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 Rumeurs ou vérité ? [Bluenn E. Carter]

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+ SORCIER DEPUIS LE : 02/01/2016
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+ LOCALISATION : Serdaigle, 7ème année, Poudlard

Message Sujet: Rumeurs ou vérité ? [Bluenn E. Carter]   Ven 22 Jan - 0:43







Rumeurs ou vérité ?

Avril 1981
C’était une belle fin de matinée de printemps. Il régnait dans l’école une atmosphère électrique et légèrement insouciante tandis que tout le monde semblait s’enthousiasmer pour le match de quidditch qui allait se jouer d’ici quelques heures, après le repas. Serdaigle contre Poufsouffle ! Le match retour de la saison ! Et pour une fois, je ne participai pas à l’euphorie générale. Enfin, pas complètement. Disons que j’étais bien en deçà de ce dont j’étais habituellement capable, car je nourrissais d’ordinaire une véritable passion pour le quidditch, bien que je n’y joue pas. Etre spectateur me suffisait. Et je n’étais pas le dernier à motiver les troupes lorsqu’un match se profilait.
J’avais manifesté mon enthousiasme avec les autres, mais j’avais prétexté avoir un devoir à finir avant de les rejoindre dans la grande salle. L’heure du repas s’annonçait. C’était le moment idéal pour rester tranquille dans la salle commune de Serdaigle. Un rapide échange de regard avec notre préfet national avait suffit à le dissuader de me poser des questions. Il n’avait pas besoin de les poser, cela dit. Depuis le temps, il connaissait à peu près toutes mes magouilles et il savait que j’aimais bien rester seul, de temps à autres. Les sermons seraient pour plus tard. C’était le moment rêvé !

Je m’étais installé à une table en face de la niche de la divine Rowena et j’avais ouvert cet épais grimoire au titre pompeux que j’avais récupéré dans la chambre de Nocturnus : le Manuel avancé de sculpture théorique pour l’entretien des appliques néo-gothiques, dans lequel je me plongeais religieusement tandis que les derniers élèves quittaient la salle commune pour aller se restaurer.
Je sortis une feuille de parchemin, que je disposai dans le livre ouvert à la page de ce qui semblait être un plan architectural très détaillé et très compliqué. Puis je sortis ma plume ainsi que deux encriers tout à fait banals, en apparence, que je posai à côté de ma baguette magique, laissée négligemment sur la table. L’encre que l’un d’eux contenait avait cette particularité de réagir à une simple formule magique qui cryptait les messages et les rendaient complètement incompréhensibles aux yeux de l’opportun à qui il prendrait l’envie de les lire. On n’était jamais trop prudents par les temps qui courraient.

Je commençais à griffonner dans le grimoire après avoir trempé ma plume dans l’encre la plus épaisse, puis, lorsque la salle commune fut plongée dans le silence le plus total, je changeai d’encre et commençais à écrire sur mon parchemin, à mon oncle Edern, avec qui j’entretenais une correspondance plus ou moins régulière depuis que lui et mon père s’étaient officiellement déclarés la guerre, il y a deux ans de cela, suite à cette erreur de parcours qui me poursuivait encore aujourd’hui.

Aux yeux de mon père, la magie noire était un fléau, et les évènements tendaient à lui donner raison ces temps-ci avec l’avènement de ce Lord dont je préfèrerais taire le nom. Rien que son nom me faisait frémir d’effroi. Cependant, même si je ne m’étais jamais opposé à lui, je n’étais pas tout à fait d’accord avec mon père sur ce point. Ce n’était pas parce qu’un siphonné du chaudron faisait mauvais usage d’un type de magie qu’il fallait expressément la prohiber pour ne plus en entendre parler. Ca ne l’empêcherait pas d’exister. Et ce n’était pas non plus parce qu’on étudiait la magie noire qu’on devenait forcément un seigneur des ténèbres. Mon père, malgré tout l’amour que je lui portais et le respect que je lui devais, faisait preuve d’un esprit trop étriqué sur ce coup là ! Il n’y avait qu’avec mon oncle Edern que je pouvais parler librement de ces choses là, sans passer pour un illuminé, ou un dangereux mage noir.

J’étais d’ailleurs en train de le questionner sur les sombres nouvelles du monde sorcier, en dehors de Poudlard. Je lisais assidument les journaux, mais les articles étaient trop évasifs sur les Mangemorts et sur leur maître. Qui étaient-ils ? Que faisaient-ils ? D’où venaient-ils ? Pourquoi ? Il m’était venu plusieurs fois à l’idée d’aller questionner Dumbledore au sujet de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Lui qui avait déjà combattu le plus puissant mage noir de tous les temps : Grindelwald. J’avais lu tout ce que j’avais pu trouver à ce sujet, mais ce n’était jamais assez pour assouvir mon insatiable curiosité. Toutefois, je n’avais jamais osé. Je n’en avais pas vraiment eu l’occasion, déjà, et je redoutais le courroux de mon père qui ne verrait pas d’un très bon œil que son fils interroge le directeur de l’école sur les sorciers qui ont mal tourné. Déjà que des rumeurs circulaient encore dans les couloirs au sujet de l’agression de… « Carter !? » Je rivai mes prunelles azurées dans celles de la jeune fille. Je ne l’avais pas vue ni entendue arriver. Depuis combien de temps était-elle là ?

Je chassai rapidement le voile de la surprise, me constituai un sourire angélique et lâchais un : « Tu vas bien ? » à la va-vite, tout à fait naturel, n’est-ce pas ? Bravo Benedict ! Tu ne pouvais pas avoir d’attitude plus suspecte ! Pour couronner le tout, je tournai quelques pages du grimoire pour couvrir ma lettre, que j’aplatis du plat de la main. L’encre n’était pas sèche.
« Tu… n’es pas allée manger avec les autres ? Ou peut-être as-tu déjà terminé ? Tu ne vas pas voir le match cet après-midi ? C’est un temps magnifique pour un mois d’avril pour un match de quidditch ! Tu ne crois pas ? Et puis l’équipe de Serdaigle a besoin de notre soutien pour ce match décisif ! Je comptais y aller après, mais j’avais un devoir à terminer. Tu sais ce que c’est… Enfin, non, tu ne sais pas encore. Tu n’as pas encore passé tes BUSEs, toi, non ? Non, suis-je bête ! Tu as encore largement le temps de voir venir ! En attendant, profite de ces douces premières années. Bref, qu’est ce que je disais ? Toi aussi tu avais un devoir à finir ? Je peux t’aider, si tu veux. » Le tout débité sur un ton jovial avec un sourire angélique, comme d’habitude.
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Message Sujet: Re: Rumeurs ou vérité ? [Bluenn E. Carter]   Mer 10 Fév - 20:57

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La vie ne te donne pas les personnes que tu veux. Elle te donne ceux dont tu as besoin, pour t'aimer, pour t'aider, pour te quitter, pour te blesser et faire de toi la personne que tu es.

Ça restait toujours bien difficile de me promener dans les couloirs de Poudlard depuis mon retour. À Sainte-Mangouste, on ne me jugeait pas, on cherchait à m’aider plutôt. Ici, j’ai l’impression qu’on chuchote dans mon dos, qu’on me regarde avec dégoût. Ceux qui ne sont pas comme ça avec moi, eh bien ils ont le regard rempli de pitié en me regardant, ce qui n’est pas vraiment mieux selon moi. J’aimerais qu’on me regarde normalement, comme une élève qui n’a rien de plus normal que toutes les autres. Comme quelqu’un qui n’a jamais menti sur la nature de son sang. Pourtant, les autres ne comprennent pas pourquoi j’ai fait ça. Et ils pensent que je mens sur tout le reste aussi, ce qui n’est absolument pas le cas. Je me sens bien seule depuis que je suis revenue. J’ai l’impression d’avoir perdu tous mes amis, qu’ils ne me font plus confiance. Je les comprends, mais je ne sais pas non plus quoi faire pour que tout redevienne comme avant.

Il y a un match de Quiddich tout à l’heure, mais je ne compte pas m’y rendre. Je sens que ça ne ferait qu’agrandir mon sentiment de rejet, je n’y serais certainement pas la bienvenue. Cependant, il fait très beau dehors, et c’est la température idéale pour s’éloigner des autres. Je pourrais aller me promener, ou simplement m’asseoir quelque part, sans que personne ne soit là pour me dévisager. Je suis donc allée lire par terre, près du lac. L’atmosphère était bien calme, ça faisait un gros contraste avec l’ambiance qu’on pouvait ressentir dans le château : le match de ce soir était bien attendu par la plupart des élèves, et on pouvait sentir l’excitation de tous à des mètres à la ronde. Avant, j’aurais sûrement été manger avec mes amies, puis nous nous serions dirigées vers le stade de Quiddich avec beaucoup d’entrain. Cette soirée aurait été pleine de fous rires et je me serais vraiment amusée. Mais il fallait désormais que je m’habitue à un tout nouveau mode de vie, bien plus solitaire cette fois. Même les professeurs n’ont pas trop l’air heureux de me voir ici. Je crois parfois que si j’avais pu mourir le soir de l’attaque, à la soirée d’Halloween, la majorité aurait été bien contente.

Je n’avais donc pas vraiment envie d’aller diner avec tout le monde. Mais comme tout humain, j’avais besoin de me nourrir. Donc, je suis allée manger dans mon coin, effacée et invisible, et je me suis dépêchée de retourner à la salle commune. Comme tous les autres étaient à la Grande Salle, je pouvais enfin échapper à leurs regards. Il y avait un autre élève, mais il ne semblait pas avoir conscience de ma présence. Seule dans mon coin, je me suis assise sur un sofa, un livre de potions à la main. Le professeur nous avait donné des tonnes de lectures à faire avant le prochain cours. Bien que j’aie encore beaucoup de temps pour les faire, j’aime cette matière et ça n’est vraiment pas une corvée pour moi de lire sur le sujet. Je regardais de temps à autre ce jeune homme au loin, assis à une table en face de la niche de Rowena. Il semblait bien concentré, ce qui m’arrangeait un peu. De dos, je ne le reconnaissais pas. Mais bon, les Serdaigles sont reconnus comme étant des élèves travaillants, il pouvait très bien être très concentré sur un devoir, s’appliquant du mieux qu’il le pouvait.

« Carter!? » Je relevai les yeux dans la direction de la voix. C’était le garçon qui m’avait malheureusement reconnue. J’étais un peu anxieuse à savoir ce qu’il allait me dire… Un autre qui allait m’insulter? Me traiter de menteuse? Mais il ne semblait pas avoir de malice dans ses yeux. Il semblait au contraire un peu joyeux. « Eum… Salut. » Toutefois, je n’arrivais pas à me souvenir de lui. « Tu vas bien? » Il me souriait, et je restais perplexe. Il tourna les pages de son grimoire, tout en me bombardant de tellement de questions que ça m’étourdissais. Je n’avais tout simplement pas le temps de placer un seul mot. « Tu… n’es pas allée manger avec les autres? Ou peut-être as-tu déjà terminé? Tu ne vas pas voir le match cet après-midi? C’est un temps magnifique pour un mois d’avril pour un match de quidditch! Tu ne crois pas? Et puis l’équipe de Serdaigle a besoin de notre soutien pour ce match décisif! Je comptais y aller après, mais j’avais un devoir à terminer. Tu sais ce que c’est… Enfin, non, tu ne sais pas encore. Tu n’as pas encore passé tes BUSEs, toi, non? Non, suis-je bête! Tu as encore largement le temps de voir venir! En attendant, profite de ces douces premières années. Bref, qu’est-ce que je disais? Toi aussi tu avais un devoir à finir? Je peux t’aider, si tu veux. » Il avait tout débité d’un seul coup. Je le regardais, complètement ébahie. On aurait dit qu’il n’avait pas dormi depuis trois jours et qu’il était sur le point de devenir complètement fou. « Tu peux respirer tu sais, je ne compte pas me sauver. Et pour répondre à tes questions, si je n’en oublie pas : j’ai déjà mangé, oui c’est un temps idéal pour assister à un match de Quiddich, non je n’y vais pas, et mon devoir n’est que de lire quelques chapitres, mais merci quand même. Je sais qu’on ne se connait pas, mais… Est-ce que ça va toi? » J’étais bien placée pour savoir ce que c’est que de faire semblant d’aller bien. Et je le trouvais un peu trop souriant pour qu’il soit vraiment bien… À moins qu’il ne soit stressé? Ça ne pouvait quand même pas être moi qui le fasse sentir ainsi? Non? « Attends, c’est moi qui te rend anxieux comme ça? Écoute, je ne sais pas qui tu es, mais à te voir, je crois que tu sais que je suis la « grande menteuse » de Poudlard, celle qui a tant mérité ce qui lui est arrivé, blablabla… Il y a beaucoup de rumeurs à mon sujet, mais tu n’as pas à avoir peur de moi… C’est pas comme si j’allais t’attaquer. » Je voulais mettre les points sur les « i » et clarifier un peu le tout. Je sais qu’il y a plusieurs rumeurs à mon sujet. Je lui souris enfin en retour, pour lui montrer que je ne suis pas une personne méchante.
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Message Sujet: Re: Rumeurs ou vérité ? [Bluenn E. Carter]   Lun 22 Fév - 16:01




Sans m'en rendre compte, je m'étais mis à pianoter du bout des doigts la page de mon livre que je maintenais pressée sur le parchemin que j'étais en train d'écrire et dont l'encre humide avait du imprimer le dos de ladite page, contenant ce plan que Nocturnus et moi avions passé une plombe à dessiner. Il allait me maudire !

La réaction de la jeune fille me surpris quelque peu. A vrai dire, je m'attendais d'avantage à ce qu'elle me snobe ou encore qu'elle m'envoie bouler plutôt qu'elle se montre compréhensive et me conseille de respirer. A ces mots, je souris, malgré moi. J'étais tellement convaincu qu'elle puisse me trouver suspect compte tenu de mon comportement et surtout, compte tenu des rumeurs qui avaient circulées sur mon dos lorsqu'elle s'était retrouvée à Sainte Mangouste.
Des détracteurs ne s'étaient pas privés de m'accuser de son agression, moi, le garçon qui avait blessé l'actuelle préfète de Gryffondor il y a deux ans, avec un sortilège de magie noire. Sauf que cette fois, je n'y étais pour rien. J'avais un solide alibi, grâce à Clarence, le préfet de Serdaigle. Mais il était toujours difficile, voir impossible de redorer si vite une réputation ternie par une grossière erreur. Dans tous les cas, cette culpabilité me pesait toujours, même si je n'en montrais rien.

J'étais certes nerveux, mais mon flot de paroles rapide était presque normal, lui. J'avais à peu près le même débit lorsque je m'enflammais au sujet d'un sujet passionnant que j'aimais partager avec mes camarades et j'étais ce garçon qui aimait disserter des heures et faire des exposés à tout bout de champ, ici, dans la salle commune, à qui voulait bien m'écouter. C'était donc naturel chez moi, même si elle pris ça pour du stress. Je n'étais pas le genre de mec discret qui ne se fait pas remarquer. Et lorsque que je ne cherchais pas bruyamment à transmettre mon savoir, j'étais toujours flanqué avec le préfet de Serdaigle ou à comploter avec ce jeune sorcier ingénieux de quatrième année qui passait souvent pour un dingue, avec qui j'avais collaboré à l'ouvrage que j'avais entre les mains. Le stress en revanche se manifestait par ce toc que j'avais de battre la mesure sur tout ce qui me passait sous la main, ou me faisait parfois dire un mot à la place d'un autre lorsque je parlais sans réfléchir.

"Ouais ! Ca va impec'..." répondis-je, sur un ton toujours aussi enjoué. Certes, nous ne nous connaissions pas vraiment. De vue simplement. Peut-être qu'effectivement, elle ne connaissait même pas mon nom. Mais moi, j'étais au courant, comme tout le monde de ce qui lui était arrivé. Sans doute mieux que tout le monde d'ailleurs, puisque j'avais rapidement été l'un des principaux concernés puisque je fus convoqué dans le bureau de Dumbledore lorsque j'avais été soupçonné d'être son agresseur.

J'allais de surprise en surprise et son histoire de grande menteuse me laissa pantois. "Attends une minute ! Tu... tu es sérieuse là ?" demandais-je incrédule tandis qu'elle parachevait sa phrase. Sa dernière remarque me fit l'effet d'une douche froide. De nous deux, celui qui devait sans doute le plus craindre l'autre, ce devait être elle, non ?
"M'attaquer ?" J'éclatai de rire. Cette fois, c'était vraiment nerveux, même si je donnais à croire de prendre tout cela en dérision. "Non, t'inquiète pas. Je n'ai pas peur de toi. C'est pas ça. C'est juste que..." Je n'en revenais pas. C'était comme l'hôpital qui attaquait la charité, ou bien l'inverse... en somme, une histoire de fous, à dormir debout, ou un véritable qui proquo. Je ne voyais que ça. "Non, tu n'y es pas du tout. En fait..." Il me manquait un épisode, et je me devais de l'éclaircir. "C'est quoi cette histoire de grande menteuse ?"

Les rumeurs allaient vite et avaient tendance à déformer la réalité. Il y avait quelques élèves sang purs qui avaient été ravis d'apprendre qu'une née-moldue fut agressée, sans doute les mêmes qui m'avaient témoigné leur respect lorsque j'avais blessé Vesper d'Orléans et qui avaient renouvelé leurs sourires mielleux à mon égard après que Carter eut été envoyée à Sainte Mangouste. Comme si je leur avais rendu un fier service en faisant cela. Sauf que je n'avais rien fait. J'en avais la nausée. Je n'avais donc aucun mal à concevoir qu'elle ai pu faire l'objet de moqueries mesquines, comme si son agression physique n'avait pas suffit. Mais de là à la traiter de menteuse !

"Je ne suis pas du genre à écouter les rumeurs, en vérité. Je suis mieux placé que quiconque pour savoir qu'il ne faut pas se fier à ce que les gens racontent dans le dos des autres. Enfin... si tu vois ce que je veux dire." Non, elle ne voit pas. Imbécile ! me dis-je à moi-même. "C'est pas grave, laisse tomber." Si elle ne savait pas qui j'étais, il n'y avait pas de quoi s'affoler après tout. Je n'allais pas tendre le bâton pour me faire battre et la situation avait déjà été suffisamment embarrassante comme ça, il y a quelques mois. Si la fille que l'étais soupçonné avoir agressée n'avait aucun soupçon sur moi, il faudrait que je sois fou pour les lui créer moi-même.
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Message Sujet: Re: Rumeurs ou vérité ? [Bluenn E. Carter]   Ven 8 Avr - 23:57

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La vie ne te donne pas les personnes que tu veux. Elle te donne ceux dont tu as besoin, pour t'aimer, pour t'aider, pour te quitter, pour te blesser et faire de toi la personne que tu es.

Ce n’est jamais bien facile de commencer une conversation avec une personne qu’on ne connait pas. Mais il peut être encore plus difficile de parler à ceux qu’on connait. Surtout quand ceux-ci nous détestent, quand ils ne veulent plus nous voir ou qu’ils nous parlent seulement pour se vider le cœur en nous balançant toutes sortes de méchanceté. Non, je n’ai pas bien fait et je le sais. Je ne le referai pas, mais il m’arrive de me demander s’ils se mettent à ma place parfois. Je ne crois pas qu’ils puissent réussir à ressentir toutes les conséquences que ça a eues sur moi.

Mon interlocuteur était inconnu à mes yeux, sauf peut-être son visage, que je me souvenais avoir déjà vu parfois dans les couloirs de l’école. Je l’ai déjà croisé, mais nous n’avons jamais vraiment eu de conversation. Poudlard est une grande école, il y a beaucoup d’élèves qui y étudient : on ne peut pas prétendre connaître tout le monde. Le garçon avait l’air surpris de ma réaction. Il s’attendait à quoi de ma part? Les rumeurs courent vite, on ne sait jamais quelles sont les dernières nouvelles. Peut-être qu’on disait que j’étais une folle furieuse à éviter? Je préfère ne pas me concentrer sur les points négatifs de la vie. Sinon je vais sombrer encore plus… Ce qui ne semble pas préférable. Enfin, j’ai beau avoir surpris mon collègue, au moins c’était d’une bonne manière étant donné qu’il me fit un sourire. J’avais bien besoin d’un ami, peut-être que le destin m’en envoyait un? Or, il ne faut pas que je me fasse des idées trop rapidement… Il faut que je reste sur mes gardes : ça pourrait très bien être un piège. Après tout, il pourrait être un excellent acteur. À le regarder me parler à une vitesse incroyable, un peu hyperactif, je me demandais s’il n’était pas nerveux. Nerveux d’être en ma compagnie, ou nerveux pour une raison complètement différente? Ça avait été plus fort que moi de lui demander s’il allait bien. « Ouais! Ça va impec’… » Il avait l’air si enjoué. C’est une chose que je lui enviais, là tout de suite.
« Attends une minute! Tu… tu es sérieuse là? » Nous avions tous les deux l’air vraiment surpris. Je ne comprenais plus rien. « M’attaquer? » Il éclata de rire, nerveux et je restais figée, perplexe. « Non, t’inquiète pas. Je n’ai pas peur de toi. C’est pas ça. C’est juste que… » Par Merlin, que se passe-t-il? « Non, tu n’y es pas du tout. En fait… » J’ai besoin de réponse, mais je ne sais même pas par où commencer, ni quelles questions poser. Je ne sais pas de quoi il parle, et il ne semble pas savoir de quoi je parle. C’est comme si on avait tous les deux une conversation différente! « C’est quoi cette histoire de grande menteuse? » Quoi? Il est impossible qu’il ne sache pas ce qui s’est produit il y a quelque temps! Toute l’école est au courant, sans exception. D’où sort-il? Pour tenir ma résolution de ne plus mentir, il fallait que je lui explique la situation, même si je risquais de le faire fuir ensuite. « Tu n’es donc pas au courant? Ou tu n’as pas fait le lien? Tu sais, la jeune étudiante qui s’est fait attaquer au bal de l’Halloween… Celle qui se faisait passer pour une sang-mêlé, alors qu’elle était une née-moldue. C’est moi… » Il fallait quand même que je tente de lui expliquer, que je tente de me faire comprendre. « Je… Je n’ai pas voulu mal faire. Je n’aurais jamais pensé que ça irait aussi loin! Je voulais tout simplement me faire accepter par les autres élèves quand je suis arrivée à Poudlard. Ensuite, il était trop tard pour dire la vérité, alors j’ai continué, même si c’est mal. Je sais que je n’aurais pas dû. Je le regrette, maintenant. »

J’ai pris une pause, pour voir sa réaction. Allait-il bien le prendre? Allait-il réagir comme tous les autres? « Je ne suis pas du genre à écouter les rumeurs, en vérité. Je suis mieux placé que quiconque pour savoir qu’il ne faut pas se fier à ce que les gens racontent dans le dos des autres. Enfin… si tu vois ce que je veux dire. » Hein? Est-ce possible que lui aussi soit victime de rumeurs vilaines à son sujet? Si je savais son nom… Il ne m’avait pas encore dit son nom, le faisait-il exprès? « C’est pas grave, laisse tomber. » Non mais je suis là, à me plaindre de mon sort, alors que je ne sais même pas s’il va vraiment bien ou s’il est aussi seul que moi. Peut-être qu’il a besoin d’aide? « Non, non. Dis-moi… Je ne connais plus trop les rumeurs désormais, il n’y a plus beaucoup de gens qui me parlent, donc… Je ne suis pas ici pour te juger. » J’avais envie d’en connaître plus à son sujet.
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Message Sujet: Re: Rumeurs ou vérité ? [Bluenn E. Carter]   Lun 11 Avr - 19:09




    De toute évidence, il y avait un réel qui proquo entre nous, ou bien quelque chose m’échappait vraiment. Je tentais d’éclaircir les choses au plus vite et comme à mon habitude, ma question fut sans détour, ou presque.
Ce quelle me révéla, je le savais déjà. « Ah oui ! Ca, je le sais oui ! »  affirmais-je. Et c’était peu dire ! Je l’avais appris à mes dépends. Alors qu’avant cette soirée d’Halloween, si j’avais déjà croisé la jeune fille, je ne la connaissais guère plus que cela. Comment aurai-je pu savoir qu’elle soit sang mêlé, sang pur ou née moldue ? De plus, la pureté de son sang ne m’importait guère. C’était un sujet à la fois phare et tabou à Poudlard et nous étions tous plus ou moins concernés. Il ne faisait pas bon donner ouvertement son opinion à ce sujet et n’importe lequel des nos actes étaient jugés en rapport avec ça ! Et je n’aimais pas cela du tout. Quand bien même j’étais moi-même un sang pur et que nombre de gens s’évertuaient à me croire pro-sang pur, pour diverses raisons, dont l’incident avec la préfète de Gryffondor il y a deux ans, je ne l’étais pas du tout, mais j’étais plutôt discret quand à ma neutralité sur la question, au demeurant, surtout par les temps qui courraient. J’étais donc à même de comprendre pourquoi elle avait mentit sur ses origines et de mesurer le pétrin dans lequel elle s’était fourré aux vue de la poignée d’intolérants imbéciles qui montaient en puissance dans l’école. A commencer par celui qui était responsable de notre condition à tous les deux : son agresseur. « D’ailleurs, à ce propos… j’espère que tu vas mieux. »

J’arquai un sourcil. Il y avait quelque chose qui me chiffonnait. Son attitude signifiait sans doute qu’elle n’avait pas non plus fait le lien avec moi. Mais je ne l’interrompis pas dans ses explications. « Hey ! Mais tu n’as pas à te justifier ! »  lâchai-je de but en blanc sur un ton bienveillant. Au vu de sa réaction, j’avais le sentiment de l’avoir accablée de reproches, ou je ne savais quoi. « Pas à moi en tout cas. »  Je connaissais une partie de son histoire. Son agression du moins. Je pouvais aisément comprendre qu’elle puisse avoir peur. Je pensais même qu’elle aurait peur de moi. Mais visiblement, je n’y étais pas du tout. « Pourquoi tu regrettes ? Tu n’as pas à regretter ce que tu es et tu ne devrais avoir à te justifier devant personne. Qu’est ce que ça peut faire que tu sois sang mêlée ou née moldue ! »  Ce n’était pas une question. Et même si mon ton était toujours aussi enjoué, je sentais les feux de la véhémence m’enflammer.

J’enlevais ma main de mon livre et, puisque Carter était à une distance raisonnable, je me permis de vérifier l’étendue des dégâts dus à la surimpression de l’encre de mon parchemin sur la page de mon grimoire. Le plan avait hérité de quelques taches d’encre, mais le début de mon courrier était intact. Je ne pris pas de risque toutefois. Je me saisis de ma baguette, la pointai sur la lettre et lançai un sortilège informulé pour rendre l’encre invisible, puis je fermai le livre dans un bruit sourd. Je souris en entendant les mots de la jeune fille. « Oh ! Une espèce rare en voie de disparition ! »  dis-je sur un ton amusé. Je me levai de ma chaise, fourrai ma baguette dans une poche à l’intérieur de ma robe de sorcier ouverte sur mon uniforme scolaire et m’avançai lentement vers le sofa sur lequel la jeune fille était installée. « Tu pourrais tu sais. Ça ne changerait rien. »  Je m’arrêtai à une distance raisonnable d’un mètre environ et flanquai mes mains dans les poches de mon pantalon. « Je me fiche du jugement des autres. »  J’avais dis cela avec aplomb et non sans une certaine assurance, mais il ne fallait pas se fier aux apparences. Je disais un peu cela pour m’auto-convaincre également, mais je savais très bien, au fond de moi que c’était faux. « Les gens racontent des tas de choses et aiment bien répandre leur venin sans savoir. Il suffit que tu aies la tête de l’emploi, ou qu’il y ai quelque chose chez toi qui les effraient ou leur déplaise pour être la cible de nombreux quolibets. Crois-moi, ça va très vite ! »  J’arrivais effectivement à faire abstraction de certaines railleries, mais il y avait toujours des sujets sur lesquels j’étais plus sensible que d’autres, même si je n’en montrai jamais rien, bien entendu. Seuls mes proches étaient à même de pouvoir déceler ce genre de choses. Et encore ! Pas toujours.

J’avais très mal vécu l’accident avec Vesper, qui avait été pour moi, lourd de conséquences, et le fait d’être accusé une nouvelle fois à tort, n’avait fait que ramener à mon bon souvenir ce profond sentiment de mal être. Certes, j’avais été innocenté depuis, mais l’accusation avait laissé des traces. « Ca, c’est parce qu’on est peu nombreux. »  dis-je en haussant les épaules. J’avais l’air parfaitement détendu, comme si je parlais de la pluie et du beau temps. C’était une façade que je m’efforçai d’arborer. Ce sujet me tenait à cœur et je redoutai un peu le moment où elle percuterait que les soupçons de son agression s’étaient portés sur O’Carley. Serait-elle alors aussi pragmatique qu’elle le prétendait ?

« Pourquoi les gens ne te parlent plus ? C’est toi la victime dans cette histoire ! »  Que les gens ne m’adressent plus la parole à moi, ça pouvait se comprendre, à la rigueur. Ca s’était déjà produit d’ailleurs. « Ca veut dire que… tu ne sais pas qui t’as fait ça ? Je veux dire… Tu ne t’en souviens pas ?  Et personne n’a été témoin ? Personne ne t’as rien dit ? »

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Message Sujet: Re: Rumeurs ou vérité ? [Bluenn E. Carter]   Jeu 28 Juil - 0:41

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Benedict


 

 



 

 

La vie ne te donne pas les personnes que tu veux. Elle te donne ceux dont tu as besoin, pour t'aimer, pour t'aider, pour te quitter, pour te blesser et faire de toi la personne que tu es.

Il savait pour l’attaque et le mensonge. J’aurais été bien étonnée du contraire, comme tous les élèves et tout le personnel semblaient avoir été mis au courant. Il aurait fallu qu’il soit amnésique ou bien absent pendant longtemps pour manquer toutes les rumeurs et les ragots à ce sujet. Je n’étais personne auparavant, mais depuis cette fameuse nuit d’Halloween, j’étais devenue la menteuse et celle qui s’était fait attaquer. Pourtant, mon agresseur restait toujours tapis dans l’ombre, et j’ose croire qu’il se tient prêt à attaquer de nouveau. Pourquoi s’en tiendrait-il seulement à une attaque? Ce serait stupide… Il doit prendre son temps, pour s’assurer de ne pas se faire prendre, étant donné qu’il y a plus de surveillance qu’avant. « D’ailleurs, à ce propos… j’espère que tu vas mieux. » Bien aller, ce sont de bien grands mots. Oui, ça va mieux qu’il y a quelques semaines, mais est-ce qu’on peut réellement dire que ça va bien désormais? La réponse est non, c’est simple. Mais pourquoi tout étaler à cet étudiant qui ne me connait même pas? « Ça va un peu mieux oui.. » Je n’avais pas envie de parler de tous ces cauchemars, ni de cette angoisse qui me ronge de l’intérieur à chaque instant. Personne ne pourrait comprendre ce que je ressens de toute façon.

Il arqua un sourcil, il semblait plutôt pensif. « Hey! Mais tu n’as pas à te justifier! » Il m’étonne, il est bien plus gentil que ce à quoi je m’attendais. « Pas à moi en tout cas. » C’est vrai que mes amis méritaient des explications, mais ils ne me laissent pas leur en parler. J’ai bien essayé, mais ils ne veulent plus me faire confiance, et je comprends leurs raisons. « Pourquoi tu regrettes? Tu n’as pas à regretter ce que tu es et tu ne devrais avoir à te justifier devant personne. Qu’est-ce que ça peut faire que tu sois sang mêlée ou née-moldue ! » Je me suis pincé les lèvres, avant de répondre. « Je regrette parce que j’ai menti à des gens qui me faisaient confiance, et que la confiance, ce n’est pas quelque chose qui se perd et qui se regagne par la suite. J’ai perdu beaucoup d’amis avec cette histoire. Je n’en ai rien à faire de la nature du sang, je ne veux juste pas être jugée là-dessus. » Maintenant, non seulement on me juge parce que je ne suis pas de sang pur, mais en plus on me juge sur mes actions, ce qui est pire encore.

Victime du jugement des autres, je suis bien mal placée pour juger qui que ce soit : je sais la douleur que ça peut faire. « Oh! Une espèce rare en voie de disparition! » Il me fit rire, ça faisait du bien. Je crois bien que je commençais à avoir les mâchoires rouillées, tellement je ne riais plus souvent. Il s’avança vers moi et vint me rejoindre sur le sofa. « Tu pourrais, tu sais. Ça ne changerait rien. » Je secoua la tête, je n’allais pas me rabaisser à le juger sur ses actes ou pensées. « Je me fiche du jugement des autres. » Wow, ça c’est un modèle. J’aimerais tant être comme ça. « Tu peux m’apprendre? » Je l’avais dit en blague, mais il y avait quand même un fond de vérité là-dedans. « Les gens racontent des tas de choses et aiment bien répandre leur venim sans savoir. Il suffit que tu aies la tête de l’emploi, ou qu’il y ait quelque chose chez toi qui les effraie ou leur déplaise pour être la cible de nombreux quolibets. Crois-moi, ça va très vite ! » Il avait totalement raison. « Ça, c’est parce qu’on est peu nombreux. » J’aimais bien son point de vue. Mais il est plus facile d’être en accord avec les pensées d’un autre que de le penser par nous-même sur le coup. « Pourquoi les gens ne te parlent plus? C’est toi la victime dans cette histoire! » Raison, encore. « C’est ce que je pense aussi. Mais les gens ont un don pour voir le négatif partout et par ce fait même oublier le reste alentour. Ils ne prennent que ce qui fait leur affaire. » Ils oublient que j’avais une raison de mentir, et que j’ai assez souffert d’avoir menti. « Ca veut dire que… tu ne sais pas qui t’as fait ça? Je veux dire… Tu ne t’en souviens pas? Et personne n’a été témoin? Personne ne t’as rien dit? » Penser à cette attaque est assez difficile. « Je n’ai aucune idée de qui a bien pu me faire ça. Je me souviens de ce qui s’est passé, mais je n’ai pas pu voir le visage de mon agresseur. Je ne crois pas que personne le sache, outre l’agresseur lui-même. Il faut avouer qu’il est doué pour ne pas se faire remarquer en tout cas. »

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Message Sujet: Re: Rumeurs ou vérité ? [Bluenn E. Carter]   Mer 7 Sep - 22:06




    J'adressai un sourire de complaisance à la jeune Serdaigle. Elle avait répondu par l'affirmative à ma question, mais bien entendu, il m'était difficile de savoir si elle était vraiment sincère lorsqu'elle affirmait aller mieux. Cela dit, je n'allais pas lui jeter la pierre si elle avait délibérément choisi de me mentir à ce sujet. J'en aurais fait de même à sa place. C'était plus commode que de tout déballer au premier venu. Cela allait de soit. Ma question ne visait aucunement à me montrer intrusif, même si ma curiosité outrepassait souvent les règles de la bienséance, j'avais tout de même un minimum de savoir vivre et dans le cas présent, c'était d'avantage de ma part, une manière de lui témoigner ma sympathie.

Les justifications de Bluenn enfoncèrent d'avantage le clou et me stupéfièrent un instant, avant de me révolter. "Quoi ? parce que tu leur as menti sur tes origines !" m'insurgeai-je le plus calmement du monde. Je maîtrisai mon emportement car je savais qu'il n'était pas de convenance que je tienne de tels propos en public. Quoi que... nous n'étions que tous les deux, qui pouvait m'entendre et me juger à part elle ? "Ceux qui te jugent sur ça ne sont que des imbéciles." C'était facile de dire ça, quand personne ne m'écoutait. Mais j'étais on ne pouvait plus sincère dans mes propos.

Je devais avouer que je n'étais pas mécontent d'avoir réussi à lui soutirer un sourire auquel je répondis en dévoilant moi aussi toutes mes dents.
Mon petit discours eut son petit effet et naturellement la question de la jeune fille coulait de source. Quelle ironie ! Moi, lui apprendre comment se foutre du jugement d'autrui ? Je pouvais toujours lui soumettre les grands principes que j'essayais de m'imposer à moi-même. "Bien-sûr !" et mon égo me poussait à continuer sur ma lancée avec tout autant d'assurance.

Les explications de Bluenn étaient plus que pertinentes et je ne pouvais pas complètement réfuter son point de vue car je ne savais que trop bien ce qu'elle ressentait. J'en avais fait les frais moi aussi. "Ah ça... Mais tu sais... il ne faut pas t'arrêter à ce que les gens peuvent dire. Certains aiment dénigrer et faire du mal autour d'eux. C'est puéril et idiot. Tu dois essayer d'être au dessus de ça et ne pas te laisser atteindre. C'est dans l'adversité que l'on découvre ses amis. Ceux qui ne te jugent pas, quoi que tu fasses. Les autres franchement... ils ne sont pas dignes d'intérêt et ils méritent encore moins que tu te prennent la tête pour eux. Crois-moi. Ne les écoute pas. Ignore-les." Ce n'était pas que du baratin. Ce que j'affirmais, je le pensais et j'essayais de me l'appliquer aussi. Cela fonctionnait en partie. En apparence du moins. Je ne répondais pas ou peu aux attaques mesquines dont j'étais la cible et je faisais des efforts considérables pour garder la tête haute en toutes circonstances. Mais je ne pouvais pas nier que ce qu'ils pouvaient dire me blessait. La preuve ! Si j'étais là, à discuter de cela avec la jeune Serdaigle, au risque de l'amener à faire le lien entre son agresseur et moi, c'était parce que j'étais vraiment affecté par ce qui lui était arrivé; par ce qui nous était arrivé. J'avais beau clamer mon innocence, ma réputation me collait à la peau comme un vêtement trempé qui refuse de sécher.

"Bien-sûr..." qu'elle ne se souvenait pas de son agression, et je me rendais soudainement compte que ma question était fortement déplacée. "Pardon... je... je ne voulais pas réveiller de mauvais souvenirs. C'est juste que... ton agression... C'est moche ce qui s'est passé. J'espère de tout coeur qu'ils mettrons la main sur celui qui t'as fait ça." Je la dévisageai un instant. Les suspicions ne l'avaient donc pas atteinte ? Personne n'était venu lui souffler à l'oreille que j'aurais pu être son bourreau ? Moi en revanche, j'avais reçu des félicitations railleuses de la part de certains élèves et je ne comptais pas les moqueries et les messes basses qui avaient suivi l'incident. Certains élèves nés-moldus n'osaient même plus me regarder en face, alors que l'un de mes meilleurs amis était l'un d'eux. C'était insensé !

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Message Sujet: Re: Rumeurs ou vérité ? [Bluenn E. Carter]   Mer 14 Sep - 22:38

Rumeurs ou vérité?
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Benedict


 

 



 

 

La vie ne te donne pas les personnes que tu veux. Elle te donne ceux dont tu as besoin, pour t'aimer, pour t'aider, pour te quitter, pour te blesser et faire de toi la personne que tu es.

Je ne pouvais pas me mettre à tout lui raconter d’un seul coup. Il avait bien l’air gentil, mais ça restait la toute première fois que je lui parlais. Je lui faisais confiance, mais il y a bien des limites aussi, ce qui est normal. Je ne crois pas que Benedict soit mal intentionné en me posant des questions, mais je crois aussi qu’il comprendrait que je ne veuille pas lui en parler tout de suite. Ces choses-là, ça prend du temps. Je suis sortie de mes pensées en entendant mon interlocuteur qui semblait assez révolté. « Quoi? Parce que tu leur as menti sur tes origines! » Si tous les autres auraient pu réagir comme lui, je n’aurais pas autant de problèmes désormais… Je ne pouvais rien ajouter, alors je me suis contentée d’hocher la tête. Puis, il ajouta : « Ceux qui te jugent sur ça ne sont que des imbéciles. » Un petit sourire se dessina sur mes lèvres. « La nature du sang, je m’en fiche complètement! Je ne crois pas que ça puisse changer quoi que ce soit. Dommage que ce ne soit pas la pensée de la majorité des sorciers. » Il me fit un sourire.

Il avait tellement l’air de ne pas faire attention aux autres et à ce qu’ils pouvaient bien penser de lui, ce qui m’épatait. Il avait une telle assurance, je me demande bien où il a appris cela. « Ah ça... Mais tu sais... il ne faut pas t'arrêter à ce que les gens peuvent dire. Certains aiment dénigrer et faire du mal autour d'eux. C'est puéril et idiot. Tu dois essayer d'être au-dessus de ça et ne pas te laisser atteindre. C'est dans l'adversité que l'on découvre ses amis. Ceux qui ne te jugent pas, quoi que tu fasses. Les autres franchement... ils ne sont pas dignes d'intérêt et ils méritent encore moins que tu te prennes la tête pour eux. Crois-moi. Ne les écoute pas. Ignore-les. » J’aurais aimé pouvoir appliquer ces paroles dans ma vie. Je rêvais de pouvoir tenir tête aux autres élèves, je rêvais de pouvoir me promener dans le château comme avant, sans avoir peur de ce qu’on pourrait me dire. « De sages paroles. » Je commençais à jouer avec le bout de ma manche pour me distraire. Ce que j’allais dire, ce n’était pas facile à avouer, mais encore moins de me l’avouer à moi-même. « Disons que je n’ai plus vraiment d’amis désormais. Quand je suis revenue à Poudlard, ils m’ont ignorée. Et ils ne veulent plus me parler, peu importe le nombre de fois où j’ai tenté de leur expliquer ou de me faire pardonner. » Je me mordais la lèvre. C’était une dure réalité.

« Pardon... je... je ne voulais pas réveiller de mauvais souvenirs. C'est juste que... ton agression... C'est moche ce qui s'est passé. J'espère de tout coeur qu'ils mettront la main sur celui qui t'as fait ça. » Il s’excusait de m’avoir posé des questions sur l’agression. C’était bien le premier à se sentir mal pour ça! « Ne t’excuse pas, ce n’est pas grave. Toutefois, j’ai l’impression que plus le temps passe, moins il y a de chances qu’ils retrouvent le responsable. » J’ai soudainement eu un déclic, une idée. Je n’étais pas au courant des rumeurs concernant mon agression, étant donné que j’étais à Sainte-Mangouste juste après. Mais lui, il était à Poudlard à ce moment! « Tu sais… Tu sais si les élèves avaient des idées sur l’identité de l’agresseur? C’est impossible qu’il n’y ait eu aucune rumeur là-dessus! Après tout, il y a toujours plein de rumeurs qui circulent sur tout ici. »

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Message Sujet: Re: Rumeurs ou vérité ? [Bluenn E. Carter]   Mer 21 Sep - 23:16




    La nature du sang… voilà tout le problème. Voilà ce que tout le monde avait sur les lèvres. Les illustres familles de sang pur ne juraient que par cela et cherchaient par tous les moyens à le préserver. Hors de question pour l’élite de se mélanger aux autres sorciers d’origines plus modestes. Même un union avec un sang mêlé représentait un déshonneur pour ces familles. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je rejoignais l’avis de Bluenn.
Si j’étais issu moi aussi d’une lignée de sang purs, je n’avais pas cette vision élitiste et pour moi, un né-moldu ou un sang mêlé pouvait faire un illustre sorcier au même titre qu’un sang pur. De plus, je n’avais pas été élevé dans la préservation de cet élitisme et mes parents n’avaient pas cherché à me caser à tout prix avec l’héritière d’une noble famille par souci de préserver la pureté du clan O’Carley. Ils s’étaient mariés par amour et je comptais bien suivre leur exemple, qui que soit l’heureuse élue. Mais pour l’heure, ce n’était pas à l’ordre du jour. J’avais bien d’autres chats à fouetter.

Donc oui, ce n’était pas ce que pensaient la majorité des sorciers et je savais que devais me montrer méfiant lorsque j’apportais mon propre jugement sur ce sujet. Cela pouvait ne pas être très bien vu et j’avais suffisamment eu d’ennuis comme cela au cours de ma scolarité. J’espérais parvenir à terminer mes études sans autre incident majeurs susceptibles de compromettre mon avenir. Si avenir j’avais… Mais ça, c’était une autre histoire.

Je m’étais un peu enflammé à essayer de prodiguer des conseils que je voulais avisés à l’intention de Carter. C’était un peu comme si j’essayais de me convaincre moi-même au passage. De sages paroles… je ne te le fais pas dire. Si seulement je parvenais à me les appliquer… Le savoir était une chose. La pratique en était une autre. Mais c’était réellement ce vers quoi je voulais tendre. J’espérais sincèrement qu’avec le temps, je parviendrais à être aussi détaché que ce que je m’évertuais à faire croire aujourd’hui.

Malgré mes bonnes intentions, je ne pouvais m’empêcher de me montrer maladroit. Et forcément, je parlais trop vite. Une fois n’était pas coutume, je parlais trop même. Je m’étais rendu compte de mon indélicatesse et je m’en excusais. J’avais essayé de me rattraper comme je pouvais, mais d’un autre côté j’étais curieux de savoir ce qu’elle en pensait, si elle savait. Et elle ne savait pas. C’était tant mieux non ?
« Avec les Aurors qui ont investi l’école, je pense qu’ils vont finir par trouver. » dis-je d’un air pensif. Je n’aimais pas du tout savoir ces gens dans l’école, car je ne me sentais pas particulièrement au dessus de tout soupçon. Mais cela n’avait rien à voir avec la jeune fille. C’était simplement en raison de mes petits trafics et de ma passion malsaine pour l’occulte. Je devais me tenir à carreaux et cela me rendait nerveux. Cependant, ils étaient là pour notre bien, pour la sécurité de l’école et j’étais donc forcé de reconnaître : « Ce sont des professionnels. Personne ne peut rivaliser avec eux. Certainement pas des élèves de Poudlard. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils mettent la main sur le coupable. Enfin, je pense. » dis-je avec un sourire contrit. A moins qu’il ne s’agisse pas d’un élève… Cette idée me traversa l’esprit aussi furtivement qu’un éclair, mais y imprégna suffisamment son emprunte pour que je daigne y prêter plus ample attention.

Mais je n’eus pas le temps d’examiner cette éventualité que Carter m’interrogea sur les rumeurs au sujet de l’identité de l’agresseur. « Oh… tu sais. Tout le monde fait un suspect potentiel. On a eu droit aux théories les plus folles. Tu sais comment sont les élèves…. »  dis-je comme si je nous détachais du lot. « Je n’ai pas la liste précise de toutes les personnes qui ont été soupçonnées. En tout cas, toutes les personnes présentes à la soirée ont fait l’objet d’un interrogatoire. Moi y-compris. C’était dingue ! On se serait cru dans une mauvaise série B. Mais les Aurors ne sont arrivés que quelques jours plus tard. Ce sont les directeurs de maison qui ont interrogé les élèves ainsi que Dumbledore… pour certains. J’ai d’ailleurs eu cet immense privilège ! » dis-je avec un grand sourire, sur un ton jovial. Tu parles d’un privilège ! Je n’en avais pas mené large lorsque j’avais été convoqué dans son bureau. Et pour cause, la dernière fois qu’il m’avait reçu, j’avais frôlé l’expulsion de l’école.


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