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 We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]

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Message Sujet: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Lun 7 Mar - 1:23

Samedi 11 avril 1981.

Zen. Relax. Tout va bien se passer.

C’était la 47985è fois aujourd’hui que Sebastian se disait ça. Il avait à peine touché à son petit déjeuner le matin et avait sauté le repas du midi tellement le stress lui nouait l’estomac. Il était déjà 13h30 et il avait rendez vous avec Chris à Pré Au Lard.
Pour la 475è fois de la journée, Seb vérifia sa tenue de sorcier. Une simple robe dans l’esprit russe, un rien martial. Parfait pour se donner une crédibilité.
C’était absolument nul et inutile puisqu’il allait virer la tenue dès qu’il serait sorti de l’enceinte de Poudlard.
Brigitte, roulée en boule sur le lit, ne daigna même plus lever le museau au nouveau soupir de son humain. Il l’avait trop épuisé avec ses récriminations, ses plaintes, ses jérémiades et ses angoisses. Elle avait besoin de dormir. En plus, elle boudait. Sebastian l’avait prévenue : non, elle ne viendrait pas. Déjà chez les sorciers européens, les Mangoustes étaient des animaux de compagnie étonnants, mais alors chez les Moldus, ils attireraient bien trop l’attention.
Seb avait gentiment demandé aux Elfes de Maison d’apporter à manger à Brigitte dans la journée et de voir si elle allait bien, sous-entendu : ranger, si elle saccageait tout.


Boude pas Bri. C’est un rencard. Tu détestes tenir la chandelle.

Brigitte poussa un cri offensé, bougea, se retourna et se remit en boule sous l’oreiller, en guise de protestation.

Bon, bon. D’accord. Désolé ma belle. Je te ramènerai un truc moldu à manger. D’accord ?

L’oreiller frémit, le bout du museau apparaissant avec un bruit. Il était à moitié pardonné.
Du coup, Sebastian repassa devant le miroir.


Alors ? Je suis comment ?

Son reflet secoua la tête d’un air navré et sortit du miroir.

Quoi ? Toi aussi j’te soule ?

Une main dont seul le majeur était redressé apparut. Message comprit. Seb se laissa tomber sur le lit, fatigué. Pffffffffff. Quelle idée de proposer un rencard. C’était trop de pression.
Pour se changer les idées, Sebastian s’occupa du coup de son sac. Il avait viré les livres, qui s’empilaient joyeusement dans la chambre. Il avait sorti aussi tout ce qui avait trait au vaudou.
Et à la place, il avait mis des fringues de rechange. Un vrai sac de Moldu. Sauf qu’à l’intérieur, on pouvait mettre tout une armoire dedans, sans qu’il y ait le moindre problème. Et quand on dit armoire, ce n’est pas seulement ce qu’il y a dedans, mais aussi le meuble lui-même.

Après avoir vérifié pour la 9847è fois son sac, Sebastian ôta sa robe de sorcier, visiblement mécontent de son choix. Il enfila une robe sobre, couleur lie de vin. Pour la changer de suite par un kimono de sorcier puis un boubou africain et encore une robe à la française, avec des fanfreluches. C’était terriblement angoissant et il l’arracha à moitié en l’enlevant.
Son reflet revint alors dans le miroir et frappa. Seb le regarda lui montrer du doigt l’armoire qu’il ouvrit. Il montra différentes robes et à chaque fois, son reflet semblait un peu plus exaspéré. Avant de tomber sur une robe noire, avec le blason des Serdaigle brodé dessus.


ça ? Mais j’aurais l’air d’un élève.

Le reflet sembla prit d’un fou rire très vexant pour Sebastian qui grimaça :

J’ai pas l’air si vieux enfin ! Si ?

Il vérifia dans le miroir qu’il avait l’air toujours jeune pour se rassurer. Peine perdue, ce connard le faisait douter. Avec un dernier soupir, il attrapa le sac, préférant se tirer, non sans avoir revêtu les recommandations de son reflet.

Il dévala les escaliers comme s’il avait des feux follets aux fesses puis sautilla dans le parc de Poudlard. Il semblait de plus en plus content de lui-même et quand il franchit les portes de l’école, il fit voler sa robe sous le regard surpris de 3è années qu’il avait en cours.


Bah quoi ? Même les profs sont contents de quitter l’école. Pas vous ?

Une élève couina de peur – ce qui vexa Sebastian qui songea à enlever des points à sa maison, mais se ravisa en réalisant qu’elle avait l’air d’une tête d’ampoule donc qu’elle était surement Serdaigle – et les autres étaient tellement stupéfaits qu’en dix pas, Sebastian était loin devant eux.

Sa robe rangée dans son sac, Sebastian afficha un look typique de l’époque. Pantalon en nylon noir, près du corps, un t-shirt des Led Zep et une veste Members Only. Bref, top Fashion.
Nerveusement, il attendait devant la Poste de Pré Au Lard. Il avait envoyé un parchemin avec un joli sceau qu’il avait, à Chris pour lui donner rendez vous là, à 14h. Enfin là. « Là où nous nous sommes vu la première fois ». Est-ce que ce n’était pas hyper mignon quand même ?
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Mar 8 Mar - 10:03

Evidemment, Chris était ce que lui appelait « just in time » et le reste du monde « presque en retard ». Il fallait dire qu'entre Benedict qui avait eu des idées lumineuses, Cillian qui avait voulu lui expliquer une nouvelle théorie sur le Quidditch, et sa pupille de 1ère année qui l'avait harcelé pour savoir où il allait...
Heureusement, les attaques conjointes des deux Serdaigles étaient faciles à déjouer une fois enfermé dans sa salle commune. Mais c'était alors que Christopher s'était planté devant sa valise en réfléchissant très sérieusement à comment on pouvait bien s'habiller pour ce genre de rencard que Priscilla avait posé son auguste fessier sur son lit.
Priscilla, c'était donc la fille de 1ère année qu'un jour Chris avait sorti du pétrin – note à tout le monde : c'est stupide de s'attaquer à une élève de la maison Poufsouffle quand justement le batteur revient des vestiaires et qu'il n'a pas encore posé sa batte. La jeune fille s'était prise d'affection pour son sauveur, et l'écossais la laissait parler, piailler, établir des théories, poser des questions stupides et/ou embarrassantes, bref, être globalement pénible parce que ses petites sœurs lui manquaient, et que Priscilla faisait un substitut très convaincant.

« Tu vas où ? »

Chris plongea le bras dans sa valise, écartant un pan de tissu de tartan aux couleurs du clan Carmichael. Non, quand même, le kilt attendrait une occasion plus formelle. Il récupéra un jeans, fouilla parmi ses t-shirts en les dérangeant tous et en transformant ça en une boule de fringues informes.
Priscilla vit ça et claqua de la langue, désapprobatrice, avant de se laisser glisser du lit et de venir à la rescousse de Christopher.

« Tu vas tout froisser comme ça. »
« J'aime bien avoir des fringues froissées », commenta vaguement le batteur, en évaluant un t-shirt avec un air critique. « Et l'endroit où je vais ne te regarde pas. MOI, j'ai le droit de sortir du château parce que je suis majeur, jeune fille. »
« ça, on va finir par le savoir », bougonna Priscilla, qui avait entendu parler de la majorité de Christopher un bon trillion de fois depuis qu'il l'avait atteint – comme si c'était un putain d'exploit !

Elle finit de ranger correctement les affaires du batteur, lequel partit se changer dans la salle de bain. Il revint aussi ébouriffé que d'habitude, après avoir manifestement tenté quelque chose sur ses cheveux.
Elle étrécit les yeux :

« Pourquoi t'as essayé de te coiffer ? T'essaies jamais de te coiffer ! »
« Et je viens de comprendre pourquoi je le faisais pas... c'pire quand j'essaie un truc. Et j'essaie d'être présentable, figure-toi. »

Priscilla observa quelques secondes de silence en observant Chris faire un sac rapidement, de cette façon qu'avaient les moldus de s'organiser sans la magie qui était siiii follement intrigante.

« T'as un rencard en fait ? »
« Bien vu, et non j'te dirais pas avec qui. J'suis quasi en retard faut que je file. Passe un bon week-end, évite les groupes de crétins et oh, révise tes Sortilèges pour l'amour de l'Ecosse ! »

(Oui Chris s'intéresse de très près aux résultats scolaires de sa pupille, alors qu'il se fout quasi totalement des siens, vive le paradoxe !)
Il se pencha pour embrasser la gamine sur le front avec affection et sortit de la salle commune selon son mode habituel : c'est à dire comme un boulet de canon, laissant une Priscilla toute confuse derrière lui.
Il arriva donc à 14H cinquante quatre secondes devant la poste, un sac de sport qui avait vécu pendu à l'épaule, vêtu du jeans qu'il avait pêché tout à l'heure dans ses affaires, d'un t-shirt pour une fois uniforme, et d'une veste de sport qui soulignait sa minceur et son corps interminable. Le vent donnait une excuse convenable à ses cheveux pour être aussi ébouriffés. Il sourit à Sebastian de loin, et s'approcha de lui en ayant l'air presque détendu.
Heureusement, Pré-au-Lard était désert ce jour-là, la faute à une météo toujours pas très clémente.

« Salut. Tu vas bien ? On part comment ? »

Ah ça y était la surexcitation d'aller voir un match commençait à monter. Chris adorait aller voir les matches, même si – années 80 et laxisme des autorités aidant – il faisait franchement partie de cette catégorie de supporters stigmatisés aujourd'hui mais qu'à l'époque on laissait pulluler, voire on affirmait que c'était ça l'essence du jeu. Les hooligans.
La chance qu'avait Sebastian dans son malheur – si, c'est un malheur d'accompagner un hooligan à un match – c'était qu'aucune des deux équipes en présence n'était la préférée de Christopher, ce qui limiterait sans doute ses velléités d'en découdre avec tous ceux qui ne soutiendraient pas ses poulains – ah j'ai jamais dit qu'être un hooligan c'était faire preuve de maturité. Cela dit si une prise de tribune se produisait non loin de lui, nul doute que le farouche écossais allait y prendre part, juste parce que lui, distribuer et prendre des gnons, il trouvait que c'était marrant.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Mar 8 Mar - 16:54

Sebastian, dès 13h42, faisait donc les cents pas devant la poste. Et il commença même à se ronger les ongles en se demandant si Christopher viendrait bien ou pas. Il avait toutes les raisons de ne pas le faire. Sortir avec un prof. Un « vieux ». Un gay. Un inconnu. Bon, c’était le championnat écossais quand même. Et puis s’il ne le lui avait pas dit, Seb avait pris des dispositions de gentleman pour ce soir. Ça aussi ça le mettait sur les charbons ardents. Ce soir, ils ne pourraient pas rentrer à Poudlard car il serait bien trop tard. Mais est ce que Chris avait pris ça en considération ? Et si ça le faisait flipper ? Et si finalement il changeait d’avis ? Est ce que Sebastian survivrait à cette déception ?

T’es vraiment ridicule Keller. Tu le connais depuis une semaine.

Bordel. C’était vrai. Une semaine. Mais Seb s’était méchamment entiché de lui et il fonctionnait comme ça. De façon déraisonnable. Et puis l’espèce de candeur curieuse de Chris était beaucoup trop plaisante pour qu’il ne cède pas à cette douce tentation de le séduire.

Ses pensées l’avaient occupé 8 minutes à 13h50, il regarda nerveusement les masses informes d’élèves qui arrivaient de Poudlard par petits groupes. Pas une seule silhouette seule. Il devint franchement nerveux et fila chez Honeydukes pour faire quelques achats. Ce qui lui prit 6 minutes, dont 5 de queue. Encore qu’il avait gagné des places parce qu’il râlait, soufflait, soupirait, trépignait, tapait du pied, lançait des regards assassins à chaque élève devant lui. Et plusieurs préférèrent, de façon stratégique, le laisser passer.

à l’une des élèves qui, juste en le voyant, le laissa passer avec un sourire mielleux, un rougissement délicieux sur les joues, des gloussements ravis et des cils papillonnant, il dit même :


Vous, vous survivrez à tout dans la vie.

Sans qu’on puisse savoir si c’était un compliment ou non. En tout cas, elle le prit comme tel et frôla la pamoison.
Bref, Sebastian revint à la Poste à 13h58 et vit alors une silhouette solitaire… en jupette. Flûte. Raté.
Soudain, il se rappela qu’il devait envoyer une chouette à sa mère et fit fissa, lançant deux gallions pour le parchemin et sortit vite. Juste à temps pour voir Chris arriver.

Ah ! Les affres de l’amour. Ces battements de cœur, désorganisés et violents, son estomac qui semblait faire une triple salto arrière. Ses mains qui devinrent brusquement moites et son front se couvrant d’une légère pellicule de sueur ainsi qu’une rougeur sur les joues. La joie la plus pure. Il avait du mal à ne pas sourire bêtement. Et puis le sourire de Chris était vraiment encourageant n’est ce pas ?
Oh, il aurait fait la tronche, Seb aurait été aussi enthousiaste en fait.


Hello !

Il avait pris une voix qui méritait des baffes. Sebastian toussota pour se ressaisir et continua à sourire comme un gentil demeuré.

Bah j’ignorais si tu savais transplaner ou pas. Sinon y a un réseau de cheminette. Y a un créneau dans 5 minutes.
Normalement t’as passé ton permis non ? à ton âge je transplanais dès que je pouvais.


Et Sebastian se tut, avec un air un peu con. D’abord parce qu’il rappelait son âge, se sentant légèrement dépassé par leur différence. Et puis il ne savait absolument pas quoi faire de lui. Serrer la main de Chris ? Non. Débile. L’embrasser, interdit. Lui prendre la main, encore pire. Alors du coup il se balançait sur ses pieds, attendant sa réponse.

Soudain il arrêta de bouger et sembla ravi. Visiblement, Christopher avait pensé à prendre un sac. Donc il savait qu’ils ne rentreraient pas à Poudlard ce soir.


Et du coup, tu connais bien Glasgow ? On aura le temps de faire un peu de tourisme si ça te dit
On y va ?
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Ven 11 Mar - 14:41

Christopher, qui parfois était aussi hermétique au monde qui l'entourait qu'une huître de bonne famille vexée, ne prit absolument pas garde au sourire idiot et à la voix planante de son professeur, se contentant de lui répondre d'un sourire mignon.
Il ne paraissait pas outre mesure affolé de ce que pourrait faire Sebastian pour le saluer, ayant intégré qu'il n'était pas du genre à lui rouler une pelle en public – en tout cas, pas aussi tôt dans leur relation. Si ça durait au-delà de quelques mois, et surtout, une fois qu'il ne serait plus à Poudlard, là il s'inquiéterait probablement beaucoup plus.

« Yep, j'ai le permis. Mais j'aime pas trop ça, j'préfère utiliser le balai. »

On ne pouvait pas aimer tous les nouveaux modes de transport proposés par une vie alternative à celle qu'on connaissait précédemment, se disait Christopher. Il n'était pas non plus très fan de Cheminette, mais devait admettre que, eh bien, en bon né-moldu, il préférait évidemment le mode de transport qui se rapprochait le plus de ce qu'il connaissait, avant.
Le balai.
Oh bien sûr, voler était très anti-naturel pour un né-moldu, mais c'était le seul qui permettait de se rendre compte de la distance parcourue, et c'était précisément ça que Chris n'aimait pas dans les Cheminettes et le transplanage, dont il ne se servait qu'en cas de force majeure. Chris était sans doute le seul homme sur terre à avoir la possibilité de se téléporter et à trouver ça chiant. On ne parlait pas assez de l'esprit de contradiction des écossais.
Il réfléchit rapidement :

« ça fait longtemps que j'ai pas transplané... »

Il ne s'étala pas sur les raisons de son désamour ; après tout ça pouvait s'expliquer parce qu'on ne pouvait pas transplaner à Poudlard, et il ne pouvait pas transplaner non plus une fois rentré chez lui pour les vacances, à moins de vouloir faire courir un vent de panique sur les clans écossais traditionnels.

« Du coup je préférerais qu'on utilise la Cheminette, surtout pour cette distance. »

Le transplanage était évidemment plus dur à mesure où les distances augmentaient. Et comme ça faisait facilement une bonne année que Chris n'avait pas tenté de transplaner... Il n'avait pas spécialement envie de vérifier sur un tel itinéraire s'il se souvenait comment on faisait, ou non. Il entra du coup dans la Poste de Pré-au-Lard et indiqua au préposé de la Cheminette qu'ils prendraient le créneau suivant – celui qui était dans 5 mn.
En attendant de pouvoir sauter dans la cheminée – ça a l'air d'être une métaphore... mais ça n'en est pas une, et c'est bien dommage –, il s'appuya de l'épaule contre un mur, souriant à son prof.

« Je connais, oui, j'y suis déjà allé plusieurs fois. Si tu connais mal, je peux te montrer deux trois trucs, notamment historiques, avec les exploits de Saint-Mungo... Et même t'expliquer le blason de la ville si t'as envie. »

Blason particulier s'il en était. Le préposé des cheminées les appela et Chris attrapa son sac dans ses bras puisqu'il en allait de même pour la Cheminette que pour les manèges à sensations fortes : il fallait ne pas étendre les bras, les jambes, ou laisser traîner sa tête, et s'agripper à ses affaires, effets personnels, et amis qu'on voudrait revoir une fois descendus.
Christopher laissa Sebastian jeter la poudre et crier le nom de l'endroit précis où ils allaient, et ferma les yeux pour le voyage parce que son corps – rationnel et né-moldu comme il était – ne s'était jamais habitué à voir défiler autant de décors vus par une cheminée.
Une fois arrivés, il trébucha hors de la cheminée, mais fort heureusement pour sa dignité, ne s'étala pas au sol. Ses cheveux étaient désormais définitivement salement ébouriffés, mais le vent écossais se chargerait sans nul doute d'empirer encore tout ça. Si, si, c'était sûrement possible, le pire était toujours possible.

« J'arrive pas à me faire à cette sensation », commenta le Poufsouffle à l'intention de son professeur.

Heureusement, une fois sorti du bâtiment où ils étaient arrivés, le temps riant et chaleureux écossais se chargea de le revigorer. Il n'y avait qu'un enfant du pays pour se sentir ragaillardi par ce vent agressif qui semblait vouloir arracher la chair des os juste en soufflant, et ces nuages bas et menaçants. Bah, Chris, lui, trouvait ça formidable.

« Ah ! Glasgow ! On passe du côté moldu tout de suite ou t'as des trucs à faire côté sorcier ? »

Vous la sentez, l'impatience du né-moldu de retourner de son côté de la ville ? …
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Ven 11 Mar - 21:43

Sebastian avait bien pensé au balai, effectivement, se doutant que ça devait être, et de loin, le mode de transport préféré de Chris. Sauf qu’en ce beau printemps 1981, aller à Glasgow par balai, c’était courir le risque d’affoler pas moins de 881 000 habitants (merci Wiki !) ce qui n’était pas une mince affaire. Et Seb n’avait aucune envie de se faire pareillement remarqué. Il se garda bien de le dire à son cher élève, bien trop ravi qu’il était qu’il ne lui ait pas fait faux bond. Il se contenta d’un grand sourire béat et ravi.
Néanmoins, un coin de son esprit s’affola que le jeune homme n’ait pas préféré transplaner. C’était le B.A.BA de la sorcellerie et s’il ne pratiquait pas régulièrement, c’était un coup à avoir un accident.
Bon, là encore il garda son avis pour lui et entra dans le bureau de poste avec un salut à un jeune homme au guichet qui rougit jusqu’à la pointe des oreilles. Visiblement, quand on était roux, on avait le même problème que quand on était blond. Si on rougissait, c’était terriblement voyant. Et en plus, chez lui, ça jurait méchamment avec la couleur de sa chevelure.
Heureusement pour Seb, la gêne n’était pas un domaine qui le concernait. Caractère teuton vraisemblablement. Du coup, il trouvait ça assez comique. Quoique tout à fait charmant chez un blond écossais de sa connaissance.

Sebastian s’assura que personne ne regardait dans leur direction. C’était le seul hic de son plan. Un prof et un élève ensemble dans une cheminée, c’était un poil embarrassant, même pour l’allemand. Il tenait à conserver une certaine discrétion, histoire de ne pas faire fuir le porteur de kilt.


Je ne connais pas très bien. La dernière fois que j’y ai été, c’était… humm… L’année avant l’incident d’Ibrox. En 70.

Seb calcula que Chris avait 9 ans. C’était un gosse. Lui déjà un adulte. Et cette révélation le perturba un peu alors qu’il collait ses deux pieds dans le feu magique, énonçant un très clair : « bureau de poste magique de Glasgow ».

Lui il aimait bien la poudre de cheminette. C’était marrant, ça lui foutait des papillons dans le ventre – même s’ils n’étaient du style qu’il affectionnait en particulier – et sortit le plus tranquillement du monde de la cheminée, en époussetant ses épaules. A deux dans une cheminée,  ils se frottaient forcément aux parois. Il entendit plus qu’il ne vit Chris trébucher, le bruit d’un pas un peu trop lourd étant assez caractéristique.

Il haussa des épaules à sa remarque.


Faut voyager davantage. Poudre de cheminette, transplanage, balai ou même transports moldus. Après quelques mois, hop, on n’y prête même plus attention.

Ses yeux bleus se portèrent avec une once d’affection sur le blond, son sourire un rien trop tendre pour ne pas avoir une idée derrière la tête.

On est arrivé tôt pour pouvoir faire un peu de tourisme. Je propose qu’on aille déposer nos affaires à l’hôtel et qu’on fasse ensuite ce qu’on veut.

D’un coup d’épaule, il se dégagea un espace pour sortir de la poste bondée et piaillante. C’était samedi, les familles sorcières étaient de sortie et les hiboux étaient visiblement mécontents de subir autant d’agitation.
Dans la rue, Sebastian s’offrit une goulée d’air frais d’un air soulagé. Le ciel bleu, avec quelques nuages paresseux, un soleil visiblement ravi d’être autorisé à montrer le bout de ses rayons et une température agréables créèrent en Seb l’envie de crier de joie. Il s’en garda bien et, une fois qu’il fut sûr que Chris le suivait, sortit vite de la zone sorcière.
Comme pour le Chemin de Traverse, il fallait tapoter un mur de sa baguette magique. Il s’écarta et les deux hommes purent sortir.
les Moldus étant des êtres ne faisant attention à rien d’autres qu’eux, personne ne sembla perturbé de voir apparaitre deux hommes devant la vieille devanture d’un magasin de sous-vêtements féminins.
ils étaient dans une rue, non loin de Glasgow Central Station. Et Seb avait réservé un hôtel au bord de la rivière Clyde, avec vue sur la dite rivière, histoire de ne pas être embêté par le bruit des voitures, auquel lui était peu habitué.


Et ta famille est dans quel coin au fait ? Highlands ou Lowlands ?
Tu leur as dit que tu venais en terrain moldu ce week end ? ça leur fait pas trop peur les chouettes ?


Le chemin était rapide jusqu’à l’hôtel.
Sebastian ouvrit la porte, s’effaça pour laisser passer Chris et se présenta à la réception :

Bonjour. J’ai une réservation au nom de Keller. Deux chambres.
Ah oui. Monsieur Keller. Bienvenue.

La réceptionniste prit sa pièce d’identité et vérifia avec lui ses demandes. Puis elle expliqua comment monter en chambre, l’horaire des petits déjeuners et tout le tintouin autour de l’hôtel, choses dont se foutait Seb. Mais il savait qu’elle devait cracher sa soupe alors il la laissa faire.

Une fois dans l’ascenseur – ils étaient au 6è et dernier étage ! – Sebastian poussa un soupir de contentement, un sourire naissant sur ses lèvres. Il regarda sa montre et fit un clin d’œil à Chris.

43 minutes que j’attends ENFIN ce moment.

Et il put enfin l’embrasser, avec nettement moins de délicatesse que les fois précédentes.
Il s’écarta en même temps que les portes s’ouvrirent, prit un air innocent alors qu’il n’y avait personne et sifflota avec un sourire qui barrait son visage d’une oreille à une autre.


On ne pourra pas dire que je ne suis pas patient hein.

Puis il donna la clef de la chambre à Chris et entra dans la sienne. A vrai dire, les deux étaient communicantes puisqu’elles partageaient la même salle de bain. Volonté délibérée de Sebastian de laisser de l’espace à Chris tout en se gardant une ouverture stratégique.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Sam 12 Mar - 2:50

Chris était un rien froissé de la remarque de l'allemand sur les voyages, et le jaugea en coin. C'était avec ce genre de petite phrase qu'il se rendait compte du fossé, que dis-je, du canyon qui les séparait. Sebastian avait beau être prof d'études des moldus, il n'avait quand même aucune putain d'idée de ce que c'était d'être né-moldu. Christopher n'avait eu aucune idée, pendant 14 longues années de sa vie, que des moyens de transport pareils existent. Et si sa famille proche était au courant de certaines choses, il n'avait pas tout détaillé non plus parce qu'il était hors de question que tous les clans écossais soient au courant de l'existence du monde sorcier. Il se contenta de répondre donc un « hmmmm » vague, sans expliquer que ça devait être la deuxième ou troisième fois de sa vie qu'il empruntait le réseau de cheminettes.
Bon sans compter qu'à la base, sa famille n'était pas réellement du genre à voyager. Pourquoi voyager quand on habitait en Ecosse, hein, on était déjà dans la meilleure partie du monde selon les locaux.

« Oui, bonne idée. J'te suis ! »

Parce que si le Glasgow côté moldu lui était connu, sans aller jusqu'au familier, il n'avait jamais foutu les pieds du côté sorcier. Il suivit donc sagement Sebastian sans vouloir le perdre de vue, et répondit à sa question avec... avec la volubilité d'un écossais qu'on questionnait sur son clan.

« Lowlands. Mais on est reliés par le sang à tous les clans écossais des Lowlands, et aux trois quarts de ceux des Highlands, forcément... Du coup ça fait des réunions de famille sympas, y'a plein de monde. Et on reconnaît les gens aux tartans, forcément.
Nah j'leur ai pas dit, ils auraient été capables de me dire de passer les voir... Sauf que j'peux pas passer juste pour 5 mn... Héritier du clan oblige, ils me parlent de la distillerie, des moutons, des mariages à venir auxquels faudra faire acte de présence, et les fêtes diverses, et ci et ça...
Du coup non j'ai évité.
Et pour répondre à ta question ma mère a horreur des chouettes, j'en ai envoyé qu'une fois et j'ai plus jamais recommencé. A la place j'fais galérer les postiers de Pré-au-Lard en leur envoyant du courrier à la moldue. C'est assez drôle, et j'regrette un peu de pas y avoir pensé dès le début pour tout te dire. »


Une fois arrivé dans l'ascenseur eh bien... ça serait mentir de dire que Christopher ne s'attendait pas à ce que Seb reste sage. L'allemand était adapté en société, mais l'ascenseur ça comptait pas, surtout pas quand y'avait personne d'autre.
Ça motiva donc l'écossais à monter les mains jusqu'au col de Sebastian, histoire de le garder contre lui, tout en répondant de façon à la fois enthousiaste et franche à son baiser. Il lui fit ensuite un sourire satisfait, ne verbalisa pas qu'il attendait ça aussi, depuis au moins autant de temps. Il n'avait pas percuté avant dans sa vie combien c'était agréable d'embrasser un anglo-allemand, et depuis, eh bien, il se rattrapait.
D'ailleurs aurait-il réfléchi plus avant, qu'il se serait fait la réflexion que c'était très curieux de s'y habituer aussi rapidement – mais Chris n'était clairement pas prêt pour de tels questionnements sur sa vie sexuelle, aussi préférait-il laisser ça de côté pour le moment. Il émit juste un rire amusé à la remarque de Sebastian sur sa propre patience, et entra dans sa chambre afin d'y déposer son sac. Il fit rapidement un tour du propriétaire, pour ensuite arriver dans la salle de bain communicante aux deux chambres.
Y'avait pas moins d'une baignoire et d'une douche, intéressant ça. Est-ce que les constructeurs de l'hôtel pensaient réellement que les gens ayant pris la chambre allaient chacun se laver de leur côté en même temps, ou étaient-ils foutrement prévoyants ?...
Après une légère frappe à la porte située entre la salle de bain et la chambre de Sebastian, Chris entra avec un sourire aux lèvres. Il se foutait totalement d'envahir son territoire dans un espace aussi neutre alors qu'il ne se serait jamais permis en temps normal ; et certainement pas avec quelqu'un d'autre. Mais hé, Seb était spécialiste pour lui fourrer sa langue dans la bouche, alors lui pouvait visiter sa piaule, non ?...
Il s'appuya nonchalamment contre le chambranle, croisant les bras sur sa poitrine :

« T'es prêt pour le tourisme à Glasgow ? J'ai au moins quatre cathédrales à te montrer, j'espère que t'es prêt pour ça. »

Mais avant ça... Christopher s'approcha de l'allemand de son pas sûr de type sportif, un sourire en coin aux lèvres. Et l'embrassa, doucement, avec ce qu'on pouvait attendre de timidité d'un mec de 20 ans qui s'était pas habitué à l'idée d'aimer les blonds aux abdos taillés.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Sam 12 Mar - 3:50

Hében ! ça en fait du monde. Sérieux, faut des invitations 6 mois à l’avance et vous vous pétez la gueule si deux familles font des trucs en même temps non ? ça doit être trop cool.

Bon, d’accord. Il avait une façon toute personnelle de voir les réunions de famille. En même temps, sa mère en était à son 7è ou 8è mariage et presque autant de divorces. Les prises de tête étaient monnaie courante mais au final, tout le monde s’entendait bien. En revanche il n’y avait jamais de grande réunion des ex ou un truc du genre. C’était bien dommage. Avec une mère hippie, c’était un truc organisable non ?
En tout cas, le petit speech nationaliste de Chris marcha du tonnerre sur Sebastian qui était profondément curieux de nature. Il voudrait bien voir ça. Distillerie et moutons. Tout un programme. Il se voyait déjà présenter certains membres de sa famille, comme le grand oncle Augustus, le frère de sa vénérable grand-mère britannique, qui ne savait parler que des heures de gloire de l’empire anglais (il avait épousé une moldue), ou de la Cousine Irma, voyante à la sauvette, c’est dire son talent, qui ne savait lire que dans le fond d’une bouteille de vodka préalablement descendue par ses bons soins. Face à la vénérable matriarche pas cool-cool. Sympa. En tout cas, Sebastian pouffa de rire, visiblement amusé des éventuelles rencontres possibles. Un coup à dégouter les écossais de réunions familiales. Ou pas.


Et toi ? C’quoi ton tartan ?
Parait que tu portes la jupette… Enfin le kilt. Désolé. Mauvaise blague internationale.


Bon, c’était moche. Parce qu’il venait de cafter ce que Benedict lui avait dit. Balot n’est ce pas ? Tant pis. En tout cas, l’autre truc c’est qu’il se demandait ce que Chris portait dessous. Et ça lui arracha un sourire rêveur, un soupir d’envie et une moue désolée parce qu’il sentait bien qu’il n’était pas prêt de le savoir. Hors de question de le lui demander. Non. Il avait une idée très précise de la façon dont il allait le découvrir. A savoir soit dans la paille à côté des moutons, soit dans un recoin de distillerie, à l’écossaise. Oui, Sebastian aimait faire dans le couleur locale.
Enfin avant de vendre des moutons dans les Lowlands, déjà, il faudrait qu’il conclut avec Chris. Et ça… ça… Son petit doigt lui disait que ça allait être gentiment galère. En même temps, ok, ça ne faisait qu’une semaine qu’il l’avait croisé par hasard. Mais il savait précisément ce qu’il voulait dans la vie et en l’occurrence, là, c’était les miches d’un blond soudain très bavard.

Après avoir posé son sac sur le lit, Sebastian avait ôté sa veste. Avec le beau temps, il la troqua contre un gilet qu’il noua à sa taille, gardant juste son t-shirt des Led Zepplin et fourrant dans la poche arrière de son pantalon un peu d’argent moldu ainsi que les billets. Sur le côté, sa baguette disparut dans la poche, visiblement traficotée exprès. Il sursauta presque en entendant frapper à la porte de la salle de bain. Ce petit con, avec son air nonchalant… C’était de l’allumage gratuit. Voilà ce qu’il pensait. Il grommela un truc sur le tourisme, fait que pour les cons mais se reprit très vite.
Il lui offrit un sourire des plus charmeurs.


Oh mais je suis prêt à tout ce que tu voudras bien me montrer.

Evidemment, c’était parfaitement ambigu et Sebastian eut un air légèrement narquois, que le baiser de Chris fit disparaitre. Il oublia même un instant de respirer, posant ses mains sur la taille de l’écossais, le laissant faire à sa guise. Il aimait bien servir de cobaye en fait. C’était vraiment très très plaisant.
Après un moment de tests buccaux que l’allemand approuva vivement, il se dégagea avec douceur.

On va y aller ?! Hum ? Parce que…
j’suis pas en sucre mais là… On est dans une chambre d’hôtel. Et pour la première fois on n’est pas dans un lieu public ou bien dans un endroit où on pourrait nous surprendre et… Je ne suis pas bien certain de pouvoir me contenter pour les 6 prochaines heures de chastes baisers.


Et sur ce signal de départ, après avoir vérifié que Chris avait pris sa clef, il l’entraina dans le couloir, lui attrapant naturellement la main. Ici, ça ne risquait rien. Pas de remarques odieuses ni d’insultes, pas de menaces. Il pouvait se montrer tactile sans avoir à l’esprit des choses plus grivoises.
Bref, dans l’ascenseur, il remit ça, avec bien plus de délicatesse qu’à l’aller.
Sebastian déposa les clefs à la réception et une fois dehors, lunettes de soleil vissées sur le nez, il tourna son visage vers Christopher.


Vas y. Tu mènes la danse. Je te suis.
Où tu iras, j’irai. Fidèle comme une ombre.
(Avouez que vous aussi, vous avez fini la phrase en chantant). C’est toi le guide.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Mar 15 Mar - 23:27

« Oh eh bien y'a toujours la vieille garde du clan composée des grands-mères et arrières-grands-mères qui veillent à ce que les fêtes se suivent sans trop passer aux mêmes dates. Si jamais il y a deux dates vraiment en même temps et qu'on ne peut pas changer, on dispatche les représentants en deux pour ne froisser personne.
Quand j'étais plus petit on tirait ça à la courte paille avec mes sœurs, qui allait à quelle cérémonie... Maintenant que c'est moi le chef », il haussa des épaules, « je vais à celle qui a besoin de la bénédiction d'un chef de clan, évidemment. Et oui je porte le kilt... C'pas une jupette ! Pour les cérémonies officielles. J'te montrerai un jour, j'en ai un au château. »


Embrasser Sebastian s'avérait de plus en plus plaisant au fur et à mesure où ils s'exerçaient. Apparemment, ledit Sebastian était bien d'accord sur la question, et sa façon de l'exprimer tira un sourire amusé à Christopher. Il avait beau envisager les éventuelles relations sexuelles qui auraient un jour lieu – enfin en tout cas, il voulait vivre ça avant de mourir, lui –, avec une angoisse mêlée de curiosité dévorante re-mêlée d'angoisse derrière...
Il n'était pas non plus du genre à s'enfuir en courant si Seb évoquait ça dans la conversation.

« C'est p'têt mieux qu'on y aille, oui. Tu connais bien les cathédrales ? »

L'écossais prit la direction de la sortie de la chambre de Sebastian, ayant déjà verrouillé la sienne comme s'il avait pertinemment su qu'il n'y repasserait pas. Il salua poliment un couple de touristes qui remontaient le couloir dans le sens opposé, puis reprit sa conversation avec Sebastian :

« Tu savais que le saint fondateur de cette ville s'appelle comme l'hôpital sorcier ? Saint-Mungo. Il aurait fait des tas de trucs incroyables, mais moi j'me rappelle que de l'histoire où il a trouvé des anneaux d'or en ouvrant des poissons.
C'pour ça qu'il y a des poissons avec des anneaux d'or dans la bouche sur le blason de Glasgow maintenant. »


Très à l'aise dans un environnement moldu et où l'accent écossais résonnait partout autour d'eux, et on comprend pourquoi, Christopher prit la direction d'une des fameuses cathédrales une fois sorti de l'hôtel. Il bavarda sur le chemin, expliquant en quelles occasions il était venu à Glasgow, entouré à l'époque d'au moins 15 membres de son clan – même qu'ils en avaient perdu quelques uns à l'heure où les pubs ouvraient.
Chez les Carmichael of Carmichael, quitte à trop donner dans les clichés, traînait un sérieux problème d'alcoolisme latent. Pour le moment Christopher avait l'air épargné, il fallait dire aussi qu'avec ses projets d'intégrer la National League de Quidditch, il faisait gaffe à ce qu'il faisait subir à son corps.
Il ne consentit à ralentir le rythme qu'à la troisième cathédrale visitée, faisant preuve d'une vitalité toute juvénile et de l'efficacité de ses trop longues séances d'entraînement. Non le Quidditch ça n'est pas juste « s'asseoir sur un balai », bande de béotiens !

Il se tourna vers l'allemand avec un sourire content. Glasgow était une ville toute écossaise dans l'esthétique, et on connaît les paysages de la contrée pour être majestueux mais très angoissant. Mais c'était chez Chris, alors il était parfaitement heureux de traîner son crush à travers « sa » ville pour lui montrer. Oui, Chris avait un petit côté chiot heureux de vivre.

« On devrait manger avant le match, non ? 'fin je sais pas pour toi, mais moi j'ai les crocs. »

Il eut un rire mélodieux et amusé :

« T'en fais pas, je vais pas t'infliger la gastronomie écossaise. »

Même si à son avis, l'allemande avait pas grand-chose à lui remontrer. Plutôt très à l'aise finalement dans l'environnement immédiat de Sebastian, il fit un nouveau sourire. L'intention était beaucoup moins charmeuse que quand c'était Sebastian qui les faisait ; mais Chris n'aurait quand même pas souri comme ça à un pote. Il évitait de réfléchir à la question.

« Italien, ça te tente ? »
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Mer 16 Mar - 2:04

Par la moustache de sa grand-mère, il n’arrêtait donc jamais de parler.
à un moment donné de la visite, Sebastian envisagea de gueuler un « bon, c’est bon maintenant O’Carley, sortez de Chris ». Mais d’une, ça l’aurait foutu mal, de deux c’était terriblement tendancieux et de trois, Chris l’aurait peut-être mal pris. En plus il y avait une telle fierté écossaise dans ses propos qu’il n’y avait aucun doute sur le fait que ce soit bien Christopher qui parle. Et ça pour parler, il parlait. Un flot ininterrompu de paroles.
C’était possible ça ? Il respirait quand ? Et comment ?
De temps en temps, Sebastian parvenait à formuler une idée, donner un avis ou encore poser une question. Mais jamais ses cordes vocales n’avaient été autant au repos de toute la semaine. Dommage qu’il n’ait pas amené Brigitte parce que quand même, ça aurait été bien commode. Il lui aurait foutu la mangouste dans les bras et l’aurait laissé parler avec. Hop. Mais non.

Bon, en même temps, il ne se trouvait pas particulièrement à plaindre non plus. Loin de là. Cet enthousiasme était fabuleux et il avait l’air tellement détendu. Seb s’interdit de lui donner la main mais il dut se faire le rappel plusieurs fois. Par contre, il ne se priva pas de laisser ses doigts effleurer sa main avec légèreté, dès qu’il en avait l’occasion. Il avait bien le droit d’en profiter un peu non ? Et puis il parvenait à faire ça avec un naturel si confondant que personne ne sembla le remarquer. De toute façon, à mesure que la journée s’avançait, la foule se densifiait. Comme s’était dommage d’ailleurs. Du coup, Seb pouvait se rapprocher tranquillement de Chris sans que personne n’y trouve rien à redire.

Par contre, heureusement, se félicita-t-il régulièrement, il était athlétique. Parce qu’il aurait semé la moitié de l’Ecosse pendant la balade. Il avait le feu au cul ou quoi ?
Bon, d’accord. Dit comme ça, c’était tendancieux aussi. Et puis ils n’avaient qu’une après-midi.
Sebastian avait pensé à prendre les horaires retour pour Pré Au Lard. Mais il ne les avait pas consultés. Il ignorait s’ils pourraient profiter au moins du dimanche matin. Même s’il avait quelques idées en tête.


Si t’as les crocs, allons y.

C’était sa première phrase depuis au moins trente minutes. Hourra !

Moi qui craignais de subir une double attaque haggis – frites au vinaigre, me voilà rassuré. Merci beaucoup.

Sebastian lui lança un coup d’œil en coin. Il était prompt à la taquinerie mais se demandait jusqu’où son bel étudiant serait capable de le supporter. Loin de lui de vouloir le vexer.
Il lui rendit son sourire, absolument éblouissant, ravi de le voir aussi à l’aise.

italien ? Parfait !

Ah le malin ! Le restaurant se trouvait en face. Parfait.
Seb ouvrit la porte et demanda aussitôt une table pour deux, dans un coin tranquille. Hey ! Tant qu’à faire, il comptait bien faire du pied à Chris. Oui, les gays avaient les mêmes techniques un peu lourdes que les hétéros. Oui. Et puis comme ça, il pourrait lui lancer toute une attaque de sourires, de rires, de clins d’œil séducteurs, l’air de rien, sans être interrompus par un éventuel énergumène au balai figé dans le fondement.

installés dans un endroit calme, cachés à moitié par des arbres en plastique dont la poussière avait dû être faite la dernière fois 20 ans plus tôt, Sebastian mit aussitôt son plan en branle. Un « oh désolé » ponctua son premier effleurement du pied alors que son sourire indiquait tout le contraire.

Quand sa main se lança en même temps que celle de Chris sur le menu il lança un « décidément » rieur. Le bulldozer allemand était désormais dans la mêlée.


Tu es intarissable concernant l’Ecosse. C’est fabuleux ça.

Il commanda une première bière, laissant le soin à l’étudiant de choisir lui-même sa boisson. Puis il reprit la conversation.

Et tu es détendu. Incroyable. C’est quoi ? Le monde Moldu ou tu t’habitues à moi ? Ou les deux peut-être.


Sebastian, curieux comme tout, le dévorait des yeux. Il avait une étonnante envie de tout savoir et de le comprendre. Visiblement, à 20 ans, il avait déjà de l’expérience. Pas chez les mecs, on l’avait compris. Donc les nanas. Beau comme il était. Normal. Alors du coup, pourquoi diable rien n’avait éveillé en lui un désir différent ? Et pourquoi il le laissait ainsi empiéter si librement dans son espace vital ? Oh ça plaisait divinement à l’enseignant. Il revivait à travers Chris ses premiers émois. Mais il avait envie qu’ils partagent les siens ensemble.
Le menton posé sur sa main, qui cachait à moitié sa bouche, il souriait, visiblement ravi de la journée et d’être là.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Mer 16 Mar - 23:17

Et Sebastian pouvait s'estimer très heureux parce que son étudiant accueillait assez positivement toutes ses tentatives d'envahissement d'espace vital, avec de légers sourires. Le prof avait l'art et la manière de s'imposer sans aller trop loin, et ne déclencha du coup pas de fuite ou de rebuffade côté écossais, voire deux ou trois tentatives du côté de Chris. Elles restèrent peu nombreuses parce que si Seb avait appris la discrétion eh bien, c'était pas vraiment le fort de Christopher, la discrétion. Comme il était parfaitement au courant de cet état de fait, de façon assez logique, le batteur ne sortait jamais trop des domaines qu'il maîtrisait.
Pour le plus grand soulagement de Sebastian, on s'en doute, le très écossais Chris ne réagit absolument pas mal à sa blague sur la gastronomie locale.

« Je m'en voudrais de t'empoisonner... et je suis sûr que ça va chercher loin, la tentative d'empoisonnement, j'préfère pas tenter. »

Il ferma sa gueule in extremis – chose rare – avant de déclarer quelque chose de trop tendancieux comme « j'attendrais que tu viennes à une des cérémonies de ma famille ». Non parce que même dans un monde peuplé de narvals et de licornes, Sebastian ne serait jamais bienvenu à un événement du clan Carmichael « tout jour prest » of Carmichael ; fallait pas déconner non plus. Oui, le Royaume-Uni avait dépénalisé l'homosexualité, et oui les Carmichael étaient au courant. C'était pas pour autant qu'eux allaient changer leurs petites habitudes et être super contents que le chef de clan se mette en tête de ramener son petit copain. Bon sans compter que même si c'était très clairement un rencard, on en était pas encore là.
On en était pas encore là, n'est-ce pas ?...
Chris décida qu'ils en étaient peut-être bien là quand Sebastian lui fit du pied puis lui effleura la main exprès en prenant la carte la plus éloignée de lui. Il lui fit donc un sourire à la fois fier de lui-même et indulgent. Apparemment, le bulldozer allemand n'effrayait pas outre-mesure Christopher.

« C'est normal c'est chez moi. Si je peux faire découvrir un peu de mon pays à quelqu'un qui a autant voyagé que toi... C'est tant mieux.
Et t'façon t'aurais très clairement pas pu trouver meilleur guide que moi. »


Ce disant, il se plongea dans la lecture de la carte avant de décider qu'il prendrait des pâtes, sucres lents très adaptés à son régime de grand sportif. Pour ce qui était de la boisson, il prit la même chose que Sebastian, pas difficile.
Et commenta avec une candeur désarmante.

« J'sais pas j'ai pas l'impression de devoir m'habituer à toi. C'est sûrement plus facile hors de l'école, parce qu'il y a personne qui pourrait nous observer ou je sais pas quoi... Mais c'est pas le fait d'être chez les moldus en tout cas.
C'est sûr que je me sens plus à l'aise dans un environnement moldu... »


Il passa la langue sur ses lèvres rapidement, tentant de trouver les meilleurs mots pour expliquer l'impression qu'il avait toujours quand il évoluait dans un environnement sorcier. Ça n'était absolument pas évident.

« Parce que c'est chez moi depuis toujours, quoi. Les sorciers, je dis pas, c'est génial et très sympa... et très rassurant de savoir qu'il y a bien une explication à toutes ces petites choses que j'expliquais pas plus jeune... Et que j'peux maîtriser maintenant.
Mais c'est pas réellement chez moi, j'ai pas été élevé dans cet environnement-là, et... y'a plein de trucs que je connais pas. »


Il haussa légèrement des épaules :

« Y'a toujours des trucs que je connais pas et qu'il faut m'expliquer. Puis vu la masse de trucs à savoir, aucune chance que je me rappelle de tout, donc des fois faut me le rappeler alors qu'on me l'a déjà dit.
Et quand j'rentre chez moi l'été, bah je repars dans mes histoires de clan, de mariages entre membres, de distillerie et tout ça... Le grand écart quoi ! »


Il parut hésiter, prit une gorgée de sa bière :

« Bon sans compter que ma mère a beau être au courant et tout lui a bien été expliqué... Elle estime que ça me passera en grandissant, en gros. J'suis censé rentrer dans le rang et devenir un bon chef de clan, et pas un type qui agite une baguette en faisant des trucs bizarres. »

Le respect des phénomènes expliqués par les écossais ? On parle des mecs qui ont le monstre du Loch Ness et une foultitude de châteaux hantés. Y'a pas grand-chose qui appelle au respect chez eux, et quand bien même Chris serait un sorcier mirobolant, il aurait de la peine à les convaincre. Alors ses projets de jouer à un jeu sorcier sur un balai, autant dire que ça pesait pas lourd.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Jeu 17 Mar - 2:19

Si Chris avait su. Hein. Vraiment. S’il avait pu s’imaginer ce qu’il avait mangé au cours de ses voyages. Il n’aurait pas hésité à lui faire manger du haggis. Loin de là. Mais Sebastian se garda bien de le lui dire. Au moins pour cette fois. D’abord parce qu’il tenait absolument à ménager la susceptibilité de l’écossais, au cas où il détesterait le plat. Et en plus pour une question de digestion. Si ça passait pas, ça n’allait pas être super glamour. D’accord, il savait parfaitement qu’il n’allait pas conclure ce soir. Il n’était même pas là pour ça. Mais il n’empêche qu’un peu de classe n’avait jamais tué personne. Bien au contraire.

Non. C’est sûr. Pas meilleur guide. Encore que j’ai un peu de mal à garder pleinement ma concentration avec toi dans les parages.

Ce qui était redoutablement vrai. Parce qu’il l’avait un peu soulé déjà. Et aussi parce que détendu comme ça, il est diablement plus mignon encore. Et il avait cette sorte de candeur que Sebastian n’avait pas croisé depuis longtemps et qui le charmait au-delà du possible.
Seb ne croyait pas au coup de foudre ou des trucs comme ça. Mais il était sûr d’une chose. C’est qu’il n’avait pas eu envie de ce genre de moment simple à deux depuis des années. Aucune facilité. Aucun raccourci possible là. Il devait prendre son mal en patience, apprivoiser son écossais. Déjà, il se laissait faire quand il envahissait son espace vital. Fabuleux. Mais c’était quand même, et de loin, le haut de l’iceberg. Le plus compliqué restait à venir et Seb devait bien s’avouer qu’il ne savait pas trop bien comment il allait s’y prendre. Enfin. Il avait le temps non ? Si. Quand même. Un peu. Et entre temps il apprendrait la patiente. Et il apprendrait à connaitre Chris et à faire tomber ses barrières, une à une, avec la plus grande sérénité
.

J’aime vraiment beaucoup ton enthousiasme. Il est communicatif et touchant.

Ses doigts allèrent chercher ceux de Chris, franchement cette fois, pour jouer avec eux, avec la légèreté d’une plume. Il ne le regardait même pas, fixant ses mains, légèrement calleuses à cause du balai sans doute.

Je comprends. Poudlard, c’est pas forcément le lieu le plus intime qui soit. Et ça serait plus simple entre élèves. C’est certain.
Je crois que j’ai toujours aimé me compliquer la vie. Visiblement, tu ne fais pas exception à la règle. Mais… Je pense que… Après tout… Dans deux mois tu auras ton diplôme. Ça va vite être là.


En fait, Seb réalisa surtout que Chris, en bon élève studieux et responsable (que celui qui a ricané se dénonce, que ceux qui n’ont jamais ricané lui jettent la première pierre), allait être de plus en plus absent pour se focaliser sur ses révisions. En fait, probablement qu’il allait avoir les plus grandes peines du monde à dégager un peu de temps pour qu’ils se voient. Ho ! Tristesse ! Il fallait qu’il trouve une solution à cet horrible et épineux problème. Que personne ne vienne contrarier leurs amours naissantes !

Puis il écouta son explication sur la différence de leurs deux mondes. Il en avait déjà entendu parler bien sûr. Et puis il avait vécu avec les Moldus. Sa mère en était passionnée. Et ils venaient tout le temps chez elle. Il les connaissait relativement bien. En tout cas bien mieux que la très grande majorité des sorciers. Mais Chris avait pas une longueur mais une piscine olympique d’avance sur lui.
Il poussa un petit soupir. Parce que l’écossais n’avait pas bien l’air de se rendre compte que jamais il ne serait vraiment chef de clan. Ça n’était tout simplement pas possible. La magie en lui, même s’il ne se sentait pas un don particulier, le rendait automatiquement étranger au monde Moldu.


Je ne suis pas certain que ce que je vais te dire va te plaire mais… Je n’aime pas mentir. Ni voir les gens se bercer inutilement d’illusion.
J’ai le sentiment que tu penses un peu comme ta mère en fait. Qu’un jour, après une brillante carrière dans le Quidditch et bien… Tu vas garder des moutons en kilt, tout en jouant de la cornemuse devant une distillerie.
Je ne dis pas que le programme n’est pas plaisant. Même moi ça m’amuserait un temps. Mais tu es un sorcier. Et… Tu appartiens aux deux mondes bien évidemment. Et ça personne ne te l’enlèvera Christopher. C’est une chance incroyable.


Sauf bien sûr si Lord Machin continuait à prendre de l’importance à et faire plus que les gros yeux aux sorciers comme Chris. Mais ça, il allait le garder pour lui. Inutile de lui foutre davantage la trouille.


Mais tu dois choisir entre les deux mondes. Vivre à cheval ainsi, ce n’est pas très sain.

Non, sa mère n’était pas saine du tout. Il adorait sa mère, n’allez pas croire. Mais elle était à moitié folle, défoncée la moitié de la journée et l’autre moitié, occupée à faire des trucs bohèmes ou à calculer qui elle pourrait bien épouser en 37è noce. Ça n’était franchement pas une vie de rêve à ses yeux.

Et tu ne pourras pas vraiment choisir le monde Moldu. Tu as gouté à la magie. Tu appartiens à ce monde-là Christopher. Il y a le Quidditch. Et puis après tu seras consultant pour reporter sportif. Tu aideras peut-être à l’amélioration des balais ou bien tu voudras trouver des sortilèges pour limiter la triche, qu’est-ce que j’en sais. Une fois qu’on est entré dans le monde magique, il n’est pas possible d’en sortir. Crois-moi. Sépare toi deux jours de ta baguette et tu finiras par te sentir vulnérable, désarmé et privé d’une partie de toi-même.
J’ai bien conscience qu’on en attend beaucoup de toi de l’autre côté. Et que ça ne sera pas simple. Mais… tôt ou tard, tu devras leur expliquer.
Quant à apprendre... Hé bien laisse moi te révéler un truc. Même moi, à 32 ans, j'en apprends encore. Et les Moldus aussi. On a toujours un milliard de choses à apprendre. Peu importe qui l'on est. Et repartir de l'autre côté serait bien plus dur que tu ne le crois. Tu n'as pas suivi leur cursus scolaire, ni leurs formations. Tu serais complètement perdu.


Sebastian passa sur le fait qu’il serait plus simple que ça soit tôt, au lieu de tard. Non. Déjà, il savait qu’il en avait dit beaucoup. Beaucoup surtout quand lui-même déboulait dans sa vie. Il était en train de créer peut-être un véritable cataclysme dans la vie de Christopher mais de toute façon, pourrait-il être heureux tant qu’il n’aurait pas pris une décision. Spontanément, il laissa sa main en suspend au-dessus de celle de Chris. Ce n’était qu’un effleurement, pour ne pas l’affoler. Mais il restait là. Et il releva ses yeux pour fixer les siens, avec un sourire. Sa voix, grave et chaleureuse, était réconfortante, autant qu’elle pouvait l’être.

Je serai là quand tu en auras besoin Christopher. Quel que soit ton choix. Ne me demande pas pourquoi. Il y a un truc chez toi qui m’attire plus que chez les autres. Mais j’ai vraiment envie d’être là pour toi. Peu importe la nature de notre relation.

C’était se prononcer un peu vite mais… Il avait vraiment envie d’être là pour lui. De l’aider. De le soutenir et de le protéger au besoin. En espérant qu’il prenne la bonne décision. Ce qui, pour Sebastian, ne pouvait être que le monde magique bien sûr.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Jeu 17 Mar - 19:41

Joueur et le sourire aux lèvres, Chris haussa les sourcils quand le professeur affirma être déconcentré par sa proximité.

« Oh, voyez-vous ça ? C'pas très grave, je représente aussi l'Ecosse. »

Et il avait l'air réellement fier de lui, même si la lueur taquine dans ses yeux démentait toutes chevilles ayant gonflé de manière très inquiétante. Quand Sebastian vint chercher ses doigts du bout des siens, il le laissa faire en regardant, lui, vers son visage, détaillant la courbe de ses cils et le dessin de ses pommettes, apparemment absorbé dans une vaste réflexion. Il haussa légèrement des épaules, avec son éternel sourire de gosse du pays content d'être sur son territoire.

« Si t'étais un élève tu s'rais pas toi, ça aurait probablement pas marché. T'aurais au mieux 20 piges et tu connaîtrais rien sur rien, donc tu m'aurais gonflé. Et oui, les deux mois vont très vite passer, les études c'est bientôt terminé pour moi. »

Christopher ne se découvrant pas plus d'affinité Serdaigle que ça même en tombant sous le charme de l'un d'entre eux, il ne comptait toujours pas se lancer dans des études supérieures à la sortie de Poudlard. Les ASPIC qu'il réussirait à obtenir suffiraient bien à assurer son avenir – sans compter qu'effectivement, il était plus ou moins persuadé que de toute manière qu'il serait obligé de devenir chef de clan écossais comme toute sa famille s'y attendait.
La famille était vraiment une plaie parce que beaucoup plus difficile à plaquer qu'un « petit » copain trop empressé. L'amour faisait mal, ça, des poètes et des chanteurs avaient passé pas mal d'encre et de beuglements plus ou moins audibles pour le dire, mais on ne parlait jamais assez du pouvoir destructeur de la famille. Dire non à quelqu'un qui vous rend complètement absurde et vous fait sourire sans raison, c'est une chose.
Envoyer bouler les personnes que vous avez connu toute votre vie et assumer leur déception... c'en était une toute autre.

Il écouta ensuite avec attention l'allemand, remerciant d'un signe de tête un rien distrait le serveur venu déposer leurs assiettes devant eux. En bon gastronome écossais, il saupoudra ses pâtes de parmesan, jetant un regard fauve de côté à Sebastian.

« Je suis né-moldu et unique sorcier de ma famille. Évidemment que je suis à cheval entre deux mondes. Je peux pas juste dire à tout le clan que finalement, j'ai découvert quelque chose sur moi-même, que ça a tout changé et qu'on va devoir chacun poursuivre notre route de notre côté. Ça marche pas comme ça. »

Ah oui, dit comme ça, on est bien d'accord que c'est hyper tendancieux.
Et oui, les Carmichael avaient de grandes attentes envers Christopher, et il ne voulait pas les décevoir. Moldus ou pas, ça restait sa famille, qui même si elle était étouffante car trop présente, et d'une fierté sans pareille, ils l'avaient entouré d'affection, l'avaient éduqué et avaient réussi à faire de lui le type qu'il était aujourd'hui.
Oh, c'était pas forcément une immense réussite, et Chris lui-même n'aurait pas été dire ça, mais franchement ? Il n'était pas mécontent de la situation. Il n'était que raisonnablement violent, avait un sens de la morale qui faisait honneur à sa maison, et savait ce que voulait dire responsabilité. Il leur devait beaucoup.
Beaucoup, beaucoup plus qu'aux sorciers de Poudlard, quand bien même c'était là qu'il avait appris l'existence du Quidditch, comment jouer à ce jeu, avait noué des amitiés chaotiques mais qui lui avaient apporté beaucoup.
Oui, mais le château n'avait jamais représenté à ses yeux sa famille. La famille, c'était le clan, les Carmichael of Carmichael, même s'il y avait désormais toute une partie de sa vie qui leur était cruellement étrangère – l'inverse étant également vrai. Ça n'empêchait qu'il ne pouvait pas les laisser tomber.
Souhaitant montrer qu'il n'était pas vexé, ou scandalisé des propos de Sebastian, il lui fit un sourire tout en laissant la pulpe de ses doigts caresser l'intérieur de sa paume.

« Je crois pas que tu puisses comprendre. Ta mère est sorcière, toute une partie de ta famille l'est. Je suis le seul... Décider de vivre complètement chez les sorciers, ça signifie couper les ponts avec tout le monde...
Et vu la taille du clan, une bonne partie d'entre eux n'auront même pas d'explications valables. Ça ne serait sûrement pas bon pour toi de vivre à cheval entre deux mondes, encore que...
Il me semble que tu l'as fait quelques années, et... »
, il haussa légèrement des épaules, « t'es toujours vivant. »

Les yeux fauves du batteur brillèrent un peu plus à la déclaration de Seb, leur propriétaire l'appréciant manifestement à sa juste valeur.

« T'es vraiment gentil et parfait comme ça, ou c'est un air que tu te donnes pour me faire craquer ? »

Bref, Chris avait vraiment le tact d'une batte de Quidditch s'écrasant sur un cognard.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Ven 18 Mar - 3:55

Oh mais c’était mignon ça. Il l’appréciait comme il était. Et Sebastian en fut étrangement touché. Il préféra mettre cette sensation de côté, un tout petit peu mal à l’aise au fond. Toucher sa sensibilité était relativement facile mais… il y avait là un petit truc en plus, une palpitation en trop qui faisait qu’il mit tout ça de côté. Il aurait le temps d’y revenir plus tard, tout seul, au calme. Sans Chris pour réveiller ses instincts et ses hormones.

Sebastian gloussa à l’idée de Christopher. Plus tendancieux, tu mourrais. D’ailleurs, il releva l’idée. Il se retenait tant bien que mal de ne pas rire, plantant sa fourchette résolument dans ses pâtes pour essayer de retrouver son calme.


Bah, tu peux toujours le leur dire. Mais ils ne penseront pas à la magie. Ils risquent juste de mettre ma tête à prix pour avoir dévoyer leur chef de clan.

Ce qui le faisait rire au fond. Ils ne risquaient pas de lui faire grand mal. Avec sa baguette pour le protéger, les Moldus ne feraient au mieux que froisser sa susceptibilité s’il était aussi mal accueilli.

Mais tu as raison. Je ne peux pas comprendre. Ceci dit, pardonne moi. Je ne voulais pas dire que tu devais absolument couper les ponts. Seulement… Bah… tu verras bien. Avec la belle carrière de quidditch qui t’es promise…

Pour Sebastian, une fois qu’il serait lancé là-dedans, il allait être tellement pris qu’il oublierait les obligations claniques. Ça sera surement grisant en plus pour lui. Il le voyait déjà faire la tournée européenne avec un grand club. Il n’oublierait pas l’Ecosse – avec son caractère et sa fierté d’être écossais, ça serait difficilement possible – mais il ne pourrait pas rentrer chez sa mère tous les soirs. Et lui-même comptait bien occuper certaines soirées.
Cette fois, Seb se troubla pour de bon, sincèrement étonné d’y penser de la sorte. Ça devenait perturbant. Il avait cru à un simple crush et il serait bien qu’il s’en tienne là de façon raisonnée pendant un moment.

Ouai j’ai vécu avec les Moldus. Plus ou moins. En même temps j’ai voyagé avec d’autres sorciers parfois. Vécu dans des communautés magiques aussi.
Ils sont gentils les non-sorciers mais comme tu dis. Je suis né dans le monde magique et je ne suis pas du tout pro moldu. Ni anti remarque. J'ai appris à survivre avec eux, parmi eux, comme si de rien n'était. J'ai appris à me mélanger. Mais c'est tout.
Disons que concernant les moldus, c’est un peu comme ici. J’vais y manger, j’vois comment ils font. Vivre à cheval… mais plus côté sorcier tu vois.


C’est ce qui l’attendait. Sebastian en était persuadé mais bon. Christopher n’était pas prêt à l’entendre. Ni à le vivre. Un jour il se lèverait et se rendrait compte qu’il n’avait pas pensé aux Moldus depuis une semaine. Que ce monde ne lui manquait pas vraiment. Tous les Nés Moldus qu’il avait connu en étaient passés par là.
Laissant là le sujet, car ce n’était pas en une conversation que Chris comprendrait les implications d’être un sorcier, il mangea de bon appétit.


Avant de relever ses yeux trop bleus sur l’écossais.

Gentil et parfait ? Oh ? Vraiment ?

Il offrit un sourire très content de lui-même à Chris. Ça lui faisait plaisir.

Je suis toujours comme ça. Sympa et cool. Enfin je crois.

Sebastian rigola. Il se trouvait lui-même sympa et cool. Sans prise de tête. En fait c’était sa philosophie. Etre sympa. Et cool. Faire rire les gens. Qu’ils soient détendus et qu’ils aient confiance en lui. Bon, s’il y réfléchissait, ce besoin de s’attirer l’amitié des gens de façon quasi maladive était peut-être un peu étrange. Mais il ne s’en préoccupait pas outre mesure.

Mais tant mieux si ça te fait craquer.
Le truc c’est que…


Il retira gentiment sa main, un peu à regret. Il continuait à manger. Enfin picorant plutôt. Quelque chose semblait soudain le gêner et il hésitait à en parler.

En fait… j’ai un peu l’habitude (beaucoup en fait) des rencards tu vois. Simplement, la plus part du temps… je sais que ça ne va pas très loin. ça reste surtout... physique quoi.
Je ne restais jamais très longtemps en place de toute façon. Pas vraiment le temps de s’attacher, tout simplement.
Et là…


Il lâcha sa fourchette et hésita vraiment.

Bahhhh... T’as un truc en plus. Voilà.

c’était tout. Tout ce qu’il pouvait dire pour l’instant. Il connaissait son instinct. Il avait confiance en lui. Mais là, ça faisait un peu trop, même pour lui. Et il pourrait flipper lui-même de ce qu’il pourrait dire. Comme le fait qu’il était tombé amoureux peu de fois et que ça avait toujours mal fini. Que la dernière fois avait été la pire et avait précipité son retour. Que sa candeur et sa façon d’être, à ce trop jeune écossais, lui donnait envie de réessayer malgré tout. Non. Ça il ne pouvait pas lui dire. Parce qu’il prendrait, personnellement, ses jambes à son cou.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Ven 18 Mar - 14:15

Christopher ne le montra pas, mais il était soulagé que la conversation dévie enfin du sujet de sa famille ; c'était quelque chose qui le touchait trop personnellement. Il n'en avait pas parlé avec beaucoup de monde – avec quasi personne, en fait. Oh, il avait bien fait une ou deux allusions à Benedict, mais que voulez-vous qu'un sang-pur de la classe du Serdaigle comprenne à ce genre de trucs ? Et encore ! Sang-pur, oui, mais même pas anti-moldu. Seulement voilà, Benedict était sorcier jusqu'au bout des ongles, et c'était difficile et compliqué de lui parler de certaines choses – d'autant que Chris n'était pas spécialement doué lorsqu'il s'agissait d'avouer qu'il était bien un peu paumé et qu'il se sentait assez isolé et incompris.
Il eut un petit rire lorsque Sebastian annonça qu'il avait l'impression d'être tout le temps « gentil et parfait », autant pour la modestie de l'allemand ! Le batteur, malgré leur discussion, arrivait au bout de son assiette, et mangea ses dernières pâtes avec un air franchement pensif.
Ça restait surtout physique, hmm.
Christopher avait effectivement tout de même de l'expérience avec les filles ;  il était sorti avec quelques filles à Poudlard, et oui, il s'était passé certaines choses. Il avait 20 ans quand même, et n'était pas spécialement mal à l'aise avec son corps. Seulement dans la tête de Chris, on ne faisait ce genre de trucs qu'avec quelqu'un avec qui on était en couple,  non ?
Il fallait bien une contre-partie pour tout ça, on ne pouvait pas juste profiter du corps de l'autre, et... et rien ?
L'idée que Sebastian puisse avoir eu cette idée commençait à légèrement l'inquiéter ; il n'était pas vraiment certain de savoir gérer tout seul ce qu'impliquait avoir eu des relations sexuelles avec un mec. Non, il fallait que le mec en question reste là, avec lui, pour ne pas qu'il ait l'impression de 1/ d'avoir déçu les attentes de tout le monde et principalement de son clan et de 2/ d'avoir eu ce qu'il méritait en se faisant sauter puis balancer quasiment dans le même mouvement.
Il eut donc un sourire un rien nerveux ; Sebastian venait d'affirmer le contraire, non ?

« Oh. Moi je fais pas dans le euh... purement physique. »

Peut-être un rien trop jeune pour ça encore, peut-être qu'il avait réussi à garder ses illusions. Il n'avait en tout cas pas été élevé comme ça, chez les Carmichael certaines choses avaient une importance. Hormis une fois qu'on était mariés, où là on faisait ce qu'on voulait parce qu'il fallait quand même savoir rigoler dans la vie.
Mais Christopher n'était pas marié et n'avait pas encore cette vision-là des choses. C'était pas pour « rigoler » nom de Nessie, qu'on s'envoyait en l'air avec quelqu'un ! Si ?
Si ? …
Il posa un regard fauve concerné et un rien inquiet sur Sebastian, semblant se rendre compte qu'il faisait tout de même face à un type qui avait passé le plus clair de sa vie à voyager de droite de gauche, alors que lui n'avait que très rarement ne serait-ce que quitté l'Ecosse. Putain, même maintenant il était en Ecosse. Ils étaient diamétralement opposés, et le Poufsouffle ne semblait se rendre compte de ça que maintenant, avec une angoisse qui traduisait assez combien le prof l'intéressait.
Ouais, mais pas seulement au niveau physique. Est-ce qu'il allait lui faire peur en déclarant que si c'était ça qu'il cherchait, franchement c'était pas la peine ? … Est-ce que c'était vraiment pas la peine ? Après tout il pourrait peut-être s'accommoder d'une relation de ce genre, vu le point auxquel il aimait que Sebastian l'embrasse. Bon, ça le dérangeait très clairement d'en arriver là, mais des fois fallait savoir faire des sacrifices, non ?
Bref, Christopher était un peu perdu, et termina ses pâtes en silence, ne sachant que penser. Il embraya sur un sujet de conversation qu'il pensait innocent et qui ne faisait en fait que suivre le cours de ses pensées et angoisses :

« Et sinon, t'as des voyages de prévus ? »
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Ven 18 Mar - 18:32

Sebastian devint carrément nerveux à la remarque de Chris. Suffisamment pour le laisser changer de sujet, totalement perturbé à l’idée de parler de ça. Maintenant. Il commanda un tiramisu à la serveuse venue retirer leurs assiettes et tilta qu’il y avait une très légère et innocente corrélation entre les deux pauvres phrases qu’il venait de faire.
Bon il avait donc le choix. Laisser Christopher flipper ou angoisser lui-même. Son choix fut assez vite fait et il se leva, fit le tour de la table pour s’assoir à côté de lui, attrapant vraiment sa main.


Ce que je voulais dire c’est que… d’habitude c’est juste physique.
Tu sais, c’est simple. Tu comprends qu’un mec partage tes goûts. Vous vous faites plaisir et… tu le revois peut être quelques fois au passage, le temps que tu restes en ville. Et un jour tu pars sans même avoir à le lui dire.


Bref, le genre de chose impossible à faire avec Chris. Tout simplement, déjà, parce que le temps de l’apprivoiser, s’il avait été en voyage, ça aurait été le moment de partir. Ça sonnait un peu comme une perte de temps. Il se serait focalisé sur un de ces Serdaigles qui avait pris l’option Top Model par exemple. Certains semblaient savoir.

Je ne compte pas repartir de sitôt. Enfin je ne pense pas. J’en ai un peu marre de ne pas avoir de toit à moi. De pas pouvoir construire un truc solide.

Bon, c'était pas tout à fait vrai. Il avait commencé en Haïti mais ça c'était mal fini. En même temps, il ne pouvait pas pleurer. Il avait été largement prévenu.
Son autre main vint se poser sur les abdos de l’écossais et Seb se mordit la langue en se demandant si c’était une bonne idée de faire ça. Il la retira, gêné. Merde. Il avait juste des abdos de rêve ce petit con.


Si j’avais voulu quelque chose de purement physique, je ne tournerais pas après quelqu’un…

D’innocent ? D’inexpérimenté ? Il trouvait ces mots un peu blessants et injustifiés. Ils n’étaient pas assez exacts pour lui. Il finit par trouver l’idée approchante :

Qui ne se connait pas encore bien.

Bordel. Il avait vraiment du mal à dire ce qu’il avait vraiment envie de lui dire. Et c’était horriblement perturbant pour quelqu’un d’aussi bavard et communicatif que Sebastian. Sa propre façon de gérer le moment était nulle à chier et il s’en voulait, autant pour lui que pour Chris.

En fait… Je sais pas trop… Je crois que… bah. J’dis pas maintenant mais…

Oh que c’était nul et gauche de sa part. il passa une main dans ses cheveux déjà soigneusement en pétard. Et roula des yeux en imaginant le désastre que ça devait être. Alors il essaya d’aplatir le tout avec un succès très relatif.

Merde. Ce que je veux dire c’est que… J’ai envie de prendre mon temps avec toi. J’pourrais… Tomber amoureux p’t’être bien.
ça veut pas dire que je renonce au physique hein.


Il lui fit un clin d’œil et s’autorisa à rire, même si on sentait encore beaucoup de nervosité de sa part.

Mais j’compte pas te brusquer. Ceci dit… Si t’as envie j’suis là.

Oui. Bon. Même lui était en train de se trouver lourd. Vraiment trop lourd. Alors Sebastian préféra se taire et remit sa main, qui protestait furieusement depuis tout à l’heure de ne pas être en contact avec Chris, sur ses abdos. Lui-même se sentit mieux et il se permit de se pencher pour embrasser la joue de l’écossais, avec un sourire beaucoup trop doux pour leur propre bien à tous les deux.
Comme la serveuse revenait avec les desserts, il retourna à sa place et paya déjà, histoire qu’ils puissent partir juste après. Pas question d’arriver en retard.
Sebastian, gêné d’avoir mis à plat une partie de ce qu’il ressentait, plongea son nez dans le tiramisu, n’osant même plus regarder Christopher.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   Mer 23 Mar - 19:49

Chris leva les yeux vers l'allemand sans trop comprendre pourquoi il faisait le tour de la table comme ça, battant des cils sans comprendre alors qu'il lui attrapait la main. Mais qu'est-ce qu'il se passait encore ? Et que l'esprit de qui de droit bénisse la présence de ces plantes en plastique, parce que le batteur aurait été loin d'assumer sereinement pareille situation s'il avait été plus visible que ça.
Le vocable du début de phrase de Sebastian était assez mal choisi ; non il ne « savait » pas. Il n'estima pas utile de le repréciser, et essaya néanmoins de se représenter l'approche. C'était pas évident, d'autant que lui n'avait précédemment dragué que des filles en faisant le flan et en roulant de ses épaules de batteur de Quidditch. Comme à son âge, tout le monde voulait plus ou moins être macqué – sauf quelques sang-purs qui développaient une sérieuse phobie à cause des mariages arrangés qui avaient cours – ça ne lui avait jamais posé le moindre problème. Il hocha de la tête affirmativement quand Sebastian avoua en avoir marre de n'être qu'un courant d'air dans la vie de la plupart des gens. C'est vrai que ça devait forcément finir par devenir stressant, à moins d'être exceptionnellement solitaire, ce que n'avait pas l'air d'être Sebastian, sociable comme il l'était. Et même s'il ne mettait pas en doute l'intelligence d'un mec qui de une était un ancien Serdaigle, de deux était prof, il était soulagé que Sebastian ait capté que c'était peut-être pas une super idée d'approche pour lui, le tout physique. Il eut donc automatiquement un de ses sourires pouffsoufflesques qui réchauffaient directement l'atmosphère – et les cœurs – de quelques degrés.

Loin d'être effarouché parce que Sebastian venait de bien vouloir avouer, Christopher plaisanta. Non pas parce qu'il n'avait pas compris la mesure de l'aveu – il n'y avait qu'à voir la tête que tirait l'allemand maintenant qu'il l'avait dit, et l'hésitation qu'il mettait à le toucher alors qu'avant ça allait nickel –, mais pour détendre l'atmosphère. Genre « ne pensons pas à ça de suite, restons détendus avant le match ».
Mais gardons ça en tête, parce que ça faisait pétiller quelque chose d'agréable sous ses abdos, sous la main de Sebastian, quand même.

« J'suis ravi de voir que j'suis pas le seul à pas trop savoir où j'vais. L'aveugle guidant l'aveugle ! On va pas stresser pour ça, hm ?
En plus ça gâcherait l'ambiance du match ça serait tout à fait contraire à l'effet recherché. Allez fais pas cette tête, c'est bon. »


Il n'allait pas partir en courant pour motif de drague trop lourde, quand bien même il y aurait été autorisé, et comme il n'avait pas commandé de dessert et que Sebastian s'intéressait un peu trop au sien et plus à lui – et que c'était grave, parfaitement – il lui piqua sa cuillère de ses gestes vifs de joueur de Quidditch.

« Fais voir ? »

Il déclara le tiramisu plutôt bon, ce qui était un solide compliment quand on savait que Chris n'avait connu d'autre tiramisu que ceux des elfes de maison de Poudlard – mais oui ils savaient cuisiner international, ils sont merveilleux !
Sitôt le dessert avalé, et autant dire que ce fut chose faite avec Christopher et sa dent sucrée dans les parages, les deux hommes sortirent du restaurant pour rallier Hampden Park. L'écossais était de plus en plus excité à mesure que le match approchait, mais arrivait encore à s'empêcher de bondir partout. Il observait avec des regards affamés les supporters des deux équipes en présence, plus quelques autres comme lui qui ne supportaient ni les uns ni les autres mais aimaient le foot écossais, et huma l'air avec l'expression d'un chien de chasse de bonne famille.

« ça sent le match exceptionnel. J'espère que tu te rappelles comment on se comporte dans les tribunes, au moins ?
Oh, remarque, oui, t'es allemand. Ça c'est un truc que vous savez faire naturellement hein ? »


Il rit, positivement prêt à s'envoler de joie lui semblait-il.
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Message Sujet: Re: We slip and slide as we fall in love and I just can't seem to get enough [Chris]   

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