FERMETURE DU FORUM, plus d'informations par ici

Partagez | .
 

 Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Mar 1 Mar - 22:47

Le cours avec les 7è années était à présent fini. La grande partie du cours c’était tenue à l’extérieur. Dans les jardins, Sebastian avait fait venir une voiture, un bus, un vélo et même une trottinette Moldus. Il avait organisé sa classe en petits groupes de travail, les nés moldus et sang mêlés ayant droit, dans ce premier temps, de rire, de souffler de loin les réponses, de tricher, et même de huer leurs petits camarades, pour peu que ce soit fait sur un ton gentil. C’était l’opportunité, selon Sebastian, de remettre à leur place les racistes de tout poil.
Et effectivement, ne pas savoir faire de vélo sembla en troubler plus d’un. HAHAHA. Pas si géniaux que ça soudain hein ?!
Ensuite, il avait expliqué le principe des voitures, des bus aussi.

Et la dernière partie du cours, ils étaient remontés dans la salle, pour prendre des notes. Tout le monde semblait gratter avec une rigueur et une concentration qui ferait pâlir d’envie une classe de japonais la veille du Bac.
Sebastian encouragea les élèves à lui poser des questions.
Finalement, juste avant la fin du cours, alors que Brigitte rentrait de sa balade et se faufilait avec une discrétion de fourbasse sous la robe de son humain, il demanda 20 cms de parchemin sur les « autres modes de transport Moldus ». à ses élèves de faire les recherches adéquates.

Un joyeux brouhaha s’éleva aussitôt, alors que la masse quittait la salle. Il n’avait retenu que trois ou quatre noms, en plus des deux visages déjà familiers qu’il connaissait. Il leur sourit à tous les deux.

Monsieur Carmichael ! Monsieur O’Carley. Veuillez rester je vous prie. Je dois vous parler. Mais détendez-vous. Rien de trop grave. Pour l’instant.

Une fois que tout le monde eut enfin la décence de partir – oui, 20 cms, mais oui, 30 c’est parfait aussi et non, 19 c’est pour les feignants ! – Oui Moldus, non pas les tapis volants, même s’ils ne sont pas utilisés en Europe – non les moldus n’enfourchent pas de balais (mais ils sont cons ou bien ? Il avait bien spécifié MOLDU pourtant !) – il referma la porte avec un soupir théâtral. Il avait les mains plaquées sur la porte, penché à moitié en avant, la tête rentrée dans ses épaules. 

AAAAAAAHHHH Les élèèèèèves !

Il se redressa brusquement, fit un demi tour royal et plaqua le dos de sa main sur son front, faisant mine de défaillir.

Ils auront ma peau.
Mais juste ciel ! En voilà encore deux qui viennent. Allons bon mes braves. Que me voulez-vous ?
Sorciers venus de loin pour m'accabler de haine, je saurais vous montrer comme meurt ... Heu... Non. Rien. Oubliez. Je suis fatigué.


Il haussa plusieurs fois des sourcils et rouvrit la porte pour vérifier que personne ne trainait derrière. Puis, visiblement, il créa un enchantement.  

Cridirut. C’pas le truc le plus discret de la Terre mais j’préfère ça que de nous faire gauler.
Et NON. Je ne vous apprendrai pas ça.
Autre chose. Avant de vous enseigner le sortilège qu’on doit voir, je veux que vous me fassiez une promesse.
Vous ne l’utiliserez pas en cours pour bavarder.
De toute façon si un prof voit vos lèvres bouger, mais sans son (toujours pas de Véronique en vue !), soit il comprendra, soit il vous fera interner à Sainte Mangouste.
C’est bien clair ? Des questions avant de commencer ? 
Revenir en haut Aller en bas
avatar



+ SORCIER DEPUIS LE : 02/01/2016
+ PARCHEMINS : 1057
+ LOCALISATION : Serdaigle, 7ème année, Poudlard

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Mer 2 Mar - 20:22







Nothing but a fool's game.


Avril 1981 - Comme un lundi soir, après les cours
Cours particulier de sortilège

Le nouveau professeur anticonformiste était plein de surprises et il ne m’avait pas mentit. Ce fut un des meilleurs cours que j’ai suivi depuis des lustres et je n’avais jamais autant ri. Je n’aurais jamais cru voir un jour une voiture moldue à Poudlard et encore moins un bus ! Oui, je savais ce qu’était un bus tout de même ! Je l’avais tout d’abord lu dans un livre avant de le voir en vrai, à Londres et en Ecosse, lorsque j’étais allé chez Chris. En revanche, je n’avais jamais eu l’occasion de faire du vélo et je devais avouer que c’était au moins aussi casse gueule qu’un balai ! A la différence qu’on tombait de moins haut puisqu’il ne volait pas. Mais c’était particulièrement complexe à utiliser et Chris s’était bien foutu de ma gueule d’ailleurs.
Bien-sûr, je ne privais pas pour poser des tas de questions sur le fonctionnement d’un moteur : cette machine fabuleuse que les moldus avaient mis au point pour faire se mouvoir leurs véhicules sans magie me fascinait. Bon, bien-sûr, le côté technique de mes questions n’intéressait pas tout le monde, et j’eus le droit aux traditionnels soupirs au bout de la énième fois que j’ouvrais la bouche et même à un « Mais qu’est ce qu’on s’en fout de ça O’Carley, sérieux ! ». J’avais plein d’autres questions, sur le code de la route, le fonctionnement de la signalisation et j’avais même posé une question qui avait fait rire une bonne partie de la classe, mais qui n’était pas si bête, lorsque j’avais demandé s’il existait des vélos à moteur. Mais la fin du cours sonnait déjà et de toute évidence, cela ferait l’objet d’un prochain cours et d’un devoir, de 20 cm. Easy !

Je rangeai mes affaires dans mon sac tandis que tout le monde se levait déjà pour quitter la salle. Un sourire radieux fit écho à celui que le professeur nous adressait tous deux, Chris et moi. Puis je laissais glisser une œillade complice au poufsouffle, que monsieur Keller avait bien voulu accepter dans ce cours particulier. Ca ne lui ferait pas de mal non plus d’apprendre un nouveau sortilège, qui pourrait lui être utile autant qu’à moi, qui plus est.

Je sautai presque littéralement de ma chaise, débordant d’enthousiasme à l’appel du professeur. J’attendis avec impatience que les derniers traînards s’en aillent et me rapprochai de Chris afin de lui chuchoter à l’oreille : « Ca va être génial ! Tu vas voir ! » au moment ou Keller ferma la porte. Le regard pétillant, je détournai mon attention du visage de mon ami pour la porter sur le professeur qui me jouait une nouvelle scène mélodramatique roumaine. Je ne pu m’empêcher de pouffer de rire en repensant à l’imitation de sa grand-mère qu’il m’avait servi quelques heures plus tôt, à la bibliothèque. « …une reine. » dis-je pour finir la phrase de Keller. J’ignorais d’où je tenais ça, mais j’étais presque certain de connaître la fin de cette réplique. J’avais du la lire quelque part. Ca allait probablement me revenir.

J’observais les mouvements de Keller avec attention, et le sortilège qu’il lança à la porte ne m’échappa guère. « Mons… » Mais de toutes évidence, il avait déjà commencé à me cerner puisque je n’eu pas le temps de formuler ma question qu’il me coupa le sifflet avec la réponse. Négative. Flûte ! « Pourquoi ? » Non, je ne perdais pas le nord. Qui ne tentait rien, n’avait rien comme on dit ! Mais je n’insistais pas. Pour l’instant. Il en fallait bien plus pour me faire lâcher prise et lorsqu’il s’agissait d’obtenir ce genre de choses, j’étais d’une patience d’ange, d’une persévérance inouïe et un peu roublard sur les bords. Oui oui ! C’était sans doute pour cette raison que le choipeau avait longuement hésité à m’envoyer à Serpentard. Mais là n’était pas la question.

Je croisai les doigts dans la manche de ma robe de sorcier avant de répondre : « Oui ! Bien-sûr. » Je ne comptais pas l’utiliser pour bavarder en classe, ça non. Excepté en cas de force majeure ! On n’était jamais à l’abri de devoir transmettre une information capitale à un camarade en classe. C’est vrai quoi ? S’il était question de vie ou de mort ! Par les temps qui courent… Ca, c’était mon côté précautionneux, mais en ce qui me concernait, j’avais maintes autres idées d’utilisation de ce sort là, à commencer par la bibliothèque. Puis cela faciliterait mes entrevues avec monsieur Hamilton et nos discussions tout aussi peu conformistes. Et ça pourrait me servir à des tas de trucs ! C’est que j’en avais, de la suite dans les idées !

« Quelle est la portée du sortilège ? Est-ce que l’on peut cibler autant de personnes que l’on veut ? » Il ne fallait jamais me demander si j’avais des questions. J’avais toujours des questions !!


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Jeu 3 Mar - 13:39

Chris comptait les centimètres de parchemin à rédiger avec ce qui ressemblait foncièrement à une envie de mourir au fond du regard. Si ça ne l'empêchait pas de jouer au Quidditch, il aurait envisagé très sérieusement de plaider l'hémiplégie brusque pour ne pas faire ses devoirs. Est-ce que le corps enseignant de Poudlard pensait sincèrement que le temps libre devait être consacré à travailler ?... Oh euh, attendez. Hm, ouais, ok. Christopher, s'étant vu hélé par le prof à la fin du cours, termina de ranger son manuel dans son sac avec un flegme tout écossais, et abandonna ledit sac sur la table tout en s'appuyant nonchalamment d'une fesse sur son bureau.
Il salua d'un léger sourire la Poufsouffle qu'il avait aidée durant le cours parce que manifestement faire du vélo c'était pas un truc de sorcier. Benedict entendrait longtemps parler de son allure de patate sur une motte de beurre, et de l'impossibilité que Chris avait d'être pote avec quelqu'un qui ne savait même pas pédaler.
Chris était en train de se faire la réflexion que Ben était en fait juste probablement réfractaire à la position du califourchon. Il faudrait tenter l'expérience de le coller sur un poney, pour voir s'il s'en sortirait, mais vu ses précédents, le Pouffy soupçonnait qu'il allait être aussi nul que sur un balai et un vélo.
C'était pas sa position préférée quoi.
Et Chris envisageait sérieusement d'utiliser pour les dix prochaines années l'argument décisif du « oui, mais MOI je sais faire du vélo O'Carley » pour couper court aux divers débats qui les divisaient euh... un peu tout le temps.

Les yeux fauves du batteur se posèrent sur le prof qui se pensait apparemment et de façon tout à fait brusque, dans une tragédie. Benedict fit son Benedict en retrouvant la fin de la phrase, et Chris fit son Chris, en étant parfaitement hermétique à la beauté des rimes ou quoi qu'est-ce de cet acabit, énonçant un très clair, ferme, et terre-à-terre :

« Bah c'est vous qui nous avez demandé de rester... »

Le Serdaigle surexcité qui lui servait de pote avait l'air de dire que ça allait être trop cool – enfin Chris se méfiait depuis qu'il savait que Ben trouvait « trop cool » les grimoires pesant un bon quintal et plein de poussière. Pfeuh.
Le Poufsouffle fronça donc du nez après la démonstration de magie de Sebastian, l'attention soudainement éveillée. Oh, si c'était pour un sort, ça pouvait être carrément intéressant. Par contre tout le monde avait d'être au courant de ce qui se tramait sauf lui, ce qui arrivait beaucoup trop souvent si on voulait de son avis. C'était même régulier, ça en devenait vexant.

« De quoi ?
C'quoi c'sort déjà ? »


Seb commit ensuite l'erreur de demander à Benedict s'il avait des questions. C'était un peu comme demander à Chris s'il avait envie de jouer au Quidditch. La seule réponse possible à ce genre de demandes était de prendre une tête de smiley outré et de répondre « bien sûr » avec le plus de dédain possible dans ces deux mots.
Le problème c'était que là où Christopher mettait certes un certain temps avant de descendre de son balai, ça finissait par arriver ; même son corps avait des limites. Il devait manger, ou dormir. Par contre, Ben, lui semblait avoir intégré dès la naissance une quantité de questions pertinentes absolument faramineuse et ça ne devait pas trop le fatiguer de les poser parce que ça durait très longtemps.

« Nan mais Ben tu vas pas poser toutes les questions qui te viennent, sinon on est pas arrivés. »

C'était la version polie de "pour l'amour de Nessie, Benedict, FERME-LA".
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Jeu 3 Mar - 20:35

Sebastian fixa Chris d’un air légèrement interloqué, voire abasourdi. Il réalisa, peut-être pour la première fois, que son élève préféré (huhuhu) n’était pas Serdaigle et donc ne brillait pas pour son intelligence incommensurable. Voire tout le contraire.
Du coup, il secoua légèrement la tête et préféra lever les deux pouces en l’air à Benedict.


Ouiiiiiiii !! Une Reine !
Ah si je pouvais, je mettrais des points à Serdaigle rien que pour cette brillante réponse.


Il s’avança dans la pièce et dans un magnifique « Locomotor Barda », commença à bouger les tables et les chaises pour les repousser sur les côtés.

Monsieur Carmichael, nous allons apprendre un sort de Mutisme Sélectif.
Et vous allez être notre troisième. Mais je vais y revenir.


Sebastian regarda Benedict. Il se demanda soudain s’il avait un bouton pause. Ou silence. Ou les deux. En tout cas, au moins, on ne pourrait jamais lui reprocher son manque d’enthousiasme. C’était un brillant Serdaigle, c’était donc normal.

Monsieur O’Carley, connaissez vous le Cridurut ? Si ce sort se déclenche, je suis au regret de vous dire qu’on le saura jusqu’à Londres. Et j’exagère à peine. C’est un enchantement qui nécessite beaucoup de rigueur et d’être doué. Généralement, on le lance d’ailleurs à plusieurs, en fonction de l’espace à protéger.
Les sorciers l’utilisent parfois pour protéger leur maison quand ils partent en vacances.
Encore que maintenant, il me semble qu’on a légiféré dessus. Pour peu que vous viviez près d’un amas de moldus… je veux dire un village ou une ville, les Oubliators auraient beaucoup de travail. Parce que seul l’un des lanceurs du sortilège peut l’arrêter, une fois qu’il est déclenché.
Vous n’imaginez pas le nombre de gens qui ont dû rentrer de vacances précipitamment pour faire taire leur alarme.
En plus il faut tout un tas de trucs. Bref. C’est compliqué.


Sebastian regarda comment était arrangée la salle. Les tables étaient sagement empilées le long d’un mur, les chaises également. Par contre les bibliothèques, elles, s’étaient mises en plein milieu de la salle, créant une espèce de mur.

Donc. Notre petit sort de Mutisme Sélectif.
Et il faut être trois pour s’assurer qu’il est bien lancé.
Je vous explique. Si je lance ce sort sur moi-même, tout en pensant fortement à vous, Monsieur Carmichael…


Ok. Mauvaise idée. Ou pas en fait. Non. Mais c’était évident. Bien sur qu’il pensait fortement à lui. Mais pas pour ça. C’était gênant quand même.

Et bien nous pourrons parler entre nous et monsieur O’Carley ne saura rien de la teneur de notre discussion. Sauf s'il est en face de nous et qu'il sait lire sur les lèvres, évidemment. C'est pour ça que j'ai installé des bibliothèques. Nous serons caché à la vue des uns et des autres. 

Sebastian prit le temps de leur expliquer. Ils pouvaient tout à fait lancer ce sortilège sur eux-mêmes et plusieurs autres personnes. En général, au-delà de 4, cela devenait tout de même trop compliqué, et l’inventeur de ce sort suggérait d’ailleurs aimablement aux gens de changer tout simplement de pièce tant qu’à faire.
Ensuite, il leur apprit la formule « Assurdiato » et leur montra où positionner la baguette sur leur gorge – au niveau de leur pomme d’Adam, c’était le plus simple – et le lança tour à tour sur Benedict et Christopher pour qu'ils voient l'effet que ça faisait. Lui trouvait ça horriblement frustrant de ne pas entendre deux personnes se parler alors qu'il les voyait bouger les lèvres. Il avait l'horrible sentiment d'être devenu sourd. Puis il lança un sort.

C’est un sort de délimitation. Pour éviter que d’un coup, vous réalisiez que vous aviez oublié d’envoyer une lettre à votre môman et que ce soit à elle que vous lanciez ce sortilège. Bon, il faut être à proximité mais j’aimerai autant que Brigitte ne serve pas de cobaye non plus.

Monsieur O’Carley, allez y. Commencez. Lancez le sort MAIS ne nous dites pas à qui vous pensez, de Chris…topher ou de moi.

Sebastian toussota pour reprendre contenance.

Veuillez m’excuser. En Allemagne on appelle les gens par leur prénom. Il faut que je me rappelle les manières anglo-saxonnes.
Une fois le sort lancé, parlez. Et nous verrons qui vous répond.
Revenir en haut Aller en bas
avatar



+ SORCIER DEPUIS LE : 02/01/2016
+ PARCHEMINS : 1057
+ LOCALISATION : Serdaigle, 7ème année, Poudlard

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Dim 6 Mar - 20:42





«T’inquiète, l’étude des moldus, tu gères ! Et puis, vingt centimètres, c’est rien ! » avais-je dit à Chris avec un clin d’œil et un sourire bienveillant, au vu de sa tête de déterré quand le prof avait énoncé le devoir à faire. « J’t’aiderais s’tu veux ! » agrémenté d’un coup de coude amical. Ca, c’était pour la boutade. Même si j’en étais parfaitement capable, l’étude des moldus était bien la seule matière où je n’avais pas grand-chose à apprendre à l’écossais. Et non, je ne lui tenais déjà plus rigueur de ses moqueries de tout à l’heure concernant ce balai à roues qui ne volait pas et qui faisait particulièrement mal aux fesses ! Les moldus avaient parfois de drôles d’inventions !

Ce petit cours m’avait particulièrement amusé et détendu, si bien que j’en avais presque oublié l’appréhension que j’avais eue à m’y rendre. Et puis bon, autant faire comme si de rien n’était. On était là pour apprendre un sortilège cool et mon enthousiasme à cette idée n’était que très peu surjoué. Même Chris n’y avait vu que du feu, pour l’instant. Cela ne changeait pas trop de mon comportement habituel. Tout comme je n’avais pas encore remarqué l’attitude suspecte de Chris à l’égard du professeur. Son comportement nonchalant était tout à fait habituel. Tout cela me passait donc à mille lieues au dessus de la tête.

L’enthousiasme et les félicitations du professeur me firent sourire. Je jetai un regard en biais à Christopher à qui je m’empressai de répondre au sujet du sortilège dont il était question : « Assurdiato. » Par chance pour lui, je ne pu me lancer dans de grandes explications car un brouhaha de meubles déplacés par Sebastian, s’éleva dans la salle. Par ailleurs, ce dernier me coupa l’herbe sous le pied une fois le mobilier mis en place. Au lieu de ça, je n’avais pas manqué l’occasion offerte de poser mes questions, sous le regard exaspéré de Chris.

« Oui ! Bien-sûr ! C’est un enchantement complexe servant à protéger une zone délimitée, n’est-ce pas ? » Et Sebastian expliqua le reste. Je m’étais déjà documenté sur ce sortilège et j’avais pour projet de l’expérimenter sous peu. Je n’ajoutai rien, mais mon regard brillant trahissait certainement mon engouement pour en savoir d’avantage, ou mieux, pour apprendre à le réaliser. Je comptais de toutes façons m’y entraîner, mais maintenant que je savais monsieur Keller capable de le faire, j’envisageais déjà de lui demander quelques conseils, même s’il avait dit être réfractaire à l’idée. Pour le moment. Hélas, quand j’avais une idée en tête, je ne l’avais pas ailleurs, comme on dit et je n’étais pas du genre à renoncer si facilement. Chris pouvait m’en être témoin.

Le cours commençait et je trépignais déjà d’impatience. Un sourire mutin étira mes lèvres lors qu’il fit mention de lire sur les lèvres. Je n’excellais pas dans ce domaine, mais c’était un exercice que j’avais un peu pratiqué, avec Nocturnus, lors de nos missions d’exploration. Sauf que là, Keller avait tout prévu et je ne pourrais pas m’aviser de tricher. En même temps, tricher dans l’apprentissage d’un sort aussi intéressant, c’était un peu idiot, je devais l’avouer.

Je jouais parfaitement le jeu. C’était amusant de constater l’effet que le sort faisait, lancé par Sebastian et j’avais hâte de m’y essayer. « Oh ! On peut lancer le sort d’aussi loin ? » demandai-je, amusé. Non pas que je sois crédule, mais il n’avait pas clairement répondu à ma question concernant la portée précise du sort. « Quand vous dites proximité, c’est quelques mètres ? Une dizaine ? Tout au plus ? » A la louche. Cela devait correspondre à la distance du sort dans la bibliothèque. Quoi que, il avait réussi à cibler plusieurs personnes à des distances différentes. J’avais hâte qu’on commence ! Et justement, puisqu’on parlait du loup…

Je n’aurais pas du tout fait attention à la fourche qu’avait faite la langue de monsieur Keller – après tout, il m’avait tutoyé dans la bibliothèque avant de se mettre à fumer une clope à la fenêtre d’un bureau déserté – s’il n’avait lui-même attiré l’attention dessus. Je tiquais, mais chassai toute pensée parasite de ma tête et lançai mon sort. « Assurdiato ! »


    Lancé de dé :
    1 Mes pensées allèrent à monsieur Keller.
    2 Mes pensées allèrent à Chris.
    3 Mes pensées s’embrouillèrent et naviguèrent de monsieur Keller à Chris, et le sort fut un échec.


Mes pensées restèrent focalisées sur monsieur Keller. Serais-je béni de la chance du débutant ? Ou mon aptitude innée légendaire à la magie et aux sortilège saurait faire la différence ? « Monsieur Keller ? Chris ? » J'allais le savoir vite si ce dernier m'entendait. Un sourire carnassier étira mes lèvres. « Tu crois que Keller sait que par chez toi il est coutume de porter la jupette ?» C'était gonflé, et parfaitement gratuit, mais j'assumais. C'était dit sans aucune méchanceté qui plus est, juste pour emmerder l'écossais, comme j'aimais si bien le faire. Bon, c'était peut-être pas le truc le plus malin à dire, car ça risquait vite de dégénérer.



Dernière édition par Benedict O'Carley le Dim 6 Mar - 20:52, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
LE MAITRE DU JEU

LE MAITRE DU JEU
+ SORCIER DEPUIS LE : 13/11/2009
+ PARCHEMINS : 1569

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Dim 6 Mar - 20:42

Le membre 'Benedict O'Carley' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Le dé du hasard' : 1
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://daily-prophet.forumactif.org
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Mar 8 Mar - 18:20

Sebastian entendit le sort claqué avec une volonté claire. C’était bien ça. Pas d’hésitation dans la voix, voire de l’assurance. Sauf qu’il eut un vrai doute quand Benedict parla de « Keller » et de kilt. Hum ! Ben tiens donc.

Je vous entends parfaitement bien Monsieur O’Carley.

Il se retint de glousser à cause de la jupette quand même. Quoique… Peut être que… était ce trop osé de demander à Chris de porter un charmant tartan ce week end ? Certainement. En tout cas, toutes ces heureuses légendes qui se transmettaient sur ce bout de tissu laissaient le professeur avec un sourire rêveur. Avant de se reprendre.

Ne rigolez pas trop sur les jupettes parce que je pourrais bien, un jour, si le besoin de vous sanctionner se faisait ressentir, vous obliger à en porter une et défiler dans la cour de Poudlard ou au bord du terrain de quidditch, juste avant un match.
Monsieur Carmichael ? Qu’en pensez vous ? Monsieur Carmichael ? Chris ?


Sebastian se recula pour voir Chris, qui ne semblait rien entendre. Il eut un sourire un rien amusé et tendre.

Visiblement ce pauvre Chris est exclus de notre conversation.

Seb fit un clin d’œil à Chris et, avec un parchemin qu’il attrapa, il griffonna un :

Ok, tout va bien.

Histoire qu’il ne panique pas ou qu’il s’imagine qu’il était devenu subitement sourd. Et il écrivit ensuite « Sonorus » en pointant sa baguette sur sa gorge. Le but était d’expliquer à Chris comment lever le sort.
Il fit ensuite le tour des bibliothèques.


Parfait monsieur O’Carley. C’est très réussi. Bravo.
Maintenant, vous allez lever le sort de la même façon que vous l’avez lancé. En prononçant juste « sonorus ».
Sachez que seules les personnes touchées par le sort peuvent le lever.


Donc, en fait, c’était peut être pas plus mal, après coup, qu’il ait lancé le sort sur lui et non sur Christopher. Sinon ils auraient eu un léger problème. En fait hein. Bon, il aurait peut être pu y penser avant. Légèrement gêné de n’avoir pas pensé à l’éventualité d’une bourde pareille, il s’imagina un instant aller voir Dumbledore pour lui dire de faire venir un briseur de sortilège du Ministère. Il eut un rire nerveux et s’écarta un petit peu pour se cacher.


Bon. Je retourne… hihi. Derrière la bibliothèque. Levez le sort.
Si vous pensez à Chris, je vous préviens de suite… hihihi. Monsieur Carmichael risque bien de se mettre à crier sans le vouloir. Ça va amplifier sa voix. Ça a le même effet qu’un Amplificatum. Donc il faut faire attention.


Sebastian attendit alors qu’il lève le sort, en faisant le tour de la bibliothèque pour rester à côté de Chris, en le reluquant avec un sourire en coin. Le goût de l’interdit semblait ravir Seb.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Ven 11 Mar - 15:12

1 : Seb
2 : Ben

3 : kgmmfppzjejgr ???

Christopher capta assez vite que c'était sans doute lui qui avait été exclus de la conversation, vu qu'il n'entendit absolument rien pendant une minute – et qu'un Benedict ne parlant pas pendant une minute complète était au mieux dans un état préoccupant, au pire, en état de mort clinique. Il tourna la tête vers Sebastian en le voyant apparaître de derrière la bibliothèque qui lui servait de cachette, et récupéra le bout de parchemin qu'il lui avait envoyé. Il eut un sourire et un hochement de tête, attendant la suite des événements sans rien entendre. En fait, dans ces conditions, ce sortilège était quand même un rien stressant...
Heureusement, soit Seb se rendit compte que Christopher pouvait être légèrement mal à l'aise, soit il avait envie de lui parler, et il leva le sort afin de lui expliquer comment on faisait pour l'annuler. L'écossais hocha de la tête avec un léger sourire – il pouvait se le permettre, il était caché par une bibliothèque, et demanda :

« Et Ben m'entend si je parle, ou le sort marche dans les deux sens ? »

Allez savoir, Chris ne s'étonnait plus de rien au niveau de la magie. C'est alors que le Poufsouffle se rendit compte de quelque chose :

« Hé mais du coup... j'peux dire du mal de lui il pourra pas me répondre vu que je l'entends pas... Whoaa, mais c'est hyper pratique ce sort, quand il est lancé sur lui ! »

Mais Keller disait déjà à Benedict de tenter de lever le sort, et Chris apprit par la même occasion qu'il allait peut-être ne plus maîtriser le volume de sa voix – ce qui soyons honnêtes était déjà un petit peu le cas en temps normal, puisque Christopher était connu, et pas pour rien, pour être un sacré braillard. En fait, le sort que leur apprenait Sebastian allait peut-être être plus utiles pour leur entourage que pour eux-mêmes, se disait Chris. Et que si le corps enseignant de Poudlard était aussi excessif que lui et Ben pouvaient l'être, une médaille d'honneur serait décernée à Seb pour les avoir fait taire tous les deux.
Il attendit que Benedict lève le sortilège tout en surveillant Sebastian du coin de l'oeil – il avait l'air bien trop en joie, les yeux qui pétillaient grave et tout le tremblement –, puis tenta à son tour de le lancer.

Comme Sebastian avait prévenu, Christopher avait manifestement légèrement oublié comment on faisait pour limiter le nombre de décibels audibles lorsqu'on parlait, et il cria plus qu'il ne prononça la formule. Quant à savoir si c'était ça, ou le mouvement de baguette, ou la façon de penser à qui il voulait ensorceler qui fit foirer le sortilège...
Toujours était-il que ça n'avait absolument pas fonctionné, et que Chris lui-même en était à peu près persuadé puisqu'il ne ressentait pas la sensation particulière que Seb lui avait montré lorsqu'il avait été ensorcelé.

« Ah mer... ince, je crois que je l'ai foiré. »

Ce qui ne l'étonnait pas outre mesure. C'était la première fois qu'il le lançait, il n'était pas un sorcier particulièrement brillant comme Benedict... Rien d'étonnant à ce qu'il se rate. C'était juste un peu – légèrement hein – vexant.
Chris en avait marre de traîner avec des gens brillants, ça faisait beaucoup de mal à son estime de lui-même.
Il eut un sourire penaud à l'intention de Sebastian, qui n'avait pas bougé de ses côtés.

« Ben a toujours été plus doué que moi, niveau sortilèges. »

Puis niveau tout le reste hormis le Quidditch en fait.


Dernière édition par Christopher Carmichael le Ven 11 Mar - 15:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
LE MAITRE DU JEU

LE MAITRE DU JEU
+ SORCIER DEPUIS LE : 13/11/2009
+ PARCHEMINS : 1569

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Ven 11 Mar - 15:12

Le membre 'Christopher Carmichael' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Le dé du hasard' : 3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://daily-prophet.forumactif.org
avatar



+ SORCIER DEPUIS LE : 02/01/2016
+ PARCHEMINS : 1057
+ LOCALISATION : Serdaigle, 7ème année, Poudlard

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Sam 12 Mar - 21:07





Ma trop grande confiance en moi me joua des tours et le résultat ne fut pas tout à fait celui escompté. Là où je m’attendais à entendre s’élever les jurons d’un écossai en colère, ce fut la voix du professeur Keller qui me parvint de derrière la bibliothèque. Oups ! Quel crétin !

Je me laissai à rire pour dissimuler mon embarras passager. « Oh !  Du premier coup ! » fanfaronnais-je aussitôt, avec enthousiasme, tel le félin qui vient de se vautrer lamentablement et qui se relève, l’air de rien avec un air de ‘c’est exactement ce que je voulais faire !’ Très mature Benedict ! Comme toujours !
Mon malaise envers monsieur Keller ne fut que passager et je n’eus pas besoin de trop forcer pour retrouver mon aplomb. Il fallait dire qu’il était le genre de prof plutôt tolérant avec qui ce genre de blagues était le mieux à même de passer. Et pour cause ! Il ne tarda pas à rebondir dessus. « Ce ne sera pas nécessaire. Ce n’était nullement une attaque visant à incriminer Chris vous savez ! C’est en quelque sorte une private joke entre nous. Nous sommes un peu comme… » commençai-je en souriant. Je profitais un peu du fait que Chris ne puisse pas m’entendre. Le début d’un aveu ? Possible. Mais je m’interrompis tout de suite. « Enfin… vous voyez ce que je veux dire. » Sans doute qu’il ne verrait pas, non ! Il avait peut-être autre chose à faire que de s’intéresser aux petites histoires personnelles de ses élèves. Je ne savais pas ce qu’il m’avait pris de vouloir me justifier tout à coup. Chris, c’était Chris, point ! Et ça résumait assez bien la situation à mes yeux ! Et même si je l’aimais bien ce couillon de berger écossais en jupette, inutile de sombrer dans un excès de sentimentalisme dégoulinant de guimauve et de le crier sur les toits. Je me mordis la lèvre inférieure, toujours en souriant. Si Chris m’avait entendu, sans doute me mettrait-il une tape sur la tête et il aurait bien raison. Bref ! Restons concentrés sur l’objet de la leçon !

Je refis le mouvement de baguette avec un geste fluide et harmonieux, tout en prononçant à haute et intelligible voix : « Sonorus ! »

Je ne voyais ni Christopher, ni monsieur Keller, planqués derrière la bibliothèque. « Chris ? Tu m’entends maintenant ? »
Puis je l’entendis tenter de jeter le sort à son tour, en beuglant. Avais-je foiré mon sonorus ? Comme me l’avait expliqué Keller pour que la voix de Chris soit ainsi amplifiée ? Puis je l’entendis pester derrière sa ranger de livres. Je ris. De toute évidence, soit je n’étais pas la cible de son sort et c’était Keller, soit… effectivement, ça avait foiré, soit… La remarque de Caliméro de Chris estompa mon sourire.

Je déboulai à l’angle de la bibliothèque où se trouvaient Chris et monsieur Keller. « Ne dis pas n’importe quoi ! C’est une question d’entraînement. Comme le quidditch ! Peut-être que tu mettras plus de temps, mais tu n’es pas plus bête que moi et en travaillant un peu, tu y arriveras ! » Mon ton était catégorique. Je donnais du poing sur son épaule. « P’tite tête ! » dis-je sur un ton provocateur. Je jetais un regard à Keller, pour m’assurer qu’il nous entendait bien, puis reportai mon attention bienveillante sur Chris en ajoutant sur un ton avenant cette fois-ci : « Aller ! Ré-essaye ! »

« T’as qu’a expliquer ta prochaine stratégie de quidditch à monsieur Keller, et si tu ne veux pas que Serdaigle soit au courant… Tu as intérêt à réussir !» dis-je avec un grand sourire. Donc en d'autre termes, fais en sorte que je ne vous entende pas ! C’était ma manière à moi de l’encourager. Dès qu’il était question de quidditch, Chris était en général plus motivé.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Mer 16 Mar - 0:04

« Je raconte pas n'importe quoi ! »

ça faisait partie des raisons pour lesquelles Christopher était difficile à consoler ; déjà parce qu'il faisait semblant de ne pas être triste, ensuite parce que quand il savait qu'il avait raison, et l'autre personne tort – quand bien même pour lui remonter le moral – il se défendait avec l'énergie d'un écossais défendant sa terre natale.
Heureusement pour tout le monde, la présence de Sebastian décida Chris à ne pas s'étaler plus sur cette histoire d'affinité avec la magie. Eut-il était tout seul avec Benedict, et il lui aurait sorti environ dix mille exemples variant tous sur le thème « la fois où t'as été meilleur / plus rapide / plus doué que moi pour apprendre un sortilège ».
Il se contenta donc d'envoyer en même temps un regard de travers et un sourire à Benedict, et se concentra de nouveau pour prononcer la formule, envoyant ses pensées en direction du professeur. Cette fois-ci, et alors qu'il avait tous les protagonistes de l'expérience sous les yeux – donc c'était plus facile –, le sort voulut bien marcher.

« Ben ? C'toi la p'tite tête de piaf. »

Le Benedict en question ne réagissant absolument pas à cette provocation délibérée envers sa maison, Chris en conclut savamment que ce coup-ci, tout avait fonctionné comme prévu. Connaissant l'effet quelque peu stressant que pouvait avoir le sort, il fit un sourire et un signe du pouce victorieux à Benedict avant de se tourner vers Sebastian :

« Tu veux vraiment connaître la prochaine stratégie de Quidditch que j'ai mise en place ? Non parce qu'elle est vraiment révolutionnaire. 
Nah, ok ok.
Est-ce que c'est plus dur de le lancer quand plein d'autres personnes sont présentes ou pas ? »


Christopher sentait qu'avant d'arriver à la maîtrise complète du sortilège il allait lui falloir une certaine dose d'entraînement. Oh, il envisageait ça avec beaucoup plus de sérénité que les révisions de ses examens, mais ça ne serait jamais classé dans ses exercices préférés – contrairement à cette tête d'ampoule de Benedict.

« Et est-ce qu'on peut se rater en essayant de lever le sort ? »

Juste histoire de savoir s'il était possible ou pas de se condamner à n'être entendu que par Benedict, par exemple, pendant un petit moment, le temps que quelqu'un s'en rende compte, puis envoie un briseur de sorts pour dépatouiller les deux élèves d'une situation plutôt embarrassante.
Oh et tiens, tant qu'il y pensait...

« Et euh... si Benedict avait lancé le sort sur moi plutôt que sur toi, tu comptais faire comment au juste pour nous apprendre comment arrêter ? »

La question était posée avec un petit sourire très amusé en coin de lèvres. Il jeta ensuite le sort qui permettait d'annuler le premier, posant un regard attentif sur Benedict au cas où il se mettrait à crier sans rien y pouvoir.
Ça allait sympa le débit mitraillette en criant tiens !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Lun 28 Mar - 4:50

Hummm… Sebastian ne voyait pas ce qu’ils étaient l’un pour l’autre et… à vrai dire il préférait ne pas le savoir. Vraiment pas. C’était beaucoup trop désagréable soudain. Et puis ce jeune Bénédict lui était tout à fait sympathique. Alors autant que ça ne change pas. C’était tout à fait perturbant pour lui. Vraiment. Il ressentait une certaine forme de possessivité dont il n’avait pas toujours l’habitude. En tout cas, pas comme ça.
Il esquissa un sourire un rien crispé.

Sebastian laissa Christopher lever le sortilège avec réussite, s’assurant que tout le monde parlait et entendait normalement. Puis il rangea les meubles, sans répondre aux questions dans l’immédiat. Il avait un air un peu soucieux et contrarié, qu’il finit par faire disparaitre.
Au lieu de quoi il sortit un rouleau de tissu de son sac et d’un habile coup de baguette magique le déplia et le suspendit à deux crochets au plafond de l’antique classe.
Il s’installa le plus tranquillement du monde dans son hamac, assis en tailleur, après avoir viré ses baskets.

Bon. Pour en revenir aux questions posées :
Le sort est plus simple à lancer si vous n’êtes que deux dans la pièce. Il n’y a pas besoin de se concentrer pour éviter de penser à d’autres personnes. Plus il y a de personnes, plus vous devez vous focaliser sur la ou les personnes que vous voulez toucher par le sort.
On n’a jamais pu déterminer combien on pouvait toucher de personnes au maximum mais comme je l’ai dit, déjà, quatre, c’est vraiment beaucoup. Quant au nombre d’autres personnes, ça dépendra vraisemblablement du nombre de personnes présentes et de votre entrainement à cet exercice. Le nombre est indistinct. Je vous conseille de vous entrainer en tout petit groupe. Trois personnes, c’est parfait. Eventuellement quatre.


Il fit une pause, se grattant l’arête du nez, pensif.

Et j’ai merdoyé. Merci Chris de l’avoir relevé.
Je ne peux que confirmer votre crainte Mr Carmichael. Si votre ami Benedict l’avait lancé sur vous et bien… Vous auriez surement été coincé. J’ai appris à lever le sort si je suis concerné par celui-ci. Mais sinon j’aurais dû contacter le ministère pour briser le sort.


Oui, il se sentait très con maintenant qu’il y pensait. Et mal aussi. Très coupable, même, en y songeant. Il se serait surement fait méchamment taper sur les doigts pour un sortilège qu’il n’était certainement pas sensé enseigner à ses élèves. Parce que faire venir un mec du Ministère pour ça... Ouille quand même. Enfin il supposait.
Bien sûr la Grande Salle était complètement insensible à ce sort donc ça éviterait toute triche. Après tout, il ne les connaissait pas assez pour leur faire pleinement confiance sur la question. En plus, cette espèce de crise de confiance dont souffrait Chris pouvait peut-être lui donner l’envie de se rassurer comme il pouvait. En trichant par exemple.

Mais tant qu'à faire, s'il pouvait rester discret sur le truc, il n'avait rien contre. Et puis, son petit doigt lui disait que ses collègues trouveraient moyen qu'il donne des cours particuliers à deux élèves... particulièrement charmants, connaissant ses goûts.

D’autres questions ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar



+ SORCIER DEPUIS LE : 02/01/2016
+ PARCHEMINS : 1057
+ LOCALISATION : Serdaigle, 7ème année, Poudlard

Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   Dim 3 Avr - 15:32




Je fixais Chris avec un regard reflétant cette défiance si caractéristique qu’il connaissait bien. Même si j’étais bienveillant à son égard, je ne pouvais m’empêcher de le chercher, c’était plus fort que moi. Entre nous, c’était comme ça. Et je ne manquerais pas de le railler s’il se foirait, juste pour la forme. C’était un jeu. Car il était tout de même plus drôle et ludique d’apprendre à clouer le bec à son imbécile de camarade que d’apprendre ben… juste pour le plaisir d’apprendre. Hein Chris ?!
Mon sourire railleur fit écho à celui de l’écossais.

Je n’entendis par son sarcasme. J’en déduisis donc qu’il avait réussi. Mon sourire s’agrandit, mais je ne répondis rien. Je notais au passage qu’il était fort désagréable de ne pas entendre ce qu’il me disait et surtout, de ne pas pouvoir répondre. Puis, après que Chris ai de nouveau pointé sa baguette sur moi, je sentis de nouveau ce petit chatouillis caractéristique et je retrouvais l’usage de mes oreilles et surtout, de la parole, au plus grand désespoir de mes interlocuteurs : « C’est vraiment très étrange comme sensation ! Je ne m’étais pas vraiment rendu compte, parce que je n’avais pas encore vraiment été la cible du sort mais… S’en est presque flippant et… »  me tournant vers Chris : « Bravo mec ! Tu vois que tu sais faire ! »

Keller se mit à renvoyer les meubles à leur place et j’eus l’impression qu’il n’avait plus l’air aussi enjoué que tout à l’heure. Ou c’était moi, je me faisais des idées. J’en profitai pour me rapprocher discrètement de Chris et lui chuchoter : « Tu as dit quoi comme bêtise ? »

Une fois que Keller se fut installé dans son hamac sous mon regard ébahi, - bah oui, c’est pas tous les jours qu’on voit un prof prendre autant ses aises dans une salle de classe, devant ses élèves – il daigna répondre à nos questions. « Aux questions ? »  Quand bien même j’en avais toujours des milliards à poser, je m’étais abstenu depuis que j’avais retrouvé l’usage de mes oreilles. Je jetai un regard interrogateur à l’écossais, tout en écoutant la pertinence des réponses de Keller, aux questions que je n’avais même pas encore formulées. Il était rare que l’écossais et l’irlandais agissent d’un commun accord excepté lorsqu’il s’agissait de faire des pitreries, de parler quidditch ou… là en l’occurrence, je ne savais pas si Chris avait déjà mesuré le ô combien ce sort était génial et comment il pourrait nous servir, mais justement, il allait nous servir ! Je lui adressais un regard complice cette fois-ci, tandis qu’un sourire en coin étirait mes lèvres.

Et si j’en croyais Keller… « Ce qui veut dire que vous êtes vachement balèze d’avoir réussi à lancer ce sort dans la bibliothèque ! »  Mon ton trahissait un soupçon d’admiration. Certes la bibliothèque n’était pas bondée, mais tout de même. Il y avait plus de quatre personnes. Enfin… il s’était juste concentré sur moi…
J’avais pigé le sort, mais je ne demandais qu’à remettre le couvert, de toutes les façons possibles afin de mieux le comprendre et de tester ses limites et les mots de Keller ne firent que donner consistance aux pensées qui déjà emplissaient mon esprit. C’était à se demander si ce mec n’était pas télépathe parfois ! Je souris. « On s’entrainera ! »  dis-je, acquiesçant de la tête. Il pouvait vraiment y compter !

La réponse suivante me surpris. Je regardai alternativement Chris et monsieur Keller.
« Comment-ça, coincés ?  Vous voulez dire que nous n’aurions plus été entendus de personne d’autre que nous-mêmes ? » demandai-je, abasourdit. « Vous auriez très bien pu nous l’écrire ! Et puis… je vous ai vu le faire à la bibliothèque tout à l’heure… Il n’aurait pas été nécessaire de faire venir quelqu’un du ministère pour si peu. » Oui, contrairement à Chris, j’étais drôlement confiant dans mes capacités magiques. C’était d’ailleurs la seule chose dans laquelle j’étais certain d’exceller, contrairement à tout le reste. « Et puis… avant le ministère, il y a Dumbledore ! » Le directeur de l’école était discret entre ces murs, mais il était là et il veillait sur nous, j’en avais l’intime conviction. Je savais tout ce que j’avais réussi à grappiller comme information à son sujet et j’avais plusieurs fois eu affaire à lui, durant ma scolarité. Il m’avait l’air d’être quelqu’un de bienveillant et d’être également un mage très puissant. Enfin… c’était l’impression qu’il m’avait fait. Mon père éprouvait une grande admiration pour Dumbledore. Il ne pouvait qu’être quelqu’un de bien !

Cette digression mise à part, ma réflexion visait à rassurer monsieur Keller. Ce qui était tout à fait étrange, du reste, qu’un étudiant tente de rassurer son professeur. Au moment même où je me fis mentalement la réflexion, cela me déstabilisa quelque peu. J’avais l’habitude de mettre mes professeurs sur des piédestaux, dispensant leur savoir et leur connaissance aux élèves. Même si j’avais tendance à les pousser dans leurs derniers retranchements avec mes questions, -ce qui était complètement involontaire, du reste - ils avaient pour habitude de maintenir cette distance prof / élève, ce en quoi Sebastian était très différent. Ce n’était pas uniquement tout à l’heure, dans la bibliothèque, parce que nous n’étions que tous les deux. Il était pareil avec Chris et moi.

« Ne vous inquiétez pas. Nous ferons en sorte que ça ne se produise pas. De toute façon, nous ne sommes pas loin de le maîtriser ce sort, pas vrai ? » dis-je en donnant un coup de coude amical à Chris. « Nous allons nous entraîner et puis… » J’avais bien compris que ce sort était hors norme. « Monsieur Keller ? … Pourquoi ce sort ne nous est-il pas enseigné en cours de sortilège ? Est-ce qu’il est… interdit ? » Sebastian savait déjà ce que je pensais de l’interdit.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


Message Sujet: Re: Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Nothing but a fool's game [Chris - Benedict]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Chris Jericho© Vs Edge
» Chris Master & Eve Torres ! What ?!
» 01. Spy Game in McKinley High [CLOS]
» Chris Sabin Vs Big Show
» Eyeshield 21 saison 2 Sur Game One en mai

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Daily Prophet :: Paroles des Moldus :: Pensine :: Pensine des rps-