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 Sous-sols. Confidences ~ Hadès&Lumen.

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Message Sujet: Sous-sols. Confidences ~ Hadès&Lumen.    Mer 6 Avr - 0:41




Hadès & Lumen
confidences

Si j'avais de nombreux défauts, le plus évident de tous était sans doute mon insociabilité. Mes liens étaient quasi inexistants au château, et je ne faisais rien pour que les choses changent. Même lorsque j'étais ponctuellement décidé à faire des efforts, à me montrer courtois avec autrui ; la présence de quiconque m'agaçait rapidement. Ce n'était souvent pas dû à grand chose. Parfois, il s'agissait juste d'un physique qui m'indisposait. D'autres fois, c'étaient des mimiques qui m'insupportaient. Souvent, c'était une curiosité excessive, des questions personnelles et indiscrètes. Perpétuellement, c'étaient des sourires de circonstances, une amabilité excessive, une gentillesse surfaite. Je ne supportais pas ces comportements. Toutes les personnes qui m'entouraient me semblaient fausses et nocives. Comment m'autoriser à penser différemment lorsque les seuls liens que j'ai tissés jusqu'alors m'ont nuit plus qu'ils ne m'ont apporté ? Au-delà de ma méfiance excessive, je me sentais en perpétuel décalage avec mon entourage, comme si j'avais grandi trop tôt. Leurs préoccupations étaient à mille lieux des miennes. Objectivement, sans même faire preuve d'un mépris excessif, le comportement de mes condisciples me paraissait puérile et ne m'incitait en aucun cas à aller vers eux. Lorsque l'on m'abordait, je me contentais des usages de politesse. Et lorsqu'on cherchait à m'approcher davantage, je bâtissais un mur entre mon interlocuteur et moi, ne parvenant à livrer même une petite partie de ma personne.

Le soir, j'avais pour habitude de rester dans ma salle commune après le couvre-feu. Je n'avais rien de particulier à y faire pourtant. Cela me permettait simplement de ne pas passer des heures à me retourner dans mon lit, ce qui n'avait pour conséquence que de me frustrer et de compromettre davantage encore mon sommeil. Je préférais donc profiter du calme et de la chaleur agréable de la salle commune, profitant de ce moment de solitude pour faire le tri dans les pensées chaotiques qui occupaient quotidiennement mon esprit.

Aujourd'hui, le destin semblait en avoir décidé autrement. Un groupe d'élèves de ma maison ne paraissait pas décidé à regagner leur lit. Ils communiquaient bien trop fort au regard de l'heure avancée de la soirée. La bassesse de leurs échanges et la superficialité de leurs rires m'affligeaient au plus haut point. Feignant dans un premier temps l'indifférence, je ne pus me résoudre à rester davantage en leur compagnie. Leur manifestant mon plus grand mépris par d'insistants regards noir et un soupir dédaigneux, je me décidai, las, à quitter la pièce. J'évitais toute communication avec ce genre d'individus, je les savais vouées à l'échec.

Je regagnai alors les cachots, dont j'appréciais également la fraicheur. Là était l'un de mes paradoxes. J'appréciais autant la chaleur que le froid, la lumière que la pénombre. Je m'appuyai contre un mur, avant de fixer silencieusement les alentours. J'imaginais les lieux vides, surtout à cette heure avancée de la nuit. J'ignorais si les rondes des préfets étaient régulières, j'évitais de sortir de ma salle commune à des heures si tardives ; d'ordinaire, je n'avais aucun intérêt à errer ainsi sans but.

Un bruit au fond du couloir me fit remettre en doute mon hypothèse. Bien que curieux de savoir qui se trouvait là, je n'avais aucunement l'intention de me cacher. Je comptais sur mon image d'élève modèle pour m'épargner une éventuelle retenue. Si je devais dénoncer le chahut de mes insupportables condisciples pour me sortir d'affaires, je n'hésiterais pas un instant à passer aux aveux. Je crois que cela aurait même un aspect assez jouissif. Attirer des ennuis aux personnes qui m'insupportaient me divertissait beaucoup, et je m'arrangeais toujours pour agir assez finement pour qu'elles ignorent que j'en étais la cause. Cela les frustrait énormément, et là était mon plus grand plaisir.


by .soulmates

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CŒUR DE LIONNE

CŒUR DE LIONNE
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Message Sujet: Re: Sous-sols. Confidences ~ Hadès&Lumen.    Dim 24 Avr - 0:17


Confidences
Hadès & Lumen



« Bon alors, c'est par ici. » La gryffondor ouvrit le premier placard qui croisa son regard. Elle découvrit un paquet de brioches, qu'elle attrapa sans plus attendre. Puis, elle prit la direction de ce qui lui semblait être un frigidaire. Elle attrapa la poignée et tira de toutes ses forces jusqu'à s'en faire péter les veines. A l'intérieur, elle découvrit du beurre. Elle referma le tout et s'installa sur un table - en fait il s'agissait d'un plan de travail. Elle beurra les brioches avec rapidité et en avala bien deux ou trois. Elle jeta un coup d’œil alentour. Personne. Pas un chat. Pas un elfe de maison. Cette absence l'inquiéta pas un instant. Elle ignorait l'heure qu'il était. En vérité, elle s'en foutait comme l'an quarante. Brûler les interdits faisait partie de ses habitudes désormais. Entre se promener dans les couloirs après le couvre feu et s'installer au pied d'un arbre dans la foret interdite, plus rien ne l'effrayait. Croiser un professeur, le concierge ou un préfet ? Qu'importe. Elle écoperait d'une heure de retenue. Point. Elle les cumulait de toute façon. Une de plus ou de moins, ça n'allait pas bouleverser son existence. Elle se servit un verre d'eau et but le contenu en quelques secondes. Son ventre réclamait un dernier pesant de nourriture et Lumen chercha après un fruit : une pomme, une banane, un kiwi. Qu'importe, cela suffirait à son bonheur. Elle laissa son ventre la guider jusqu'aux corbeilles quelques mètres plus loin. Elle prit deux pommes, une pour l'instant, et l'autre.. bah pour la route, si jamais une petite faim la prenait. En toute honnêteté, elle rivalisait avec les mannequins les plus maigres qui posaient pour les magazines tels que Sorcière Hebdo. Elle ne mangeait pas grand chose et surtout à des heures différentes des repas prévus par le régime de Poudlard. Elle se prit l'envie de chantonner et de danser. Serait-elle heureuse ? Peut-être bien. Dans tous les cas, aucun gramme d'alcool dans son sang, vous pouvez en être certain. Elle fit plusieurs pas improvisés, tout en murmurant une chanson dont elle ne se rappelait même plus le titre. Elle s'arrêta net dans son élan pour croquer dans sa pomme et éviter de finir par terre. Plus maladroite qu'elle en danse, tu meurs. Elle balança les restes dans la poubelle, replaça le tout à leur place, s'essuya la bouche et se lava les mains.

Il était à présent grand temps de rentrer dans sa salle commune. Il allait falloir redoubler de vigilance pour parcourir les sept étages et ne pas se faire prendre en route. Bien que l'idée de se faire avoir ne l’embarrassait pas le moins du monde, elle préférait tout de même s'épargner les remontrances d'un préfet faisant un peu trop bien son travail ou d'un membre du corps professoral une énième fois déçu par son comportement. Quoique certains s'en fichaient comme d'une guigne qu'une petite gryffondor se promène la nuit dans les couloirs. Après tout ce n'était pas leur problème. On la ficherait dans les dossiers « délinquants » « dangeureux » ou « sombres idiots impétueux ». A vous de choisir ce que vous préférez dans ces termes. En sortant des cuisines, elle entendit un bruit. La vache ! A peine fit-elle un mouvement à l'extérieur qu'elle se faisait déjà prendre. Elle se figea en attendant sa sentence, mais rien ne lui tomba sur le coin du bec. « Est-ce qu'il y a quelqu'un ? » Première question débile. Elle sortit sa baguette et fit un lumos pour voir plus clair. Elle ne s'était pas trompée. Il y avait bien quelqu'un dans le coin là-bas. Elle apercevait une silhouette, mais pour le moment, il lui était impossible d'en déterminer l'identité. Mais elle pensait bien entendu à un élève. Qui d'autre après tout ? Sûrement un serpentard ou un poufsouffle vu l'heure. « Tu peux te montrer. Je ne suis pas préfète... En même temps, si ça avait été le cas, je trouverai vraiment Dumbledore irresponsable. Hum... Bref.  » Elle hésita un instant à rire de sa bêtise. Elle se retrouvait face à un sombre inconnu et trouvait quand même le moyen de faire de l'humour. Elle s'approcha à pas de loup de la personne. Elle crut reconnaître quelqu'un... « Hadès ? » Plus, elle marchait en sa direction, plus les traits de son camarade de classe se précisaient. Elle ne se trompait pas. Il se tenait bien là, debout comme un piquet. Elle abaissa sa baguette pour ne pas l'éblouir et inclina doucement la tête sur le côté. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Deuxième question idiote... Ah, ah oui ! Elle les enchaînait. Et ce n'était sûrement pas fini. Elle l'appréciait ce jeune serpentard, sans trop savoir pourquoi. Dans le fond, elle se sentait assez proche de lui, l'ayant rencontré à plusieurs reprises durant son enfance et lors de quelques cours, notamment de potion. Elle se gratta le front et s'excusa platement : « Je suis désolée, c'était bête comme interrogation. Tu te rends sans doute dans ta salle commune. » Elle reconnaissait sans peine ses paroles maladroites, sa surprise imprévisible et qui n'avait tout bonnement pas lieu d'être. Elle n'éprouvait pas beaucoup de mal à l'imaginer griller un peu les règlements. Il ne semblait pas particulièrement friand de l'autorité, mais demeurait tout de même sage – quoique discret était plus approprié – à ses yeux.

Hadès Rowle représentait un véritable mystère pour beaucoup. Son caractère réservé intriguait toujours beaucoup et poussait à se poser tout un tas de questions. Face à un tel garçon, Lumen était complètement démunie, elle la véritable pipelette, mais qui ne causait jamais vraiment d'elle. Seulement, elle ne s'en officialisait pas et acceptait parfaitement ce trait chez lui. A croire qu'il avait quelque chose d'un peu spécial ce serpentard. Elle mettrait sa baguette au feu qu'il renfermait bien plus de facettes intéressantes à explorer et admirer que les trois quarts des élèves présents à Poudlard. Cela ne faisait aucun doute. Elle se fiait que très peu aux apparences et préférait de loin attendre à connaître les gens pour se forger sa propre opinion. « Est-ce que tout va bien ?» Elle ne savait pas pourquoi ces paroles avaient franchi la barrière de ces lèvres, mais c'était fait à présent. Elle voulait vraiment le savoir, mais de là à ce que ce soit bien reçu... Le tout était encore à venir.
© ACIDBRAIN

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Helen Keller ☽ The best and most beautiful things in the world cannot be seen or even touched. They must be felt with the heart.
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