/2015
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Message Sujet: Ambroise + awake.   Jeu 7 Avr - 19:42


Bureau de Bellamy Carrow, ministère de la magie, étage des oubliator.


« Monsieur Carrow ? Monsieur... Carrow ? »

Pas de réponse. Il était plongé dans la gazette du sorcier. Une ramassis de connerie ces temps-ci. Trop proche du peuple, pas assez des nobles familles dont il faisait parti. Du moins, en apparence. Quand on lisait entre les lignes, on pouvait clairement voir que la presse des sorciers étaient baladée de gauche à droite. Sans savoir où aller. Il soupira et baissa son journal, dévoilant la silhouette d'une petite femme rondelette au joue roses. C'était qui elle ? Probablement une femme des bureaux d'en face. Il ne faisait jamais attention à eux. Les oubliator étaient assez... discrets et toujours dans leur coin. Elle avait les mains jointes, les lèvres pincé comme si elle attendait de se faire rembarrer à un moment ou à un autre. Pour le moment il se contenter de la dévisager de haut en bas sans rien dire, le regard sinistre. Il était vrai que faire un détour par son bureau n'était pas la joie. Oh, il était loin d'être sombre comme l'ancien de Carrow père, au contraire, il était terriblement bien ordonné, clair et soigné. À l'image de son propriétaire comme aurait dit certains. Mais beaucoup savaient qu'on ne sortait pas d'ici sans une remarque glaçante, une menace ou une tonne de paperasse à ramener chez sois. Il avait beau être jeune, il aimait montrer qui dirigeait ici, dans ce bureau. Et puisque sa famille était respecté et parfois crainte, il ne se faisait pas prier pour faire peur aux gens.

« Oui ? » soupira t-il.
« Il y a un jeune homme qui cherche des renseignements... Heu, je ne savais pas trop vers qui l'orienter et je... »

Vers lui ? Quelle drôle d'idée. Il n'était pas tout ce qu'il y avait de plus ouvert. Peut-être que l'autre si, mais le vrai Bellamy, non. Il se retint de la remballer en critiquant sa tenue au passage et posa son journal avec calme sur son bureau. Lentement il le plia et le rangea dans un de ses tiroirs. Il terminerait sa lecture plus tard. Il se leva pour se placer juste devant la petite femme qui sembla se tasser.

« Visiblement je n'ai pas assez de boulot, je suis en plus servir de guide. Allez y, ne perdons pas une minute, montrez le moi qu'on en finisse. »

Elle déglutit et se dirigea vers la porte. Il la suivit dans le couloir, en silence, les mains dans les poches regardant de temps à autre par les portes de bureau ouvertes qui s'ouvraient à lui. Ils arrivèrent au bout du couloir, à la sortie de l'ascenseur pour être plus précis. Elle lui désigna du doigt un jeune homme de dos et s'enfuie presque en courant, s’engouffrant dans l’ascenseur qui venait de desservir une nouvelle tripotée d'oubliator. Il lâcha un nouveau soupir avant de se diriger vers la jeune personne. Un étudiant de Poudlard peut-être ?

« Vous désirez un renseignement peut-être ? »

Il n'y avait pas vraiment mis du siens pour le ton. Toujours râlant et traînant. Il n'y pouvait rien en réalité, il parlait toujours comme ça. Sauf avec Lorelei, mais cette fille était une exception. Il avança d'un pas et le jeune homme se retourna. Et là, il resta figé. Son cœur d'ordinaire si vif sembla arrêter de battre, ou du moins, ralentir la cadence. Ce visage. Le visage qu'il avait voulu voir disparaître. Qu'il avait rayé de la carte. Il se tenait juste devant lui. Il se maîtrisa juste assez pour ne pas ouvrir la bouche en grand ni pour laisser exploser sa... suprise.

« Sherlock ? »

Non, Sherlock était mort. Il le savait très bien, puisqu'il l'avait tué.

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Message Sujet: Re: Ambroise + awake.   Jeu 7 Avr - 22:54

Son cœur battait sourdement, douloureusement dans sa poitrine. Il … était angoissé. Peut-être qu’il avait un petit peur aussi mais il était un Gryffondor et un Nicholson, il n’allait certainement pas revenir sur ses pas ou sur ses mots. Quoi que, il se le demandait actuellement. Non, il le devait. Pour son frère, pour ses parents et pour lui. Tout de même, cela lui faisait un coup de revenir ici après si longtemps … surtout qu’il n’y avait plus son frère mais c’est justement pour lui qu’il y allait, il voulait reprendre les derniers papiers qu’il n’avait pas eu le courage de prendre après sa mort –surtout retourner dans le bureau où il travaillait toujours-. Il inspira et expira profondément plusieurs fois avant de se décider à entrer dans le Ministère de la Magie. Dans la déferlante des sorciers, on se soucia peut de lui et il monta directement à l’étage des Oubliators où son frère travaillait. Il avait juste oublié une toute petite chose : la secrétaire qui se trouvait tout près de l’ascenseur. Enfin, il disait secrétaire parce qu’il ne savait pas réellement son travail ici. De façon très calme, il s’était approché d’elle, un léger sourire en coin et il commença à parler :

« Bonjour Madame, je cherche des renseignements à propos d’une personne qui a travaillé ici. »
« Je ne peux pas vous aider malheureusement. »
« C’était mon frère. »
« Oh, je vais essayer de trouver quelqu’un alors. »
« Merci Madame, vous êtes très aimable. »

Elle s’éloigna alors et il soupira discrètement. Elle ne lui avait pas demandé qui il était ni qui était son frère et c’était peut-être mieux ainsi. Pendant qu’elle était parti, Ambroise s’était détourné du corridor et regardait les affiches sur le mur avec ce qu’il fallait faire ou pas à cet étage, bref, le règlement ainsi que les noms importants et puis ce qu’il se trouvait dans les autres étages. Du bout de pied, il tapait un air de musique qui n’existait que dans sa tête, cela lui permettait de se relaxer un petit peu en attendant. Il avait quand même une petite boule au creux du ventre et cela ne faisait pas plaisir du tout. Il avait l’impression que cela faisait des heures qu’il était là alors que cela ne faisait qu’une petite dizaine de minutes et il se demandait ce que faisait la secrétaire. Il espérait qu’elle n’est pas appelé quelqu’un pour le faire sortir du Ministère mais il était peut-être un peu trop tard pour s’en inquiéter.

Soudain, une voix retenti derrière lui. Une voix masculine qui n’avait pas particulièrement l’air d’être ravi de voir un étranger ici, comme si cela l’énervait et qu’il n’avait pas le temps pour un jeunot comme lui. Une voix qui semblait habituer à donner des ordres. Il inspira puis expira avant de se tourner vers cette personne. Cette personne, il la reconnaissait, il l’avait vu lors de la soirée de commémoration, il avait croisé son regard et il savait aussi qu’il travaillait avec son frère, que c’était son supérieur : Bellamy Carrow. Il semblait surpris voire même choqué de le voir. Le nom de son frère claqua dans l’air. Ambroise s’avança un peu vers Bellamy et laissa une distance respectable avant de dire :

« Malheureusement, Sherlock est mort et il ne reviendra pas. Je suis son petit frère, Ambroise Nicholson. »

Il lui tendit la main machinalement, comme il le faisait souvent, comme les moldus le faisaient. On lui avait déjà dit plusieurs fois qu’il ressemblait beaucoup à son frère, presque comme des jumeaux qui n’étaient pas né la même année. C’était vrai, la ressemblance était frappante : les mêmes yeux, la même bouche, le même nez, le visage presque semblable, la même coupe de cheveux bien que Sherlock avait eu des cheveux plus clairs que ceux de son cadet. Et puis, Ambroise portait autour du cou le collier que Sherlock avait, il l’avait laissé en évidence, comme le faisait Sherlock. En plus, ils avaient la même carrure mais Sherlock était légèrement plus grand de quelques centimètres. Bref, tout pour penser que Sherlock était devenu un fantôme. Ambroise regardait Bellamy droit dans les yeux avant d’ajouter :

« Je souhaitais effectivement des renseignements. Je souhaite récupérer les affaires que mon frère avait laissées et je ne savais pas à qui je devais m’adresser mais puisque vous êtes là Monsieur Carrow, peut-être pourriez-vous m’aider s’il vous plaît ? »

Son calme n’était qu’apparent. Il était stressé et il attendait la réponse de Bellamy avec impatience. Et puis, être devant le Carrow n’était pas non plus très rassurant, les rares fois où il était venu voir son frère, il avait toujours vu Bellamy hurler des horreurs à tout le monde, c’est pourquoi, avant la mort de son frère, il s’était tenu le plus loin possible et il était pratiquement sûr qu’il ne l’avait jamais vu. Si jamais Bellamy n’était pas d’accord … il verrait de quel bois se chauffait Ambroise, il avait peut-être la même bouille que son frère mais niveau caractère, ils n’étaient pas très semblables.
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Message Sujet: Re: Ambroise + awake.   Ven 8 Avr - 8:25




Son petit frère. Son. Petit. Frère. L'autre avait donc un frangin, plus jeune donc. C'était la meilleure. Ils étaient deux sur cette planète bleue. Bon sang. À ce stade là, dire que le jeune Carrow manquait de chance était un doux euphémisme. Comment une telle chose était possible, hein ? Pourquoi... pourquoi ne pouvait-il pas ne pas exister ? Ou avoir une tête différente ? Ou avoir un air différent ? Au moins quelque chose de frappant comme les yeux ou le nez ! Non. Au lieu de ça un nouveau Sherlock brun se dressait devant lui, lui tendant même la main. Qu'il refusa de serrer évidement, gardant les mains dans les poches. Il ne se doutait même pas que quelqu'un allait venir chercher les affaires de son ex-collègue. Évidement, il le pensait seul. Et les nés moldus n'ayant pour lui pas une très grande importance, il l'imaginait presque sans famille, sortit de nul part.

« Je vois. »

Pour les « je suis désolé », « toute mes condoléances » il pouvait toujours attendre. Ce n'était pas un fait inconnu de tous de savoir que les Carrow n'était pas très chaleureux. Surtout pour ce type de sujet. Avec un regard dégoûté, il regarda sa main avant de lui demander de le suivre. Le revoir, enfin, le revoir, tout était relatif, avait été comme un macro choc. Pendant un instant il avait revu son visage à lui, joyeux et adorable. Sauf que pour  lui, le jeu était terminé. Bellamy s'en était assuré. Sherlock avait voulu jouer avec le feu, se rapprocher de la mauvaise personne, il en avait malheureusement payé le prix fort. Il le revoyait ce soir là. Les images de cette terrible nuit lui revenait en tête, toues plus nombreuses les unes que les autres. Il se souvenait du rendez vous qu'il lui avait donné. Puis d'être allé chez lui. Et il n'avait pas fait un pas de plus. La vie de l'autre s'était arrêtée à ce moment là. Oh, il se souvenait de se sentiment de soulagement qu'il avait ressentit. Qui avait aussitôt été suivit de la tristesse. D'une terrible tristesse qu'il n'avait pas réussis à retenir. Il l'avait regardé, enlacé son corps mort et il avait même versé une larme. Parce qu'il n'en était pas à son premier coup, ça non. Avant lui, l'amour secret de Soeren. Et maintenant, un pauvre employé du ministère. Quand il revint à lui, il était planté devant un bureau qui servait de dépôt pour les anciens dossiers et les cas traités.

« Nous y voilà, nous avons tous mis ici. »

Il lui désigna une étagère ne bois au fond de la salle vers qui il se dirigea. Les affaires étaient peu nombreuses, il était évident que les gens du ministère n'aimaient pas (sauf à de rares exceptions) étaler leur vie privée dans leur bureau.

« Il n'y a pas grand chose, mais tout est là. »

Oui, il avait bien pris grand soin de tout sortir de ce bureau. Il ne voulait plus aucun souvenir de lui. Si la presse s'était toutefois emparé de l'affaire durant quelque jours, Bellamy lui, avait réussis tant bien que mal à tourner la page. Mais voir Ambroise aujourd'hui le rendait fou. Il n'avait qu'à se dire qu'il n'était pas comme son grand frère. Et tout irait bien. Il n'avait qu'à ce dire que les histoires ne se répétaient jamais. Toujours les mains dans ses poches il serra les poings, écrasant sa baguette. Frustré, il se surpris à détailler l'individu de haut en bas. Décidement, Lorelei avait raison, ses soucis ne se limitaient pas à elle, Bellamy était peut-être une personne charmante, mais il avait aussi un tas d’embrouilles.

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Message Sujet: Re: Ambroise + awake.   Ven 8 Avr - 22:39

Ambroise ne savait pas comment avait fait son frère pour supporter un homme comme Bellamy. Il était aussi souriant qu’un gardien de prison et aussi chaleureux que le pôle nord. Ce n’était pas le fait qu’il ne lui sert pas la main qui l’énervait le plus –bon d’accord, ça jouait un petit peu-, c’était surtout le fait que la mort de quelqu’un ne semblait nullement l’intéresser, le laissait indifférent et surtout, surtout le regard de dégoût qu’il porta à la main d’Ambroise qu’il avait ramené à son côté. Il partait vraiment sur un mauvais pied avec lui. Les Carrow étaient donc bien le genre de personne que l’on disait qu’ils étaient : des êtres méprisant, détestant, haïssant les nés moldus comme lui. Cela le faisait rager, les nés moldus étaient des sorciers comme eux … c’était comme les moldu qui discriminaient les personnes d’une autre couleur que la leur, il trouvait cela pathétique. Peut-être que les sangs-purs avaient peur ou qu’ils avaient un complexe d’infériorité à leur égard. Dans sa tête, il sourit à cette pensée alors que son visage restait parfaitement neutre. Dans sa tête, il entendait aussi son frère dire qu’une personne n’est pas toujours ce qu’il semble paraître mais Ambroise n’avait pas du tout envie de savoir si oui ou non Bellamy Carrow était ce qu’il paraissait ou pas. Sherlock avait eu de la patience avec lui, ce ne serait probablement pas le cas de son petit-frère.

Ambroise lui avait emboîté le pas quand il avait commencé à marcher. Il regardait où il l’entraînait, enchaînant les portes, les endroits qu’il ne connaissait pas mais où son frère était probablement allé plusieurs fois. Parfois, ils croisaient des personnes qui saluaient respectueusement le Carrow avant d’accélérer le mouvement même s’il restait silencieux. Est-ce que quelqu’un dans le département n’avait pas peur de ce type ? Ils étaient Oubliators ou pas ? Sincèrement, il avait peur pour l’avenir de la sorcellerie. Que l’on ait peur de Voldemort ou de ses mangemorts d’accord mais, jusqu’à preuve du contraire, le Carrow n’était pas un mangemort. Même s’il avait un caractère de cochon, ce n’était peut-être pas la peine d’exagérer … Ils s’arrêtèrent devant une porte que Bellamy ouvrit. Dedans … c’était un peu le désordre mais pas autant qu’il ne le pensait. Il suivit encore une fois l’Oubliator mais attrapa avant lui les affaires de son frère. Comme il le lui avait dit il n’y avait pas grand-chose. Il déposa le carton sur un petit bureau avant de rester figé devant lui. Il était de profil par rapport à Bellamy et il n’arrivait pas à cacher l’émotion qui l’avait étreint. Il inspira profondément avant de commencer à farfouiller dans le carton, la main tremblante. Il était seul dans sa bulle. Il attrapa un parchemin qu’il commença à lire. C’était une lettre … pour lui. Sa gorge se serra doucement et il reposa le parchemin, impossible pour lui de continuer à lire … pas tout de suite en tout cas.

Ambroise était complètement retourné … Il pensait que ça aurait été plus facile mais en fait …  c’était tout le contraire. Le manque de Sherlock était revenu le fouetter en plein visage et le trou béant qu’il ressentait dans sa poitrine s’était élargi, c’était l’impression qu’il avait. Il toucha machinalement le collier qu’il avait autour du cou et recommença à fouiller à l’intérieur, tentant de regagner une contenance. Il n’allait tout de même pas chialer devant un inconnu alors qu’il ne le faisait pas devant ses plus proches amis(es) ! Il se coupa sur quelque chose et retira sa main avec une légère grimace et, comme tout le monde, il planta le doigt blesser dans sa bouche pour en retirer le sang et cicatriser la plaie. De l’autre main, il chercha l’objet du délit et en retira une petite boite dont les coins étaient assez carré, n’importe qui aurait pu se faire mal avec ça et pourtant, elle était bien décoré. Il avait levé un sourcil, il ne connaissait pas cet objet. Il tenta de l’ouvrir mais, sans succès, apparemment, il y avait une clé et peut-être même un sortilège. Où diable son frère avait-il mit cette clé et pourquoi tant de mystère ? Elle n’était pas lourde, il ne devait pas y avoir grand-chose dedans. Il la tourna dans tous les sens, cherchant un bruit quelconque. Rien. Son frère n’aurait rien mit dedans ? Cela ne lui ressemblait pas. Il déposa l’objet sur le bureau et croisa les bras. Son frère lui donnait une énigme à résoudre ? Le plus intelligent des deux c’était l’aîné bien que le cadet se défendait. Il se tourna alors vers Bellamy et lui demanda :

« Vous savez ce que mon frère a pu mettre dans cette boîte ? »

Question stupide mais la curiosité l’avait emporté après tout, peut-être que son frère avait déposé quelque chose dans cette boîte devant Bellamy ? Puis, il ajouta :

« C’est vraiment tout ce qu’il y a ? Il n’a pas laissé une cape ou je ne sais pas, quelque chose qui paraît hors de l’ordinaire ? »

Il n’y avait, après tout que cette boîte et quelques papiers qu’il n’avait pas le cœur à lire devant quelqu’un. Son frère était organisé mais c’était aussi quelqu’un qui aimait sa famille et ses amis(es) et qui auraient été capable de laisser des photos sur son bureau ou dans un tiroir. Il tourna de nouveau la tête vers le carton avant de remettre la boîte à l’intérieur. Il laissa sa main planer sur le carton en soupirant doucement. Frustré ? Un peu oui. Bouleversé ? Au-delà des mots oui.
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Message Sujet: Re: Ambroise + awake.   Dim 10 Avr - 20:22



Tandis que le jeune Carrow regardait le frère de Sherlock ouvrir les paquets et détailler chaque objets qui passait entre ses mains, les minutes se faisait longue. Il cru le voir ému. Il n'allait tout de même pas se mettre à pleurer devant lui ou... ? On aurait pu penser que voir le frère de l'homme à qui il avait ôté la vie aurait le don de l'émouvoir, mais il n'en était rien en réalité. C'était plus fort que lui, la peine ne lui parvenait pas. Son père lui avait toujours répété, tout comme sa mère, que la peine était un sentiment de faible. Et comme beaucoup de chose, Bellamy avait écouté, Bellamy avait appris. Le jeune homme reprit alors la parole, l'interrogeant sur une petite boite trouvé dans les affaires de son aîné.

« Non... » soupira t-il.

Il tenta de ne montrer pas plus d’intérêt que ça alors qu'au fond, la curiosité venait de germer. Il avait beau se creuser les méninges il ne voyait pas Sherlock en possession de cette mystérieuse petite boite. Ne s'ouvrait-elle donc pas ? Il osa leva les sourcils en regardant le jeune homme tenter sa chance, en vint. Son frère avait peut-être verrouillé le tout avec un sortilège ? Il mordilla sa lèvre inférieur, frustré. Il voulait savoir tout d'un coup. Il n'aimait pas les mystères.

« Non, ce n'est pas moi qui me suis chargé de tout déposer ici. Mais je pense que c'est tout. Si vous avez besoin d'aide avec cet objet, nous avons des bureaux compétents qui pourrons l'examiner si besoin.»

En réalité il avait envie de tenter sa chance tout de suite, mais ne le fit pas. Sa parano reprenait souvent le dessus, lui soufflant que peut-être, Sherlock aurait pu laisser un indice sur quelque chose de compromettant au sein même de leur service ici, chez les Oubliator. Ou peut-être quelque chose ne rapport avec les tensions politiques actuelles ? Ou bien lui même, Bellamy Carrow ? Il allait lui suggérer de se rendre chez Barjo et Beurk, mais se retint. Les gens avaient bien souvent une mauvaise opinion du lieu. Il était vrai que des familles peu sympathiques et recommandable s'y rendait pour commander des objets tout aussi douteux. Il se demandait si oui ou non le cadet de Sherlock allait être un problème pour la suite. Il avait la tête d'un fouineur. Un fouineur peut-être aux airs charmants (il grinça des dents, il devait s'ôter cette idée de la tête) mais un fouineur quand même. Et les fouineurs ce n'était jamais bon pour la vie, les affaires d'un Carrow. Il tenta alors de la presser vers la sortie, toujours sur le même ton terriblement monocorde qui s’efforçait de cacher sa soudaine anxiété.

« Autre chose ? »

Pourquoi avait-il fallu qu'Ambroise lui ressemble tellement ? Il n'arrivait pas à penser clairement. Non, il était bien trop occupé à revivre la nuit de la mort de l'aîné Nicholson.

« Non parce que j'ai du boulot.»

C'était tout lui, passer pour l'homme occuper. Il l'était, certes, mais pas au point de jeter dehors les gens. Mais il fallait qu'il sorte d'ici. Sa simple vue le dérangeait. Le mettait mal à l'aise. Et pour une fois, il était persuadé que Soeren aurait été du même avis. Il avait tellement envie à présent, tout comme le Nicholson il en était persuadé, d'ouvrir cette maudite boîte.

***

« Carrow, t'as vu le nouveau ? » « Non... » « Un sang de bourbe... » Bellamy leva les yeux. Ils étaient dans le hall du ministère. Il était bien vrai qu'aujourd'hui ils accueillaient un nouveau au sein de leur département. Le jeune homme se tenait bien, plutôt élégant. La seule tâche sur son CV était son sang. Personne ne pouvait être parfait après tout. Il l'évita, mais ne parvint pas à en faire autant toute la journée. Finalement il se retrouva coincé avec lui dans son bureau, à lui expliquer les fonctionnements des différents bureaux. Comme à son habitude il avait parlé d'un ton las, fixant droit dans les yeux son interlocuteur. Il le sentait, ce dernier avait quelque chose en plus. Impossible de mettre le doigt dessus, mais il le sentait. Il avait quelque chose... d'attirant. Sur le coup Bellamy Carrow ne comprit pas. Non, il se contenta de lui réciter les règles du ministère comme un robot et de le renvoyer paître dans son bureau. Jamais il n'aurait cru un jour prendre plaisir à poser les yeux sur quelqu'un d'autre que sa chère Lorelei Wilbert.

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Message Sujet: Re: Ambroise + awake.   Sam 16 Avr - 17:34

Bellamy Carrow avait beau l’irriter, il n’avait pas d’autres choix que de lui poser des questions car il était la seule personne qu’il « connaissait » et dont il savait qu’il avait travaillé avec son frère. Cependant, sa réponse était claire et net et il n’y avait eu aucune hésitation dans sa voix. Il ne savait pas ce que cette boîte pouvait contenir. Une moue vient se peindre sur le visage du jeune homme ainsi qu’un léger soupir de déception. Ce n’était pas contre Bellamy, c’était juste qu’il avait très envie de savoir et qu’il ne peut pas le découvrir tout de suite. Il hocha doucement de la tête envers Bellamy comme pour le remercier. Il replongea son regard sur l’objet avant d’écouter Bellamy. Ambroise releva la tête et sourit légèrement :

« Merci pour votre proposition mais j’aimerais tenter moi-même de découvrir ce qu’il y a à l’intérieur. Mais dites-moi, vous qui étiez son supérieur, comment était mon frère ? Je veux dire, comment est-ce qu’il travaillait, son comportement, tout ça ? »

Pour une fois, il n’y avait aucune trace d’irritation, de tristesse dans sa voix, juste une sorte d’excitation et de curiosité qu’il ressentait réellement. Après tout, il était connu pour adorer enquêter sur les familles de sang-pur et fouiller dans les coins les plus sombres alors pourquoi est-ce qu’il ne voudrait pas « enquêter » sur cette boîte ? De plus, il ne faisait pas totalement confiance au Ministère. Qui sait s’ils n’enlèveraient pas ce qu’il y avait à l’intérieur s’ils arrivaient à l’ouvrir ? Oui, bon, c’était peut-être un peu de parano mais il voulait être sûr de ce qu’il y avait à l’intérieur. S’il y avait quelque chose bien que son frère n’aurait pas fermé cette boîte s’il n’y avait rien d’important … Et les questions qu’il posait à propos de son frère c’était sa manière à lui d’enquêter mais il ne le dirait pas, il dirait certainement qu’il voulait savoir s’il était pareil dans son boulot que dans sa vie privée, tout simplement. Une simple pirouette.

« Vous savez qui a déposé les affaires de Sherlock ici ? »

Ainsi, il aurait peut-être un autre indice et qu’il pourrait poser des questions à cette personne et qui sait, il pourra peut-être l’aider dans sa quête de vérité. C’était peut-être impoli mais il voulait savoir si son frère n’avait laissé que cela ou s’il y avait autre chose qu’ils ne pouvaient pas entreposer dans un carton. Il avait le droit de savoir, c’était sa famille après tout.

Mais Bellamy Carrow semblait réellement ennuyer par lui ou par sa présence ou les deux peut-être et il lui semblait qu’il voulait se débarrasser de lui. Il leva un sourcil avant de dire :

« Vous savez, je suis un grand garçon, je peux rester seul ici, je ne m’intéresse qu’aux affaires de mon frère pas aux affaires que vous traitez. Donc, vous pouvez retourner travailler et moi, je peux continuer tranquillement ce que je fais. »

Ce n’était pas une si mauvaise idée n’est-ce pas ? Ainsi, tous les deux seraient tranquilles et, finalement, peut-être qu’il avait un petit peu menti quand il disait ne s’intéresser qu’aux affaires de Sherlock. Il avait aussi envie de savoir sur ce quoi il travaillait avant sa mort, ce qui pourrait également lui donner des indices sur son meurtrier. Oui, il était persuadé que son frère n’était pas mort de cause naturel mais bel et bien parce qu’on l’avait assassiné … Ambroise était parfaitement calme, il regardait dans les yeux Bellamy, lui-même se demandait comment il pouvait être aussi calme : peut-être l’envie de connaître la vérité qui le poussait à faire ce genre de choses. Son frère n’aurait probablement pas aimé mais Ambroise ne voulait pas pensé à cela.
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Message Sujet: Re: Ambroise + awake.   Mar 19 Avr - 15:08



« Très bon employé. Il était parfaitement normal à ce que je sache. Je regrette qu'il ne soit pas resté plus longtemps parmi nous. »

Ironique quand une phrase pareille sortait de sa bouche. Il prenait grand soin de ne pas le regarder droit dans les yeux, une telle chose lui faisait se rappeler du visage de son cher frangin. C'était à croire que monsieur Ambroise faisait exprès de poser les mauvaises questions. Alors oui, il ne savait pas que le tueur de son frère se tenait juste devant lui, l'air parfaitement impassible, mais quand même ! Il y avait quelque chose de curieux chez ce garçon, il était persuadé qu'il découvrirait sans tarder ce dont il s'agissait.

« Non, sans doute Betty, c'est... une secrétaire je crois. »

Bien sûr qu'il savait, il voyait parfaitement qui bossait à son étage. Monsieur Carrow lui avait toujours dis de retenir les visages et les noms. De telles choses pouvaient toujours servir. Surtout quand on était un Carrow et que l'on avait besoin de temps à autre de faire pression.

« Oh non je ne pense pas vous laissez seul ici. Avec tout ce qui se passe ces mois-ci, nous voulons éviter tout incident au sein du ministère. Je suis sûre que vous être aussi intègre que votre aîné mais mes supérieurs préfère garder les yeux sur les inconnus rentrant dans le bâtiment. C'est déjà une grande chance pour vous d'être ici, ils sont de plus en plus pointilleux depuis les attaques. »

Et ce n'était pas pour lui déplaire. Le ministère devenait peu à peu une véritable forteresse, tout le monde ici le ressentait au quotidien. De plus en plus on voyait les groupes se former au sein des divers étages et bureaux. Bien entendu les familles de sang purs en grandes majorité faisaient bande à part la plus part du temps. Ils devaient se sentir viser. En tant que Carrow il se sentait visé. Tout le temps. Il était normal que les gens ai des soupçons sur lui, sur les autres du même genre que lui. Ah, mais si seulement il avait pu y participer lui aussi. Pour faire honneur à ses parents, à sa famille, à ce qu'il pensait vraiment de ce maudit monde. Mais non, il devait rester à l'écart pour éviter tout débordement lié à son petit soucis. Pourtant lui aussi avait envie d'agir pour leur cause. Peu importe, il était sûr que d'ici quelque temps, ils auraient l'avantage. Et ce jour là, les gens comme le jeune homme n'auraient plus leur mot à dire. « Ce n'était pas comme si tu allais t’attacher à l'un d'entre eux... » Non, évidement que non. Il avait déjà réglé son sort à son frère, à Rose, il n'y avait plus d'obstacle devant lui. Il s'appuya contre une étagère et farfouilla dans ses poches à la recherche d'un bonbon pour se détendre. Il avait du les oublier sur son bureau ; frustrée, il se retrouva à mâchouiller le bout du stylo qu'il avait trouvé à la place. Stylo magique évidement. Il venait tout droit du ministère des objets moldus trafiqué, quelque chose dans le genre. Il fallait croire qu'un petit malin avait trouvé très drôle d’effrayer des moldus avec des stylos qui parlent et qui jetait leur encre dès qu'on appuyait très fort. Bellamy l'avait récupéré avec grand plaisir. Il fallait dire qu'il ne perdait pas une occasion pour le faire utiliser par les nouveaux et les nouvelles que se pointaient dans son bureau pour leur faire signer des parchemins divers. Les paroles que le jeune homme avait prononcé lui revinrent en mémoire. Les affaires dont son frère traitait. Heureusement pour eux, à ce qu'il sache, le jeune Nicholson ne traitait d'aucun sujet sensible. Après tout, il était né moldu, il était nouveau.

« Prenez quand même pas trop votre temps... »


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