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 Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]

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+ SORCIER DEPUIS LE : 02/01/2016
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Message Sujet: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Mar 23 Fév - 5:05







Parce que vous êtes prof !?

Avril 1981

PAF!

Je posais la pile de livres que j'avais empruntés sur le bureau de la bibliothécaire. Cela allait du livre de potions, en passant par un livre sur les sortilèges, les soins aux créatures magiques jusqu'au origines de la musique moldue. "Bonjour. Je rapporte tout ça et je voudrais consulter un livre dans la réserve s'il vous plait." La bibliothécaire me regarda avec un air suspicieux lorsque je lui tendis un bout de parchemin sur lequel était griffonné le titre du livre en question. Il s'agissait d'un livre de niveau avancé sur les sortilèges obscurs. J'étais parvenu à obtenir la permission du professeur de Défense Contre les Forces du mal pour le consulter. Et cette fois, cela avait vraiment rapport avec le cours que nous suivions en ce moment : la défense contre les Inféris.
La sorcière au chapeau couleur gueule pris le parchemin et m'invita à la suivre jusque dans la réserve que je connaissais plutôt bien. J'étais un habitué des lieux et lorsque je n'obtenais pas l'aval d'un professeur pour consulter certains de ces ouvrages obscurs, je ne me gênais pas pour revenir les étudier la nuit. Pour ceux qu'il était possible de consulter. J'avais déjà été surpris à plusieurs reprise à marauder clandestinement ici, durant ma scolarité. Cependant, depuis que j'avais blessé un élève en mettant en pratique l'un de ces sortilèges de magie noire que j'avais appris, j'avais redoublé de prudence et de vigilance.

La bibliothécaire me déverrouilla un gros ouvrage cadenassé tiré d'un rayon poussiéreux que je pu consulter en temps limité, juste le temps de faire mon devoir sur les inferis. J'en profitai au passage pour consulter le reste du manuel dans le temps imparti. Deux heures plus tard, je pliais bagage en quête d'autres lectures moins.... ou plutôt plus... Je trouvai un livre sur la magie égyptienne, un sur la persécution des sorciers jusqu'à l'établissement du code international du secret magique et un autre sur la technologie moldue, que je feuilletai rapidement tout en déambulant distraitement dans les rangées de la bibliothèque. J'allais avoir un nouveau professeur d'étude des moldus à partir de lundi et je comptais revoir certains points du programme, voir en approfondir d'autres, comme j'avais l'habitude de le faire, par excès de zèle.

Ces robots mixeurs destinés à remplacer les sortilèges dans la cuisine moldue étaient plus que curieux, inquiétants même. Je manquais de percuter quelqu'un, trop absorbé que j'étais par ma lecture. Je levais les yeux sur la personne en question, fermant spontanément le livre que j'avais dans les mains dans un claquement étouffé. "Pardon !" m'excusai-je avec un grand sourire.

Je me perdis un instant dans la contemplation de cet homme qui se tenait devant moi, le détaillant du regard. Je ne l'avais encore jamais vu avant dans l'enceinte de Poudlard. Il était bien trop vieux pour être un élève et c'était pas un prof, ça c'était une certitude aussi. A moins que... J'avais littéralement bloqué sur ses yeux d'un bleu profond, une bonne trentaine de secondes, au moins. Ca ne se fait pas Benedict, de dévisager les gens de la sorte ! Et encore moins si c'est un prof ! Gêné, je détournais rapidement les yeux. Sur le bouquin que j'avais dans la main et dont le titre état éloquent. "Vous... cherchez un truc en particulier ? Je veux dire, je connais bien la bibliothèque. C'est un peu comme chez moi ici. Enfin.... Poudlard est un peu le domicile de tous les élèves, mais je veux dire... la bibliothèque, tout particulièrement. Du coup, si je peux vous aider..."

SHHHT !

Forcément, l'éternel refrain, à chaque fois que j'avais le malheur d'ouvrir la bouche ici. Je baissai d'un ton. "Vous êtes nouveau ici ?" demandai-je au débotté, laissant mon regard azuré courir le long de l'étagère la plus proche, à la recherche d'un livre quelconque. Puis je repris presque aussitôt. "Pardon. C'est que, je ne vous ai encore jamais vu ici et... comme il parait qu'un nouveau professeur d'étude des moldus a intégré l'école et du coup, je me suis dit que peut-être..." Je lançai un regard en biais au sorcier : "Vous êtes prof ?"



Dernière édition par Benedict O'Carley le Jeu 25 Fév - 15:04, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Mar 23 Fév - 6:12

Sebastian humait la bonne odeur des livres anciens, cette vague sensation de picotement due à la poussière, les parchemins qu’on griffonnait à la va vite pour prendre des notes ou écrire un devoir au dernier moment. Même les yeux fermés et avec un sortilège d’Oubliette il aurait su où il était. C’était chez lui ici. Il avait la satisfaction de ne pas s’être perdu malgré les escaliers malicieux et les tableaux trompeurs – cette co**asse de Miss Louisa ne s’était pas remise du râteau qu’il lui avait mis à 5è année et continuait à inciter les autres tableaux à lui donner de mauvaises indications ! Teigneuse jusqu’au bout celle-là.

Brigitte était cachée dans son sac en bandoulière. Il y avait peu de chance qu’on voit d’un bon œil son entrée ici. Mais jamais il ne se séparait de sa mangouste sans une bonne raison. Et aller faire un pèlerinage à la bibliothèque n’en était certainement pas un, loin de là.

Sebastian, très vite, attrapa un premier livre par curiosité, puis un second et un troisième. Il se sentait comme un enfant Moldu dans un magasin de jeux. C’était dramatiquement pathétique à son humble avis. Dans le sac, Brigitte trembla de tout son long, visiblement peu ravie des mouvements qu’il faisait. Elle le connaissait assez pour savoir qu’il avait encore pris des trucs volumineux, qu’il allait les bazarder dans ménagement dans le sac et elle craignait de se faire une fois de plus assommer par mégarde.

Il portait une robe de sorcier aux accents japonais, avec des broderies de lion des neiges et des dragons. Rien de magique dedans si ce n’était que les broderies se faisaient la guerre. Et le lion griffait le museau du dragon qui lui crachait du feu dessus. De temps à autre, des bouts de broderie se défaisaient mais un astucieux sortilège venait les remplacer.
Sebastian trouvait ça hilarant. Mais en général, ça finissait toujours par coller la nausée aux gens qui fixaient sa tenue trop longtemps. Pour éviter des désagréments avec l’équipe locale et les élèves, il avait quand même eu le bon goût de ne pas mettre de socques en bois mais des chaussures de ville des plus classiques.

Alors qu’il ouvrit un quatrième volume, se jurant que oui, cette fois, ce serait le dernier pour aujourd’hui, il se tourna pour frôler de très près – trop près, il fricotait déjà avec un élève, stop, n’en jetez plus, la coupe est pleine ! – un individu qui eut la politesse de s’excuser.

Avec un sourire encourageant – hey ! un jeune, un nouvel élève à détourner du… non… STOP ! – Sebastian secoua la tête :


Ce n’est rien. Je ne faisais pas beaucoup plus attention.

Et alors qu’il allait partir, il eut la surprise d’affronter un torrent de mots, un monologue que n’aurait pas renié sa mère quand elle rouspétait sur les règles trop strictes concernant le Code international de Secret Magique qui l’empêchait de faire de joyeux feux d’artifice magique avec ses amis Moldus.
Il ouvrit la bouche pour répondre mais le « SHHHHHHT » le coupa net dans son élan.

Mais pas l’élève qui continua – avec un débit plus limité, Merlin merci. Mais il ne respirait donc jamais ? – en lui demandant s’il était nouveau.

Genre. Queuaaaaaa ? Non mais c’était vexant qu’il ne l’ait pas encore remarqué. Au petit déjeuner, dans la Grande Salle, il avait eu l’impression d’être le centre du monde pendant un temps infini – soit 2 minutes, 18 secondes, 57 millièmes de silence et de brouhahas mêlés à des regards pesants sur lui, merci beaucoup ! – et il y avait encore quelqu’un qui ignorait qui il était.

Cependant, comme il parlait (encore !), Sebastian se mit à rire. D’ironie, d’admiration et de désespoir aussi un peu, quand même.


Sebastian Keller. Professeur d’étude des Moldus, effectivement. Et à qui ais je l’honneur, jeune Serdaigle ?

Fallait pas être prof de charlatanisme … pardon de divination pour deviner. Une tronche de premier de la classe, une pile monstrueuse de bouquins, une présentation à la « je sais tout » et une curiosité quasi maladive. Il ne s'avançait vraiment pas trop à le désigner comme Serdaigle. Et au pire, s'il ne l'était pas, il devrait prendre ça comme le compliment ultime.
Bref, il se revoyait il y a une décennie plus tôt.
Par contre, Sebastian se fit la réflexion que ça en devenait désagréable de ne rencontrer QUE des mecs mignons dans cette école et de cet âge là. Vraiment. Soit il avait une chance insolente, soit il allait vraiment finir en taule. Avec un manque de bol certain, il finirait par faire un clin d’œil à un mineur et ça en serait fait de sa très brève carrière professorale.

Et Sebastian, dans son assurance de lui-même à la limite de l’indécence, appuya son dos contre la bibliothèque, posa les livres et croisa les bras devant lui dans une posture de « j’en foutiste » qui lui aurait sûrement valu le titre, non de roi des branleurs, ni même d’empereur, mais carrément de Dieu. Rien que ça.
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Mar 23 Fév - 8:13



Je ne pu m'empêcher de froncer les sourcils, puis de sourire lorsque je remarquai soudainement les motifs de la robe de sorcier de mon interlocuteur qui s'animaient inlassablement. Cela lui donnait quelque chose d'exotique. Les profs avaient des tenues un peu plus sobres d'ordinaire, excepté peut-être le prof de divination, et encore.
Si je n'avais tout simplement pas encore vu le nouveau professeur, c'était parce que je n'avais pas petit déjeuner ce matin pour la simple et bonne raison que je n'avais pas réussi à me lever. Cela arrivait relativement souvent, lorsque je désertai mon dortoir pour aller marivauder dans le chateau jusqu'à des heures indues. Tout comme il m'arrivait fréquemment de m'endormir en classe lorsque j'accumulais trop de manque de sommeil. Là en l'occurrence, j'avais passé la nuit avec Nocturnus. Pas pour ce que vous croyez ! Nous avions simplement fait une excursion via le nouveau passage secret que nous avions découvert la veille et qui menait jusqu'à Pré-au-Lard, chez Honeyduckes. C'était une grande découverte ! Et nous avions travaillé tardivement à la consigner dans l'encyclopédie de Poudlard sur laquelle nous travaillions tous les deux depuis quelques années. Résultat, j'avais simplement grogné quand le préfet de Serdaigle m'avait sermonné ce matin, mais l'attrait de mon oreiller était si fort que je n'avais réussi à m'extirper du lit que pour me rendre à mon cours de potion. Inutile de dire que j'avais la tête dans le... Heureusement que Chris m'avait tout raconté ! Ou presque. Selon lui, je n'avais rien manqué, hormis la présentation du nouveau prof d'étude des moldus. Une banalité en somme. Pour lui du moins. Il avait juste omis de me dire qu'il était jeune et qu'il avait un physique at...ytpique. Oui, c'est ça, atypique ! Tu t'égares Benedict !

"Ah ! Oui ! Bien-sûr !" J'étais plutôt satisfait de ma perspicacité et mon sourire s'élargit. "Enchanté Professeur. Je suis Benedict O'Carley." Il y en aurait au moins un qui n'avait pas été marqué par la réputation qui me précédait. Même si les profs, d'ordinaires étaient moins enclins à croire les rumeurs que les gamins écervelés de mon âge. "Elève de septième année, à Serdaigle, en effet. Vous avez l'oeil !" dis-je en souriant, puisqu'effectivement, j'avais laissé ma robe de sorcier aux couleurs de serdaigle sur le dossier de la chaise où j'avais entreposé mes affaires, et j'étais tellement pas réveillé ce matin, que j'en avais oublié de mettre ma cravate aux couleurs de ma maison. J'avais eu la flemme de repasser au dortoir depuis. Pour une première rencontre avec un nouveau professeur, ça ne faisait pas très sérieux. Mais quelque chose me disait que monsieur Keller n'était pas du genre à se formaliser pour si peu, même si j'étais bien placé pour savoir qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Cependant, je ne me faisais pas trop de souci pour cela. Il s'apercevrait de mon sérieux bien assez tôt. " Bienvenue à Poudlard professeur."

"C'est écrit sur ma tête ? Vous avez déjà appris le trombinoscope de tous vos élèves ?" Oui, je tendais le bâton pour me faire battre en mettant l'accent sur ma tenue vestimentaire non réglementaire, et j'avais bien dit "vos". "Ou vous possédez un don de légilimancie ?" dis-je en plaisantant à moitié. Sait-on jamais. "Je suis inscrit en cours d'étude des Moldus." Le livre que j'avais en main pouvait le laisser présager. Mais avouez que c'était plutôt surprenant pour un sang-pur n'est-ce pas ? Quoi qu'il ne savait sans doute rien de mes origines. Si je n'avais pratiquement aucun accent, là, présentement, - mettez-moi en colère ou faites moi boire et là, c'est une autre histoire - comparé à mon ami le berger en jupette, mon patronyme était tout de même fortement connoté. Il m'avait semblé entendre dire que monsieur Keller n'était pas britannique et il avait effectivement un accent amusant, qui ajoutait un petit plus à l'exotisme de sa tenue qui elle, contrastait parfaitement avec sa physionomie occidentale.  "C'est amusant votre tenue. Vous êtes fan de la culture asiatique ?" demandai-je en toute innocence. Ca avait été plus fort que moi.


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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Mar 23 Fév - 18:47

Merci !

Sebastian offrit un sourire ravi au Serdaigle. Il adorait quand on l’accueillait. Avec ce qu’il avait voyagé, il avait vite compris que l’accueil donnait un assez bon aperçu de la suite.
Donc entre Chris et Benedict… Oui bon, d’accord, Chris avait davantage ses faveurs vu l’accueil heu… Non mais… Quoi Seb ? D’accord, changeons de sujet.


Et… Oui il faut croire que ça se voit. Pile de livres notamment.

Bon, pour le coup il avait plus la subtilité britannique que le bourrinage teuton. Il s’abstint de lui parler de son air « je sais tout » de premier de la classe. Il n’allait quand même pas le braquer dès le premier jour. D’autant plus que si on avait dit ça à Sebastian à l’époque, ça l’aurait super vexé.

J’ai toujours trouvé qu’il y avait une sorte d’exagération toute Serdaiglienne à l’empilement de livres. J’étais pareil à votre âge. J’en avais forcément plus que les autres. Enfin comme toute notre maison, évidemment.
Regardez comment les gens tiennent leurs livres et vous saurez à quelle maison ils appartiennent.
Ils les tiennent comme s'il y avait un noir secret, rasent les murs et vérifient 100 fois que personne ne les suit ? SERPENTARD.

Au contraire ? Ils les montrent à tout le monde en mode : "héhéhé regardez, c'est moi le plus fort. J'ai ce livre !" : Griffondor.
Ils en ont un et se promènent avec un sourire bienheureux. POUFFESOUFFLE.
Et enfin, ils les tiennent comme des précieuses reliques, avec un amour absolu qui rendrait jaloux n'importe quelle pucelle lors de sa nuit de noces, mais les empilent envers et contre tout et tous ? Notre maison. SERDAIGLE.


Oui, « notre ». Sebastian, malgré les dix ans qui se séparait déjà de ses ASPIC, restait un Serdaigle dans son cœur. C’était profondément ancré en lui. Comme chaque élève d’ailleurs. Cette école forgeait les gens à une caractéristique en particulier. C’était un peu dérangeant à la réflexion mais il avait été modelé de la sorte et l’acceptait.

Pas de trombi… Cheaté voyons ! Aucune Legilimancie. Je trouve ça trop… Gênant. Je n’aime pas m’immiscer dans l’intimité des gens. Je suis certain que ça parviendrait à me faire rougir.

Rougir… Rougir. Et hop… Sebastian vit passer devant ses yeux le visage de Chris. Flûte. C’était plus fort que lui. Un sourire un rien trop doux s’afficha sur les lèvres du professeur à cette évocation.
Pour se reprendre, il baissa les yeux sur les couvertures des livres, regardant les titres avec intérêt.


Ah ! Les Momies dans tout leur état ! Très bon ouvrage. Il prépare assez bien à ce qu’on peut croiser en Egypte.
Là-bas, ne tournez JAMAIS le dos à des bandages. Ils sont très souvent ensorcelés et tentent de vous momifiés. C’est d’un louuuurd. En plus ça commence par les pieds, du coup vous tombez en avant en vous demandant ce qui arrive.


Sebastian eut un rire sur l’histoire de la magie. Tout le monde connaissait Gwendoline la Fantasque.

Vous avez déjà essayé le coup du bucher ? C’est un peu risqué pour les sourcils mais c’est très drôle. Rien ne vaut la pratique à mes yeux.

Hum. Hum hum HUUUUM. Non mais stop. Chut. Arrêtez aussi quoi.  
Et le livre sur les technologies moldues. Oh c’était choupinou. Un deuxième élève à lui. C’était drôle ça. Ils avaient fait une section top modèles ou bien ? Non parce que bon… Fallait qu’il reste sérieux et raisonnable quand même. D’accord, il avait une tenue… Comment dire… qui cachait les formes ! C’était bien pratique. Mais tout de même. A ce rythme, il devrait prendre une potion Kalmkiki avant chaque cours avec les dernière année. Ça allait être chiant.

Ah mais c’est parfait ça. Très bien même. Mais je dois avouer que j’envisageais plus des travaux… Pratiques. Enfin vous verrez bien ce que je vous réserve.

Il lui fit un clin d’œil amusé avant de se morigéner. Ce n’était pas convenable du tout. C’était lui ou ses hormones étaient en ébullition depuis son arrivée dans la région. Un truc dans l’air ? Un sortilège ? Le printemps ? Il allait devoir enquêter.
Pendant ce temps, Brigitte commençait à s’ennuyer. Elle sortit son nez du sac mais Sebastian lui tapota le bout du museau, râlant en français :

Rentre là dedans. Si on te voit, ça va râler.
Désolé. Hum ? Vous disiez ?
Ah oui. Une robe de sorcier japonais. Je suis resté là bas presque un an. C’était assez drôle je dois bien l’admettre. J’ai des tenues de tous les pays que j’ai visité. J’aime bien les mettre. C’est atypique. Comme ça, au cas où personne n’aurait noté l’arrivée du nouveau prof… TANDAAAAAAAAM. C’est celui qui s’habille bizarrement.
Il ne me manquera plus qu'un panneau lumineux magique qui flotte au dessus de ma tête avec une grosse flèche qui pointe sur moi et ça sera bon.


Les yeux de Sebastian descendirent, non sans un certain plaisir, sur la tenue (et, oui, aussi, ce qu’il imaginait dessous) de Benedict.

En même temps, s’habiller en Moldu dans Poudlard, j’ai pas osé. Comme quoi j’avais tort.
Il n’est plus inscrit dans le règlement que seules les tenues de sorcier sont tolérées ? On sort enfin du moyen âge ?
De "mon temps", on ne devait pas voir un seul bout de tissu non magique. C'était d'un ennuiiiiii. Et d'une rigueur toute anglaise à mon humble avis.
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Mer 24 Fév - 3:56



Mon sourire faisait écho à celui du professeur. Je m’amusai du cliché, mais j’étais forcé de reconnaître que c’était en partie vrai. Enfin, me concernant du moins. J’avais presque littéralement grandit dans une bibliothèque et j’avais très jeune pris l’habitude d’aller chercher réponse à mes questions dans les vieux grimoires de mon père. Je n’avais fait que cultiver cette habitude à Poudlard et il fallait dire que l’école regorgeait de trésors inestimables et j’avais peur de ne pas avoir assez de ma scolarité pour tous les découvrir. Hélas.

J’acquiesçai du chef, prêt à répliquer, mais il fallait dire que monsieur Keller ne me laissa pas le temps d’en placer une, qu’il me surprit en m’avouant qu’il était lui-même un ancien Serdaigle. Je me contentai de lui adresser une œillade complice et écoutai poliment. D’un geste machinal, j’avais levé mon index devant moi pour prendre la parole mais je me ravisai presque aussitôt, lorsqu’il évoqua le tempérament sombre et secret des serpentards. Il ne croyait pas si bien dire et il venait de mettre le doigt sur l’une de mes plus anciens doutes. Pourquoi le choixpeau avait-il finalement décidé de m’envoyer à Serdaigle plutôt qu’à Serpentard malgré le fait que je possède un goût prononcé pour les noirs secrets dont je n’arrivais à me défaire ? Je n’avais jamais trouvé de réponse à cette question qui me taraudait depuis mon entrée à Poudlard. Se pouvait-il qu’il se soit trompé ? Qu’il m’ait envoyé là par dépit, pour la pile de livre que je dévorais régulièrement justement ?

Je ne laissai rien transparaître de mon trouble intérieur et me contentai de sourire à l’évocation de notre maison tout en marmonnant : « Si vous êtes sage et réfléchi, Serdaigle vous accueillera peut-être, là-bas, ce sont des érudits, qui ont envie de tout connaître. » Je ponctuai ma citation d’un sourire rayonnant de circonstance. C’était assez étrange, de trouver cette complicité avec un élève issu de la même maison que moi, et assez déstabilisant je devais avouer. Pour plusieurs raisons. La première était qu’à cet instant présent, j’avais le sentiment d’être un imposteur et de ne pas mériter d’être à Serdaigle. La seconde était que Monsieur Keller était sans doute le professeur le plus accessible qu’il m’ait été donné de rencontrer, si bien que la situation me paraissait presque surréaliste. Avais-je affaire à un professeur, ou à un ancien élève ? Les deux à la fois, je sais. Mais je ne ressentais pas cette distance qu’il pouvait y avoir entre un professeur et ses élèves d’habitude. Etait-ce parce qu’il était…né-moldu ? Comme Chris ? Ceci expliquerait certaines de ses excentricités. Mais compte tenu de la conjoncture actuelle, il serait fort mal venu que je lui pose la question de but en blanc. Il me coutait de la maintenir derrière la barrière de mes lèvres. Au lieu de ça, je souris.

J’étais quelque peu rassuré qu’il ne soit pas légilimens. Cela m’éviterait bien des déconvenues, et peut-être aussi d’avoir à rougir… Pourquoi rougir ? Pour mes fautes passées, certes, et pour toutes ces choses qui me passaient par la tête, ces émotions violentes qui m’habitaient sous mes airs de jeune homme bien élevé et premier de la classe. Derrière mon calme apparent se manifestaient tout un tas de choses intolérables que je ne m’expliquai pas. J’avais lu ça dans un livre. Je ne comprenais pas l’émois soudain que monsieur Keller faisait naître chez moi, ni pourquoi mon regard était attiré par certaines parties de son anatomie, ni pourquoi je n’arrivais pas à rester concentré sur le sujet de la conversation plutôt que de m’attarder sur des détails insignifiants. Ce devait être du à l’adolescence. Toutes les bizarreries que je ne m’expliquais pas chez moi étaient forcément dues à ça. Les hormones, ça foutait le bordel dans le corps et ça pouvait influer sur le comportement et perturber le bon déroulement de la pensée. J’avais hate que ça finisse par me passer. Oui. C’était sans doute l’une des seules raisons qui me motivait à devenir adulte. J’espérais qu’avec l’âge, je deviendrais raisonnable parce que là, c’était vraiment n’importe quoi ! Et pour couronner le tout, il me sembla que monsieur Keller avait rougit, lui aussi. Non, tu te fais des idées Ben ! C’est impossible !

Il m’offrit l’occasion de détourner le regard de son attirante personne et de le reporter sur les raisons de ma présence ici. « Les momies, oui… » mais bien vite, mes yeux revinrent à lui comme attirés par un aimant. « Vous êtes allé en Egypte ? » demandai-je avec plus d’enthousiasme que je ne l’aurais voulu.

SHHHHTT ! Silence ! Pour l’amour du ciel ! Combien de fois devrais-je vous le répéter !

Je me mordis la lèvre inférieure en grimaçant. « Désolé. » dis-je à l’intention du professeur entre mes dents serrées. Puis je baissais à nouveau d’un ton. « Ici ce ne sont pas des momies qui nous attrapent les pieds, mais des voix sorties des rayons de la bibliothèque qui susurrent des mots tendres à l’oreille afin de vous réduire au silence. » plaisantai-je. Si j’affichai un air coupable, il était feint. J’étais habitué aux remontrances de la bibliothécaire et je m’amusai de la situation, d’autant plus que j’étais en compagnie d’un prof à qui j’adressai timidement un sourire que je voulais complice. Me soutiendrait-il lorsque la bibliothécaire sortirait de sa tanière et viendrait déverser les flammes de sa colère sur nous pour au mieux, nous virer des lieux à coup de pompe dans l’arrière train, au pire, me retirer des points pour que ça me serve de leçon. C’était bien la seule leçon qui ne voulait pas rentrer dans mon crane de piaf !

Je pouffais de rire à la question de monsieur Keller sur le bûcher et je restai un instant incrédule : « Quoi ? … vous voulez dire… que vous avez déjà essayé ? Mais…. Ce n’est pas interdit par la loi ? » demandai-je, avide de plus de détails croustillants. Il venait d’éveiller en moi l’idée saugrenue de relever le défi. Une idée très absurde que mon père ne verrait très certainement pas d’un bon œil. Même si je ne disais rien, mon regard avait accroché celui de monsieur Keller et l’interrogeait avec avidité, si bien que je finis par ne plus vraiment savoir ce que je voulais exactement. « Des travaux….pratiques… » répétai-je, bêtement après lui, tentant de reprendre le contrôle de ma réflexion. « Quel genre de travaux pratiques peut-on faire avec des objets moldus ? » J’avais une très vague idée. J’étais déjà allé chez Chris et j’avais jubilé à l’idée de découvrir toute cette ingéniosité qu’ils avaient déployée pour palier au fait qu’ils ne pouvaient pas faire usage de baguette magique. Ca m’avait toujours fasciné. Monsieur Keller avait-il apporté des objets moldus à l’école ? D’ailleurs, comment vivait-il sa passion pour les moldus par les jours qui…

Le clin d’œil du professeur me déstabilisa et acheva de me mettre mal à l’aise. Si j’avais été du genre à rougir facilement, mes joues et mes oreilles auraient sans doute pris feu. Au lieu de ça, je laissai échapper un léger rire et sans doute que mes joues prirent quelques couleurs malgré tout. Mon regard fuyait celui du professeur qui me fascinait plus que de raison, tandis que j’essayais de reprendre un peu contenance. Qu’est-ce que tu fous Benedict ? C’est n’importe quoi ! Vraiment ! Ou comment passer pour un demeuré en une leçon ?

« Qu’est-ce que vous cachez là dedans ? » dis-je en désignant la sacoche d’un signe de tête. Je n’étais pas sûr, mais il m’avait semblé voir quelque chose bouger là dedans. Et puis, j’avais entendu une langue que je ne connaissais pas. « Vous aussi vous vous baladez avec des livres un peu remuants ? » Pourquoi vous aussi ? Qui d’autre ? Ce que je pouvais être niais parfois !

« Par Merlin, c’est que vous en avez vu du pays ! Le Japon ? Ca doit être fasicnant !  J’ai lu de quelques ouvrage sur ce pays. D’ailleurs, quels pays avez-vous visité ? » Sa tenue était « atypique ! C’est exactement la réflexion que je me suis faite en vous apercevant. » Oops ! « Enfin… oui… » Il confirmait lui-même s’habiller bizarrement, donc je ne prenais pas beaucoup de risque à m’aventurer sur le même terrain que lui. Je me retins de pouffer de rire à l’évocation du panneau. « Ca doit pouvoir se faire ! J’ai un ami inventeur. Il est très doué ! Je vous jure ! » dis-je en riant. Mais c’était très sérieux.

Et voilà qu’il me donnait l’opportunité de poser la question qui me brûlait les lèvres depuis quelques longues minutes déjà. « C’est toujours le cas en vérité, pour les tenues de sorcier. Mais le professeur Dumbledore est plus tolérant que son prédécesseur, envers les nés…moldus. » Le professeur me dévisagea des pieds à la tête, ou était-ce encore mon imagination tordue qui me jouait des tours ? Je préférais détourner les yeux. Je n’allais pas me comporter comme une midinette sous prétexte qu’il posait son regard sur moi. En plus, c’était un homme. Un peu de tenue Ben ! Je commençai à ne plus tenir en place. Je poursuivis cependant :
« C’est sans doute celui que vous avez du connaître non ? A moins que vous n’ayez-eu Dumbledore comme directeur de Poudlard également ? Et…. » Son allusion à la rigueur anglaise me fit sourire et flatta le léger côté patriotique Irlandais qui sommeillait en moi et qui avait été ravivé par la proximité de Chris. S’il entendant ça… Je souri bêtement, rien que d’imaginer la réaction de l’écossais. Puis je secouai la tête avant de lâcher de but en blanc :
« Vous êtes vous-même issu d’une famille moldue ? » Simple curiosité. J’avais pris le risque, malgré tout.



Dernière édition par Benedict O'Carley le Jeu 25 Fév - 15:05, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Mer 24 Fév - 6:18

Définitivement, ce Benedict l’amusait. Il avait un je ne sais quoi (en français dans les pensées de notre germano-britannique) qui lui plaisait beaucoup. De l’audace, du tempérament, un caractère de Serdaigle aussi.
L’entendre citer le Choixpeau… aahlallaaaa. Même 17 ou 18 ans plus tard, ça lui collait toujours des frissons et faisaient se redresser ses poils un peu partout sur le corps. Oui. Partout. Et… no Comment.

Sebastian sentait la curiosité débordante de l’élève. Ah ! Fichtre. Bigre. Palsambleu. On dirait lui en version jeune. Oui bon, il était encore jeune mais il commença à trouver soudain qu’il se prenait un coup de vieux. Avant, c’était lui qui posait les questions. Aujourd’hui c’était lui le… Comment c’était dans ce film déjà ? Bon sang, il venait de voir le deuxième épisode pourtant. Il était sorti l’an dernier. Ah oui, avant il était Luke. Aujourd’hui il est Obi Wan. Navrant. Enfin tant qu’on ne l’obligeait pas à porter ces tenues ternes et agiter des trucs trop longs, trop voyants et trop bruyants, ça allait.

Il allait répondre un truc sur l’Egypte, se contentant d’opiner pour l’instant quand ils eurent droit au deuxième chut. Ce qui fit pouffer Sebastian, assez sadiquement en fait.
Il opina aux propos de Benedict, toujours en riant.
Il sortit sa baguette de sa manche et lança un sort d’
Assurdiato.


Voilà. On sera tranquille.

Du menton il désigna une table de travail où il posa ses livres. Il tira une chaise, mais au lieu de s’y assoir, il y posa les pieds, ses fesses, elles, étant accueillies par la table. Il posa sa cheville droite sur son genou gauche. Son coude sur la jambe. Et le menton sur le poing.

Tu sais, je crois que… Vous avez vu la génétique en cours moldu ? Un truc sur le sang.

Je crois que pour être bibliothécaire, faut un truc… un… un allèle ou un machin comme ça dans l’ADN. En fait deux. Etre une femme. Et être pénible.

Remarque, d’après mon expérience, ça revient franchement au même.

à mon époque,  elles étaient deux. Des siamoises. Mais ils se sont plantés à Ste Mangouste au moment de les séparer. Du coup, il y en a une qui faisait 1m20 pour 200 kgs et l’autre 2m sans ses talons, qu’elle portait en permanence – pour 50 kgs toute mouillée.

Quand on en croisait une, on faisait des prières à Merlin.

Imagine toi que j’ai eu l’idée saugrenue d’être nommé Préfet. Pas de chance. J’aurais dû être un modèle mais… bref. Un jour, je bouquinais dans mon bain et une malheureuse et microscopique goutte d’eau est tombée sur le vélin.

Crois-le ou non mais je peux te jurer qu’on peut transplaner dans cette école. Je ne vois pas comment elles ont fait pour débouler aussi vite. L’une m’a arraché le livre et l’autre a tenté de me noyer. Heureusement que mon prof de potion a débarqué pour me sauver.

Sebastian ne précisa pas ce que faisait le prof en question, un beau brun mal rasé, aux yeux d’un vert indécent et incandescent, dans la salle de bain des préfets. Huhuhu. En tout cas, il en avait été quitte pour une frayeur monstre et prenait bien garde de toujours protéger ses livres où qu’il aille, peu importe avec qui il était, de peur de les voir débouler derrière lui une fois de plus.

bref, une fois de plus Sebastian, dont l’humeur semblait toujours aiguillée par la joie et l’allégresse, rit de bon cœur, rassuré en prime par le sortilège qui faisait que seul Benedict l’entendait.
Il secoua la tête.

Interdit ? Sérieux ? Ça vous ralentit ? Rholalalaaaaa. La jeunesse d’aujourd’hui ! Sérieux ! J’hallucine !

Plus intéressé à être mignons qu’à être cultivés et audacieux. Pfffff. Je suis tristesse.  

Il hésitait entre rire et être scandalisé. Lui il avait manifesté avec les Moldus pour la liberté, la paix et l’amour sous toutes ses formes (surtout sexuelle évidemment !). Alors voir les gosses d’aujourd’hui se cantonner au savoir théorique. Mais beurk quoi.

Evidemment qu’on a essayé. Tous les Serdaigle de 6è année, la veille de la fin de l’année scolaire. A tour de rôle. On a tous perdu nos sourcils dans l’histoire. Deux d'entre nous ont aussi fait des convulsions. Mais ils auraient du dire qu'ils étaient siiiiii chatouilleux. Et ceux qui avaient voulu se la péter avec de la moustache et bien ils ont tout rasé plutôt que  de ressembler à Hitler. Tu connais ce nabot germain ?

Sebastian imita la petite moustache du sinistre individu. Même ses copains de Poudlard, à l’époque, avaient trouvé ça affreux et avaient préféré arborer un visage parfaitement rasé le lendemain matin.

Bref. Evidemment, je compte faire dans le concret. Imagine qu’un jour tu ais un enfant Cracmol. Je ne le souhaite à personne hein.

Le prof eut un frisson d’horreur à cette perspective. Il savait survivre en milieu moldu mais de là à vivre sans pouvoir, il y avait un pas qu’il était incapable de franchir. Quel malheur pour ces familles atteintes de ce mal.

Mais au moins, il te serait possible de l’accompagner dans sa vie de Moldu. Et puis je trouve ça assez amusant. Ou exaspérant selon les jours.

Mais… Tiens regarde. Heyyy Brigitte ! Tu abuses ! 

Sebastian ouvrit son sac, laissant apparaitre la tête de Brigitte qui se mit à regarder, en bonne curieuse qu’elle était. Ses moustaches se froncèrent et elle sembla renifler Benedict un moment, hésitant, regardant tour à tour l’élève et son Humain. Avant de grimper sur l’épaule de son maitre, se cachant sous la robe. Une fois encore, seule la tête dépassait mais elle émit un petit cri strident et passa ses mains sur ses yeux. Benedict semblait être approuvé, avec un peu de réticence malgré tout. Ce qui décupla la curiosité de Sebastian. Les Mangoustes Haïtiennes avaient un flair inné pour savoir qui était bon ou mauvais pour leur humain. Hésiter ne lui était quasiment jamais arrivé.

Mais Seb n’avait pas ouvert son sac pour libérer Brigitte. Il enfonça sa main dedans, jusqu’à l’épaule ou presque, pour en sortir une boite en métal, suivie par un long fil et un espèce de serre tête avec de gros ronds au bout.

Voilà une nouvelle invention. Le walkman. C’est tout récent. Tu mets une… cassette dedans avec de la musique. Tu mets ça sur tes oreilles et tu es le seul à entendre. C’est assez génial. Tu veux écouter ?

Sebastian tendit l’appareil, l’ajusta sur les oreilles de Benedict – en laissant trainer vaguement ses doigts) et cette invention moldue une fois allumée, laissait entendre cette divine musique. ( :MG: )

Il laissa l’objet un instant et quand il eut fini, récupéra et rangea le walkman dans son sac.

Voilà ce qu’on verra en cours. Que des choses concrètes. Et amusantes je pense.

j’ai des tas de choses de mes voyages. Je crois que le plus simple est de dire où je n’ai pas été. J’ai commencé mon périple en Europe, je suis resté 3 mois en Egypte où j’ai failli me faire expulser alors j’ai traversé l’Afrique avant de partir en Chine, en Inde, au Japon. Ah le Japon. L’Australie aussi. Voir un match des Thunderers et des Warriors a été une des expériences les plus fascinantes de toute ma vie même si ça m’a valu trois semaines d’hospitalisation le temps de faire disparaitre mes hallucinations et les tentacules aussi.

Sebastian rit très fort en repensant à ce moment. Sur le coup il n’avait pas vraiment fait le malin. Et il avait du voyager ensuite pendant plusieurs semaines comme un vulgaire moldu parce qu’à chaque fois qu’il utilisait sa baguette, un tentacule apparaissait. Un rien gênant quand même.

Ah ! Ce bon vieux Dumby. Il était déjà directeur oui. Mais bon, s’il était assez cool, c’était avant 68-69 tu vois. La révolution des fleurs, tout ça, tout ça. Il avait déjà interdit les châtiments corporels. Du moins la plus part.  Mais j’ai fini ma scolarité en 69. Juste avant de filer à Woodstock. Du coup, absence de cravate donnait récurage des salles de bain à la brosse à dent et sans aide magique. Je te laisse imaginer l’absence de robe de sorcier hein !

Sebastian plongea sa main dans le sac, fit une grimace avant de plonger sa tête dedans en lâchant un « lumos ». Il finit par en sortir une bonne minute plus tard.

Désolé. J’avais oublié ma cafetière sur le feu.

Tu en veux ?

Et là, au milieu de la bibliothèque, Sebastian se servit un grand mug de café. Le mug représentait la tête de Dumbledore sur le corps de la reine d’Angleterre qui faisait son petit coucou de la main si caractéristique. Il plongea un sucre dedans et eut un rire.

Oh ben quoi ? Si on devait s’arrêter dès que c’est interdit, qu’est ce qu’on se ferait chier non ?

Bon ok. Il temporisait. Mais la question de Benedict le chafouinait. C’était donc devenu si important ici ? Fichtre. S’ils apprenaient pour sa mère et sa grand-mère, ces deux hippies, il allait passé pour un Né-Moldu. Non que ça le dérange mais dans le genre discrimination son penchant personnel était déjà assez pesant comme ça.

Nope. Ma grand-mère maternelle oui. Sinon quelques sang-mêlés quand même. Plus du côté allemand et roumain d’ailleurs, qu’Anglais. Du côté British, visiblement, la notion de sang pur a un long passif.

il fit une grimace de désapprobation.

ça t’importe donc tant que ça ?

En tant que Serdaigle… je nous pensais au dessus des préjugés. Et tu as l’air plus intelligent que ça non ?

Oups. Ça avait été prononcé un peu plus durement que voulu.
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Ven 26 Fév - 0:05



Je fus plus que ravi d’obtenir non seulement le soutien du professeur face à la bibliothécaire – il semblait s’amuser tout autant que moi – mais également sa complicité dans l’entorse aux règles de bonne conduite. « Mais quel genre de prof êtes-vous ! » dis-je en riant, sur un ton amusé, mêlé d’une admiration suspicieuse. Ce n’était peut-être pas le genre de truc à dire à un professeur, mais si j’étais moi-même conventionnel, ça se saurait ! Serdaigle, oui, mais atypique, aussi.
Et puis ce sortilège… Il était tout simplement génial ! « Elle ne nous entend plus ? Sérieusement ? » Et là, monsieur Keller venait de devenir en l’espace de trente seconde mon nouveau héros ! Noct’ allait être dingue quand j’allais lui raconter ça ! Je n’en revenais pas !
Le regard brillant d’excitation et d’admiration je suivi le prof jusqu’à la table ou il posa son séant et je me plantai devant lui, retenant avec peine mon débordement d’enthousiasme. Il fallait qu’il me l’apprenne ! C’était obligé !

« Heu… oui ! » répondis-je machinalement. Le sang, heu quoi ? Je raccrochai péniblement les wagons de la conversation et je gloussai, forcément, au discours un peu machiste sur les femmes. D’ailleurs, glousser, c’était pas un truc de gonzesse ? Non, je n’étais pas tout à fait d’accord. Enfin… si, un peu. Mais juste concernant le gène de bibliothécaire. Plutôt. La suite de l’histoire m’acheva et j’éclatai de rire. Par réflexe, je me couvris la bouche, tendant l’oreille dans l’attente d’une énième réprimande, voir pire, d’entendre hurler mon nom. C’est qu’elle l’avait bien mémorisé la bougresse ! Monsieur Keller riait lui aussi de bon cœur. Nous aurions du nous faire tuer. Mais non, rien. « Wow ! C’est génial votre truc !  Vous accepteriez de me l’apprendre ?» demandai-je avec enthousiasme et avidité. Je n’avais pas précisé s’il vous plait, s’il vous plait, s’il vous plait, mais mon regard pétillant était éloquent. Celui là ne figurait dans aucun manuel scolaire, c’était une certitude ! Et je ne l’avais jamais vu dans aucun des manuels de magie obscure que j’avais potassé en toute illégitimité. Qui parlait d’être ralenti par l’interdit ?

La réponse du professeur me tira un sourire en coin. Sa remarque sonnait à mon oreille comme une douce provocation. A être mignon ? Je détournai aussitôt les yeux afin de contenir l’émotion qui me submergeait. Ce prof était vraiment déstabilisant ! Me trouvait-il… mignon ? Non. N’importe quoi. J’avais mal compris. C’était une façon de parler. Oui, c’est ça. Et puis, j’étais tout sauf mignon.
Je pris sur moi et plongeai mes prunelles azurée dans celles de monsieur Keller : « Est-ce que c’est le genre de choses qu’un professeur se doit de dire à ses élèves ? » dis-je sur un ton mielleux. De l’audace, je n’en manquais pas. Enfin, ça dépendait pour quoi. Mais lorsqu’il était question d’explorer et d’apprendre, j’étais le premier à foncer, déterminé. S’il savait. Mais là en l’occurrence, je n’avais pas vraiment conscience de la pente glissante sur laquelle je me trouvais. Du moins, je m’efforcai de ne pas la voir. J’éclatai une nouvelle fois de rire à l’anecdote du professeur. « Sérieusement ?  J’essaye de vous imaginer sans sourcils. » Exercice difficile. Et voilà qu’il me parlait de moustache et qu’il me mimait le geste. Je parti dans un fou rire. « Oui ! je…je le connais… » ce n’était évidement pas drôle, car ce sinistre individu était à l’origine d’une horrible guerre moldue qui avait également eu des répercutions dans le monde sorcier. Mais je n’arrivais pas à parler, ni à recouvrer mon sérieux. J’étais mort de rire.

J’inspirai profondément par le nez, pour essayer de me calmer, mais je pouffais une nouvelle fois de rire lorsqu’il me parla d’enfant cracmol. Décidément, ce n’était pas drôle non plus, mais j’étais plié, je n’en pouvais plus. Tenant toujours mon livre sur la technologie moldue, je m’attrapais les côtes et tournai le dos au professeur pour me calmer. Ca commençait à devenir nerveux. « Pard….pardonnez-moi. » J’essuyai le coin de mes yeux avec une manche de mon pull et quand je fus certain de ne pas repartir à rire, je refis face à monsieur Keller. « Désolé… c’est nerveux. C’était pas drôle. Je l’admets. Pardon. Les cracmols… oui, c’est terrible…enfin… » qu’est-ce que je raconte ? « Enfin… c’est pas de leur faute non plus hein ? » J’essuyai à nouveau le coin de mon œil avec mon pouce. Si on m’avait dit que j’aurai pu survivre à un fou rire dans la bibliothèque de Poudlard sans me faire virer, je ne l’aurais jamais cru ! « Mais oui, certes, c’est terrible pour les familles. Enfin, je suppose. Je ne sais pas. Je n’en ai pas dans ma famille. » Quand je vois déjà le bordel que c’est d’avoir un oncle mage noir… Mais je crois que mon père serait plus tolérant envers un cracmol qu’envers oncle Edern.

Et non, ce n’était pas un livre remuant que monsieur Keller cachait dans son sac, mais une bestiole. Je crois que j’aurais préféré le livre. Je me raidis, et l’envie de rire me passa aussitôt. Je continuai de sourire, mais j’étais crispé. Je n’avais rien, dans l’absolu, contre les animaux de compagnie, mais je n’étais jamais très serein en leur présence. Même si celui-là, en l’occurrence était petit. Il y avait de quoi être effrayé par un dragon, me direz-vous et pas de quoi s’affoler pour une mangouste qui n’était pas si loin de mon patronus, en plus. Sauf que celle-là était réelle, qu’elle possédait une volonté qui lui était propre et qu’elle bougeait vite. Trop vite. Le cri de Brigitte me fit légèrement sursauter. « Brigitte ? » répétai-je en feintant un air désinvolte.

Je ne regardai plus Sebastian que d’un œil, trop préoccupé à surveiller Brigitte maintenant. Mon regard naviguait de la bestiole, au regard envoutant du professeur, à la boite métallique qu’il me présentait. Je souris en guise de réponse. Bien-sûr que je voulais écouter, mais je ne pouvais m’empêcher d’être inquiet, car Brigitte me regardait avec ses yeux. Je pris l’appareil et lorsque les mains du professeur entourèrent mon visage pour poser les écouteurs, j’oubliai un instant Brigitte et mon regard troublé se perdit dans les yeux bleus de monsieur Keller. Il venait de m’effleurer la joue. Oups ! Un drôle de frisson me parcouru l’échine et mon cœur manqua un battement. La musique qui se diffusait dans ma tête rendait la scène complètement surréaliste. Mes yeux s’arrondirent, comme sous le coup de la surprise. C’était à cause de la musique. Oui, c’était ça ! What else ?

La musique s’acheva et je rendis l’appareil à monsieur Keller. « C’est… intéressant. » Je ne savais si c’était lui qui me troublait le plus ou si c’était ce curieux objet. Mais la perspective d’en découvrir d’autres me réjouissait sincèrement. Chris connaissait-il le walkman ? En avait-il un ? Il faudrait que je le lui demande tout à l’heure, en cours d’étude des moldus justement. J’étais persuadé qu’il allait adorer monsieur Keller ! Et je n’avais pas idée d’à quel point ! « J’ai vraiment hâte d’y être ! » ajoutai-je après avoir retrouvé mes esprits.

« Quoi ? Vous avez vraiment vu les Thunderers et les Warriors en Australie ?? C’est incroyable ! Ca a du être géant ! » Et voilà, Sebastian venait de mettre le doigt sur la deuxième chose qui me passionnait le plus après ma soif de connaissance : le quidditch ! « Je suis moi aussi fan de quidditch, et j’ai assisté à ma première coupe du monde l’année il y a deux ans. C’était vraiment fabuleux ! La Bulgarie a écrasé le Brésil. Vous auriez du voir ça ! Le match a duré trois jours ! Il y a aussi eu des dommages collatéraux. Vous savez comment sont les supporters. Par chance, on a pas eu à subir ça. Mais certains ont aussi fini à l’hôpital dans la tribune d’à côté. Un coup classique !  Cela dit, on a faillit. J’ai un ami qui n’a pas sa langue dans sa poche. Heureusement qu’on ne comprend rien quand il parle ! » dis-je en riant. Je parlais de Chris, bien évidement. « Ca doit être un peu frustrant de ne pas pouvoir assister à la fin du match à cause d’un sortilège ! Je pense que ça ne m’aurait pas plu non plus. Même si du coup, ça fait des souvenirs et des choses à raconter plus tard. »

« Je n’ai pas beaucoup voyagé, le seul pays étranger dans lequel je suis allé en dehors de l’Irlande, de l’Ecosse et de l’angleterre, c’est la Roumanie. C’était pour rendre visite à mon père. Il travaille au département de contrôle et de régulation des dragons. C’est fascinant les dragons. Terrifiant, mais fascinant ! » Je jetai un nouveau regard à Brigitte, sur l’épaule de son maître, comme pour m’assurer qu’elle n’allait pas se mettre à bouger ou à me sauter dessus. Sait-on jamais.

Je me mordis la lèvre inférieure en souriant d’un air presque coupable, lorsque monsieur Keller fit allusion à la tenue vestimentaire réglementaire et souligna tous les détails manquants de ma tenue, cravate, robe de sorcier… certes, celle-là, je l’avais, elle était sur le dossier de la chaise, deux tables plus loin. « Dur… » Je levai les yeux sur lui. « Je n’aurais pas aimé vivre à cette époque ! » dis-je sur un ton un soupçon provocateur. Et encore, j’avais eu la décence de remettre ma chemise dans mon pantalon, car ce matin, j’étais tellement à la bourre que ma tenue laissait franchement à désirer. Le professeur de défense contre les forces du mal avait passé l’éponge grâce à mon mensonge au sujet de Peeves. J’étais parfois un sacré petit veinard.

« Non merci, je ne bois pas de café. » Je pouffais une nouvelle fois de rire lorsque monsieur Keller sortit sa dinette et son mug…. Et quel mug ! « Je ne vous le fait pas dire ! » Je mourrais d’envie de lui faire part de tous les interdits que j’aimais braver, mais j’étais tout de même lucide. Rappelle-toi Ben, c’est un prof ! Je n’allais pas avouer toutes les conneries que j’avais faites sous prétexte que je trouvais monsieur Keller vachement sympathique. « Les règlements sont fait pour être enfreins, c’est ça ? » dis-je toutefois avec malice. Provocation ? Peut-être. S’il se renseignait un peu sur moi, il allait vite se rendre compte que je n’étais pas si sage que j’en avais l’air. Mon dossier scolaire devait commencer à être assez épais, et je ne comptais plus les heures de retenues que j’avais écopées depuis ma première année. Mais certes, un point pour lui, je n’avais pas encore tenté le coup du bucher. Pas encore…

Mon sourire s’estompa lorsque le ton du professeur changea. Ma question l’avait froissé. Et sa remarque me piqua au vif, me vexa même. « Je… Non. C’était juste… pour savoir. Désolé, je ne voulais pas vous… » Sort les rames Benedict ! « Vous savez, mon meilleur ami est d’origine moldue. Ce n’est pas pour ça que je posais la question. Enfin… les préjugés, tout ça. Ca n’a pas d’importance. Je pensais juste que… je me disais que… qui de mieux qu’une personne aux origines moldue, pour enseigner le mode de vie des moldus ? C’est vrai ! » J’avais le sentiment de m’enfoncer. « Mais après tout, peu importe. Je… Vous avez raison. C’était sans doute un vilain préjugé. C’était déplacé de ma part. En vrai, ça m’est bien égal. Je suis désolé. » Je ne savais plus où me mettre. « Je ne suis pas British. » Bravo Benedict ! C’était tout à fait ce qu’il fallait dire pour conclure ce merveilleux argumentaire ! « Irlandais. En fait. » Tout ça pour dire que la notion de sang pur m’importait bien moins qu’à ces cinglés de bretons. Et voilà que la musique moldue tournait dans ma tête. In the navy ! C'était bien le moment !



Dernière édition par Benedict O'Carley le Lun 29 Fév - 0:01, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Ven 26 Fév - 23:38

Sebastian avait refusé, volontairement, de répondre à ce qu’il estimait être une provocation pure de Benedict. Lui demander si son vocabulaire était approprié… Il mettait le doigt sur un point sensible pour lui.
Non, ça ne l’était pas. C’était tout sauf approprié ou raisonnable. Et il aurait dû avoir plus de distance avec ses élèves. Chris en particulier bien sûr. Et ce petit con pseudo hétéro continuait à se promener allègrement dans ses pensées.
Il esquiva donc toute forme de réponse avec un sourire plein d’assurance. A lui d’interpréter comme il le voulait.
Et puis quoi d’abord ? En fait. C’était un compliment. Ok, il était plus vieux que lui. Mais ce n’était pas encore un vieux croulant et s’il faisait des compliments, ça devait être vu comme tel et non comme un moyen de ken quelqu’un !

Finalement, il rata surement des paroles à force de penser au joueur de Quidditch – l’idée que le petit déjeuner pourrait se passer ailleurs que dans la Grande Salle par exemple, ce n’était pas approprié du tout – et se rattrapa concernant les voyages.


Justement ! Mes cours devraient vous donner les clefs pour un voyage serein.
Imaginez donc. Fraichement diplomé... Prendre un sac à dos et hop. Partir à l'aventure pour apprendre tout ce que Poudlard ne nous enseigne pas. Parce que pas de temps, pas d'intérêt, pas de bon prof ou parce que jugé affreux/dangereux/amoral ou autre baratins et poncifs de grands papis.
Et la Roumanie est magnifique. J’ai un quart de sang roumain. Ce sont des grands tragédiens vous savez ? Moins que les polonais mais ma grand-mère, si elle se retourne un ongle, je vous jure qu’à côté, le suicide de Juliette passe pour une bouffonnerie.


Et Sebastian commença à imiter sa grand-mère, posant d’un geste théatral le dos de sa main sur son front, le visage jeté en arrière. Il balança des mèches imaginaires de cheveux en arrière et papillonna des cils un instant.
Le problème c’est qu’avec le sortilège de silence qu’il avait jeté, les élèves le voyaient gesticuler sans le son et commençait à le regarder.
Oups !

Il leur fit un coucou des doigts et soudain, les paires d’yeux posées sur lui se jetèrent comme par magie sur leurs ouvrages redevenus très intéressant. Et oui. Si vous grillez quelqu’un, le quelqu’un peut vous griller aussi.


Et j’étais à la coupe du monde au fait.

Et un clin d’œil. Un. En tribune des journalistes à bosser à la place de ma mère. Elle ne capte rien au quidditch donc elle m’a laissé toutes ses places en échange de mes commentaires. C’était hyper cool.
Et l’année d’avant, j’étais à la coupe du monde de football, en Argentine. Et gagnée PAR l’Argentine. J’adooooooooooore cette équipe. Même si je préfère l’Angleterre et la Mannschaft bien sûr. Mais ils n’avaient aucune chance de s’en sortir, il faut être honnête. Enfin c’était grandiose.
Vous aimez le foot ? Enfin… Pardon. Commençons par la base. Vous connaissez le foot ?  

Sebastian se rappela que les Sorciers n’y connaissaient rien en sport moldu. Ça pourrait d’ailleurs être drôle. Il pourrait leur apprendre. Et il demanderait à Christopher de l’aider.
hummmm… Non. Mauvaise idée. A tout point de vue. Non. Vraiment. Et il fallait qu’il chasse ce foutu Chris de ses pensées. De toute urgence. Et n’importe quel élève en fait, à la base. Un homme, adulte, mature et surtout qui connaissait déjà son orientation. Un truc simple, sans engagement, larmes ni compromis du genre « un jour chez toi, un jour chez moi, le troisième je te présente à mes parents ».


Fort de cette décision, il sourtit et … Et se calma devant la réaction de Benedict. Ok. Il avait peut-être été vraiment trop sec avec lui.


Désolé. Simplement… dans le reste du monde… Personne ne parle de ça. Bien sûr qu’il y a du racisme anti-moldu. Beaucoup de méfiance et d’incompréhension. Mais cet extrémisme malsain. C’est peut-être ma moitié allemande mais ça me fait peur.
Ce n’est pas pour rien que je me suis proposé comme prof à ce sujet justement. Je ne suis pas fan des Moldus. Ils ne sont pas de notre monde. Ni nous du leur. Ils ont beaucoup de défauts et ils sont particulièrement pénibles à mon goût. Mais ils sont capables de palier à l’absence de magie par une imagination fertile. Et c’est ça justement que je veux inculquer à mes élèves.


Il finit par se relever de la table pour s’assoir sur la chaise, se positionnant plus confortablement et un rien plus conventionnellement aussi. Il regarda un instant sa robe qui crachait du fil et lâcha un « assez » en allemand peu amène. Dragon et lion semblèrent mécontents et partirent bouder dans son dos. Pour mieux s’y battre à loisir aussi.

D’une main, il commença à pianoter sur la table.


Vous devez apprendre qu’il n’y a pas d’autre limite, dans la vie, que sa propre volonté, que sa propre imagination. Et aussi son intelligence.
Vous pouvez vous trouver dans des situations incroyables où la magie ne vous sera d’aucun secours. Si vous êtes perdu en ville, au milieu de Moldus, non, vous ne pouvez pas monter sur votre balai et voir d’en haut ce qu’il se passe. Vous devez être capable de vous débrouiller comme un moldu.
Les Oubliator ont autre chose à faire que du babysitting de Sorcier en terrain non magique.


Il roula des yeux.

Et franchement. Ecossais. Irlandais. Anglais. Allemand. On s’en fout le coquillard hein. Vous êtes le deuxième que je croise qui fait son susceptible sur la question.
C’est comme pour le sang sorcier. La valeur se prouve par les actes. Pas par des babillages.
Allez traverser le désert de Gobi sans balai. Croyez bien que parler l’irlandais ne vous aidera pas une fraction de seconde pour supplier un nomade Moldu de vous laisser une gourde remplie d’eau.


Sebastian s’arrêta dans sa leçon de morale. Ça allait devenir chiant, rébarbatif et soporifique comme un cours d’histoire de la magie.

Bonjour l’angoisse. On dirait mon prof de Morale quand j’étais petit. Désolé.

il eut un rire un peu gêné. Brigitte, intéressée comme à chaque fois que Sebastian s’enflammait pour une idée qui lui importait, vint se poser sur son épaule, fixait Benedict avec insistance. Elle émit un petit cri mécontent et partit dans le sac.
Du coup, Sebastian changea son fusil d’épaule.


Mais sinon oui. Pour l’Assurdiato, pas de souci. C’est simple en fait. Même pas de magie noire.

Encore qu’il pourrait en apprendre à pas mal de pseudo mangemorts à la mord moi le nœud. En Haïti, la magie noire était une branche plus qu’étudiée. Elle était sacrée. Le Vaudou était enseigné dès la première année d’école magique et chaque élève avait un animal totem.

Juste une condition. Ne le répétez pas à tout le monde. Et sachez que la Grande Salle est protégée contre ça. Ça évite aux petits plaisantins de tricher en se lançant le sort entre eux.
Une année, deux ans avant mes BUSE je crois, ils ont levé le sort pour faire un test. Tout le monde a voulu essayer. Ça a été une catastrophe. La cacophonie la plus totale. Avec de violentes migraines et des saignements de nez chez la plupart des élèves. Personne n’a jamais plus osé.


Sebastian adorait la grande salle pour ça. C’était plein de sorts et de contresorts. Si on pouvait mettre la magie en bouteille, ils tiendraient là un des plus grands filons au monde, il était prêt à le jurer.


Disons que… Voyons. Après notre cours de cet après-midi du coup ? Si vous n’avez rien d’autre à faire. A moins que vous ayez un entrainement de quidditch bien sûr.
Notre cours aura lieu en extérieur mais rien ne nous empêchera de nous entrainer ensuite. Pour le lieu, on verra en fonction de la météo je pense. J’espère que ce sera clément. Mais on va bien rire. Je vous ai prévu quelque chose de fantastique, je tiens à le dire.
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Mar 1 Mar - 15:49



Une chose était sûre, monsieur Keller était un personnage atypique. Il avait un je ne savais quoi de déstabilisant, mais il me plaisait bien ce prof ! Chris avait raison. Il était plutôt sympa et cultivé qui plus est, et… mon regard troublé par son sourire chercha refuge sur un autre point à fixer et… s’arrêta sur ses épaules… carrées, comme m’avait dit l’écossais. Il n’avait pas mentit. Une carrure de batteur de quidditch… C’était ça qu’il avait dit. Mon imagination débordante fit le reste. Je voyais déjà monsieur Keller sur un balai avec les couleurs des Kestrels de Kenmare. Tu t’égares, mon pauvre Benedict ! Je reportai mon attention sur ce que le prof racontait à propos des tragédiens roumains et de sa grand-mère dont l’imitation valait son pesant de cacahouète et me tira un nouvel éclat de rire. Une chance que personne ne nous pu nous entendre ! Par contre, ils pouvaient nous voir…

Je me retournai en voyant monsieur Keller agiter ses doigts à l’intention des autres élèves présents dans la bibliothèque. Oops, en effet. Devant le comique de la situation dont j’essayai de me faire une image vue de l’extérieur, sans son – pas comme Véronique – je pouffai une nouvelle fois de rire. Qu’est-ce que je disais ? Ah oui ! La coupe du monde de Quidditch. « Oh ! …»  Son clin d’œil ponctua temporairement mon exclamation mais ne me permis pas pour autant de respirer. Quel charmeur ! Et le pire, était que ça marchait… « Vous y étiez ! Nous nous sommes peut-être croisés alors ! »  dis-je avec un sourire radieux, après l’avoir assommé de mon enthousiasme débordant au sujet de l’évènement sportif. Monsieur Keller digressa sur le football et je le dévisageai d’un regard tout aussi brillant que lorsqu’il m’avait parlé de quidditch. « Oui bien-sûr que je connais ! Chris n’arrête pas de m’en parler ! Il m’a même emmené voir un match une fois ! Heu… C’était pour la finale du championnat d’Ecosse. Les Celtics de Glasgow ont remporté la victoire sur les Rangers de Dundee United. C’était assez amusant, mais moins spectaculaire que les matchs de quidditch, je dois avouer. »  et à vrai dire, l’ambiance était telle, que je ne savais même plus comment avait terminé la soirée. Une fois de plus, on s’était branchés avec Chris sur nos nationalités respectives, puis il avait du loger son poing dans la figure d’un mec qui avait voulu prendre part à la conversation. Le grand classique ! On avait fini au pub à boire du whisky et j’avais pris là ma première cuite. C’était pas beau à voir et au moins aussi désagréable que de subir le sortilège de crache limaces. Sauf que c’était pas des limaces. Amis de la poésie bonjour ! Un sourire un peu niais fendit mon visage à ce souvenir.

La conversation avait pris une tournure plus sérieuse lorsque j’avais finalement décidé de céder à ma curiosité quelque peu déplacée. Je m’en étais rendu compte… trop tard et je me confondais en excuses. « C’est vrai ? »  J’étais stupéfait d’apprendre que cet extrémisme, comme il l’appelait, était typiquement breton. J’ouvris la bouche pour répondre, mais il ne m’en laissa pas le temps. J’acquiesçai de la tête, tout en buvant ses paroles. C’était effectivement ce dont je m’étais rendu compte, au contact de Chris et c’était ce qui me fascinait aussi chez les moldus. J’étais donc particulièrement content d’apprendre que monsieur Keller partageait mon point de vue sur la chose.
Imaginant un sorcier monter sur son balai en pleine foule moldue me fit sourire. Je ne fis aucun commentaire, mais ça ne risquait pas de m’arriver. J’étais vraiment nul sur un balai.

C’était amusant qu’il me parle des écossais tout à coup ! Chris ne m’avait pas dit qu’il lui avait parlé… « A vous entendre, j’ai l’impression que vous avez rencontré Carmichael, non ? »  demandai-je, amusé. Il n’y avait que lui pour être aussi susceptible sur la question. C’était le mec le plus nationaliste que je connaissais ! J’étais un enfant de cœur à côté lui. Je ne revendiquai d’ailleurs presque jamais mes origines Irlandaises, c’était rare – je ne savais pas ce qui m’avait pris. Chris avait vraiment une très mauvaise influence sur moi – excepté avec Chris, pour l’emmerder. Parce que, n’allez pas lui dire, mais j’aimais particulièrement le chambrer. J’avais d’ailleurs le privilège d’être l’un des rares à pouvoir le faire sans me prendre son poing dans la figure.

« Pour tout vous dire, je n’avais jamais été tant concerné par le sujet que depuis mon entrée à Poudlard. Ce racisme… comme vous dites, je le déplore aussi. »  J’en profitais surtout de ne pas être entendu pour l’avouer. Je savais que de tels aveux pouvait m’attirer des ennuis, s’ils étaient entendus par des oreilles indiscrètes. Mais qu’importe, je le pensais vraiment : «« Je sais que beaucoup de gens sont très regardants sur les origines des gens, ou la pureté du sang ici. Mais je trouve cela assez malsain aussi et pour moi, la valeur d’un sorcier ou d’un être humain, n’a rien à voir avec ses origines. »  Les gens pouvaient bien dire ce qu’ils voulaient sur moi, sur mes origines Irlandaise et sur le sang pur de ma famille, mais si nous l’étions, c’était un pur hasard, vraiment. Mes parents n’avaient jamais fait montre d’aucun racisme envers les moldus. Ils m’avaient juste enseigné la tolérance et la prudence dans ce bas monde. Mon père était d’ailleurs sans doute moins tolérant envers les extrémistes sang purs que les autres, et faisait des raccourcis et des amalgames sur certaines pratiques magiques. Mais ça, c’était un autre problème.
Un sourire en coin fit écho à celui du professeur, et je répliquai aussitôt : « Oh ! Non, non ! Vous avez sans doute raison ! »  Oui, j’étais le genre de mec qui était passionné par les cours d’histoire de la magie, tout comme celui qui était capable d’avaler une encyclopédie entière sur la Dragoncelle pour trouver quelques bribes d’indices pour faire rouler la bosse d’une vieille statue, et en plus, de trouver le sujet fascinant ! J’étais aussi le genre de mec qui risquait de se passionner pour les cours de monsieur Keller, qui avait une vision tout à fait proche de la mienne de la condition sorcière et dont l’expérience et le côté aventurier, baroudeur était particulièrement excitant. « Vous en faites pas pour ça. Je…J’ai tendance à faire pareil quand un sujet me tient à cœur. »  dis-je en contournant la chaise sur laquelle Sebastian s’était assis et ne m’appuyai à mon tour sur le coin de la table. « Mes camarades me reprochent souvent de beaucoup trop parler. J’ai tendance à me passionner pour beaucoup de sujets et j’aime bien… partager avec les autres… Un peu comme vous. Du coup, moi je trouve ça cool, d’avoir un prof passionné par ce qu’il enseigne et… expérimenté, qui plus est. » dis-je en lui jetant un regard en coin.

Je me redressai brusquement au cri strident de Brigitte qui me fit sursauter. « Elle… a pas l’air très…commode votre bestiole. » La fameuse bestiole rigolote dont m’avait parlé Chris. Commode n’était peut-être pas le bon mot. Peut être qu’elle ne m’aimait pas. Tout simplement. Je ne la trouvais pas si, rigolote que ça, moi. Ou alors… Il parait que les animaux ressentent la peur. Sans doute Brigitte ressentait-elle mon malaise et mon attitude la rendait peut-être nerveuse ?

« De magie noire ? » répétai-je machinalement. Il venait d’attiser une nouvelle fois ma curiosité et d’alimenter mon excitation. Une condition ? Il acceptait ? Pour de vrai ? Tout ce que vous voudrez ! J’étais comme un gosse à la veille de Noël. « Bien-sûr ! » Je contraignis mon sourire afin de ne pas me montrer trop enthousiaste, mais je ne pu m’empêcher de répliquer : « J’imagine. Surtout si le sortilège n’est pas maîtrisé, je n’ose même pas imaginer ! » Il n’y avait qu’à voir les effets de certains sorts moins dangereux lorsqu’ils étaient ratés. Je risquais de bien m’amuser ce soir avec Chris lorsque nous allions mettre en pratiquer les sortilèges de métamorphose.

« Heu… ce soir je dois voir mon… » Commençai-je en réfléchissant à toute allure, affichant une mine gênée. J’avais rendez-vous avec Chris. « Non, je ne fais pas de quidditch. » m’empressai-je d’ajouter. Peut-être que Chris pourrait rester ? Après le cours d’étude des moldus ? Mais il venait de dire qu’il ne fallait pas que je l’ébruite… Chris avait l’air de vouloir s’entraîner un peu… sans doute pourrait-il aller frapper quelques cognards pendant que j’apprenais à jeter un sortilège ? Il me fallait trouver une réponse. Vite ! « Oh ? vraiment ! Il me tarde d’y être ! » répondis-je. Cela pouvait faire un peu fayot, carrément même ! Mais je m’en foutais, c’était sincère.
« Heu…Monsieur Keller ? Est-ce qu’il serait possible de…enfin…Non rien. » Je me résignais. Je ne me rendis pas compte de mon attitude plus que suspecte, mais je trouvais plus judicieux de lui demander la permission pour Chris sur le fait. « D’accord. Après le cours d’étude des Moldus. Ce soir. » répondis-je avec un grand sourire pour masquer ma gêne.


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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Mar 1 Mar - 19:52

AAAAAAAAH !!!

Cri de joie ? Non. Hurlement de bonheur !

Les Celtics ! Ils déchirent ! Bon, en même temps, en face, Dundee quoi. C’est ballot. Non, faut aller voir le Bayern de Munich. Ça c’est du club. Ça y va sur le terrain. Ça chouine pas comme une italienne hein !

Après c’est vrai que c’est différent du Quidditch. Mais au moins t’es sûr de sortir du stade avant d’entrer en phase de momification hein. J’suis sûr que c’est possible. Si un match dure trop longtemps et qu’il est chiant ?

Vous en pensez quoi ?

Ouai, Seb était comme ça. A demander son avis à un élève, comme à un adulte. Pour lui, l’avis de tous était important, pour peu que son interlocuteur donne des arguments. Et comme l’interlocuteur en face de lui était un serdaigle, bah… ça coulait de source non ?

Sebastian prit un air plus sérieux quand il s’ouvrit sur le racisme ordinaire qui traversait le pays. Il trouvait ça affreux et nauséabond. Bon, ok, il n’avait pas l’amour du Moldu comme sa mère et sa grand-mère, loin de là. Mais un peu de respect et de tolérance, ça ne tuait personne d’après lui. Bref, ce qui lui expliquait Benedict le rendait nauséeux. Ça puait les ennuis à plein nez et pour beaucoup de monde. Le meilleur moyen de lutter contre ça, selon lui, c’était l’éducation. Il allait devoir redoubler d’ingéniosité pour motiver ses élèves.

En tout cas, il ne répondit pas à la question concernant Chris, craignant d’avoir fait une gaffe monumentale. Autant reprendre un sujet moins miné. Sebastian venait – enfin ! – de tilter et de faire le lien entre le Benedict évoqué au petit déjeuner et l’élève en face de lui. Hum ! Au moins, il ne pouvait pas dire que Christopher avait mauvais goût. C’était déjà ça. Mais du coup, il se sentit un peu plus sur ses gardes et en même temps, encore plus curieux de connaitre cet irlandais.

Parler c’est bien. Pour peu qu’on ait un truc à raconter en fait.Pour ça que je conseille aux ex-griffondor de fermer leur mouille. Ils ont juste l'air idiots. Que quand ils la ramènent, généralement, on voit qu'ils sont VRAIMENT idiots.


Le problème, à ce qu’il parait, c’est que j’ai trop de choses à raconter. Mais c’est normal non ? On est des Serdaigle ! C’est notre devoir de faire partager nos connaissances !

Il avait pris un ton un peu outré. C’était à la fois sincère et un aussi avec un brin de comédie de sa part. La fierté des Serdaigles, on n’en parlait jamais assez. Tout ce savoir engrangé, ça n’était pas bon pour la tête ni pour les chevilles. Comment ne pas en être démesuré fier. Au-delà de la connaissance, c’était aussi une intelligence profonde qui coulait dans les veines des élèves.

Et du coup, ça nous rend passionnés.

CQFD. Voilà. Cordialement. Bisou sur la fesse gauche pour les autres maisons. Sebastian fixa intensément Benedict. « expérimenté ». Bon sang. S’il était du genre à rougir, là, il aurait viré au Rouge-Christopher-vient-de-se-faire-emballer-pour-la-premirère-fois-par-un-mec. Cependant, il ne répondit pas sur cette assertion, se demandant s’il était en train de se faire draguer ?! ça aurait été le monde à l’envers quand même. Non ?

En même temps il était mignon tout plein. Et aussi le pote – bromance ??? – de Chris. C’était jouer avec le feu non ?

Ah ! Sauf qu’il adorait ça.




Et expérimenté oui. Il est important de tout essayer dans la vie. J’ai toujours eu à cœur de varier les expériences dans ma vie. J’espère que vous aussi. Et que vous ne vous contentez pas de végéter sur des savoirs purement théoriques. L’APPLICATION, LA MISE EN PRATIQUE. Voilà ce qui compte. Ça nous plait ? On teste. Notre instinct nous dit de fuir ? Fuyons. Mais pas trop loin. Au cas où on raterait une opportunité.

Ah mais c’est ça. Les opportunités. Ne jamais en manquer une.



Et Sebastian adressa un sourire à la fois gentil et un rien prédateur à Benedict. C’était plus fort que lui. Sans attache depuis… quelques temps maintenant, il ne savait absolument pas comment gérer tout ça. Incroyable mais vrai. S’il avait été un bon petit Serdaigle, il serait resté en retrait. Il aurait attendu de voir. Mais… Attendre et Seb semblaient tellement antinomiques.

Finalement, Sebastian finit par rire à la remarque de Benedict.

Pas commode ? Elle a failli être tuée parce que trop accommodante. Vous n’irez pas le répéter au Mage Vaudou qui la possédait. Sinon il va ENCORE criser, ce gros crétin des Alpes.

En fait, visiblement, elle ne sait pas quoi penser de vous. Mais c’est bizarre parce que normalement elle ne réagit pas comme ça dans ce cas.

Vous êtes allergique aux Mangoustes ? Ou un truc du genre ? Vous avez déjà été possédé ?

Sebastian cherchait dans un coin de sa tête ce qu’il savait des réactions de l’animal. Histoire de savoir pourquoi la pauvre Brigitte n’arrivait pas à déterminer sa relation avec Benedict. Ce n’était pas très normal. Genre, le Serdaigle lui avait cassé sa Mangouste quoi ?! Non.

Oh mais… Vous êtes intéressé par la magie Noire ?

Hummmm. Un truc pas super populaire par ici. Après ça dépend de quelle magie noire on parle.

En Europe, dès que ça touche à des choses maitrisées uniquement en Afrique ou dans les Caraïbes, ça y est. Ça vire à la paranoïa collective. Tout de suite vous êtes pire que le pire des sorciers et ça pleure dans les chaumières.

Bon, je devrais pas dire ça hein. Mais quand même. Le savoir en lui-même n’est pas néfaste. C’est l’usage qu’on en fait.

Bien sûr, une magie qui nécessite qu’on tue un être humain n’est que négative. Mais bon, faut pas non plus virer au fanastisme acharné non plus. Parce que quand vous faites des potions avec du sang de lézard, vous croyez qu’il est encore en vie le lézard hein ?

Et quand on utilise une écaille de dragon ? ça se plume pas comme du poulet les dragons, j’peux vous le garantir. Toute magie a un prix. Reste à en fixer une limite supportable pour la morale et la conscience, à la fois collective et individuelle.

Enfin j’dis ça, j’dis rien.




Hiiiiirrrkkkkk. Il allait se faire virer. Sa conception de la magie noire choquerait forcément en Europe. Il le savait. Mais de là à l’exposer dès le premier jour, et à un élève de surcroit, ça c’était la plus grosse connerie de ces dix dernières années. – après d’être endormi sur une fourmilière, mais c’est une autre histoire -

Sebastian fit un sourire encourageant à Benedict.

Non mais dites moi. Il y a un souci ?

Faut pas hésiter. Je peux décaler. Si ce n'est pas du Quiddich, ni un cours, je ne vois qu'une seule bonne raison. Vous avez un rendez-vous amoureux, je ne voudrais surement pas être un élément perturbateur.
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Jeu 3 Mar - 23:44



Je sursautai presque au cri de Sebastian. Il était vraiment prof ce mec là ? Sa liesse était communicative et mine de rien, je n’avais jamais été un grand adepte des conventions, même si je m’efforçais de m’intégrer, autant que faire se peu dans le carcan social imposé par le monde sorcier. Et lui, il bousculait tous les codes et toutes les barrières. Ce qui était surprenant, mais qui n’était pas pour me déplaire du reste. Je ris avec lui et enjoignis son enthousiasme, dans une moindre mesure, certes, puisque je connaissais très peu le football. « Le Bayern de Munich ? Je demandrais à Chris. » dis-je avec entrain. L’écossais était mon référent en la matière. Parlez-moi de quidditch, là oui par contre, je maîtrisais mon sujet !

« C’est vrai que les matchs de quidditch à haut niveau peuvent être d’un ennui mortel, par moment, quand ils durent trop longtemps. Mais l’avantage, c’est qu’il y a toujours de l’animation ! Tenez ! Il n’y a qu’à voir à la coupe du monde de quidditch, la finale a duré trois jours !! Bon certes, j’avoue ne pas avoir été attentif les trois jours entiers. Même moi ! Et c’est peu dire ! Mais ça n’empêche pas qu’on a bien rigolé ! Vous avez vu les duels de feu d’artifices magiques entre les supporters Bulgares et Brésiliens ? Il y en a même une qui a éclaté dans notre tribune ! On a été obligés d’évacuer, mais qu’est ce qu’on a ri !
D’ailleurs à ce propos, quelle est votre équipe préférée ? Moi je supporte les Kenmare Kestrels, vous vous en doutez. Mais n’allez pas croire que je suis nationaliste pour autant. Ca m’amuse d’en jouer parce que j’aime beaucoup charrier mon ami écossais. Mais je trouve tous les matchs de quidditch intéressants. Enfin… quand il y a de l’action, quoi !  Le football, c’est un peu moins… festif dirons-nous, puisque le temps de match est plus court. Mais c’est vrai que l’ambiance en écosse était plutôt sympa.»
Pour ce que je m’en souvenais.

Le prof ne répondit pas au sujet de Chris, mais je ne m’en formalisais pas. Il avait peut-être évoqué les écossais pour faire une généralité après tout. Il aurait bien le temps et le loisir de rencontrer notre nationaliste écossais et il n’allait pas être déçu du voyage ! Foi d’O’Carley ! Chris était un sacré phénomène ! Et ce n’était rien de le dire !

Je ne me retins pas de sourire au sujet de l’idiotie des gryffondor. C’était vrai, pour une bonne partie d’entre eux, mais ils n’étaient pas les seuls à avoir l’air idiots. J’avais quelques copains chez les gryffis, ils avaient leur caractère, je devais l’admettre mais au moins, avec eux, on savait sur quel pied danser. On ne pouvait pas en dire autant des serpentards !

Les mots de Keller flattaient mes oreilles et sa voix prenait un délicieux goût de miel ! « Exactement ! C’est ce que je me tue à expliquer à mes camarades. Mais même à Serdaigle, il est assez fréquent qu’on me demande de… » la fermer, c’était ptêtre pas ce qu’il y avait de plus classe, j’optais donc pour le plus soft « …me taire. » Il était vrai que j’avais tendance à me passionner pour des sujets qui n’intéressaient déjà pas forcément les gens de mon âge, et en plus, j’étais tellement curieux que je m’attardais parfois sur de menus détails dont tout le monde se fichait éperdument. Mais pour moi, chaque détail avait son importance. Un sourire radieux étira mes lèvres. Je n’avais pas d’autre mots pour exprimer cette passion dont parlait monsieur Keller. Oh que oui ! Je le comprenais ! Enfin un qui me comprenait ! Bref, nous nous comprenions ! « Vous ne savez pas à quel point je suis heureux de vous l’entendre dire ! » avouais-je sans détour. Oui, ce prof commençait sérieusement à me plaire et je n’étais pourtant pas encore au bout de mes surprises. Le meilleur était encore à venir !

J’avais, sans le vouloir, inversé nos positions en m’asseyant sur le coin de la table, ce qui faisait que je le surplombais maintenant. La sensation que j’éprouvais était assez étrange et assez confuse. J’avais un mal fou à prendre du recul sur cette conversation surréaliste. J’avais l’impression de parler avec un mec de mon âge, mais j’avais aussi peur de faire un faux pas, une faute d’étiquette qui briserait le charme et qui précipiterait l’instant où il me remettrait à ma place, d’élève.
Mais peu importait. Ce ne serait pas la première fois que ça m’arriverait. Même si le feeling, là, était légèrement différent. Je décidais de profiter de l’instant. Et quel instant ! Keller avait fait naître en moi une espèce d’excitation que je ne m’expliquais pas. Il me poussait à repousser mes limites et m’encourageait à l’expérience. J’étais aventureux par certains aspects. Expert en maraude et en exploration, tout particulièrement, brillant en expérimentation de sortilèges même si je me montrais relativement prudent à ce sujet et pour le reste… théorie, théorie, théorie. Il visait juste. J’étais plus à l’aise, le nez dans un bouquin que sur certains terrains. Je souriais toujours. S’il savait… Quelque part, je l’enviais un peu. J’avais envie d’être comme lui. Il avait l’air si sûr de lui ! Alors que chez moi, l’assurance et l’arrogance, ce n’était qu’une façade.

Son sourire carnassier me força à détourner les yeux pour maintenir mon sang froid. Je n’aimais pas perdre le contrôle de mes émotions et monsieur Keller avait le don de me mettre un peu mal à l’aise, même si mon admiration pour lui grandissait. Je remerciais intérieurement sa bestiole de m’avoir donné une vraie fausse raison de justifier ce malaise.
J’étais de nouveau sur mes pieds, et je me contentais de m’appuyer contre la table cette fois. J’étais à la fois fasciné et surpris par tout ce qu’il déduisait de l’attitude de la mangouste à mon égard. « Heu… non. Rien de tout ça. J’ai juste… » honte d’admettre que tout ce qui remuait un peu trop me faisait un peu flipper. « … je n’en avais jamais vu avant. Autre part que dans un livre. Elle a peut-être… peur de moi. Je ne sais pas ! » dis-je en riant. C’était plutôt l’inverse. « Alors qu’il n’y a vraiment pas de quoi ! En tout cas, je ne lui veux pas de mal. » Ca c’était vrai par contre. J’en aurais été bien incapable.

« Heu… non, c’est pas ce que vous… » mais je n’eu pas le temps d’en placer une que Sebastian, déjà, s’enflammait sur le sujet de la magie noire. Mon regard fuyant me trahit un instant. J’étais super mal à l’aise. Ou comment remettre de l’huile sur le feu d’une histoire qui était en train de se tasser ? Déjà que Chris l’avait rappelée à mon bon souvenir ce matin. J’aurais pu me refermer comme une huitre et sourire, comme je savais si bien le faire dans ces circonstances, puis couper court à la conversation, comme si je n’étais pas affecté, et puis changer de sujet, comme si de rien n’était. Mais Les paroles de Keller me surprirent encore. J’étais abasourdi. Quoi ??? Est-ce que mes oreilles fonctionnaient bien ? Le voile qui était passé devant mes yeux fut arraché sans ménagement par le prof allemand. Je passais d’un air hébété à un air plus que surpris et je du me contraindre à fermer la bouche pour ne pas avoir l’air d’une carpe hors de l’eau. J’étais en train de rêver et il était en train de me subjuguer. « Je… o…oui. » dis-je en souriant timidement. C’était l’un des rares, après oncle Edern et monsieur Hamilton à penser cela. Et surtout, à en parler avec le plus grand détachement, comme s’il parlait de la pluie et du beau temps. Je m’autorisai à rire, à propos des écailles de dragon. J’en savais quelque chose, puisque mon père travaillait dans le milieu. « C’est vrai ça ! Vous avez raison ! » Voilà un nouvel argument que je pourrais fournir à mon père si le sujet repointait le bout de son nez dans ma famille. Mais il était plutôt tabou. Il ne fallait pas rêver. « C’est vrai que c’est plutôt tabou d’ordinaire. » dis-je en souriant presque tristement. Il me tendait une perche monumentale. Il s’était ouvert à moi et j’avais là une occasion rêvée de partager ma passion pour le sujet avec quelqu’un d’autre, un adulte qui plus est ! Et un professeur ! A Poudlard ! Saisis ta chance Benedict ! C’est une opportunité à ne pas manquer ! Les mots me brûlaient les lèvres.

« Vous savez… dans ma famille, la magie noire n’est pas très bien vue. Enfin… mon père désapprouve son utilisation. » J’osai prendre mon courage à deux mains et plonger mon regard dans celui du professeur. « Mais mon oncle n’est pas de cet avis. Il partage le vôtre, en réalité. Il est vrai qu’ici, beaucoup de sorciers ont peur de cette forme de magie, parce qu’elle est méconnue et elle est souvent associée à des catastrophe, ou des drames. Aujourd’hui, plus que jamais ! Avec l’arrivée de ce Lord V…ol…de…mort. » Ma voix tremblait, mes mains aussi. Je les planquais dans mon dos. « Il n’y a qu’à étudier l’histoire pour s’en rendre compte ! De tout temps, la magie noire a été la source de beaucoup de malheurs parce que mal employée ! Mais sans mauvaise intention, c’est une magie comme une autre ! Certes, un peu différente et un peu bizarre parfois mais… la comprendre et l’étudier permettrait d’arrêter de la craindre ! » Mon regard flamboyait. Je m’étais enflammé, malgré moi. Il avait juste fallu qu’il me lance et… Oups ! Je ne pouvais ravaler mes paroles et je le pensais vraiment. J’avais peur maintenant, même si j’affichai une mine déterminée. Peur d’être allé trop loin. Peur d’avoir dit des conneries.

« Non. Il n’y a aucun souci. C’est juste que… »  Quitte à oser, autant tout oser maintenant ! « Est-ce que mon ami, Carmichael pourra rester aussi ? Nous devions nous retrouver pour étudier après les cours et… C’est quelqu’un de confiance. Il tiendra sa langue. Pour le sortilège. » Mais qu’est-ce que tu fous Benedict ? « Il pourrait... être témoin pour nous dire si ça marche ? Non ?» Bah oui ! Tant qu'à faire !

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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Ven 4 Mar - 15:05

Mon équipe de Quidditch ? Vraiment ? Ce n’est pas évident ?
J’ai fait ma scolarité à Poudlard, mais j’ai grandi en Allemagne hein. Donc il n’y a qu’une seule équipe au monde à mes yeux. Les Busards de Heidelberg. Et j’ai une affection particulière pour les Harpies.


Oui bon, c’était un troupeau de greluches, mais elles avaient toutes un putain de caractère – la cicatrice qu’il avait au genou en était la preuve, cette garce de gardien, alors qu’il était venu l’interviewé pour le compte de sa mère, l’avait mordu au sang ! Bitch ! – mais elles étaient couillues et avaient droit à un certain respect de sa part. En plus, elles étaient carrément plus pénibles que les autres nanas. Et à ce niveau-là de pénibilité, ça méritait quand même un prix pour l’effort considérable que ça représentait.

Quant à la finale, Sebastian ne parla pas de son point de vue. Ce n’était pas pour un jeune homme d’entendre : Et bien il y avait ce danseur de samba et du coup j’ai pris des cours particuliers pendant plus de 36h non stop. Bon, ça allait. Il avait vu les 8 dernières heures. C’était déjà pas mal. Et il avait été par la suite au Brésil pour… deviser samba avec les sorciers du coin.
Du coup, le prof afficha un sourire idiot en se souvenant de cette finale. Ouai. Elle était vraiment chouette. Vraiment très très chouette. C’est souple les danseurs de samba.

D’une visualisation mentale, il s’obligea à oublier Ricardo, ses fesses fermes et ses fringues en satin d’une couleur criarde. Tristesse.
Hein ? Se taire ? Lui ? Il avait dit quelque chose ?
Avec l’ombre de l’effarement, Sebastian se redressa, en se demandant quand est ce qu’il avait trop parlé (voire bavé). Ah mais non. C’était bon. Le Benedict parlait de lui. Ouf. L’honneur était sauf.


Je crois que parfois, il faut savoir être… Sélectif dans ses propos et ses questions. Histoire de ne pas braquer son interlocuteur.

Oui. Un jour Sebastian appliquerait à lui-même les bons conseils qu’il distillait aux autres.
Il releva le nez vers l’élève et… Oh le joli cou. Hummfff. C’était mesquin. Mais Sebastian laissa planer son regard sur Benedict. Sa position surélevée par rapport à lui lui offrait la possibilité de fixer… tout un tas de jolies choses sans qu’il sache précisément ce qu’il regardait. Hummm. Bon, bon, bon. Du calme. Et puis ils étaient dans un lieu public quand même.
Sebastian regarda dans l’allée. Au bout, un des bureaux des employés. Vide. Bien. A certaines tables, des élèves, qui continuaient à leur lancer de rapides coups d’œil.
Pffffffffff. C’était chiant d’être coincé là pour papoter.

Comme une des tables était libérée près des fenêtres, Sebastian tira gentiment la manche de Benedict et lui désigna le coin, vide de tout être humain, d’un coup de menton.


Viens par là.

Et Sebastian se leva, sans même remarquer qu’il l’avait tutoyé. Les conventions sociales british ne valaient rien contre la simplicité teutone. Il posa son sac sans ménagement sur la table. Brigitte couina et sortit de là, mécontente. Pendant ce temps, il avait ouvert la fenêtre, posé une chaise dessous et, installé les pieds sur la table, commença à fumer. Dans le plus grand des calmes.

hummm… Suis pas sûr de pas me faire gauler avant la fin de la clope.
On disait quoi ? Ah oui. Brigitte. Peur. Non. J’crois pas. Mais faut pas s’inquiéter. Si elle vous a pas agressé, elle ne le fera jamais. Sauf si vous vous en prenez physiquement à moi. Et dans ce cas… hummm. Non, j’dis rien. J’vous garde la surprise.

Sebastian fuma sa cigarette, expulsant la fumée par la fenêtre et appuyant régulièrement sur un parfum d’intérieur pour cacher l’odeur. Pas du tout louche. Noooon.

Vous en voulez ?

Mais avant même qu’il ait fait le geste de tendre la cigarette, il vit s’approcher quelqu’un et écrasa la cigarette sur la table avant de la jeter par la fenêtre.

Ouuuppps. Ni vu, ni connu. Hop j’t’embrouille. Zolé, ça sera pour la prochaine fois.
Donc… hummm. Magie noire.


Ses yeux balayèrent l’espace où ils se trouvaient. L’élève avait disparu dans une allée même si son air suspicieux laissait planer le doute qu’il ait vu ce que Sebastian faisait.

Je sais bien qu’on est sous sortilège mais… Ce n’est ni le lieu, ni le moment.
On en reparlera un autre jour.

Il réfléchit. C’était mal d’inciter un élève à faire des tests ? Non. C’était la nature des tests qui était mal. Sacrifier des animaux par exemple. C’était tout à fait douteux. Et si Sebastian en connaissait plus que la plus part des sorciers européens, notamment sur les théories, sa pratique était encore très relative. Il y avait des lignes qu’il ne parvenait pas à franchir. Et des conséquences qu’il n’était pas sûr d’assumer.
Sorti de ses pensées par la question de Benedict, il releva ses yeux trop bleus sur lui.

Hummm ? Carmichael ? C’était un prénom ou un nom ça ? ça pourrait être Chris.

Oui, oui. D’accord. Je vous fais confiance.
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Dim 6 Mar - 15:14



«Oh ! Je demandais juste ça comme ça ! Vue que vous êtes mi-Allemand, quart roumain et quart anglais, si j’ai bien tout suivi, votre préférence aurait pu aller à l’une ou l’autre des équipes de ces pays, à moins que vous n’ayez pu vous prendre d’affection pour l’équipe d’un pays que vous auriez visité lors d’un de vos nombreux voyages ! J’avoue que ça doit être passionnant, de découvrir les pays et leur culture ! » dis-je, avec un air rêveur. Il était vrai qu’avec le potentiel que j’avais, je pouvais choisir d’embrasser bon nombre de carrières et, qu’on le croit ou non, c’était un réel problème existentiel pour moi, car j’avais envie de tout essayer et je n’avais pas envie de m’arrêter sur une profession en particulier. Pour rassurer mon père et pour justifier mes entrevues avec monsieur Hamilton surtout, sans éveiller ses soupçons quand aux réelles raisons qui me motivaient à le côtoyer, j’avais prétexté vouloir faire carrière au ministère. Mais en réalité, je n’avais rien décidé du tout et j’étais toujours aussi perdu quand à mon orientation professionnelle, - et personnelle aussi mais ça, ce serait l’objet d’un autre film – et je devais reconnaître que monsieur Keller venait d’égrainer chez moi la possibilité de m’ouvrir à d’autres horizons. L’idée de partir, comme lui, à la découverte du monde, avec un simple sac à dos m’aspirait de nouvelles envies de liberté, de fuir ce monde qui s’assombrissait peu à peu et dans lequel je peinais à trouver ma place, et me séduisait plutôt.

Sa remarque fit mouche. « Difficile de savoir s’arrêter quand on se laisse emporter par sa passion pour quelque chose. » dis-je avec un grand sourire. Même si j’étais forcé de reconnaître que c’était un sage conseil, je pensais à juste titre qu’il ne me contredirait pas, car j’avais vu dans ses yeux, cette fougue l’animer lorsqu’il parlait avec véhémence des sujets qui lui tenaient à cœur. J’avais un peu l’impression de me voir, dans quelques années. Ou pas. Car je n’étais ni mi-allemand, ni galbé comme un joueur de quidditch et que j’avais encore beaucoup à apprendre pour avoir ne serait-ce qu’un tiers de l’assurance qu’il dégageait. Je ne me l’avouerais peut-être jamais, mais inconsciemment, oui, j’enviais les traits de sa personnalité que j’admirais et qui me faisaient cruellement défaut. Je faisais peut-être parfaitement l’illusion, je m’y employais du moins, mais il ne fallait pas se fier aux apparences. Et quoi de mieux qu’un sourire angélique pour les sauver, les apparences, tandis que je sentais le regard du professeur me parcourir ? C’était… euh… curieux. Un doute m’assaillit. Avais-je dis une connerie ?

Mon sourire se figea sous le coup de la surprise lorsque Keller me saisit par la manche de mon pull. Je ne lui résistai pas cependant et le suivis sans broncher jusqu’au bureau vide de l’assistante de la bibliothèque, à l’abri des regards indiscrets. J’hésitai un instant sur le pas de la porte tandis que Keller prenait déjà ses aises et s’installait sous la fenêtre. Avions-nous le droit d’être ici ? Après tout, il était prof, il savait sans doute ce qu’il faisait. Je franchis le seuil de la porte à mon tour avant de me rendre compte qu’il n’avait pas plus de légitimité que moi d’être ici. « Gauler ? » répétai-je après lui. Sérieusement ? Il parlait comme Chris. La mangouste s’était éclipsée de son sac avec des petits cris et était partie vagabonder entre les hautes piles de livres posées au sol. Je la perdis de vue un instant. Je n’étais pas serein, mais c’était une petite bestiole après tout et puis, Keller disait qu’elle n’était pas agressive. Je me détendis un peu.

« Pourquoi m’en prendrais-je à vous ? » demandais-je sur un ton amusé. Certes, j’avais déjà blessé une élève, mais c’était un accident. Et contrairement à mon ami sanguin l’écossais, il était assez rare que je perde mon sang froid au point d’en arriver à m’en prendre physiquement à quelqu’un. « Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas le genre de la maison. Et puis, vous m’avez l’air de quelqu’un de très sympathique et de particulièrement… fascin… intéressant. Vous n’avez donc aucune crainte à avoir. » J’entendais la bestiole fureter, mais je ne la voyais toujours pas. J’avais saisi au passage un livre sur le haut d’une pile, que j’avais ouvert et commencé à feuilleter. Et là, coup de folie, je risquais un : « N’est-ce pas, Brigitte ! »

J’avais profité de cet endroit plus intimiste pour faire part de mes convictions sur la magie noire à Sebastian, puisqu’il semblait bien plus ouvert d’esprit à ce sujet que la plupart des gens et des professeurs de Poudlard.

Puis je relevais la tête sur monsieur Keller et avant que je n’ai eu le temps de comprendre ce qu’il me proposait, quelqu’un passa devant la porte du bureau. Un désagréable frisson me parcouru l’échine. Tout comme Sebastian, je suivis l’élève du regard puis sa réponse me fit l’effet de l’ascenseur émotionnel. Je me déridais quelque peu à l’idée réconfortante d’être protégé par le sortilège d’Assurdiato, mais il me doucha aussitôt qu’il voulu remettre la conversation à plus tard. Oops. J’en avais sans doute trop dit. Quel crétin ! Je pris sur moi pour masquer autant que faire se peut la honte que je ressentais à cet instant. Ce sujet était particulièrement sensible chez moi, et même si là n’avait pas été l’intention du professeur, ma susceptibilité venait d’en prendre un coup. Chris avait raison. J’avais eu tort. J’aurais mieux fait de faire profil bas et j’avais encore une fois manqué une occasion de me taire. ‘Etre sélectif dans ses propos pour ne pas braquer son interlocuteur…’ Je fermais brusquement le livre que je tenais entre les mains en souriant. Ça je le faisais très bien, jouer les faux-cul pour ne rien laisser paraître de ce que je ressentais. Quelle belle leçon il venait de me donner là et quelle douce ironie ! – l’auteur s’amuserait à dire qu’il n’y avait sans doute pas que la grand-mère roumaine de Seb qui pourrait faire passer Shakespeare pour un dramaturge de bas étage. Benedict n’aurait-il pas un peu de sang roumain par hasard ? - « Merci monsieur ! C’était vraiment très instructif de discuter avec vous. » dis-je la tête haute, sans me défaire de mon sourire. J’étais sincère.

Je m’étais tout de même risqué à demander la permission pour Chris, avec toute l’assurance qu’il me restait encore. Je regard trop bleu du professeur acheva de m’ébranler. Je sentis mes joues s’empourprer à son approbation et le mot confiance qui résonna en écho dans ma tête, me fit un drôle d’effet. Il ne fallait pas grand-chose pour le déstabiliser. Voilà ! Je ne savais plus du tout où j’en étais. C’était malin ! Je détournai instamment les yeux afin de retrouver contenance. « Ok. Super ! Merci. » Puis je reculai de quelques pas, manquant de marcher sur Brigitte que je sentis se faufiler derrière moi à ce moment là. « Oups ! Pardon Brigitte ! » Je perdis l’équilibre.

    Lancé de dé
    1 : Je me rattrapai à la pile de livre à ma droite et m’étalais par terre lorsque tous les bouquins vacillèrent sous mon poids.
    2 : Je titubais, ayant l’air de m’être soudain mis à faire quelques pas d’une danse particulièrement ridicule, mais je parvins à retrouver tout de même mon équilibre.
    3 : Je m’accrochai par réflexe à la robe de Sebastian qui me cracha des boulettes de fil.


«Psalmanbleu !» jurais-je entre mes dents serrées. L'assurdiato ne fonctionnait-il que sur nos voix ? Où venais-je de tirer le signal d'alarme qui allait faire débouler cette folle furieuse de bibliothécaire pour nous enguirlander ?
En tout cas, je venais d'atteindre le comble de l'humiliation suprême vis-à-vis du nouveau professeur. En plus d'être un sombre crétin doté d'une passion malsaine pour les arts obscurs, j'étais doublé d'un champion de la maladresse. Bravo Benedict !


Dernière édition par Benedict O'Carley le Dim 6 Mar - 15:26, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Dim 6 Mar - 15:14

Le membre 'Benedict O'Carley' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Dim 6 Mar - 23:36

En fait, ma mère est allemande et sa mère roumaine. Mon père était anglais. Je suis même né à Londres. Mais je préfère le Quidditch allemand. C’est plus… Comment dire. Viril. Moins léché. On fonce dans le tas quoi. No concession. NO PASARAN !

Sebastian leva le poing pour montrer un signe de résistance. Le jeu allemand, comme dans bien des sports était beaucoup plus physique et violent. La technique avait bien moins sa place que le jeu rugueux. Ce n’était pas pour rien que depuis quelques années, les terrains entiers étaient ensorcelés à coup de sort de coussinage. Parce que les chutes étaient si fréquentes et les blessures si graves qu’en une seule saison, en 1970, toutes les équipes avaient du recruter pas moins de 4 fois l’intégralité des joueurs. Depuis, par prudence, coussinage obligatoire. Et certaine portaient même des casques. Mais ça c’était pour les chochottes, de l’humble avis de Sebastian.
En tout cas, ça le faisait toujours bien rire l’arbitrage étranger. Sérieusement, siffler parce qu’on retenait le balai ? Trop facile. Un jeu à l’italienne. Franchement, c’était trop drôle. Combien de fois ça arrivait ? Et du coup, le joueur basculait par-dessus son balai. En Allemagne, on pariait même sur la façon de chuter des joueurs, le nombre de fois que ça arrivait dans un match ou encore sur le nombre de nez cassés en une partie. Physique on vous dit !


Mais j’aime tous les formes de jeu.

Oh la jolie tournure de phrase. Ça arracha un rire à Sebastian. Ouai. Un grand joueur que notre ami teuton décidément.

Vous devriez vous essayer à la diplomatie, vous savez monsieur O’Carley.

Il avait un sourire amusé. Difficile de savoir si c’était un compliment ou pas. A vrai dire c’était un peu des deux, et il s’en expliqua.

Ils parlent pour ne rien dire. Mais du coup, on apprend la valeur de chaque mot parce qu’ils arrivent à déformer vos propos. Du coup, vous nuancez. Vous réfléchissez.
Parler c’est bien. Mais penser avant, c’est mieux.


Un jour il appliquerait ce qu’il disait. Un jour. Promis. Quand il serait vieux, qu’il se déplacerait en déambulateur volant et qu’il aurait un dentier qui le gênera trop pour parler. Pas avant.
Notre Sebastian de si bon conseil, ne fit évidemment pas ce qu’il venait de dire. Sinon cela n’aurait été guère amusant.


Bah on sait jamais. J’mets souvent les gens en pétard. Trop bavard. Trop dilettante. Pas assez cadré. Au début ça amuse et apparemment ça lasse assez vite. Et puis il parait que je suis grave dans la séduction et que du coup, les gens ne savent jamais sur quel pied dansé. Mais c’est absolument ridicule franchement ! Déjà, c’est facile. Si ça porte la jupette, ça me soule. Non mais franchement hein. Comment on peut trouver le troupeau de donzelles griffondor qui gloussaient devant l’entrée en faisant visiblement leur marché sur les jeunes hommes célibataires attirantes. C’est des décérébrées ! Outre le fait qu’elles soient Griffondor j’entends. Des filles quoi. Ça parle que chiffon et potins. C’est nul !

Sebastian daigna enfin s’arrêter dans ses récriminations macho et antiféministes au possible. Il mourrait probablement assassiné 30 ans plus tard par un dangereux groupe de greluches manifestant seins nus très vraisemblablement. Il poussa un soupir. Tourner sa langue 7 fois dans sa bouche : JAMAIS. (par contre dans celle d’un autre mec, ça, aucun souci, merci de vous en inquiéter).
Bon ben du coup, hein, si l’autre n’avait pas compris encore de quel bord il était, c’était bon. Plus clair et net tu meurs. Sauf bien sur quand l’interlocuteur ne veut surtout pas comprendre. Avec un peu de chance, ça serait le cas de l’irlandais. Et Seb pria légèrement pour que ça soit le cas en fait.


Brigitte, à l’évocation de son nom, vint fouiner dans le secteur, agitant ses moustache d’un air inquisiteur. Pourquoi diable parlait-on d’elle ?
Seb laissa faire et quand Benedict sembla sur le point de mettre un terme à leur discussion, il s’en étonna presque. Par la corne d’un éruptif grincheux (oui, pléonasme, on sait, merci !), le temps avait vite passé. Dommage, parce qu’il sentait que ce genre de discussion si animée avec un élève était la raison qui le poussait à faire ce travail. Lire la passion dans les yeux, les gestes et les paroles d’une personne, c’était la meilleure des récompenses.
Sauf que Sebastian sembla découvrir alors un détail qu’il ignorait sur Benedict.
Une certaine… Gaucherie sans doute.
Avant même qu’il ait pu esquisser un geste pour le retenir ou lui dire attention, il vit, non sans un certain effroi, son élève se ramasser de tout son long, non sans un certain sens du ridicule.
Il en aurait bien ri s’il n’avait franchement flippé de se faire choper ici.

Il attrapa avec une vitesse étonnante son sac alors que la mangouste, d’abord froissée d’avoir été quasi piétinée, frémissait de colère, finit par comprendre l’inquiétude de son Humain. Elle se redressa avec une certaine raideur et poussa un cri de colère, comme si elle chargeait une masse invisible, avant de courir à travers la bibliothèque. Si ou plutôt quand quelqu’un allait se radiner pour voir le raffut, il allait être interrompu par une Brigitte en mode kamikaze.


Monsieur O’Carley…

Sebastian lui tendit la main, saisissant son poignet, pour le relever et le tira vers lui avec une certaine brusquerie, tant et si bien qu’ils se retrouvèrent clairement dans l’espace vital de l’autre.

Hummm… J’aime beaucoup la couleur de vos yeux mais je ne crois pas que ça soit vraiment le moment pour ça. J’espère sincèrement que vous êtes plus doué pour la course à pieds que pour le sens de l’équilibre, on y va.

Le professeur ne lui lâcha pas le poignet. Il le tira avec lui, commençant à courir dans la bibliothèque, sans vraiment chercher à être discret. C’était un peu tard pour ça. Néanmoins, il leva le sort en lançant un Sonorus. Qui rata évidemment puisque Monsieur Keller, tout à sa fuite, oublia de lancer correctement le sort et qu’il toucha tout le monde. Si Benedict et lui récupérèrent leur voix normale, les autres, eux, se mirent à crier bien malgré eux.  
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Message Sujet: Re: Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]   Mer 9 Mar - 3:20





J’avais trouvé en monsieur Keller, quelqu’un d’autre avec qui partager ma passion pour le quidditch et la conversation aurait très bien pu s’éterniser des heures sur ce sujet s’il n’avait orienté la conversation vers autre chose. J’en oubliais de lui demander s’il était lui-même joueur, afin de confirmer ou d’infirmer les pressentiments de Chris à son sujet. Mais peut-être que Chris s’était planté, peut-être que Keller était effectivement un sportif et qu’il pratiquait un sport moldu ? Allez savoir ! Cela ne manquerait pas de tourner dans ma tête et referait probablement surface lors d’une autre entrevue, car je me devais de clarifier cette information ô combien capitale !

Je pris la remarque de Sebastian pour un compliment et bien qu’il s’expliqua, il ne m’avait nullement froissé. Bien au contraire, il avait vu juste très dans mon jeu. « Il semblerait que j’ai quelques prédispositions pour cela, n’est-ce pas ? »  Je savais très bien faire la différence entre parler avec passion d’un sujet et parler pour ne rien dire. C’était simple, je parlais tout le temps. Souvent trop. Mais je savais nuancer mes propos en fonction de mes interlocuteurs, même si d’aucuns s’accorderaient à dire que de toutes façons, m’écouter parler, c’était chiant. Il y avait ceux que je saoulais sans le vouloir et ceux que je saoulais volontairement. Et je savais me taire aussi. Si si, ça m’arrivait des fois, je vous jure !

Ecouter monsieur Keller m’amusait parce que je me reconnaissais un peu dans ses propos excepté dans la… séduction. Ah non, là… Nous n’avions plus rien à voir en commun. C’est vrai qu’il était séduisant. Je n’avais pas de mal à me représenter un troupeau de filles le dévisager avec leur regards de merlans frits. C’était très certainement ce qui allait se produire d’ailleurs, en classe. Je me retins de pouffer de rire à l’idée. Et voilà qu’il me parlait jupette maintenant ? Je souris en ayant une pensée pour Chris. Mais non, aucun rapport ! Et je n’étais pas au bout de mes peines. Qu…quoi ? Qu’accoustiquai-je ? Il avait visiblement conscience du trouble qu’il provoquait chez la gente féminine – pourquoi Gryffondor en particulier ? Allez-savoir ! Il y avait très certainement du dossier là-dessous ! Cela dit, mon ex-petite amie était Gryffondor aussi… enfin…non, moi c’était… particulier, ça n’avait rien à voir – Bref, le succès auprès de ces demoiselles ne semblait pas particulièrement lui plaire. Cela dit, moi non plus, je n’aimerais pas être pourchassé par une bande de groupies. Je laissai échapper un rire très bref. « Oh vous savez, j’ai deux sœurs. On s’y fait !  Et heureusement, toutes les filles ne sont pas comme ça. Enfin… je crois. »  Mais c’était mes sœurs, alors, est-ce que ça comptait vraiment ? Le jour où elles se comporteraient comme les décérébrées que Keller décrivait, je comptais bien être là pour leur rappeler la définition du mot décence. Quant aux autres filles, et bien... J'avais autre chose à penser. Pour l'instant.

Vous l’aurez compris, non, je n’avais pas du tout saisi l’allusion de Sebastian. C’était la deuxième fois qu’il tenait des propos à la limite de la misogynie, mais je ne prenais pas cela pour argent comptant et il ne m’était pas encore venu à l’idée de tirer des conclusions hâtives sur son orientation sexuelle. Il pourrait en être soulagé.

Je ne pouvais pas en dire autant. Assis sur mon séant, je me dégageais des livres qui m’étaient tombés dessus. Mon visage avait cette fois pris une magnifique couleur Gryffondor qui se vivifia lorsque je me retrouvai collé contre monsieur Keller dont la poigne vigoureuse m’avait surpris. Son visage était trop près du mien pour que je puisse le voir dans son entièreté et mon regard avait peine à se fixer sur ses yeux. « Déso…Par…pardon ! » balbutiai-je. Mais je n’eus pas le temps de reprendre consistance qu’il m’entraina à sa suite. Ça courir, je savais bien le faire !

Il déboula du bureau manquant de bousculer une poufsouffle à lunettes à qui je lançais un « Désolé ! » au débotté. Pourquoi ? Je n’en savais rien.
Puis, entraîné par Sebastian, nous serpentâmes dans les allées afin d’éviter de croiser la bibliothécaire qui rugissait plus fort qu’un dragon, la voix amplifiée par le Sonorus que Keller avait lancé, sous le regard ébahi, voir outré des autres élèves venus étudier.

Ma gêne disparu bien vite, remplacée par l’excitation et la liesse provoquée par cette fuite inopinée. J’étais en train de rêver où, j’étais en train de chercher à échapper au dragon, gardien du seuil sacré de Poudlard, avec mon futur professeur d’étude des moldus ? Ouais. Normal quoi ! Je me laissai aller à rire. Je n’eus d’autre choix que de suivre Keller et je freinais des quatre fers lors qu’il passa devant la réserve. « Non, attendez ! Par ici ! » Non, ce n’était pas une issue, mais je savais que nous risquions de tomber sur la dernière des siamoises au détour de la dernière rangée de livres, et qu’ici, nous avions une retraite stratégique pour la semer. J’étais un habitué des départs canons de la bibliothèque. Je n’en étais pas à mon premier coup. J’inversai donc la tendance, et ce fut moi, cette fois, qui entraînai Sebastian dans les recoins plus les plus sombres de la réserve. Je pris un virage assez serré afin d’éviter l’allée où se tenait le livre hurleur. Certains tentèrent d’attraper nos cheveux et de déchiqueter nos vêtements « Attention à l’encyclopédie cogneuse ! » C’était comme ça que je l’avais surnommée. Elle m’avait eu plus d’une fois en surgissant de son emplacement pour aller se bagarrer avec les livres de la rangée d’en face. « Baisse la tête ! » Ca m'avait échappé. Il fallait dire que j'avais plus l'habitude de faire ce genre de facéties avec mes copains d'habitude. J’avisai un recoin entre deux bibliothèques et allai m’y tapir, contre le mur, le cœur battant à tout rompre, le souffle court. « Shhhht ! » dis-je en riant à moitié. J’espérais sincèrement qu’elle allait vite lâcher l’affaire, repartir dans une autre allée, afin que nous puissions sortir de là, en toute discrétion. Oui, j’étais d’un naturel très optimiste !


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Parce que vous êtes prof !? [Sebastian]

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