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 [Avril 81] Everyone deserves a chance to walk with everyone else. Ft Seb Keller

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LA BLESSURE DE L'INSOMNIE

LA BLESSURE DE L'INSOMNIE
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Message Sujet: [Avril 81] Everyone deserves a chance to walk with everyone else. Ft Seb Keller   Jeu 25 Fév - 14:54


Everyone deserves a chanceTo walk with everyone else



Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses.
Je me déplace doucement dans les couloirs du château, retrouvant un semblant de tranquillité comme je n’ai pas eu de toute la journée. Le silence est apaisant, à cette heure tardive, je ne devrais croiser personne. Je dois faire un décroché par la salle des professeurs avant de rejoindre mes appartements qui doivent être enfin accessibles.

A vrai dire, j’aurais dû comprendre dès le début que cette journée serait un enchaînement de péripéties plus étonnantes les unes que les autres, provoquant un ramassis de merdier et m’amenant à la situation présente : moi dans un t-shirt déchiré face à un regard inconnu perturbant. En étant honnête avoir moi-même, j’aurais pu le deviner que la galère serait le maître mot de cette journée, mais comme je n’ai jamais eu le don de voyance et que la divination n’a jamais fait écho en moi, je me suis tout simplement laissé porter par la vague, avançant dans l’insouciance et la joie de vivre qui me caractérisent. Tout a commencé au réveil où l’expression sauter du lit a pris tout son sens puisque je me suis littéralement retrouvé au sol. Je sais que je suis du genre à bouger dans mon sommeil, je suis toujours un peu torturé dans mes songes, c’est d’ailleurs pour ça que je ne dors pas beaucoup, mais ça ne m’arrive que rarement de m’éjecter à proprement parlé du lit et de m’écraser au sol sans autre forme de procès, ravivant légèrement la douleur des hématomes que je me suis fait l’autre nuit en m’écroulant face à Bony. Rien que là j’aurais dû comprendre, je tombe un peu trop facilement en ce moment…

Ensuite, j’ai renversé mon verre de jus de citrouille au petit déjeuner quand Eden m’a donné une tape dans l’épaule pour me saluer. Il a fallu que je remonte me changer avant mon cours avec les premières années et forcément, poisseux pour poisseux, je suis arrivé en retard parce que la poignée de ma porte d’appartement s’est retrouvée entre mes mains (normal oui). Quand j’ai voulu ressortir de mes quartiers, bloqué à l’intérieur j’ai dû casser la porte à l’aide d’un sort et j’ai fini par faire appel aux elfes de maison pour qu’ils réparent les dégâts histoire de ne pas faire attendre plus mes élèves. La malchance aurait pu s’arrêter, après tout j’avais déjà eu mon cotât pour les jours à venir, mais non le sort a continué à s’acharner sur moi. Un première année m’a vomi dessus! J’ai dû enfiler un vieux t-shirt qui traînait dans les objets trouvés des vestiaires (je n’ai jamais compris d’ailleurs que personne ne revenait chercher ses affaires perdues), un truc pelucheux, informe et marron moche, un vrai bonheur. Je n’ai pas pu me changer sur le temps du midi car ma chambre était condamnée, a priori à cause d’un dégât des eaux, la baignoire de Leah aurait inondé ses appartements et les miens.

L’après-midi s’est passé plus tranquillement, je pensais même que la poisse était passée, mais c’était sans compter sur la tempête mémorable qui est arrivée sournoisement. En passant voir comment se déroulait l’entrainement des serdaigles par ce temps merdique et il faut le dire un poil dangereux, d’où ma présence, l’un des joueurs que je trouvais beaucoup trop haut a été emporté par une rafale de vent un peu plus violente. Hurlant aux autres membres de redescendre immédiatement au sol pour se mettre à l’abri, j’ai enfourché mon balais pour aller aider la malheureuse. On se serait cru dans une véritable tornade tellement la force était violente et que de nombreux objets tourbillonnaient un peu partout. Arrivé malgré tout auprès de la jeune fille, j’ai voulu la prendre sur mon balai pour faciliter notre descente. C’était sans compter sur sa panique… S’accrochant à moi de toute sa force, elle a réussi à lacérer le t-shirt miteux, à croire que les astres se sont alignés pour que je me retrouve à poil aujourd’hui ! Dans la bataille avec la fille, sa panique et le vent, je me suis pris plusieurs branchages, créant plusieurs petites entailles que Bony a désinfecté après s’être foutu de moi quand je lui ai raconté ma journée.

Maintenant, la soirée est déjà bien entamée, mais Bony a voulu surveiller que tout allait bien pour la jeune serdaigle et moi. Maintenant qu’elle est rassurée et après l’avoir supplié d’arrêter de rire à mes dépends (il faut dire que cette journée couplée à l’épisode des tâches bleues je manque un peu de crédibilité à l'heure actuelle), j’ai laissé mon amie au chevet de la demoiselle. Soulagé, je peux terminer ma journée. Je pousse la porte de la salle des professeurs sans faire attention au bruit que je fais, pensant que je suis seul. Un mouvement rapide attire mon attention et me fait sursauter quand je croise le regard d’un homme. « Oh pardon ! » Une fois la surprise passée, je reprends « Si j’avais su qu’il restait encore quelqu’un j’aurais d’abord été me changer avant de passer par là, je ne suis pas très présentable. » Et je me mets à rire franchement, ça ne pourrait pas être pire comme entrée en matière : je suis débraillé de partout, mon t-shirt pend dans tous les sens dévoilant des parties de peau, j’imagine de là ma tête de souillon avec les éraflures et les cheveux en pagaille, un vrai prince de conte de fée qui aurait été piétiné par une horde de troll ! Bony n’a pas manqué de se moquer de moi d’ailleurs! Je m’approche de lui et lui tend la main pour le saluer : « Tu dois être Sebastien, le remplaçant du professeur Harlow ? » Il est parti si vite que je ne pensais pas que Dumbledore trouverait quelqu’un aussi rapidement. Je lui lance un grand sourire agréable, je suis content de compter un nouvel élément dans l’équipe. Sa tête est sympathique, je suis sur que l’on va bien s’entendre. « J’espère que tu es accroché, l’étude des moldus semblent éjecter les profs hors du château en ce moment. » ça et l’état de choc post-traumatique dans lequel se trouve Harlow depuis la nuit du marché nocturne.





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Message Sujet: Re: [Avril 81] Everyone deserves a chance to walk with everyone else. Ft Seb Keller   Ven 26 Fév - 22:02

Sebastian, après une journée de travail particulièrement intense, entra dans la salle des profs récupérer des parchemins et autres trucs soulants de prof. Brigitte était partie en exploration de la pièce et soulevait avec un enthousiasme débordant des plumes mal taillées qui trainaient là et se faufilait sous les parchemins abandonnés à leur sort. Et on ne parlait pas de ce jeu d’échec sorcier. Elle poussa les pièces, collant tous les fous dans un coin et visiblement, créa une situation caractérisée de pat.
Une personne un peu observatrice dirait que cette Mangouste avait appris à jouer aux échecs ou, au moins, à y foutre un dawa tout à fait crédible.

Sebastian, lui, cherchait SON casier avec un air totalement perdu. Pas encore de parchemins d’élèves à corriger mais on lui avait dit que, si jamais ils avaient des messages, ils pouvaient les faire déposer ici pour lui. Même si, en ce premier jour de cour, il y avait peu de chance qu’il ait quoique ce soit, ça serait professionnel de sa part de s’en préoccuper. Et puis c’était censé le distraire et le sortir de ses pensées vagabondes.

Ses recherches pour trouver son nom ou celui de son prédécesseur furent interrompues de façon soudaine. Seb sursauta comme un gosse surpris la main dans la boite à bonbons et se colla en plein milieu de la pièce avec un air gêné, absolument pas coupable ni louche du tout. C’était d’un ridicule consommé puisqu’il avait le droit d’être là.

Hey. Salut.

Il leva la main vaguement, agitant d’une façon grotesque le bout de ses doigts. Puis opta pour cacher ses mains dans son dos.
Du regard il parcourut le type en face de lui. Il jura intérieurement en allemand. Beaucoup. Très fort. Un mec super canon à moitié à poil devant lui. Et qui n’était pas un élève. Genre il avait son âge quoi. Pas de quoi culpabiliser à le draguer. Quoiqu’avec sa chance, celui là ne se laisserait même pas bécoter. Faudrait qu’il teste.
Du coup, avec un sourire en coin, Sebastian secoua la tête
.

Dommage. J’ai cru que c’était une nouvelle mode vestimentaire. J’ai toujours trouvé le grunge fascinant. Tant pis.
Par contre, accoutré comme ça, je ne sais pas ce que tu enseignes, mais tu vas avoir une tripotée de jeunes filles en pamoison à ton prochain cours. Prépare les sels surtout.


Sebastian rigola et, de sa baguette, en sorcier charitable et qui sait un minimum recoudre – repriser les chaussettes déjà – ramène les pans de tissus les uns aux autres grâce à un sort de glu perpétuelle. Bon, pas sûr que le sort tienne bien longtemps vu l’état du tissu mais c’était mieux que rien. On ne voyait plus le torse et… Bon, c’était dommage pour ses yeux mais mieux pour sa concentration.
Sebastian vous avait déjà dit qu’il avait l’impression de travailler dans une école de top modèles ?


Je suis SebastiAn. Keller. Et oui, c’est ça. Etude des moldus.

D’un coup de baguette magique, il tira une chaise devant une table, et s’installa, les pieds sur la table, dans une aisance insolente pour quelqu’un qui était intimidé cinq minutes plutôt.

Tu sais… J’ai survécu à un cours de cuisine moldue avec les 5è années aujourd'hui. Alors je survivrai surement à beaucoup de choses. Je leur ai demandé d’allumer un feu sans baguette magique. Heureusement que j’avais prévu une salle de cours vide et des tonneaux d’eau.
Tout allait très bien pendant une bonne heure. Et puis tout est parti de travers. Deux filles en sont venues au mains parce que « tu es née moldue, tu es donc naturellement une tricheuse ». Un mec a eu la bonne idée de lancer un sort d’Alcoolite. Il nous a transformé le tonneau d’eau en gnaule et y a foutu le feu. Et du coup les autres tonneaux se sont envolés et ont visiblement tenté de noyer les élèves indemnes.


Et Sebastian, ni inquiet pour sa carrière, ni pour ses élèves, qui étaient ressortis, certes mouillés, toussotant et avec quelques bleus pour certains, en vie. C’était l’essentiel. Et puis ils semblaient franchement ravis. Du coup, il riait en racontant ça.

Bon et toi ? S’est passé quoi ? T’enseignes les potions ? Ou un cours d’histoire de la magie et en s’endormant, un élève t’a fait tombé dessus son encrier ? Pas mal le style Schtroumpf. Ça doit vachement plaire à… Aux gens quoi.

Brigitte, curieuse de voir ce qui provoquait les rires de son humain, s’approcha du professeur, tirant sur le bas de son pantalon comme pour demander son attention.

Ah ! Je te présente Brigitte. Ma Mangouste. Et Brigitte voici… heu… Voici ???
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Message Sujet: Re: [Avril 81] Everyone deserves a chance to walk with everyone else. Ft Seb Keller   Lun 29 Fév - 0:42


Everyone deserves a chanceTo walk with everyone else



Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses.
Il est tard, tellement que je me croyais tout seul à errer encore dans les couloirs déserts du château. D’habitude je ne rencontre jamais personne passé une certaine heure, du coup j’ai beaucoup de temps pour moi, je vis ma vie, je me balade tranquillement, des fois je fais un saut aux cuisines, je vais voir les étoiles dans la tour d’astronomie, je vais poster une lettre ou tout ce qu’il est possible de faire sans être dérangé. Je n’ai pas besoin de faire attention à ce que je fais comme je pourrais le faire lorsque les élèves sont éveillés, quoi que certains vagabondent encore la nuit se jouant du règlement. Je suis d’ailleurs persuadé que le jeune O’Carley passe plus de temps en dehors de son dortoir qu’à dormir dans son lit, plusieurs fois j’ai eu l’impression de le croiser mais il arrive toujours à m’échapper, il est plus fugace qu’un fantôme, aussi discret que l’air. Il se croit malin le bougre, mais j’ai été jeune moi aussi, j’arriverais à vérifier mes soupçons un de ces quatre et surtout à lui faire ravaler son petit sourire supérieur qu’il arbore toujours les lendemains de courses poursuites dans le château. Il ne peut pas gagner indéfiniment, j’ai moi aussi mes armes secrètes et depuis la rentrée j’ai eu le temps de me réhabituer aux secrets que cache ce château, en déambulant nuit après nuit.

C’est donc un peu étonné que je me retrouve face à un homme qui semble totalement perdu dans la salle des professeurs. Nous sursautons de concert et je crois que ça aurait pu déclencher mon rire à cet instant s’il n’affichait pas un air si coupable. Je m’excuse, il me salut ne sachant visiblement pas quoi faire de ses mains puisqu’il finit par les ranger derrière lui après avoir fait un vague signe en l’air. Sa réplique sur ma nouvelle mode vestimentaire me fait rire instantanément et rapidement il partage mon hilarité, puis il lance un sort sur le t-shirt tout miteux que je porte. Me faisant moins l’effet d’être un épouvantail je m’approche de lui afin de le saluer correctement. Sebastian. Il me reprend sur la prononciation de son prénom mais confirme qu’il est bien le nouveau professeur d’étude des moldus comme je l’avais imaginé. Je lui lance alors une petite blague histoire d’engager la conversation et détendre l’atmosphère, tout en le regardant attirer une chaise à lui. La gêne et l’incrédulité qui se peignaient sur son visage encore un instant auparavant, ont été vite remplacées par une aisance un peu trop naturelle pour quelqu’un qui est arrivé depuis si peu de temps. Il s’assoie, pose ses pieds sur la table et répond nonchalamment à ma boutade. « Tu sais… J’ai survécu à un cours de cuisine moldue avec les 5è années aujourd’hui. Alors je survivrais surement à beaucoup de choses. » J’attrape une chaise, la retourne et m’installe à califourchon sur celle-ci, posant mes coudes sur le dossier afin de soutenir ma stature. Je l’observe attentivement me raconter sa journée. Son attitude est étonnamment décontractée pour quelqu’un qui débarque en milieu d’année, dans des circonstances pas des plus formidables et qui a visiblement enchainé les galères. C’est plutôt un beau mec, alors j’imagine déjà la population féminine de poudlard lui courir après. L’étude des moldus n’aura certainement jamais été aussi passionnante et je vois d’ici certaines regretter de ne pas avoir suivi cette matière.

Son rire est contagieux et je sens déjà la joie envahir mon visage, élargissant à chaque nouvelle situation évoquée mon sourire, qui finit immanquablement par créer une petite étincelle dans mes yeux. « Ah, je vois que je ne suis pas le seul à avoir eu une journée merdique ! » Nous avons clairement eu deux journées similaires, tant dans sa composition que dans l’accumulation des merdes. Un enchainement loufoque digne des plus grands films moldus comiques du moment. « Bon et toi ? S’est passé quoi ? T’enseigne les potions ? Ou un cours d’histoire de la magie et en s’endormant, un élève t’a fait tomber dessus son encrier ? » L’accumulation de questions me fait doucement sourire, ce type me plait bien, on devrait bien s’entendre ! « Pas mal le style schtroumpf. Ça doit vachement plaire à… Aux gens quoi. » Je rigole un peu plus laissant mon rire éclater dans le silence de la pièce. J’avais oublié ce détail et c’est vrai que mon t-shirt ne devait pas couvrir grand-chose. Il faudrait qu’un jour je trouve une solution mais ça ne semble pas être pour demain, hélas. « Ah ! Tu n’étais pas sensé voir ce détail ! Bony se moque déjà bien assez de moi pour qu’un incon… » Je suspends ma phrase au moment où je remarque un petit animal tirer sur le bas de pantalon de mon vis-à-vis comme s’il cherchait à lui dire quelque chose. « Ah ! Je te présente Brigitte. Ma Mangouste. Et Brigitte voici… heu… Voici ??? » Restant interdit quelques instants après avoir entendu son explication, je pose mon regard sur Sebastian, puis sur sa mangouste, de nouveau sur le professeur, puis encore sur l’animal, et ainsi de suite pendant quelques secondes. Puis je réalise sa question : « Oh pardon, c’est vrai ! Je ne suis même pas présenté, quel imbécile ! Je suis Ezra. Ezra Scodelario. Je suis un peu tête en l'air comme tu as pu le voir et accessoirement je suis professeur de vol ici et je m’occupe des matchs et entraînements de quidditch également. Jusqu’à maintenant, je n’ai eu à essuyer que le vomi des plus angoissés, et les filles qui sont dans les gradins sont plutôt là pour supporter leurs camarades j’imagine, que pour admirer un vieux comme moi. Et sinon, si tu as une âme de chanteur ou de musicien, je suis aussi le responsable du club de musique ! Tu vas sans doute te dire que je fais bien trop de choses et que je parle trop aussi, donc je pense que pour l'instant ça suffira comme présentation. » Je rigole toujours et je me penche vers le petit animal, gardant ma main gauche accrochée au dossier de ma chaise, histoire de me maintenir en équilibre, et je tends ma main droite : « Bonjour Brigitte, enchanté de te rencontrer. » J’attends une réaction de la petite mangouste qui m’observe attentivement je le sens. Je reporte mon attention sur le jeune homme, me redressant par la même occasion, juste assez pour planter mon regard dans celui de Sebastian, mais pas assez pour empêcher la petite bête de toucher ma main si elle le désire. « Je serais assez curieux de connaitre l’histoire de votre rencontre à tous les deux. Mon père est explorateur, j’ai beaucoup voyagé avec mes parents quand j’étais enfant avant l’accident. »





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Message Sujet: Re: [Avril 81] Everyone deserves a chance to walk with everyone else. Ft Seb Keller   Mar 1 Mar - 19:04

Merdique ?

Sebastian le regarda avec une surprise non feinte. Non, ça n’avait pas été merdique, loin de là. La plupart des élèves avaient été interressés, voire amusés. En tout cas, personne n’avait hurlé qu’il irait se plaindre à papa/maman/Dumbledore/directeur de maison/Magenmagot. Donc il estimait s’en être très bien sorti et avoir appris quelque chose à ses élèves. Faire du feu, c’était la base de la survie. Allumettes, briquets, bois, allume gaz, tout y était passé. La réussite était assez relative mais au moins, plus aucun ne faisait le malin. Sauf les nés Moldus ou ceux qui avaient un parent moldu bien sûr. Eux savaient comment faire mais c’était un rien cheaté selon Sebastian. Pour lui, ils n’étaient là que pour gratter des points. Ces petits scélérats. Bon non. Ce n’était pas des scélérats. Mais ils trichaient quand même un peu. Si les Serdaigle pouvaient toujours se défendre de vouloir observer un autre point de vue, les autres… Genre les Serpentards… hein. On en parlait ?

Moi j’ai trouvé ça plutôt cool.
Si rien ne se passait, on se ferait chier non ?


Bah quoi ? C’est vrai non ? Métro, boulot, dodo, sans façon. Il avait réussi à ne pas le vivre ces dix dernières années, ce n’était pas pour commencer aujourd’hui ou l’imposer à ses élèves. Beurk, beurk, beurk !
Sebastian éclata alors de rire en voyant la tête de l’inconnu devant Brigitte. Il adorait voir la réaction des gens. Les mangoustes étaient, pour les moldus, d’excellents chasseurs de rats ou de serpents. Pour les sorciers, un animal magique bien souvent sous-estimé. En Europe, on ne parlait jamais de leurs propriétés magiques. Et c’était tant mieux surement, parce que tout le monde en aurait voulu une.
ça avait la particularité de sentir si un interlocuteur était digne ou non de son maitre. Ce n’était ni sur le plan moral, ni sur le plan des convictions. Mais plutôt des caractères. Ainsi, Brigitte s’était violemment entichée de Chris, beaucoup de Benedict, et semblait fascinée par ce nouvel humain qu’on lui présentait.
La légende disait même que les Mangoustes repéraient les âmes sœurs, mais il aurait déjà fallu que Sebastian y croit.
Et puis, en Haïti, on pratiquait, à leur naissance, un rite vaudou, allié à un collier qu’ils portaient toujours – et magiquement ajustable, de sorte qu’il était quasi impossible de leur ôter sans les tuer -. De sorte que quiconque touche la Mangouste sans son aval ou sans celui de son humain, serait possédé – momentanément – par un esprit mort. Et Sebastian, par mégarde, avait testé. Il ne le recommandait à personne.


Salut Ezra !

Sebastian lui serra avec chaleur la main. Le prof avait l’air assez cool lui aussi et à peu près son âge. C’était plaisant. Et puis ça n’avait l’air de le gêner qu’à moitié d’être à moitié à poil. Du coup, Seb le taquina.

Toi aussi t’es à moitié allemand ? Parce que t’es qu’à moitié pudique ?

Bon, Seb, lui, ne l’était absolument pas, même si pour l’instant, l’occasion ne s’était pas encore offerte à lui de le démontrer à Poudlard.
Quant à l’idée de chanter, visiblement, rien ne pouvait faire davantage plaisir à Sebastian.


Chanter ? AH MAIS GRAAAAAVE !!!

Et, de sa voix la plus juste et sexy, il se mit à entonner :

Gimme, gimme, gimme !!!

Avec un début de chorégraphie tout à fait incroyable. Visiblement, les dancefloors Moldu et Sorciers n’avaient absolument aucun mystère pour lui.

J’adore la musique. J’ai d’ailleurs acheté un walkman avant de venir.
Je trouve que les gramophones sorciers ont tendance à déformer la musique à partir d’un certain nombre d’écoute. Et puis ils ne prennent pas les musiques moldues. Ce qui est bien dommage.

Brigitte, qui semblait outrée, à la fois de ne plus être le centre de l’attention d’Ezra, et d’autre part de subir des chants moldus, tout à fait contraire à l’esprit vaudou, tira sur le t-shirt de son nouveau pote, geignit quelque chose et se fit attraper par la peau du coup par son Humain.


Brigiiiiiitte ?

Sebastian avait pris un air un peu trop sérieux pour être crédible.

On ne harcèle pas les gens, tu te souviens ?

la Mangouste aurait pu, à ce moment-là, elle avait la tête de celle qui était prête à croiser les bras et à bouder. Mais comme ses pattes étaient trop courtes, elle se contenta d’un crachat mécontent et s’enfuit, vexée, à l’autre bout de la pièce, dès qu’il la libéra.

Désolé. Elle prend ses aises parce qu’elle a plein de nouveaux humains à tester. Elle est intenable. Elle a couru durant tous les cours.
Les Mangoustes son très demandées par les sorciers en Haïti. Elles servent de gardiens de maison. A la fois contre des animaux mais aussi contre les sorciers ennemis de ses maîtres. Sauf que celle-là à tendance à sympathiser facilement. Elle n’a jamais compris que parfois, les relations humaines peuvent changer. Du coup, alors qu’elle avait 4 ou 5 mois, son maître a tenté de s’en débarrassé et je l’ai sauvé in extremis. Il l’avait balancé dans un puits asséché au milieu de serpents. Je l’ai sorti de là.
ça m’a valu pas mal de soucis. Une possession entre autre. Mais une fois réglé, elle a refusé de me lâcher. Et je me la trimbale. Et puis elle est assez sympa. Ça prend pas de place et ça chasse constamment. Faut juste que je fasse gaffe qu’elle aille pas grailler le rat d’un élève.


Sebastian daigna enfin s’arrêter de parler. Il resta songeur un instant, se demandant si Ezra voulait être interrogé sur son accident ou pas. Dans le doute, il feinta :

Oh, t’as fait un peu d’explos alors ? où ça ? Et ça fait longtemps que vous avez arrêté ? Et t'as jamais songé à recommencer ?

Voilà, voilà. Comme ça, pas besoin de demandé lequel de ses parents il avait perdu. Lui-même n’avait pas l’air estropié ou borgne. Donc ce n’est pas lui qui avait mis un terme aux grands voyages. Enfin ça n’avait pas l’air en tout cas.
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Message Sujet: Re: [Avril 81] Everyone deserves a chance to walk with everyone else. Ft Seb Keller   Mar 15 Mar - 1:42


Everyone deserves a chanceTo walk with everyone else



Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses.
Je le regarde m’amusant de ses propos, de ses réactions, de sa manière d’être si à l’aise avec moi et surtout avec le château. En l’écoutant me raconter sa journée pleine de catastrophes et surtout qu’il trouve cela plutôt « cool » je me dis qu’il est vraiment à sa place ici. Après tout l’ancien professeur était bien plus théoricien que manuel et je sais de quoi je parle quand je dis qu’il était chiant à mourir et ses cours avec. C’est peut-être un peu détonnant comme pratique et il faudra qu’il fasse un minimum attention aux élèves et aux normes de sécurité, mais au moins je suis persuadé qu’il va amener de la jeunesse, du dynamisme et un peu de passion dans cette matière qui peut être très rapidement ennuyeuse. Sebastian semble être un homme particulièrement avenant et jovial, d’un premier abord j’ai envie de dire qu’on ne pourra que s’entendre. Il n’hésite d’ailleurs pas à me taquiner comme si nous étions potes depuis des années. Je noie un peu le poisson au sujet de mes tâches bleues avant de m’arrêter net en apercevant un petit animal qui me semble familier. Sebastian me présente rapidement Brigitte, sa mangouste… Voilà pourquoi ce petit être me disait quelque chose. J’en ai déjà vu lorsque j’étais enfant, dans les différents pays d’Afrique que nous traversions avec mes parents. D’ailleurs, il y avait pas mal de légendes entourant l’animal, mais j’étais trop jeune à l’époque pour vraiment toutes les comprendre. Avec Belize, nous avions tenté d’en approcher un jour, car il faut dire que c’est quand même extrêmement mignon et puis leur façon de vivre est extra, mais nous nous sommes rapidement faits enguirlandés, et on nous a fait promettre de ne plus essayer d’en toucher. Le marabout du village nous a fait assez peur pour nous persuader de ne pas tenter un coup en douce, alors me retrouver face à elle est comme un cadeau de Noël, un véritable émerveillement.

La surprise et l’admiration doivent se peindre sur mon visage car en réponse immédiate j’entends pour la seconde fois le rire communicatif du nouveau professeur. Ne réalisant que maintenant qu’il me demandait de me présenter, je me lance dans une logorrhée verbale contrastant diaboliquement avec mon mutisme précédent. Une poignée de main chaleureuse plus tard et mon vis-à-vis se lance dans un véritable interrogatoire. « Tu es curieux ma parole ! Ah ah non, je ne suis pas du tout allemand, mais j’ai des origines brésiliennes, ce n'est pas le peuple le plus couvert donc ça peut s’expliquer ! Mais bon je ne me ballade pas tous les jours avec un t-shirt déchiqueté, rassures-toi ! » Rapidement, il reprend une des informations que je viens de lui dévoiler sur moi et s’écrie visiblement ravie avant d’entamer une musique d’un groupe moldu. Je suis totalement sous le choc en entendant sa voix de baryton bien placée et envoûtante. Entraîné par le groove et le dynamisme du morceau, j’ajoute des harmonies sur quelques mesures. Je tente lamentablement de me contenir pour poursuivre avec lui mais je finis par laisser mon rire me submerger en le voyant entamer une chorégraphie digne des plus grands ! « Tu en caches encore beaucoup des surprises comme celle-ci ? C’est décidé dès demain on monte un groupe ! La musique donne de la beauté au monde et adoucit les humeurs. » « J’adore la musique. J’ai d’ailleurs acheté un walkman avant de venir. Je trouve… » Je me perds un peu dans son explication en sentant la petite mangouste tirer sur mon t-shirt, qu’elle détruit un peu plus au passage, mais en même temps je ne comptais pas en faire mon haut préféré. Mon regard se porte sur elle et je souris tendrement en l’observant quémander mon attention. Je n’avais pas en tête que c’était parmi les animaux les plus sociables, mais elle est tout bonnement attendrissante avec ses grands yeux marron extrêmement intelligents.

Je remarque que Sebastian s’est rapproché de moi, en voyant sa main passer devant moi et attraper par la peau du cou la petite Brigitte bien indisciplinée. « On ne harcèle pas les gens, tu te souviens ? » A ce moment précis je me fais l’impression d’être le témoin d’un échange non-verbale extrêmement riche et intime. Son expression à lui est pas vraiment crédible dans le genre je te gronde mais je t’aime quand même, et elle, elle se contente de lui cracher au visage, visiblement mécontente. Elle finit par s’enfuir à l’autre bout de la pièce, nous laissant en tête à tête. « Désolé. Elle prend ses aises parce qu’elle a plein de nouveaux humains à tester. Elle est intenable. Elle a couru durant tous les cours. » Je rigole en l’écoutant s’excuser pour elle et je pose mon regard sur lui. D’un ton qui s’avère extrêmement sérieux je lui lance : « Je serais assez curieux de connaitre l’histoire de votre rencontre à tous les deux. » Et il se lance dans une grande explication. Je comprends rapidement pourquoi Brigitte me semblait familière et à la fois pourquoi je n’avais pas reconnu la mangouste : Haïti. La race n’est visiblement pas tout à fait la même, mais il semble qu’elle soit autant entourée de mystère que celle d’Afrique que je connais mieux. Je prends note mentalement de tout ce qu’il me dit, les histoires m’ont toujours passionnés, avec Belize nous étions de grands fans à l’époque et avec Willem nous avons passé des heures à rêver de cap et d’épée après notre retour en Angleterre. Sebastian finit par s’arrêter, visiblement songeur. J’en profite pour glisser une petite phrase : « Mon père est explorateur, j’ai beaucoup voyagé avec mes parents quand j’étais enfant avant l’accident. » Son enthousiasme rejailli en écho. Je laisse échapper un petit rire. « Tu recommences avec tes questions ! Par où commencer du coup… » Je n’ai jamais de difficulté à parler de ma vie, de ma famille, de ce qu’ils nous aient arrivé, c’est d’ailleurs pour cela que ça sort si naturellement dans les conversations, mais rares sont les personnes qui semblent mues d’une véritable envie de partager une expérience et non pas d’une curiosité malsaine liée à la pitié de la perte d’un être cher, si jeune… Je l’observe un instant, je regarde une nouvelle fois vers la petite mangouste qui a disparu je ne sais où, avant de reporter mon attention de nouveau sur le nouveau professeur. Je l’aime bien. « Jusqu’à mes 8ans, nous avons vécu dans divers pays au gré des fouilles de mes parents. Ils étaient des grands passionnés et avaient à cœur beaucoup de choses. D’ailleurs avec Belize, ma jumelle que tu croiseras forcément au château rapidement, nous sommes nés dans le désert de Nubie. On a passé quelques temps en Afrique, c’est là que j’ai pu voir des mangoustes. Elles sont un peu différentes par rapport à Brigitte, mais il y a toute une légende qui les entoure aussi. Je ne vais pas te détailler tout ce qu’on a fait, ça serait beaucoup trop long et je suis sûr que ça t’ennuierais, mais en gros on a fait tous les continents. » Je laisse glisser mon regard de son visage attentif à la pièce, effleurant les meubles, les choses qui s’y entassent, repérant mon casier où je dois récupérer l’objet que j’étais venu chercher à l’origine. Ce n’est jamais évident de parler de soi à un inconnu, surtout de ces choses-là. J’ai appris avec le temps qu’il ne fallait pas regarder les gens en face lors de l’annonce car l’émotion qui les traverse n’est jamais la bonne réaction à avoir, c’est blessant, fatiguant et me ramène toujours à de trop nombreux souvenirs désagréables. « Quand j’avais 8ans, j’ai eu un accident de voiture avec mère, elle ne s’en est pas sortie, moi je suis resté 18mois en tout en convalescence. Depuis, on n’a jamais eu vraiment le temps avec ma sœur pour repartir aussi longtemps et de manière si authentique. Peut-être un jour, qui sait ce qu’il se passera ? Ce n’est pas l’envie qui manque en tous les cas… Et toi alors comme ça tu es allemand? Et c'est quoi cette histoire de possession? Soit tu en as trop dit, soit pas assez! »





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Message Sujet: Re: [Avril 81] Everyone deserves a chance to walk with everyone else. Ft Seb Keller   Mer 16 Mar - 16:03

Sebastian éclata de rire. Définitivement de bonne humeur, il le taquina.

Brésilien ? Tu nous fais le carnaval de Rio ? Avec les plumes et tout ?
Nan, je déconne.


Ouai, fallait pas pousser la blague. Il avait l’air sympa Ezra, mais rien ne garantissait qu’il ait le même humour que lui. Il faisait quand même preuve d’une relative prudence.

J’ai rien contre le fait que tu traines à poil.

Au contraire. Il était plutôt bien gaulé et après tout, il avait le droit de mater non ?
Une petite voix dans sa tête lui susurra, mesquine, de demander d’abord à Chris s’il allait apprécier qu’il se rince l’œil constamment. Mais Sebastian chassa cette idée rapidement. Ses yeux faisaient ce qu’ils voulaient après tout. Na.


Mais c’pour les élèves. Faudrait pas que tu nous affoles les dindes pubères. Un rien les titille ces pauvres enfants.

Et puis il était capable de faire virer sa cutie au plus redoutable hétéro, à son humble avis.
Sebastian souriait tranquillement. Il avait déjà catégorisé Ezra, peut être à tort d’ailleurs, comme « bon pote hétéro ».


Va pour le groupe. J’pousse la chansonnette et j’fais un peu de musique aussi. Du koto, du shamisen. Conga aussi et surtout, SURTOUT de la guimbarde.

Oh ! Il avait dit ça avec une joie quasi enfantine. Genre c’était tellement simple de jouer de la guimbarde tout en chantant. Et puis faire un groupe de guimbarde. Ah ! Seb avait visiblement de la suite dans les idées.
Il rigolait de plaisir à l’idée de faire un groupe. Ça serait chouette. Et puis il pourrait voir avec la prof de musique magique pour faire un cours comparatif peut être. Ça pourrait être sympa. Et inciter ses élèves à essayer des instruments. Il voyait déjà le truc. Guitare électrique. Un groupe digne de Metallica version Magique. Ça en jetterait non ?
Un jour il raconterait à Ezra pourquoi il avait appris à jouer de la guimbarde. Il n’aurait pas fini de rire.

Il l’écouta parler de son histoire, avec une certaine fascination. Sebastian, convaincu par sa propre expérience et ses voyages, considérait les explorations comme une part essentielle de lui-même. S’il avait pu, il aurait milité pour rendre obligatoire de vivre pendant au moins deux ans à l’étranger, histoire d’élargir son horizon et d’améliorer ses connaissances. Mais bon. Il savait que c’était impossible. Beaucoup de sorciers étaient complètement sédentaires. Et en plus, une fois adultes, ils avaient tendance à s’installer là où ils avaient toujours vécu, formant ainsi de véritables petites communautés vivant en vases clos. Il trouvait ça totalement angoissant parce qu’il avait eu la chance – à ses yeux c’était une véritable chance ! – de ne pas avoir vécu ça et regardait cette façon de faire d’un œil critique.
Du coup, Ezra gagnait encore plus sa sympathie. Vraiment.


T’as une sœur ? Jumelle ? Elle fait quoi donc ?
OoooOOOOooooh !!!


C’était un « ho » de totale admiration.

J’suis passé par là. Vaguement. En remontant le Nil.
N'empêche, tu savais toi, que les moldus sont persuadés que ce sont des Moldus qui ont trouvé les sources du Nil ? Pour avoir fait le voyage, je te garantis que c’est impossible sans leurs techniques modernes ou sans magie. Alors y a 150 ans, c’était une grosse blague.

Et Sebastian rigola. Vraiment. Ces Moldus hein. Impayables. Ils se croyaient au-dessus de tout.
Sauf qu’il cessa de rire en entendant parler de sa mère. Oh ben merde.

J’suis… Désolé.

ça lui semblait plat comme tout.

18 mois ? T’as du sacrément morflé, la vache.
Mais… Faut pas que ça t’empêche de voyager hein. Il y a des voyages long courrier avec poudre de cheminette désormais. Et au pire, tu peux prendre l’avion. T’es pas obligé de partir des années. Tu prends une mappemonde, une flechette et tu lances.
Bon avec ta veine…


Sebastian désigna le t-shirt avec un rire, ainsi que les tâches bleues qui l’intriguaient vraiment. Il n’avait pas insisté puisque son collègue ne semblait pas vouloir en parler mais quand même ! ça puait le truc qui a mal tourné.

T’es capable de viser l’antarctique et de te retrouver à étudier les Possessions de Pingouins. Cool non ?
Et tu es vraiment sûr de vouloir connaitre cette histoire de possession d’ailleurs ?
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Message Sujet: Re: [Avril 81] Everyone deserves a chance to walk with everyone else. Ft Seb Keller   Mar 22 Mar - 19:38


Everyone deserves a chanceTo walk with everyone else



Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses.
Son rire est d’une contagion rare. Je sais que je suis plutôt du genre bon public, un rien me fait sourire, et je prends du plaisir dans chaque chose, trouvant de l’intérêt dans tout, mais Sebastian est d’un naturel si jovial qu’il faudrait être vraiment difficile pour ne pas le trouver sympathique et plonger tête la première dans une conversation avec lui. Il me taquine sur mes origines, j’aime ce trait de caractère. Les personnes qui en sont dotées sont toujours de belles découvertes. Généralement, elles sont capables d’autodérision et les relations sont toujours plus légères. A ne pas comprendre que le lien n’est que superficiel, non, bien au contraire. Juste il faut garder en tête que l’on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. Il est donc important de repérer les personnes réceptives. D’ailleurs, après ses petites piques, il s’excuse presque, raisonnant un peu plus sa blague. Il doit tâter le terrain de son côté également, essayer de déterminer si mon sens de l’humour est suffisamment ouvert pour se permettre des chemins de traverse. Je me lance directement dans la brèche. « Et comme tu peux le voir, je suis le vrai stéréotype du brésilien ! » Je passe ma main dans mes cheveux dans un geste extrêmement théâtral pour appuyer mes propos et mettre en valeur mon blondeur naturelle. Alors il reprend « J’ai rien contre le fait que tu traines à poil. » Et mon sourire s’élargit un peu plus, alors que je ne pensais pas cela possible. « Ah ah, ça te rappelle les vestiaires de l’école ? Tu as des choses à m’avouer ? »

La dynamique est lancée entre nous. La journée a été un peu chaotique de mon côté et je n’imaginais pas passer une soirée si agréable. Le nouveau professeur d’étude des moldus est un peu détonnant mais j’aime ça et je suis persuadé que cette bonne entente immédiate ne peut que s’améliorer avec le temps. Notre petit duo de chanteur improvisé ne peut qu’appuyer cette idée. Le feeling est bon et c’est tellement agréable en ces temps bien sombres, de retrouver un peu de joie désintéressée et spontanée. Sebastian me dresse ensuite la liste des instruments dont il joue et je suis impressionné par la diversité et le nombre. Ce type m’intrigue complètement et à mesure qu’il me parle et m’en apprend plus sur lui mon intérêt grandit. « Je ne sais pas ce qu’on peut faire comme groupe avec tout ça, mais il va falloir que j’y réfléchisse ! Les occasions sont trop rares de trouver un aussi bon élément ! Tu vas peut-être regretter de m’en avoir parlé ! Et la guimbarde quoi ! » Brigitte nous interromps une nouvelle fois, nous recentrant sur elle immédiatement. Je l’observe attentivement : son nez fin et droit, ses petites moustaches qui frétillent lorsqu’elle hume l’air, ses yeux pétillants à la fois de malice, de curiosité et d’intelligence, ses petites pattes délicates qui ont attiré mon attention en tirant délicatement sur mon t-shirt… J’aurais pu passer un moment à la regarder si Sebastian ne l’avait pas récupéré par la peau du cou. Le jeune homme s’excuse pour l’animal, m’expliquant son comportement. Et je comprends tout à fait, ça ne doit pas être évident de s’habituer à ce nouvel environnement de vie. Il me parle d’elle, de comment il l’a récupéré et je suis attentif à tous les mots qu’il emploie. Je trouve que les mangoustes sont des animaux particulièrement mignons et attendrissants et leur histoire commune est vraiment attrayante.

Ma curiosité est totalement partagée et le nouveau professeur me lance plusieurs questions. Je m’en saisi et commence alors à lui raconter un peu ma vie. De manière succincte car il y aurait trop à dire. Et au-delà du fait que nous nous rencontrons pour la première fois et que tout n’est pas abordable avec un inconnu, je ne trouve pas ma vie à ce point palpitante pour m’extasier à en parler pendant des heures. Sebastian m’écoute avec une attention toute particulière, ses yeux reflètent un intérêt réel et sincère. « T’as une sœur ? Jumelle ? Elle fait quoi donc ? ooooOOOOOoooooh !!! » Son oh de totale admiration me fait doucement sourire et je le regarde avec une lueur attendrie dans les yeux. Cette réaction est assez fréquente lorsque je parle de Belize. La gémellité semble fasciner beaucoup de monde et quand nous sommes tous les deux, les regards sont toujours plus insistants. L’avantage en étant adulte est que les gens peuvent imaginer que nous sommes un couple ou simplement amis, mais enfant, les gens étaient souvent captivés par notre duo, nous observant pour trouver des ressemblances et des différences… Cette réaction nous a toujours plus fait rire qu’autre chose et nous en avons beaucoup joué, encore aujourd’hui d’ailleurs. Nous sommes extrêmement fusionnels et notre force a toujours été notre unité. « Elle est médicomage. Mais je n’aurais peut-être pas dû t’en parler, je préfère te prévenir que je suis très protecteur avec elle. Tu es bel homme, tu es sympa, mais je vais te surveiller si tu te montres trop intéressé ! Fais gaffe à ce que je ne te botte pas les fesses ! » J’appuie ma dernière phrase en le pointant du doigt et en tapotant légèrement son torse, avec un énorme sourire accroché au visage. Il en a toujours été ainsi et ça ne changera jamais, j’ai toujours surveillé les arrières de ma jumelle et inversement, comme nous passons notre vie à nous taquiner. Je l’écoute rebondir sur l’Afrique, me parlant d’un voyage effectué au niveau du Nil et je rigole avec lui sur la naïveté dont peuvent faire preuve les moldus par moment. « C’est comme pour les douze plaies d’Egypte ! Ils sont persuadés que c’est l’œuvre des Dieux… »

Petit à petit mon rire s’estompe. Je repense à ces dernières questions : depuis combien de temps on a arrêté ? Si j’ai songé à recommencer ? Je sais d’avance qu’en répondant à ces deux interrogations je vais susciter un changement de comportement chez mon vis-à-vis. Inévitablement, comme je sais que le sujet de ma gémellité est propice à la curiosité et à l’admiration, parler de l’accident qui m’a mis à mal et du décès de ma mère qui en a découlé amène toujours pitié ou gêne. Autant pour le premier je pourrais en parler pendant des heures, autant le second thème je l’aborde toujours très succinctement avec les étrangers. J’ai appris que ces petites bombes émotionnelles sont souvent mal gérées par celui qui les reçoit sans y être préparé. Sebastian ne fait pas exception, son rire cesse au moment où les mots franchissent la barrière de mes lèvres. « J’suis désolé. » Un léger malaise s’installe. « Ne soit pas désolé de quelque chose qui n’est pas contrôlable. » Mais contrairement à pleins de personnes qui se plongent dans un mutisme vraiment dérangeant, le jeune homme reprend la parole en continuant notre conversation, en se centrant sur moi. « 18 mois ? T’as du sacrément morflé, la vache. Mais… Faut pas que ça t’empêcher de voyager hein. Il y a des voyages long courrier avec poudre de cheminette désormais. Et au pire, tu peux prendre l’avion. T’es pas obligé de partir des années. Tu prends une mappemonde, une fléchette et tu lances. Bon avec ta veine… » Je le regarde désigner mon état : ce t-shirt en lambeaux et sous la surface les tâches bleues qui recouvrent encore mon corps, tâches que je suis certain qu’il a remarqué tout à l’heure. J’apprécie la discrétion dont il fait preuve, car j’ai le sentiment qu’il est plutôt du genre à dire ce qu’il pense, mais il ne saute pas sur l’occasion pour me questionner, comme il ne demande pas plus de détails quant à l’accident ou à mes séquelles. « T’es capable de viser l’antarctique et de te retrouver à étudier les Possessions de Pingouins ? Cool non ? Et tu es vraiment sûr de vouloir connaître cette histoire de possession d’ailleurs ? » Je laisse échapper un nouveau rire en l’écoutant se moquer ouvertement de moi et ma malchance. Il faut bien avouer qu’il me rencontre à une période de ma vie où je cumule les désastres. « Ah ah, oui je suis toujours curieux de savoir ce qu’il vous est arrivé à tous les deux ! Mais tu n’es pas obligé de tout me raconter, je comprendrais si c’est trop personnel. » Je lui souris tranquillement. Cherche du regard la petite mangouste que je ne vois nulle part une nouvelle fois. Je me demande bien où elle a pu se cacher et si elle boude réellement. Ne la trouvant pas, je reporte mon attention sur le professeur. « Pour être honnête, je n’ai jamais réellement cherché à repartir en voyage. Ça a été un peu compliqué après le décès de ma mère et notre vie à Belize et moi a été méchamment chamboulé… » Je laisse ma phrase se suspendre tranquillement autour de nous. « Il y a eu Poudlard, puis les études supérieures. J’ai été trois ans l’assistant de l’assistant de l’équipe de l’Ile de Skye. J’ai pas mal vadrouillé à ce moment, c'était vraiment sympa, mais rien d’aussi génial et authentique que pendant mon enfance. Belize est pas mal prise également, alors pour l’instant c’est resté un peu de côté comme projet. Et puis maintenant je suis là. » Et il y a aussi l’ordre du Phoenix maintenant…






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[Avril 81] Everyone deserves a chance to walk with everyone else. Ft Seb Keller

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