FERMETURE DU FORUM, plus d'informations par ici

Partagez | .
 

 [Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
LA NÉBULEUSE DES SENTIMENTS

LA NÉBULEUSE DES SENTIMENTS
+ SORCIER DEPUIS LE : 11/01/2016
+ PARCHEMINS : 516

Message Sujet: [Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.    Mer 2 Mar - 0:55

Le bout de papier froissé indiquait avec exactement où aura lieu l’entrevue : 15h30, à l’Animalerie occulte de l’Allée des embrumes, avec le professeur Sebastian Keller. Zacharius eu un rictus amusé en imaginant le nouveau professeur d’Étude de moldus dans un lieu pareil. Il froissa le bout de papier et le laissa choir au sol. Il avait obtenu ses coordonnées par hasards, grâce à une ancienne connaissance de Serdaigle qu’il croisait parfois au Ministère de la Magie. Le mangemort ne savais pas à quoi s’attendre, Sebastian avait quelque année de plus que lui et il ne lui semblait pas l’avoir côtoyer lors de ses premières années Poudlard. Un pincement au cœur lui rappela que lors de ses années sombres, il n’avait pas cotoyer grand monde.

Une fois n’était pas coutume, Zacharius n’était pas en mission pour le Seigneur des ténèbres. Il était rare qu’il remplisse réellement sa fonction d’expérimentateur, car sa tâche ne lui prenait pas beaucoup de temps dans ses journées. L’ancien Serdaigle n’avait jamais eu la bienséance de prévenir ses employeurs qu’il travaillait plutôt rapidement, ce pourquoi il préférait milles fois travailler de chez lui. Ce qui lui laisser toujours plus de temps pour des missions plus… délicates. Mais cette fois, il ne jouait pas qu’un rôle, il était réellement ce jeune expérimentateur curieux et appliqué. Il s’acharnait toujours sur le charme de défense, celui qui devrait servir au Ministère pour protéger les demeures de sorciers des attaques de mages noirs. Il s’arrachait presque les cheveux à la tâches, mais il n’avait pas mentionné à ses commanditaires que c’est parce qu’il cherchait à créer en même temps le contre-charme. Alors que l’inspiration l’avait déserter et que Zacharius n’arrivait plus à avoir la moindre idée, il avait par miracle coirsé ce collègue insipide qui lui avait parlé du nouveau poste de Sebastian Keller, en mentionnant la passion de celui-ci pour la magie vaudon. Excité par une telle opportunité, le mangemort avait réussi à passer par cet ancien collègue pour réussir à savoir où il pourrait trouver le professeur Keller. Ce qui l’amena à ce moment-même devant la porte en fer forgé rouillée de l’animalerie occulte.

Du bout de ses doigts, Zacharius poussa la porte et s’engouffra dans la véritable jungle que constituait la boutique. Fasciné, il caressa un bocal d’acromentulas. Les créatures lui tirèrent un sourire amusé en essayant de l’attaquer à travers le bocal avec leurs petites pinces : le doigt sur le verre, il pouvait en ressentir les vibrations. Il détacha son attention des araignées pour s’approcher d’une cage de croup. Le chien, allongé sur un épais coussin rouge, agitait sa queue fourchue en l’observant. L’homme s’accroupit et glissa une main bienveillante pour caresser le crâne de l’animal, qui fermait les yeux paresseusement. L’ancien Serdaigle avait toujours eu une affection sans borne pour ces créatures sensées qui vouait une haine envers les moldus. À regret, Zacharius retira sa main et se releva. Il se dirigea à pas lent vers le comptoir, observant délicieusement toutes les créatures présentes dans la pièce.

« Bonjour, je suis à la recherche d’un certain Sebastian Keller. » S’enquit le mangemort avec un grand sourire polie envers le gérant de l’animalerie. Il n’avait aucune idée d’à quoi pouvait ressembler l’homme qu’il recherchait, et était profondément intrigué par l’étonnante contradiction entre l’art du vaudou et celle de l’étude des moldus. Comment pouvait-on avoir la moindre bienveillance envers les sans-pouvoir lorsqu’on connaissait une magie aussi intéressante ?

_________________

"Why does a wise man take leave of his senses? Where is that fine line where sanity melts? When does intelligence give way to madness? A moment comes when a man becomes something else…" Jekyll & Hyde. ©️ Joy


Surprise:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: [Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.    Mer 2 Mar - 1:22

Sebastian avait prévu de longue date de venir ici. Il avait même demandé un rendez-vous. Il fallait bien avouer que si posséder une Mangouste Haïtienne était terriblement exotique, fascinant et un rien inquiétant pour qui ne connaissait rien aux propriétés magiques de l’animal, il n’en restait pas moins que pour tout ce qui était soin et alimentation, c’était une vraie sinécure.
Or Madame Brigitte, depuis quelques temps, semblait boiter de temps à autre, après de trop longues journées à gambader. Et allez demander à votre Mangouste de compagnie de rester tapie en boule sur un coussin. C’était bon pour les chats obèses dont la prochaine réincarnation serait un phoque bien dodu.
Du coup, il était descendu à Pré Au Lard et avait gentiment transplané dans l’Allée des Embrumes. Est-ce que ce n’était pas désolant d’avoir à aller là pour soigner une si gentille bête ? Franchement ?
Mais ici, la Mangouste semblait être un animal de magie noire. Ridicule. Il n’y avait pas plus gentil que Brigitte. Bon. D’accord. Son nom venait de Maman Brigitte. L’épouse du Baron Samedi. Donc elle avait son petit bout de caractère de temps à autre. Mais quelle femelle ne l’avait pas hein ?

Perchée sur son épaule, ladite Brigitte, debout, regardait les environs d’un air inquiet. Jamais elle n’était venue là encore et si Poudlard lui plaisait infiniment, elle ne cessait de geindre et de crachoter alors qu’il descendait l’allée.
Il savait la boutique ici, mais où exactement… ça… Il fallait dire que, plus jeune, il n’avait guère eu l’occasion de se promener ici.
Sa mère, à l’époque, lançait des fleurs sur leur passage. Forcément, elle marchait pieds nus et estimait que de fleurir l’environnement allait aider à pacifier le monde.
Hey, rigolez pas trop. C’était 1969. Elle vivait avec son temps.
Bref, jamais elle n’aurait imaginé que son fils pourrait un jour trainer ses guêtres ici.

Finalement, Sebastian trouva l’entrée. La Mangouste sembla se tasser sur elle-même alors qu’il poussait la porte de la boutique. Une clochette tinta d’un air désagréable, comme si on l’avait beaucoup trop utilisé pour son propre bien (et celui des clients). Brigitte se tassa un peu plus. Et soudain, au lieu de se redresser, sauta purement et simplement sur le sol.
Seb poussa un léger cri inquiet. Ça faisait quand même très haut pour une si petite bête. Mais la Mangouste, d’un air résolu, courrut, sautillant sur le plancher inégal de la boutique, poussant des cris d’attaque. Et finalement, sauta directement au visage d’un homme, toutes griffes dehors.

Horrifié, Sebastian se précipita et arracha Brigitte à sa victime. Il la secoua sans ménagement pour la faire cesser, parce que cette andouille était en train de le griffer lui aussi. La pauvre bête, toute choquée, s’entortilla autour de sa main, se mettant à trembler du museau au bout des pattes.
Machinalement, il la caressa, fixant d’un regard inquiet et curieux l’homme qu’elle avait agressé.
Visiblement, ils n’allaient pas bien s’entendre. Mais il se demandait bien ce qui avait provoqué autant de hargne chez la pauvre Brigitte quand même.


ça va aller ? Vous n’avez rien ?
Excusez moi. Je ne sais pas ce qui lui a pris. Ça ne lui ressemble absolument pas.


Sebastian dévisagea l’homme. Quelques coups de griffes, mais il semblait être intervenu à temps.

Vous êtes bon pour un grand coup de désinfectant et quelques pansements. Rien de trop grave. Votre mère devrait pouvoir encore vous reconnaitre.

Bravo Seb. Tout en finesse ! Toujours. Vive les blagounettes. Et en plus, il osa rigoler.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
LA NÉBULEUSE DES SENTIMENTS

LA NÉBULEUSE DES SENTIMENTS
+ SORCIER DEPUIS LE : 11/01/2016
+ PARCHEMINS : 516

Message Sujet: Re: [Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.    Dim 6 Mar - 16:40

Le gérant de l’Animalerie occulte lança au mangemort un regard vide, se contentant de le fixer sans rien répondre. Zacharius leva les yeux au ciel en soupirant. L’homme n’avait clairement pas la lumière à tous les étages. Il tapota le comptoir du bout des ongles, légèrement agacé, puis réitéra sa question. Il n’avait pas subi l’agitation désagréable et la foule puante du chemin de Traverse pour rien.

Sa question fut bientôt suivie d’une douleur fulgurante. Zacharius sentit un poids chaud percuter son visage. Il sentit de minuscules griffes creuser sa peau et lacérer son visage. La mangemort secoua sa tête pour y déloger la créature, jusqu’à ce qu’une main amie n’arrache l’immonde bête de son visage. Zacharius essuya son visage avec sa manche, laissant des traces de sang sur les joues. L’Ancien Serdaigle leva un regard hostile en direction de son interlocuteur. Il avait l’air bien trop attaché à l’horrible animal à son goût.

« Plus de peur que de mal… apparemment. » Le mangemort tira ses lèvres dans un sourire forcé. Il essuya de nouveau son visage avec sa manche puis regarda avec tristesse le tissu maculé de trace de sang. Zacharius sortit sa baguette et murmura un silencieux « Recurvite » pour rendre sa chemise comme neuve. Puis il réajusta son col pour retrouver un aspect présentable. Il lança de nouveau le même sort sur son visage pour enlever les tâches de sang apparentes. Les griffures commençaient à suinter désagréablement.

« Si vous avez une trousse à pharmacie sur vous, ce ne serait pas de refus. » Lui répondit l’expérimentateur, avec toujours le même sourire poli. La référence à sa mère le fit tiquer. Il haussa les sourcils et réprima un tic nerveux et fit disparaître son sourire. Milles répliques naquirent dans son esprit et une colère sourde lui agitait les entrailles. Il aurait pu inventer un mensonge, répondre lui aussi par un humour cinglant à sa médiocre tentative de boutade, il aurait pu dire des extravagance pour rendre la situation moins gênante, il aurait pu ne pas répondre et enchainer sur autre chose. Rester poli, rester courtois. Mais cet homme avait beaucoup trop de candeur face à l’affront qu’il venait de lui faire pour qu’il lui fasse ce cadeau. « Ma mère m’a abandonné a des moldus qui ont essayé de me brûler. J’essaierais de la trouver à l’occasion pour lui dire de me reconnaître. »

Et le silence s’installa. Zacharius se délecta avec délice du malaise palpable et de l’air passablement horrifié de l’homme. De la même il ignora l’angoisse du gérant de l’animalerie, qui semblait avoir peur qu’éclate une querelle. Le mangemort n’eut pas besoin de jeter un regard dans sa direction pour sentir son écœurante détresse. La hargne avait tendance à lui faire détester le genre humain. Et le genre animal également, en cet occasion. Il inspira profondément pour calmer sa colère et se mis à détailler l’homme et la façon dont il tenait l’animal. Il détailla la bête, jamais il n’en avait vu une semblable. « Quelle est cette chose chétive ? On dirait une crevette. À la limite une langouste. » Sa question était de pure mauvaise fois. À la forme du museau et à l’allongement du corps il avait très bien compris que l’animal était surement de la famille des suricates. Mais l’agression lui avait enlevé toute tentative de politesse.

Le gérant de l’animalerie eut l’air de décidé que ce fut, pour lui, le moment d’intervenir. « Monsieur, je crois que c’est lui l’homme que vous recherchez. Sebastian Keller. » Zacharius plongea ses yeux dans ceux du propriétaire de la maudite bête. « Vous être celui à qui je dois me référer pour la magie vaudou ? » Aussitôt, il regretta son impertinence.

_________________

"Why does a wise man take leave of his senses? Where is that fine line where sanity melts? When does intelligence give way to madness? A moment comes when a man becomes something else…" Jekyll & Hyde. ©️ Joy


Surprise:
 


Dernière édition par Zacharius Hamilton le Lun 14 Mar - 1:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: [Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.    Lun 7 Mar - 0:50

Si Sebastian avait pris le parti d’en rire, c’était parce qu’il ne savait pas comment réagir. D’accord, il y avait de quoi être fâché contre sa mangouste. Normal. Mais généralement, le charme de son humain parvenait à compenser son agressivité très relative. Cependant, aujourd’hui, la colère de Brigitte le tétanisa. Si jamais elle avait mordu des humains, jamais de la vie elle n’avait tenté de bouffer un visage ou d’arracher un œil. Ça ne lui ressemblait pas.
C’était peut-être pour ça que le charme inné de Sebastian – mais oui, allons-y gaiment sur les talents de notre si bel allemand ! – fonctionna moins bien sur l’inconnu. Son air que le teuton jugea légèrement malfaisant le mit mal à l’aise.
Et puis il semblait être vexé de s’être fait agresser. Bon, d’accord, il y avait de quoi. Mais c’était des choses qui arrivaient non ? Ou alors c’était le genre de sorcier à se croire inattaquable ?

En tout cas, Sebastian était piqué à vif par le ton utilisé. Et puis il aurait pu dire « s’il vous plait » quand même, concernant la trousse à pharmacie.


C’est vrai qu’on a toujours une sur soi. C'est bien connu. D'ailleurs c'est pour ça que vous en demandez une.

Plus fort que lui, le ton sarcastique était venu comme un boomerang se fracasser sur les dents du blessé. Que ce crétin suinte de son sang jusqu’à ce qu’il n’en ait plus une goutte !
Bon, ok, ok. C’était de sa faute. Enfin celle de Brigitte. Du coup, il soupira et ouvrit son sac. Sa main, son poignet, puis son coude, tour à tour, disparurent dedans, alors qu’il farfouillait.


Arggghhh… Allez… Encore… un… Peu ! Gniiiiiiiiih !!!

Victorieux, Sebastian sortit une petite boite en bois noir. Il l’ouvrit avec la plus grande des précautions alors que la mangouste soufflait et crachait dessus, visiblement plus furieuse contre la boite que contre le mec qu’elle venait de défigurer.

TUTUUTT. T’arrêtes de suite toi.

Sebastian lui mit une pichenette sur le nez et ouvrit pour de bon la boite. Dedans, des flacons, des petits bouts de tissus, une odeur d’œuf pourri et quelques instruments qui devaient durement dater de la Sainte Inquisition.
Tout l’ensemble tremblait méchamment sur place, attendant visiblement des ordres pour bondir. Il inspira.


Fermez les yeux. Ça se passera bien.

Il marmonna un « normalement » pour lui. Et de sa baguette magique, tapota sur la boite en lançant un sortilège informulé, d’un air concentré et sévère. Tout se mit alors à bouger très vite, soignant le sorcier avec une rapidité confondante.
à la fin, il avait des petits pansements un peu partout sur le visage, ce qui lui donnait un air un peu étrange, pour ne pas dire ridicule.


Voilà. On y voit plus que du feu.

Sebastian eut un petit rire qui contredisait clairement ce qu’il venait d’annoncer. Puis, avec un geste autoritaire, ordonna aux objets de rentrer. Mais ceux-ci frémissaient, visiblement outrés d’être si peu utilisés ou sortis simplement pour soigner.

Allez ! Allez ! J’ai dit !

Finalement, ils se rangèrent mais deux bouts de tissus préfèrent se faire harakiri.
Sebastian, lui, en revanche, se figea. Pour le coup, il se sentait très stupide mais en même temps, comment aurait il pu deviner. Franchement.
Et en plus son interlocuteur, vu son passif, allait surement encore plus l’adorer vu son job. Gloups quoi.
Mais sa compassion disparut en l’entendant parler de Brigitte. Son sourire forcé avec.


Une langouste ? Je crois que vous avez de sérieux problèmes avec la faune monsieur. A croire que vous nous confondriez un Kelpi avec un gnome à ce rythme.
Je vous conseille de voyager un peu. Vous sauriez que cette « chose chétive » est une Mangouste Haïtienne. Un animal hautement réputé là-bas pour ses pouvoirs et talents fort utiles dans le vaudou.


En étant dans l’allée des Embrumes, Sebastian ne craignait pas trop d’être mal vu pour ses connaissances sur le sujet. Au contraire même. Si à Poudlard, il ne risquait pas trop d’en parler – encore qu’avec sa capacité à s’enflammer pour un oui ou pour un non, un de ces 4, il allait balancer toutes les propriétés magiques de Brigitte et provoquer l’évacuation immédiate de l’école – ici, il s’en contrefichait. Et si les gens n’étaient pas contents, qu’ils aillent se faire voir chez les momies zombies anthropophages des pyramides.

Sebastian garda le silence, intrigué que le gérant parle de lui. Surtout comme s’il n’était pas là. Il haussa un sourcil puis, après avoir détaillé les deux hommes avec une insistance un rien insultante, balança un :


Ouai. Et pourquoi ça ?

ça puait le piège. Etait ce le premier maitre de Brigitte qui lui tendait un piège ? Ou le Ministère peut -être ? Et pourquoi diable ce crétin qui semblait avoir un balai volant profondément installé dans le fondement voulait lui parler de Vaudou.

Zêtes qui d’abord ?

De contrariété, il avait parlé avec un accent allemand à couper au couteau. Il n’aimait pas qu’on connaisse son nom et qu’on ne se présente pas. Il détestait ce mec parce que Brigitte l’avait agressé, chose inquiétante, et qu’il se montrait aussi amusant Malagrif Tacheté.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
LA NÉBULEUSE DES SENTIMENTS

LA NÉBULEUSE DES SENTIMENTS
+ SORCIER DEPUIS LE : 11/01/2016
+ PARCHEMINS : 516

Message Sujet: Re: [Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.    Lun 14 Mar - 1:34

Zacharius était totalement ahuri fasse à l’insolence de l’homme à la fouine. Après l’avoir rembroué quand à la question de la trousse à pharmacie, il lui sortit néanmoins une collection impressionnante de pansement. Excédé et totalement dépassé par les événement, le mangemort lui laissa appliquer ses odieux sur son visage, avec une violente envie de frapper l’homme. La sensation collante des pansements sur ses plaies le démangeait, ce qui était presque aussi désagréable que le visage ridiculement concentrer de l’homme. Il leva aussitôt les yeux au ciel lorsque ce dernier passa complètement à côté de l’ironie de sa réplique. À croire qu’il n’avait pas plus de cerveau que sa bestiole.

La mention à la magie vaudou eut pour conséquence d’agrandir les yeux de Zacharius dans un regard nouvellement émerveillé envers l’horrible créature. Pouvait-elle posséder des capacités magiques, autre que celle de défigurer impunément le premier venu ? La mention de l’identité de l’insolent bonhomme fit encore plus hausser les sourcils de Zacharius. Il devait bien avoir fait des mauvaises actions dans une vie antérieure, pour que l’objet de sa recherche du jour soit aussi désagréable. Avec un manque cruel de politesse, quelle vulgarité.

Le mangemort se redressa, doit comme un piquet, les mains derrière le dos, ignorant, oubliant les pansements qu’il avait toujours sur le visage. « Zacharius Hamilton. Expérimentateur au département de la Défense magique du Ministère. » La mangemort n’était pas du genre à être sujet au complexe de supériorité, mais à ce moment précis il se sentait infiniment au dessus du clown prétendument professeur. « Je recherche des informations sur le vaudouisme. » Ajouta-t-il en lançant un regard de dégoût à la mangouste Hawaïenne. Puis une démangeaison sur la joue lui rappela l’existence des pansements sur son visage. Il lança un bref regard de mépris au dénommé Keller, puis lui tourna le dos pour s’avancer vers un miroir au mur, pour retirer tout les pansements. Une fois la chose fait, il se tourna de nouveau vers le professeur d’Études de moldus et jeta les pansements à la poubelle. « Merci de vos… talents de soigneurs, Monsieur, mais je pense que ce ne sera pas nécessaire. Je craignais surtout que votre animal ai la rage. » Les remarques insolentes avaient une fois de plus glissées sur le bout de sa langue avant que son bon sens ne les retienne.

Zacharius s’approcha de Sebastian, se tenant toujours parfaitement droit. « Je travaille actuellement sur un charme de défense, pour reconnaître d’éventuels agresseurs et réagir le plus efficacement possible. C’est suite au tragique… incident qu’il y a eu à Pré-au-lard. » L’ancien Serdaigle tira ses lèvres dans un faux sourire peiné. « Ce qui m’amène à ma venue ici. On m’a dit que je pourrais vous trouver là pour m’entretenir avec vous sur la magie vaudou. » Un sourire d’enfant émerveillé lui échappa malgré lui. « Et je dois vous avouer que c’est également par curiosité personnelle ! » Quel étrange sentiment que d’être au comble de l’excitation à cause de la magie vaudou, tout en étant profondément dégouter par l’homme détenant le savoir.

_________________

"Why does a wise man take leave of his senses? Where is that fine line where sanity melts? When does intelligence give way to madness? A moment comes when a man becomes something else…" Jekyll & Hyde. ©️ Joy


Surprise:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: [Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.    Mar 15 Mar - 17:34

Expérimentateur ?

Sebastian avait dit ça avec une lenteur et un ton insultant au possible. Tout le mépris du monde mit dans cinq petites syllabes. Il détailla de pieds en cape son interlocuteur. Il ne l’aimait pas. C’était dans son sang, qu’il le veuille ou non. Brigitte en voulant à cet Hamilton et du coup, son instinct lui disait de faire pareil. Et puis il y avait un truc en lui qui respirait… L’hypocrisie ? Un truc louche en tout cas.


Expérimentateur ? Le ministère n’a que ça à faire de ses journées ? Fabuleux.
On voit où passent les taxes. Impressionnant. Enfermé toute la journée dans un laboratoire à faire des tests c’est ça ?
Le Vadou ne s’apprend pas derrière un bureau Monsieur Hamilton. Il se pratique, il se vit.


à l’évocation du vaudou, Brigitte était venue se suspendre à l’épaule de Sebastian. Son museau dépassait à peine et ses moustaches frémissaient à la fois d’indignation que ce Hamilton leur parle, et d’excitation à l’idée de faire du vaudou. Les mangoustes haïtiennes étaient droguées au vaudou depuis toutes petites.
Sauf que là, l’expérimentateur parla de la rage et Sebastian dût, une nouvelle fois, intervenir. De ses petites pattes, la mangouste semblait vouloir aller lui crever les yeux, ou lui arracher la langue, le professeur ne sachant pas très bien laquelle des deux options seraient préférables.
Ce type était simplement un parfait crétin et si ça n’avait tenu qu’à lui, il aurait laissé son animal de compagnie se faire plaisir. Mais désormais c’était un homme mature et responsable (qui a ricané ??) et il se devait, en tant qu’enseignant de Poudlard, d’être exemplaire.


Brigitte est une mangouste haïtienne. Pas un clébard bardé de puces ou je ne sais quoi. Par ailleurs, elle est immunisée aux maladies communes grâce au Vaudou justement, monsieur Hamilton.
Mais vous ne l’avez sans doute pas encore… Expérimenté ?


Non, il ne s’en remettait pas. Pour lui, les expérimentations ne pouvaient se faire qu’à la sauvage, en plein air, à travers mille et un voyages et en compagnie de sorciers étranges, dans des cercles mystérieux. Encadrer tout ça par le Ministère, c’était totalement farfelu, saugrenu, voir stupide. Par ailleurs, quelque chose l’interpelait.

Et le Ministère s’intéresse au Vaudou maintenant ? Depuis quand ? Je croyais qu’ils avaient répertorié ça en tant que magie noire ?

Ce qu’il n’aimait pas du tout, là-dedans, c’est qu’ils l’avaient listé, lui, Sebastian Keller, comme adepte de vaudou, donc de magie noire. C’était un raccourci trop rapide à son gout, mais aussi très dangereux. A ce rythme-là, on allait le déclarer Mangemort sans qu’il n’ait jamais rencontré un seul de ces êtres étranges et probablement décérébrés pour suivre un homme qui se faisait appeler Voldemort. C’était carrément Vaudou comme nom, certes, mais ça inspirait forcément crainte et défiance.
Bref, Sebastian se demandait par quel curieux hasard ce type déboulait de nulle part comme ça pour l’interroger. Il en devint suspicieux et regarda le gérant de la boutique d'un air hargneux. Il n'y avait que lui qui aurait pu cafter, non ? 

Et comment avez-vous eu mon nom ? Ou encore comment saviez-vous que je serais ici ? Hummm ? Le ministère me fait suivre ou quoi ?

Bien sûr, parler de l’incident de Pré-Au-Lard était facile. C’était un argument tout trouvé. Mais quand même. Il y avait trop de questions et Sebastian se voyait mal collaborer avec un type pareil.

Curiosité personnelle ?

De pire en pire. Donc ce parfait crétin venait crier à un inconnu : « ho ! Cool ! De la magie noire ! ». A ce rythme-là, cet Hamilton finirait Mangemort. Idiot !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
LA NÉBULEUSE DES SENTIMENTS

LA NÉBULEUSE DES SENTIMENTS
+ SORCIER DEPUIS LE : 11/01/2016
+ PARCHEMINS : 516

Message Sujet: Re: [Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.    Dim 20 Mar - 12:04

Le mangemort fronça les sourcils. Il avait parfaitement compris que l’homme cherchait à le provoquer, mais n’arriver pas à savoir si sa question était délibérément provoquante ou simplement stupide. « Un laboratoire ? Quelle étrange idée. Quelle perte de temps ce serait. » Mais le professeur Keller venait immédiatement d’enchainer sur la manière de vivre du vaudouisme. Ou c’était un parfait hippie, ou il voulait absolument être insupportable. Dans les deux cas, Zacharius n’arrivait pas à comprendre comment un tel individu pouvait s’enorgueillir d’avoir un poste de professeur.

Son regard glissait de temps en temps sur l’animal qui, il savait, comprenait parfaitement sa provocation. Les animaux magiques n’étaient pas stupides et Zacharius prenait un divin plaisir à mépriser la petite chose, la punissant de son attaque. Ses yeux brillèrent néanmoins de curiosité à l’annonce des propriétés magique de la bestiole. Le mangemort brûlait d’envie de s’en emparer pour faire quelques tests. Comme à chaque fois que quelque chose l’intéressait, Zacharius avait pour manie d’oublier légèrement le monde qui l’entourait. Il ignora ainsi totalement la pique si subtile du professeur.

Lorsqu’il se reprit pour écouter les baragouinages de Keller, celui-ci semblait obnubiler par l’identité de l’employeur de Zacharius. Il fallait croire que dans tout son discours Sebastian Keller n’avait retenu que le terme Ministère de la Magie. L’Ancien Serdaigle se maudit d’avoir eu l’audace de parler de curiosité. Pour un individu pareil, ce ne pouvait jouer qu’en sa défaveur. En parallèle, le mangemort remarqua que le gérant de l’Animalerie occulte se dandinait nerveusement sur sa chaise. Zacharius soupira, puis fit un sourire forcé au professeur. « Je vous propose de continuer notre conversation boulot à l’arrière cours, je crois qu’on embête Monsieur le gérant. » D’un geste de main, il invite l’homme à le suivre, en lançant un sourire d’excuse au commerçant. Il devança le professeur Keller et lui lança sans se retourner, non sans une certaine malice. « Arrêtez d’être aussi méfiant, Monsieur, je vais finir par croire que vous avez quelque chose à cacher. »

Il attendit que l’homme lui suive puis il ferma la porte derrière lui. « Le gérant commençait à stresser de notre conversation, et ça me mettais mal à l’aise. » Expliqua calmement le mangemort. « Peut-être qu’il avait peur que votre bête m’attaque de nouveau. » Ajouta-t-il d’un ton neutre, en réprimant l'agacement qui grondait en lui. Il allait s’asseoir sur un banc et se frotta les yeux en soupira. La négociation risquait d’être longue et beaucoup plus laborieuse qu’elle n’aurait dû être.

« Alors, de 1. Je crois que vous ne savez pas ce qu’est un expérimentateur. Il s’agit d’étudier et d’essayer toutes les possibilités possibles pour trouver la meilleure équation à un problème donné. » Il laissa malgré lui s’échapper une nuance de mépris dans ses paroles. « Ensuite de 2. Puisque je cherche à combattre des personnes mal intentionnées il est logique que je me renseigne sur les armes qu’elles peuvent avoir. » Cette explication n’était pas seulement plausible, elle était logique. Elle était même la plus rationnelle possible et sur cette question le mangemort n’eut même pas à mentir. Zacharius croisa ses doigts et plongea son regard dans celui de Keller. « Vous semblez bien nerveux, vous avez quelque chose à cacher Monsieur Keller ? Je venais simplement car rare son les initiés au vaudouisme et un homme qui a été à Poudlard en même temps que vous m’avait parlé de vos… voyages. » Son regard dériva légèrement sur la bestiole. « Le Ministère se questionne sur la nature des sortilèges que les… agresseurs de Pré-au-lard ont utilisé. Et le vaudouisme semble être une bonne piste. » Avec un sourire poli affiché, Zacharius s’empêcha de jubiler. Sebastian Keller avait voulu le soupçonner, voilà qu’il était devenu le suspect.

_________________

"Why does a wise man take leave of his senses? Where is that fine line where sanity melts? When does intelligence give way to madness? A moment comes when a man becomes something else…" Jekyll & Hyde. ©️ Joy


Surprise:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: [Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.    Jeu 14 Avr - 19:27

Sebastian haussa les épaules. Il s’en foutait. Franchement, ce mec était con. Point. Sans parler de la réaction de Brigitte, sa façon de le traiter lui hérissait tellement le poil qu’il aurait pu, juste par plaisir, lui foutre son poing dans la gueule. Et c’était rare de croiser un mec qui lui vrillait aussi facilement et rapidement les nerfs.
Il le suivit, non par envie ou par politesse non. Il avait besoin du gérant pour obtenir des choses nécessaires à Brigitte. Hors de question de le braquer. Et puis si l’autre continuait de la sorte, il allait jouer le hooligan de base. Et quitte à lui briser des doigts ou lui faire bouffer sa ****, autant qu’il n’y ait pas trop de témoins. Non ?

Avec un froid polaire, Sebastian eut un sourire en coin.

Ou alors il se demande ce que vous foutez à m’attendre dans sa boutique, alors que je ne vous connais pas. Il connait les Mangoustes. Assez pour que je daigne aller chez lui. Il sait parfaitement qu’une mangouste n’attaque que si la personne n’est pas fiable pour son maître.
Alors dites moi donc pourquoi je devrais vous écouter ?


Il avait croiser les doigts, dans une attitude où l’hostilité était flagrante et quasi insultante. En fait, il n’était pas d’une nature patiente – Chris en faisait les frais, à se faire bécoter à toute heure du jour, dès qu’il le croisait – mais il se faisait violence.
Après tout, l’autre, là, le con devant lui, s’intéressait au Vaudou et c’était bien le premier adulte à se pencher dessus depuis qu’il était revenu.


Je crois qu’on s’est mal compris Monsieur Hamilton. Je me contrefous de votre taf. Ça a l’air nul et chiant. Ce que vous faites dans votre coin, je viens de passer 10 ans de ma vie à le faire au grand air, aux quatre coins du monde. Alors inutile de me prendre de haut parce que je pourrais largement vous en apprendre.
D’ailleurs vous êtes bien là pour ça non ?


Il détailla le sorcier des pieds à la tête, toujours avec ce mépris affiché.

Puisque vous êtes si bien renseigné sur mon compte, vous devriez savoir que je viens à peine de revenir au Royaume Uni. Je n’étais pas là lors de cette attaque. D’ailleurs, c’est un élève qui m’en a informé à mon arrivée. Voyez vous, en Allemagne, nous avons nos propres problèmes et ce qui se passe ici sort bien peu des frontières.


Quant à sa prétendue nervosité, voilà qui faisait ricaner Sebastian en son for intérieur. Ce type confondait de toute évidence nervosité et envie de lui rentrer le nez dans le cerveau.
Cependant, le fait que le Vaudou puisse être à l’origine d’une attaque l’intriguait. Il en doutait fortement. Peu nombreux étaient les adeptes de cette magie qui vivaient dans ce coin du globe. A vrai dire, lui-même n’en avait croisé aucun pendant les deux années qu’il avait passé en Haïti. Il savait que certains étaient venus. Mais en savaient ils assez pour faire des ravages en utilisant seulement cette magie ? Ou bien l’avaient ils détournés ?
Le problème que rencontrait Sebastian était simple.
D’un côté envoyer paitre ce grand con. Simple. Net. Efficace. S’occuper de pourquoi il était venu ici et rentrer. Rouler une pelle à Chris. Aller se coucher en écoutant du rock à fond.
Ou bien assouvir sa curiosité même si cela impliquait de devoir frayer avec ce grand dadet imbu de lui-même et méprisant au possible.

Evidemment, Sebastian fit le choix le moins éclairé. Il n’eut même pas besoin de dire quoique ce soit. La Mangouste se mit à crier et gigoter, trimbalée dans son sac.

Le vaudou en lui-même ne peut être responsable. Son but n’est pas d’attaquer. Néanmoins, on peut vite savoir si quelqu’un en a détourné l’usage. Pour ça, il suffit d’amener Brigitte sur les lieux.
Mais veuillez m’excuser, je suis venu pour autre chose.
Alors… je vais m’en occuper. Et je vous laisse le temps de réfléchir à ce que j’obtiendrai en contrepartie d’une aide avec le Ministère.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


Message Sujet: Re: [Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.    

Revenir en haut Aller en bas
 

[Avril 1981] L'Animalerie occulte ◊ avec Sebastian.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» ForumHaiti : Une modération qui rime avec le respect mutuel
» Sebastian Lacrymosa
» Gros Mek avec CFK et Krameur
» Avec ce projet, Alexis pourra donner 100,000 emplois permanents aux Haitiens
» 7 avril : 204e anniversaire de la mort de Toussaint

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Daily Prophet :: Paroles des Moldus :: Pensine :: Pensine des rps-