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 Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras § Vivienne

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Message Sujet: Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras § Vivienne   Jeu 17 Mar - 20:18

Christopher était intenable depuis une bonne semaine avec ça ; il allait voir les locaux de la Lockwood Inc., entreprise qui avait le chic pour créer des hystéries collectives à chaque fois qu'ils sortaient un nouveau modèle de balai.
Ils pariaient sur la diversification des modèles, et proposaient donc des balais spécialement pensés et spécialisés pour leurs utilisateurs ; des modèles familiaux – qui intéressaient donc très moyennement Chris, qui ne pouvait pas seulement commencer à penser à emmener qui que ce soit de sa famille sur un balai – et des modèles sportifs. On se doutera que c'était ces derniers qui avaient les faveurs du Poufsouffle, et plus particulièrement leurs modèles très spécifiques aux batteurs. Il n'avait pas la chance d'en posséder un ; ça coûtait légèrement la peau du bas du dos. Mais il aurait adoré en avoir, ou ne serait-ce qu'en essayer un.
Et c'était donc pour ça – la boucle est bouclée – qu'il saoulait à peu près toutes les personnes avec qui il parlait depuis une semaine. En tant que potentiel futur joueur de National League, et en tout cas, comme batteur prometteur malgré son sang, il avait été repéré par un recruteur en cheville avec l'entreprise.

Il avait donc été proposé à Christopher de visiter les locaux de la Lockwood Inc., et évidemment il avait répondu un grand oui enthousiaste. Donc le samedi, il avait quitté le château avec ses affaires de Quidditch dans un sac porté à l'épaule – il allait pas monter sur un balai de cette classe-là en jeans tout de même ! – et avait pris la direction de Pré-au-Lard. Personne ne l'accompagnait malgré son statut d'élève, puisque Chris était glorieusement majeur depuis quelques années.
En partant de la salle commune de Poufsouffle, Priscilla l'avait salué avec un sourire amusé et lui avait souhaité une bonne journée. Elle escomptait bien qu'il lui raconte par le menu tout ce qu'il avait vu là-bas, et trouvait absolument génial que le talent de Chris en Quidditch lui offre des opportunités pareilles. Tous les 1ère années trouvaient le Quidditch formidable de toute façon...

Au bureau de poste de Pré-au-Lard, Christopher avait donné l'adresse de la cheminée connectée la plus proche de la Lockwood Inc., et s'était comme d'habitude à moitié cassé la figure en atterrissant. C'était peut-être bien super pratique comme moyen de transport, mais Chris jurait tout ce qu'il savait que les sorciers auraient sûrement pu trouver un moyen de rendre ça un tout petit moins dépaysant pour ceux qui n'y étaient pas habitués.
C'était bien des sorciers, ça, de ne penser qu'à eux, se disait le Poufsouffle avec une mauvaise foi fascinante. Il entra dans les locaux de la compagnie, auréolé de soleil et de blondeur, essayant de regarder un peu partout en même temps.
Son attention volatile finit par se fixer sur la secrétaire qui l'observait avec une expression qui oscillait entre méfiance et amusement, et Chris lui fit la grâce de se présenter, avec un sourire qui irradiait le contentement :

« Bonjour, je suis Christopher Carmichael.
On m'a donné cette invitation, pour aujourd'hui. »


Il glissa sur son guichet un parchemin où s'étalait une écriture élégante et racée. Par conscience professionnelle plus que par réelle méfiance – est-ce qu'un jeune homme aussi souriant pouvait être une menace ? – la secrétaire vérifia le carton d'invitation, et hocha de la tête.

« Bien sûr. Je vous fais appeler un responsable, veuillez patienter. »

Chris patienta donc là où on l'avait laissé, posant le regard partout de nouveau avec une curiosité dévorante.
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Message Sujet: Re: Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras § Vivienne   Jeu 17 Mar - 23:09


Il y avait quelque chose d'inné dans la famille Lockwood, quelque chose de certain, une assurance dévastatrice. Il y avait quelque chose qui coulait dans leur veine et qu'ils appelaient communément entre eux le Flair. C'était une blague, dans le cercle familial, une petite pique lancés aux nouveaux parents. (« Tu crois qu'ils auront le Flair, ses gosses ? » « Dix Mornilles que non. » – et Vi n'avait jamais jamais perdu un pari) Vivienne avait toujours ri de cela. Elle avait de l'instinct, c'était vrai, quelque chose de rapide et de vif, basé sur des années de travail, sur des années d'analyse qui lui permettait de réagir vite, de comprendre vite de savoir avant même que les questions soient posées. Eleonore, elle, avait du nez. C'était quelque chose d'absolument incompréhensible pour quiconque ne l'avait pas rencontrée mais elle connaissait le Quidditch et ses joueurs, connaissait les attentes, connaissait les joueurs prometteurs. La dernière fois qu'elles en avaient parlé, attablées dans la cuisine du Manoir Faulkner autour d'un verre de whisky pur feu, Eleonore lui avait expliqué sa méthode. Elle lui avait parlé de Quidditch, de joueur, de la façon de se tenir sur un balais, d'interagir avec lui, de la synergie qui existait entre le joueur, le ciel et son balais, entre le terrain de jeu et l'équipe.
Vivienne avait compris, évidemment. Elle n'avait pas compris comment mais elle avait compris quoi.

C'est pour cela qu'elle avait laissé Eleonore lancer des invitations à Poudlard aux joueurs les plus prometteurs. Le pari était simple : s'ils mettaient la main dès à présent sur les joueurs stars de demain, ils auraient de la publicité gratuite pour un long, long, long moment par la suite si tout se passait bien. Si ça ne conduisait à rien, ils n'avaient rien perdu non plus : un peu de temps, à peine, le temps de faire le tour du bâtiment avec l'élève invité. Rien de bien grave, en somme. Ou tout du moins, rien qui puisse compenser les gains potentiels. Généralement, donc, c'était Leo qui se chargeait de ça. D'une part parce qu'elle était à l'aise avec les adolescents, d'autre part parce qu'elle n'avait pas réellement d'image publique à tenir : elle était libre de faire ce que bon lui semblait, de s'habille comme elle l'entendait et de rire aussi fort qu'elle le souhaitait. C'était plus simple, plus aisé, et elle le faisait très bien.

Aussi, Vivienne ne s'attendait pas réellement à ce qu'elle lui téléphone – Merlin bénisse la technologie moldue dans ce genre de cas – pour lui expliquer qu'elle était malade et qu'un élève de Poudlard (« Christopher Carmichael, sourire rayonnant, excellent batteur, il a l'air adorable. ») devait se présenter ce matin-là pour effectuer la visite des locaux… et qu'il fallait qu'elle s'en charge. Ce qui l'ennuyait un peu, en soit, parce qu'elle n'avait jamais eu à le faire, déjà, et parce qu'elle avait quelques papiers à remplir ce matin-là – et aussi un peu peut-être parce qu'elle craignait de faire honte à ses enfants (ce qu'elle n'admettrait jamais, soyons clair sur le sujet.) Cela étant, elle était une Lockwood et les Lockwood ne revenait pas sur leur parole. Un peu à contrecœur, elle avait dit qu'elle s'en chargerait.

Depuis, elle patientait l'arrivée du jeune homme. Elle ne l'attendait pas à l'heure, pas nécessairement – elle était très à cheval sur la ponctualité mais elle savait aussi que Poudlard offrait un lot d'obligation auquel il ne pourrait pas forcément se déroger – néanmoins, et avec un peu de surprise, il fallait l'admettre, son assistant était venue la chercher pile à l'heure à laquelle ils étaient censés se rencontrer. Ce qui était un bon point pour le jeune homme, il fallait l'admettre.

D'un geste tranquille, elle avait glissé ses pieds dans ses escarpins – elle aimait travailler pieds nus mais c'était un secret – et avait suivi Jules jusqu'à l'accueil, esquissant un sourire à la vue d'un adolescent qui – même de loin – lui semblait relativement excité d'être ici – ce qui, à chaque fois, lui mettait du baume au cœur, elle était incroyablement attachée à son entreprise.

« Bonjour. » avait-elle lancé d'une voix paisible à l'attention du jeune homme, lui tendant la main avec un sourire assuré. « Je suis Vivienne Faulkner, la dirigeante de l'entreprise, ma sœur Eleonore m'a prévenue que vous deviez venir et m'a demandé de me charger de la visite. Ça a été pour venir jusque ici ? »

C'était plus de la politesse, c'était certain, qu'une question muée par un intérêt sincère. D'un geste du menton, elle l'avait invité à le suivre.

« Je me suis dit que vous aimeriez visiter nos laboratoires, nous concevons de nouveaux prototypes actuellement. Des balais de sport. Il paraît que vous êtes un fameux batteur. »
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Message Sujet: Re: Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras § Vivienne   Ven 18 Mar - 1:35

Christopher était en train d'admirer une plaque détaillant les divers succès de l'entreprise, et hochait d'ailleurs du chef devant parce qu'il approuvait ce qui était écrit dessus quand une voix féminine le fit se retourner. Il supposa être en face de la responsable qu'avait appelé la secrétaire, et lui servit son sourire spécial Poufsouffle. Il fit également appel à toutes les compétences de politesse que lui avait inculqué de force son indigne mère, et lui serra la main, sans trop lui écraser les doigts ni avoir la poignée de main trop molle. C'était tout un art, longuement entraîné.

« Enchanté Mrs. Faulkner ! Oui le voyage s'est très bien passé. »

Heureusement pour tout le monde, Christopher était conscient que ce genre de question n'appelait absolument pas à des récriminations sur la poudre de Cheminette comme moyen de transport moderne. Il remonta la sangle de son sac à dos sur son épaule, eut un nouveau sourire aussi solaire que la lumière entrant dans la salle commune de sa maison.

« Avec joie, je vous suis. J'ai potentiellement un bon millier de questions sur vos balais... »

Il fut coupé dans son élan par une constatation de Vivienne qui lui tira un petit rire, moitié modeste, moitié fier de lui :

« Fameux, j'sais pas. Je me débrouille en tout cas, suffisamment pour avoir attiré quelques propositions d'équipes de la National League. J'ai pris le temps de réfléchir à tout ça avant de signer Ma mère dit toujours que l'orientation, c'est important. »

Bon sauf qu'en l'occurrence sa mère aurait aimé qu'il arrête fissa de faire le con sur un balai à voler après des balles pour taper dessus – sa mère trouvait le Quidditch très absurde comme jeu – et qu'il devienne sérieux, prenne la tête du clan, et arrête d'être un garçon bizarre de manière générale. Sincèrement, faire de la magie avec un bout de bois, avait-on idée d'être étrange à ce point-là ? Quand on pensait qu'elle, à l'âge de Chris, était déjà mariée ! Tout se perdait, même les bonnes vieilles traditions.

« Est-ce que vous travaillez en ce moment sur des balais pour batteur ? Oh, j'ai jamais eu l'occasion de tester un de vos produits, mais j'adorerais. Mon balai est un grand classique, il est plutôt stable, mais quand je mets des coups de batte, il a tendance à dévier. Je perds un temps fou à le stabiliser de nouveau, et il prend aussi des virages trop larges.
Bon, je compense avec ma taille pour atteindre quand même les cognards mais... ça marche quand les autres batteurs sont des élèves comme moi, souvent plus petits. En National League, le niveau est tout autre. »


Et sa taille ne suffirait sûrement plus à compenser ce genre de défauts du balai. Sans compter que déjà dans les matches de l'école, Chris avait réussi à mettre de l'ambiance en manquant de glisser de son balai, parce que par moment il avait l'air persuadé qu'on pouvait tout à fait se permettre de faire des plongeons à dix mètres du sol. Heureusement pour l'image de l'école, jusqu'ici il avait toujours été suffisamment agile pour se rattraper in extremis.
Il suivit Vivienne jusqu'aux laboratoires, où officiaient des types que lui-même se proposait d'appeler des scientifiques, les yeux se posant de nouveau partout. Comme il l'avait dit, il n'avait jamais foutu les pieds dans une chaîne d'assemblage de balai, et ça lui paraissait être un peu une sorte de paradis sur terre.
Il s'approcha d'une boîte contenant des brindilles de balai prêtes à être montées, les observant avec beaucoup d'attention.

« Oh, ça ce doit être pour un balai d'attrapeur », marmonna-t-il dans son absence de barbe, tout à fait absorbé par ce qu'il voyait.

Ses profs auraient été proprement ébahis par les capacités de concentration dont il faisait preuve dès lors que le sujet l'intéressait. Il se tourna vers Vivienne, avec de nouveau son sourire Pouffy aux lèvres :

« Et vous avez une pièce pour tester en vol ? »

Ah là, on entrait dans le vif du sujet !
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Message Sujet: Re: Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras § Vivienne   Sam 19 Mar - 16:51


S'il y avait quelque chose qui touchait tout particulièrement Vivienne c'était la passion. C'était quelque chose qui brûlait en elle, qui la dévorait, quelque chose qu'elle avait dompté, avec le temps, bien sûr, mais quelque chose qui dictait chacun de ses mouvements, qui la poussait dans la vie. C'est sans doute pour cela qu'elle avait décidé immédiatement qu'elle appréciait Christopher, parce qu'il était brut mais qu'il dégageait un amour du Quidditch qui aurait pu lui brûler les yeux si elle-même n'était pas aussi passionnée par ce qu'elle faisait. Elle avait trop souvent passé des heures à discuter avec Eleonore, à la limite de la dispute, enflammées et acharnées, tout sourire, dents dévoilées. C'était quelque chose d'innée, chez elles, quelque chose qui coulait dans son sang, on n'était pas un Lockwood à moitié, dans sa branche de la famille et le Quidditch avait toujours été quelque chose d'important pour eux.

Elle s'était fendue d'un petit sourire en s'écartant de Christopher pour le laisser parcourir le laboratoire, l'écoutant d'une oreille attentive alors qu'elle saluait d'un geste de la main une des femmes qui s'occupait de l'équilibrage du manche de leur dernier balais. Le processus était difficile, apparemment, une question de poids, de formes, d'enchantements, quelque chose qui devrait permettre un balai souple mais stable – rien n'était laissé au hasard, elle devait l'admettre.

« Ma sœur t'a remarqué en tout cas. Elle a du nez pour ça, elle était batteuse, quand elle jouait encore. Ça t'ennuie qu'on passe au tutoiement ? Ce sera plus simple. » avait-elle lâché d'un ton pensif en posant les yeux sur les brindilles qu'il était en train de tripoter, amusée par le fait de le sentir si à l'aise. « De façon général, nous travaillons sur des balais adaptés à chaque postes, pour le moment. Actuellement, nos équipes finalisent un balai qui répond aux besoins des gardiens mais les batteurs sont les prochains sur la liste. Si tu as des suggestions, nous sommes tout ouïe, c'est quelque chose d'essentiel pour nous de collaborer avec des joueurs. Après tout, ce sont des balais qui vous sont destinés. »

Ce qui était vrai. Rester au plus proche du public cible était au centre même du processus de création qu'ils avaient mis en place. D'une part parce que cela promouvait la Lockwood Inc. Comme une entreprise proche de sa clientèle, ensuite parce que ça permettait de sortir, la plupart du temps, des balais au plus près des attentes des futurs acheteurs. Que du bon, en sommes. Elle avait lâché un petit rire à la question de Christopher qui lui semblait tout particulièrement ingénue, et lui avait fait signe du menton, gentiment, pour l'inviter à le suivre vers une porte qui se trouvait au fond de la pièce.

« En fait, nous avons mieux que ça. » avait-elle admis, gentiment. « Pour s'assurer que nos balais sont capables de résister à un match, nous sommes obligés de les essayer en condition réelle, tu vois. Mon arrière-grand-mère était une grande passionnée de Quidditch mais elle avait le vertige et n'a jamais pu jouer. Par contre, elle adorait assister à des matchs et elle a fait construire un terrain dans un des hangars de la société. Aujourd'hui on a plus vraiment de matchs privés mais le terrain existe toujours et nous effectuons nos tests là-bas. »

Elle l'avait guidé dans un couloir en se passant une main pensive sur la nuque.

« Il n'y a pas de tests en cours, actuellement, mais si tu veux tester un peu quelques uns de nos balais, je ne suis pas contre voler un peu avec toi. Ma sœur se servait de moi comme d'une cible vivante quand on était petites. »

Elle avait secoué la tête, amusée par l'ancien souvenir, et avait ouvert en grand une pièce qui servait à relier le terrain et le bâtiment principal. Plantée devant les murs couverts de balais soigneusement étiquetés, elle s'était frottée le menton, doucement, comme en train de réfléchir.

« Je pense que celui qui te conviendrait le plus actuellement serait celui là. C'est notre dernier prototype pour batteur. Il n'est pas parfait, mais la stabilité est bonne et il répond vite et précisément. C'est le plus proche qu'on ait du balai final et qui soit praticable actuellement. » D'un geste élégant de la main, elle avait pointée du doigt des portes de cabines qui se confondait au décor peint sur le mur d'en face. « Si tu veux te changer, il y a des cabines juste là avec les protections nécessaires, l'accès au terrain et par la porte juste en face, rejoins-moi quand tu es prêt. »

Elle lui avait adressé un dernier sourire amusé et s'était éclipsé par la porte pour aller elle-même se préparer.
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Message Sujet: Re: Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras § Vivienne   Mer 23 Mar - 20:30

C'était flatteur d'avoir été repéré par une des Lockwood, ça hmm, donnait un peu de réconfort dans la tourmente des derniers événements et la peur sourde qui s'était mis à assaillir l'écossais. Et dont il se débarrassait plus ou moins facilement via son sport favori, comme les choses étaient bien faites ! Il eut un nouveau sourire à mille watts, appréciant le compliment à sa valeur :

« Je prêche forcément pour mon poste, mais il faut avouer que les batteurs ces derniers temps sont très mal mis en valeur sur le circuit. Je pense que c'est à cause des équipe de l'est, qui ont développé un jeu de poursuiveurs très rapide et compte énormément sur leurs attrapeurs pour renverser les parties d'un seul bloc...
Le souci c'est qu'ils ont des défenses légères, leurs batteurs sont certes très puissants, mais trop lourds.
Et leurs balais avec. Un balai de batteur doit être stable, ça d'accord.... Par exemple le mien ne l'est pas assez. Mais il faut aussi, quand même, que le joueur soit capable de le maîtriser. On a besoin d'accélérations, de demi-tours, et d'après les derniers matches que j'ai vu le seul qui est plus lent sur le terrain que les batteurs c'est le gardien... 
Et c'est parce qu'il bouge pas trop de ses anneaux.
C'est incroyable, pourquoi ne pas créer un balai qui aille au minimum à la même vitesse que les cognards pour pouvoir les rattraper ? »


En l'occurrence le physique des joueurs employés, souvent des gens râblés et bardés de muscles, expliquait également la lenteur des balais des batteurs. Christopher haussa nonchalamment des épaules :

« Enfin c'est pas ma façon de jouer, quoi. »

Il suivit ensuite Vivienne avec des yeux brillants. Un terrain de Quidditch en intérieur ? Autant lui annoncer qu'on avait découvert le paradis sur terre, hein, ça irait plus vite. Le regard fauve de Chris se posa sur le précieux balai que lui montrait Vivienne comme si ça n'était rien de très exceptionnel – alors que lui avait du mal à regarder ailleurs nom-de-Nessie-un-balai-Lockwood !
Il serra les doigts sur son sac pour s'empêcher d'attraper immédiatement le précieux engin.

« Bien sûr que je veux essayer ! »

Pas sûr par contre qu'il prendrait Vivienne comme cible vivante. Christopher était tout de même un garçon bien élevé et respectueux, et si lancer des cognards à la tête de ses petits camarades en plein match – « ET AOUCH ENCORE UNE SPECIALE CARMICHAEL » comme disait le commentateur – ne lui posait aucun souci d'éthique, c'en était une autre d'aller assommer son hôte alors qu'elle lui permettait de tester un balai même pas commercialisé.
Il fit un nouveau sourire presque insupportablement brillant à la jeune femme :

« J'reviens de suite ! »

Et fidèle à sa promesse, Christopher fut prêt en un temps record. Jamais l'ensemble de cuir et la robe de vol jaune Poufsouffle fut enfilée si vite. Chris étant né-moldu il n'avait effectivement pour voler que son équipement de compétition qui était réellement très adapté. Il ne pouvait pas tester un balai Lockwood avec un bête sweat. Donc vêtu de sa tenue fort fort jaune et avec son nom de famille marqué en capitales noires dans le dos, Christopher revint dans la salle où étaient rangés les balais pour attraper avec dévotion celui qu'on lui prêtait. Il caressa le bois avec une expression un peu fascinée, apprivoisant les nervures du bois, un peu comme un cavalier fait connaissance avec le nouveau cheval qu'on lui a attribué.
Ça n'avait effectivement rien à voir avec celui sur lequel il volait pour les matches, à Poudlard. La batte sur une épaule, par habitude, et le balai dans l'autre main, il s'avança vers le terrain dont lui avait parlé Vivienne, qui n'était pas en vue. En même temps vu la rapidité avec laquelle il s'était changé, ça n'avait rien d'étonnant.
Arrivant devant l'endroit, Christopher, malgré ses bientôt sept années complètes à Poudlard, sentit sa mâchoire se décrocher. C'était réellement un terrain de Quidditch en intérieur, par tous les Highlands ! Il n'avait pas assez d'yeux pour tout regarder. C'était merveilleux ; il avait trouvé le paradis.
Un bruit derrière lui lui fit tourner la tête :

« C'est... c'est magnifique. Vraiment. T'as des installations du tonnerre, tu m'étonnes que vous soyez les meilleurs !
Oh laisse-moi t'aider avec ça. »


Il lâcha sa batte et son précieux prototype de balai pour aider Vivienne qui avait ramené une boîte contenant les balles de Quidditch. En effet, que ferait un batteur sans un cognard, hein ?

« Bon on va voir ce que donne cette merveille sur les petits monstres, hmm ? Au fait, tu m'as dit que ta sœur jouait comme batteuse... tu jouais toi ?
Quel poste ? »


Il la détailla plus sérieusement, sans avoir ce regard insistant et un peu honteux que pouvaient parfois laisser traîner les – grands ! – ados sur les femmes adultes. Chris était résolument passé en mode sportif, et ici, il n'était question que de Quidditch, rien d'autre.

« Attrapeuse ? »
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