FERMETURE DU FORUM, plus d'informations par ici

Partagez | .
 

 La tête dans les étoiles [PV Carlie]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: La tête dans les étoiles [PV Carlie]   Lun 28 Déc - 19:10

La tête dans les étoiles

Carlie
   &
  Cailean
Cailean ne sentait pas du tout de match. Mais alors pas du tout. Leurs adversaires étaient bien trop rapides avec leur batte et le poursuiveur avait déjà dû esquiver deux cognards bien lancés. Devoir se préoccuper de ces balles pas le moins du monde sympathique ne lui permettait pas d’être à fond dans son rôle de poursuiveur et la récupération du souaffle s’avérait compliquée.  Mais Cailean ne perdait pas espoir. Il fallait plus que quelques joueurs énervés pour lui faire peur. Voyant soudainement une opportunité de récupérer sa balle fétiche, Cailean fonça vers le sol. Il récupéra in extremis le souaffle et s’envola vers les buts adverses. Les Faucons de Falmouth étaient réputés pour le jeu brutal, mais pas pour la vitesse. Et Cailean et ses collègues étaient plutôt rapide une fois le souaffle en leur possession. Plus McCalaghan avançait, plus les trois anneaux de l’équipe adversaire grossissait, normal, l’inverse aurait été plutôt inquiétant. Le regard décidé, le souaffle collé contre son torse, il avançait, les cheveux dans le vent. Lorsqu’il fût à bonne distance des trois anneaux, il lança avec application. Les deux équipes étaient au coude à coude. Cailean devait marquer pour faire prendre de l’avance aux Pies de Montrose, ce n’était pas quelque chose de négociable. Il devait le faire. A peine le souaffle quittait-il à vitesse grand V les mains du poursuiveur que ce dernier chuta de son balai. Un cognard venait de percuter et de casser le devant de son balai. Il tomba et s’écrasa au sol. Un coup sur la tête l’envoya au pays des papillons..

**

Cailean était allongé sur le goudron. Il n’avait absolument aucune de ce qu’il foutait là. Il savait seulement qu’il y était. Il sentait la pluie sur son visage, sentait l’odeur du bitume humide mais le reste était silencieux. Il devait se trouver dans une petite rue déserte. Il se releva, poussa un gémissement de douleur alors que des centaines de marteaux semblaient lui tambouriner l’intérieur de crâne mais ne se laissa pas assommer par la douleur et parvint à se remettre sur ses jambes. Il observa les alentours et se rendit compte qu’il se trouvait sur une grande avenue mais qu’il n’y avait aucune voiture moldue ni aucune personne. Il était tout seul et ce n’était pas normal. S’il se fiait à la grosse horloge qu’il pouvait voir au loin, il se trouvait à Londres. Et Londres n’est pas réputée pour être une ville déserte. Quelque chose clochait. Cailean n’aimait pas ça. Il prit la décision de faire quelques pas pour rechercher une quelconque présence et trouva, adossé derrière un arbre quelqu’un portant un chapeau. Son chapeau. L’homme leva son regard pour le poser sur le joueur de quidditch, qui ne portait étrangement pas sa tunique des grands matchs mais plutôt un costume trois pièces dans lequel il se sentait à l’étroit.

Cailean ne mis pas beaucoup de temps avant de reconnaître la personne en face de lui. C’était son frère, Oliver, ou Ollie, pour les intimes. Mais. Ce n’était pas possible. Il était supposé être mort. Il avait été enterré des années plus tôt.

« On est dans ta tête petit frère. » Le jeune homme fit une pause de quelques secondes pour s’assurer d’obtenir la totalité de l’attention du poursuiveur. « C’est de ta faute, Cailean. Tu m’as laissé... t’es partie, comme le lâche que tu es.. »

Cailean grimaça. Il ressentait comme du déjà-vu. Un cauchemar que l’on refait sans cesse. Il connaissait la fin. Oliver allait se jeter sur lui avec un couteau et le poignarder au cœur. La cause de la mort de son grand-frère.

**

Cailean se redressa d’un seul coup. Il mit du temps à remarquer qu’il se trouvait dans un lit d’hôpital, moins pour noter la présence d’une personne inconnue près de lui. Il tenait fermement le poignet de la jeune femme, il lui était donc difficile de l’ignorer. Croisant son regard noisette, il la lâcha.

« Pardon. Je voulais pas vous faire du mal. J'ai..»

fait un mauvais rêve? Non, ça il le gardait pour lui.. Il passa ses deux mains sur son visage pour ensuite ébouriffer ses cheveux. Il grimaça. Il aurait mieux de s’abstenir. Ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait dans un lit d’hôpital, mais c'était la première fois que cela lui faisait mal comme ça.

« Je suis tombé de mon balais. »

Oui. Il s’en souvenait. Mais quelque chose le démangeait. Il avait besoin de savoir.

« Est-ce qu’on a gagné ? Est-ce que les Pies de Montrose ont gagnés ? »


Le regard de Cailean était emplie d’espoir alors qui posait la question à la jeune infirmière. Oh. Peut-être n'était-elle d’ailleurs pas tout à fait infirmière. Peut-importe. Cailean voulait simplement savoir si son équipe avait gagné. Et s’il la jeune femme n’avait pas la réponse, et bien il s’arrangera d’une autre manière pour avoir la réponse.

   

   
camo©015
Revenir en haut Aller en bas
avatar



+ SORCIER DEPUIS LE : 20/12/2015
+ PARCHEMINS : 95
+ LOCALISATION : Partout où on a besoin de moi

Message Sujet: Re: La tête dans les étoiles [PV Carlie]   Mar 29 Déc - 1:05

Carlie était affectée au service des accidents matériels depuis peu. Sa formation de guérisseuse impliquait qu’elle fasse le tour des différents services au cours de stages et de formations diverses. Armée de sa blouse marquées aux armoiries de l’hôpital, elle arpentait les couloirs du service, accompagnant de guérisseur en chef, qui lui déléguait certaines tâches, comme celles de refaire un pansement, distribuer les différentes potions aux patients ou vérifier les guérisons des patients les plus avancés. Des cas plus ou moins graves, issus de divers accidents ménagers comme l’explosion d’un chaudron ou plus rares comme des chutes de balais. C’était une journée calme jusque-là, ils avaient eu pas mal de départs de patients, et Carlie se trouvait dans la salle de repos du personnel à trier des dossiers de patients pour le guérisseur-en-chef.

Tandis qu’elle se saisissait d’un nouveau dossier, le chef de service passa la tête par la porte la faisant sursauter.

« Burton, on a du travail ! Un cas transféré en urgence, on se dépêche ! »

Elle sourit tout en se relevant, et couru à la suite de son supérieur déjà disparu dans le couloir. Elle comprenait ce que son père appréciait dans son travail de médicomage qui le faisait se rendre sur les lieux des accidents. L’adrénaline qui montait. Le sauvetage des personnes. Elle aperçut la haute silhouette de Chace Burton dans le hall d’entrée de l’hôpital, poussant un brancard sur lequel reposait un homme visiblement inconscient. Elle le suivit jusqu’à la chambre qui avait été attribuée au patient, et l’aida à déplacer le jeune homme du brancard sur le lit. Elle nota sa robe qui faisait penser à celle d’une équipe de Quidditch, et les égratignures qui ornaient ses membres. Ainsi que la plaie qui ornait sa tête.

« Cailean McCalaghan. Une mauvaise chute pendant le match de Quidditch, un cognard qui a fracassé son balai et qui l’a désarçonné. On évalue la chute à une petite dizaine de mètres, il a été légèrement ralenti par l’arbitre mais aucun de ses équipiers n’est parvenu à le rattraper au vol… On a constaté de nombreuses contusions, une jambe fracturée mais qu’on a déjà réglée, et au moins une côte cassée. En revanche on s’inquiète pour sa blessure à la tête. Il est inconscient et au vu des premiers examens on pense qu’un traumatisme doit traîner… On vous l’a amené aussi vite que possible. »

Cependant que son père parlait, Carlie observait le guérisseur effectuer ses divers examens complémentaires, prenant le pouls du jeune homme, mesurant sa tension artérielle, des données qu’il énonçait à haute voix et qu’elle était sensée reporter sur le dossier du patient. Après quelques minutes, le guérisseur fit un bandage autour du crâne du joueur de Quidditch, avant de lui déléguer la tâche de s’occuper de ses blessures minimes et de lui administrer une potion antalgique. Des gestes de base pour lesquelles elle était qualifiée. Elle adressa un dernier sourire à son père lorsqu’il quitta la chambre avant de sortir à son tour chercher le matériel dont elle avait besoin.

Carlie revint quelques minutes plus tard, poussant un chariot contenant de nombreux onguents, et des potions de tout genre. Elle croisa le guérisseur en chef qui sortait de la chambre, et qui lui confia que le patient présentait une fracture de l’os pariétal qui nécessiterait un long moment de repos, et qu’il n’avait pas encore repris connaissance. Bien, elle devrait donc gérer avec ça… En s’approchant du lit, elle ne put s’empêcher de remarquer la beauté du visage du jeune homme, malgré ses blessures. A n’en point douter, il devait faire partie de ces joueurs de Quidditch qui faisaient tourner toutes les têtes. Son nom lui parlait vaguement, ils avaient fréquenté Poudlard en même temps pour quelques années, mais ne s’étaient jamais parlé. Elle prépara une seringue qu’elle remplit de potion contre la douleur et la lui administra. Une fois son cerveau protégé de la douleur physique, il pourrait plus facilement se réveiller… Et elle commença le travail laborieux de soigner les nombreuses petites blessures qui parsemaient son corps, ainsi que les hématomes qui commençaient à apparaître.

Après de nombreuses minutes, le jeune homme commença à s’agiter. Il sortait visiblement de sa torpeur, et Carlie interrompit ses gestes pour aller chercher un linge et de l’eau froide pour lui passer sur le visage, dans une tentative de l’apaiser. Le guérisseur en chef n’était visible nulle part, et personne dans la salle de repos du service ne fut capable de la renseigner. Mais tout le monde parlait de l’accident du joueur de Quidditch et du match. La jeune femme n’avait jamais réellement compris l’engouement des sorciers pour ce sport dangereux, mais soit. Elle retourna rapidement auprès de son patient, qui semblait de plus en plus agité. Elle s’apprêter à tremper de nouveau le linge dans l’eau, lorsqu’il s’empara de son poignet dans un geste convulsif, et se mit à le serrer avec force, arrachant une grimace à l’apprentie. Puis il se redressa vivement, ouvrant les yeux pour la première fois. Un regard sombre quoiqu’un peu fou dans l’instant, qui croisa le sien, semblant prendre conscience de la réalité. La douleur sur son poignet s’estompa lorsqu’il la lâcha, et elle secoua la main pour la faire totalement disparaître.

« Pardon. Je voulais pas vous faire du mal. J'ai.. Je suis tombé de mon balai. »

Carlie hocha de la tête et lui offrit un sourire qui se voulait apaisant, tandis qu’elle posa ses mains sur les épaules du jeune homme avec douceur tout en maintenant une certaine fermeté pour le forcer à se rallonger sur les coussins. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais il ne lui en laissa pas le temps.

« Est-ce qu’on a gagné ? Est-ce que les Pies de Montrose ont gagnés ? »

La jeune femme ne put s’empêcher de laisse échapper un éclat de rire. Ces sportifs, toujours plus soucieux de leurs performances que de leur santé…

« Je vous répondrai, à la seule condition que vous acceptiez que vous recoucher Mr McCalaghan. Ou je n’hésiterais pas à me servir de ma baguette pour vous attacher à ce lit, vous avez des blessures sérieuses qu’il va falloir traiter et qui vont vous obliger à vous reposer… »

Elle aida finalement le jeune homme à se réinstaller le plus confortablement possible. Il lui faudrait réparer sa côte cassée également, mais il était d’abord urgent de gérer sa douleur.

« J’ai cru entendre un de mes collègues dire que les Pies luttaient toujours, et qu’elles n’avaient qu’un faible retard de point sur l’autre équipe… Tout n’est donc pas perdu n’est-ce pas ? »

Tout en parlant, Carlie continuait de s’affairer sur les blessures superficielles du jeune homme, les faisant disparaître une à une. Puis elle versa un liquide bleu électrique dans un verre qu’elle tendit au jeune homme.

« Tenez, un anti douleur. Buvez tout, et vous irez un peu mieux après ça. On pourra ensuite s’occuper de vos côtes cassées. A ce que j’ai compris, vous avez eu pas mal de chance avec cette chute, les conséquences auraient pu être bien pires… »

Elle fit apparaître quelques coussins supplémentaires, qu’elle disposa autour de Cailean, tout en lui souriant avec douceur.

« Comment vous sentez-vous ? »

Elle vit une tâche écarlate commencer à teinter son pansement à la tête, tout n’était donc pas gagné... Elle risquait de devoir s’occuper de lui pendant un moment. Au moins n’était-il pas désagréable à regarder, ça lui changeait des ménagères de 50 ans qui s’étaient faites brûler par leurs chaudrons…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: La tête dans les étoiles [PV Carlie]   Ven 22 Jan - 16:10

La tête dans les étoiles

Carlie
  &
 Cailean

Il lui semblait qu’un marteau tapait contre les os de son crâne. Peut-être même que quelqu’un avait réussi à faire entrer un klaxon de voiture ou un « klaxon » d’un gros paquebot en fonctionnement pour prévenir au marin qu’ils arrivaient chez eux. Tout cela se passait au même moment dans la tête de Cailean. Il était évidemment conscient de ce qui se passait autour de lui, il était évidemment impatient d’entendre si son équipe avait gagné le match de Quidditch ou pas. D’ailleurs, le regard plein d’espoir posé sur l’apprentis infirmière n’était pas prêt de s’en aller. Il voulait vraiment, mais vraiment sa réponse. C’était comme, une nécessité ! Un besoin qu’il ressentait. Il savait très bien qu’il ne pourrait pas rester en place s’il n’avait pas une réponse correcte. D’ailleurs, pourquoi, par Merlin, rigolait-elle ? Certes, ce n’était qu’un rire léger, mais tout de même. Cailean ne trouvait pas ça drôle. Il avait besoin de savoir. Vraiment. Est-ce que par ce qu’il avait été assommé par un cognard, est-ce que parce qu’il avait dû quitter le terrain de jeu un peu précipitamment ? Cailean était dans l’ignorance, et autant dire qu’il n’aimait pas ça du tout. Il se rendit compte, un peu tardivement, la présence rassurante des mains chaudes de son infirmière sur ses épaules. Soit. Mais ce n’était pas de cette manière qu’elle allait lui imposer de rester dans son lit. Oh non. Cailean avait beau avoir mal partout, il avait beau avoir l’impression d’avoir été piétiné par un troupeau de Sombral, il voulait savoir.

Mais, la jolie jeune femme trouva le moyen de l’empêcher de sortir de son lit. Déjà, elle était joli. Ses petits yeux noisettes en amande, son sourire rassurant : Cailean aurait pu tomber sur la même infirmière que la dernière fois et il préférait de loin oublier ce moment peu agréable. Mais, plus encore, la demoiselle au boucle brune lui faisait du chantage. S’il se recouchait, il obtenait la réponse qu’il souhaitait. Plus facile que de sortir de ce lit d’hôpital, moins douloureux surtout. Et puis, il n’était clairement pas d’attaque à faire face à la baguette de la demoiselle. Elle semblait être un mélange d’une pointe de douceur et d’une pointe de courage, mêlé à la ténacité. Il obéit alors, docilement. Se retrouver la tête dans les oreillers du lit lui fit un bien fou. Il n’avait plus besoin de tenir sa tête droite, on s’en chargeait pour lui. Et, en plus de cela, il avait sa réponse. Bon, ce n’était pas tout à fait satisfaisant, la jeune femme avait raison, tout n’était pas perdu ! Mais, ce n’était pas l’idéal tout de même. Il fallait que ses camardes jouent davantage sur leur vitesse. Il fallait que les batteurs des Pies fassent tomber les batteurs des faucons. Ces derniers étaient brutaux, leurs batteurs étaient là pour faire tomber les membres de l’équipe adverse. Et ils avaient réussis. Par Merlin que Cailean se sentait idiot. Que penserait Mordred de tout cela, hein ? Cailean le savait déjà : il n’avait pas été assez attentif. Il était allé trop vite. Voilà ce qu’il faisait qu’il n’était pas capitaine. Il était bien trop impulsif sur le terrain. Cailean se maudit intérieurement. Il s’en voulait. Comme à chaque fois qu’il finissait dans un lit d’hôpital d’ailleurs. Mais, cette fois ce sentiment était plus fort. Etait-ce à cause de ce mauvais rêve qu’il avait encore une fois, eut la joie d’expérimenter ? Il ne savait pas. Mais, ce qu’il savait, c’est qu’il ne se sentait pas merveilleusement bien. Sauf quand son regard noisette croisait celui de la demoiselle, mais cette dernière était occupée à soigner ses petites blessures.

La jeune femme lui tendit ensuite un verre remplie d’un liquide, peu appétissant, bleu électrique. Mais le jeune homme ne se fit pas prier deux fois, il avala l’antidouleur d’une seule traite. Il avait hâte que les marteaux qui s’amusait dans sa tête cessent enfin. Il nota le fait qu’il avait eu de la chance, même s’il ne parvenait pas à savoir en quoi se retrouver dans un lit d’hôpital, loin de là où il devrait se trouver. Une légère grimace apparut alors sur son visage alors que l’infirmière parla d’une côte cassée. Ce n’était pas bon ça. Mais alors pas bon du tout. Le poursuiveur souffla. Tout ce qu’il voulait, c’était joué. Il ne demandait rien d’autre. Et il était coincé dans ce stupide lit d’hôpital. Tout cela l’agaçait. Mais, il n’avait pas le choix, et puisque que la jeune femme, dont il ne connaissait toujours pas le nom -pas pratique selon lui-, semblait destinée à rester avec lui un moment, il se mis à penser qu’il serait peut-être agréable d’entamer une discussion. Et puis, ce fût elle qui, au final, commença. Ce n’était qu’une question bateau, mais une question sur laquelle il était facile de rebondir. Comment se sentait-il ? Hm. Difficile à dire. Vraiment.

« Ça va. »

C’était un petit ça va. En fait. Cailean n’allait tout simplement pas avouer à la jeune femme qu’il avait mal à peu près partout. Oh non. Trop de fierté en lui pour oser faire ça. D’autant plus qu’il supportait mieux la douleur. Disons qu’il s’y habituait doucement, donc ce n’était pas bien méchant.

« Mais. Je me présente. Cailean McCalaghan. Poursuiveur des Pies de Montrose, comme vous avez pu le deviner ! Et vous êtes ? »

Oui, Cailean voulait savoir comment la demoiselle s’appelait. Mettre un nom sur un visage vous permettait d’être un monde un peu moins inconnu. Et puis, il avait le droit de savoir son nom. Non ? Mais, un éclair, une lueur d’inquiétude ou quelque chose dans le genre s’invita dans les yeux de l’apprentie-guérisseuse. Par réflexe, Cailean porta sa main droite sur sa tête, senti son bandage ainsi que quelque chose de chaud sur ses doigts. Il les observa un instant. Il saignait. Mauvais signe, ça aussi. Décidément. Il collectionnait !

« Hmm. Je crois que y’a quelque chose qui va pas. C’est grave ? »

Une moue d’enfant animait maintenant le visage du joueur de Quidditch. Il ne comprenait pas quelque chose. Comment pouvait-il saigner de la tête et ne pas avoir mal ? Tout cela le dépassait. Il voulait simplement que cela se termine et ce, le plus vite possible.
 

 
camo©015
Revenir en haut Aller en bas
avatar



+ SORCIER DEPUIS LE : 20/12/2015
+ PARCHEMINS : 95
+ LOCALISATION : Partout où on a besoin de moi

Message Sujet: Re: La tête dans les étoiles [PV Carlie]   Jeu 4 Fév - 21:55

Les joueurs de Quidditch étaient parfois les pires patients dont on pouvait s’occuper. A Poudlard déjà elle avait eu l’occasion d’entendre l’infirmière scolaire s’en plaindre à de multiples reprises lors des matchs qui se disputaient qui ne manquaient pas de faire quelques blessés. Et depuis qu’elle travaillait à Sainte Mangouste, Carlie n’avait pu que donner raison à la vieille infirmière. Soit ils étaient tellement en colère qu’ils ne voulaient qu’une chose, aller jeter un sort au type qui les avait écartés du match. Soit ils étaient comme son patient du moment, à vouloir sauter sur leur balai pour retourner au cœur du match. Il était temps que le dénommé McCalaghan se calme, sinon il allait vite l’épuiser… Et ce n’était pas son joli minois qui allait changer quoi que ce soit. Enfin… Allez Carlie, reste professionnelle.

Le jeune homme répondit faiblement à sa question au sujet de son état. La jeune femme fit la moue, se doutant qu’il devait souffrir le martyr au vu de ses blessures. Elle se mordit doucement la lèvre, avant de lui assurer que la potion allait bientôt faire effet. Normalement. Carlie entreprit de remettre de l’ordre dans les flacons de potions qui se trouvaient sur le chariot à côté d’elle, et elle remplit de nouveau le récipient d’eau froide d’un coup de baguette magique.

« Mais. Je me présente. Cailean McCalaghan. Poursuiveur des Pies de Montrose, comme vous avez pu le deviner ! Et vous êtes ? »

La jeune femme releva la tête, interrompant son activité, pour rencontrer le regard du blessé. Elle ne put empêcher un sourire de faire son apparition sur son visage tandis qu’elle l’observait.

« Effectivement, vous n’êtes pas ce qu’on pourrait appeler un sombre inconnu… » Elle se râcla la gorge doucement, comme pour marquer l’ironie qui perçait dans ses paroles. Quand elle raconterait ça à Willem, elle était persuadée qu’il serait vert de jalousie. « Carlie Burton. Apprentie guérisseuse. Ravie de faire votre connaissance, malgré les circonstances… »

Elle continua de lui sourire joyeusement, tout en le détaillant discrètement. Sans trop s’arrêter sur ses larges épaules. Ses muscles saillants. Ses yeux sombres qui la fixaient avec intérêt. STOP. Relation médecin-patient, pas de débordements. Par chance, son attention fut rapidement détournée vers la tâche écarlate qui s’agrandissait sur le pansement qui ornait la tête du jeune homme. Ce que ce dernier sembla voir, puisqu’il porta la main à sa blessure avant de rester bloqué sur ce qu’il voyait. Pourvu que la vue du sang ne lui fasse pas tourner de l’œil, il n’avait pas besoin de ça en plus…

« Hmm. Je crois que y’a quelque chose qui va pas. C’est grave ? »

Carlie se mordit la lèvre inférieure tout en réfléchissant. Le guérisseur ne devrait pas tarder à revenir pour s’occuper de ça normalement, mais en attendant elle ne pouvait pas le laisser comme ça… Elle contourna le lit pour se rapprocher du jeune homme et entreprit de défaire le bandage avec des gestes doux.

« Vous avez une sale blessure à la tête… Peut-être un petit traumatisme qui doit traîner, le guérisseur doit revenir pour faire des examens complémentaires, mais à première vue rien de trop embêtant. Mais vous avez du rouvrir votre blessure en vous agitant comme ça tout à l’heure… »

Se saisissant de sa baguette, elle fit se rapprocher un chariot couvert de bandes et de compresses, avant de laisser tomber la première bande désormais écarlate. Puis elle pointa sa baguette vers le crâne de son patient, reproduisant les gestes que le guérisseur avaient fait un peu plus tôt, et qu’elle avait appris à manier.

« Attention, vous allez probablement avoir une sensation bizarre mais tout est normal, je vais juste refermer la plaie pour qu’elle arrête de saigner. Episkey ! »

Une fois la plaie soignée, en attente de nouveaux soins plus adaptés, elle banda de nouveau la tête de Cailean, laissant courir ses doigts sur le crâne du jeune homme. Puis elle fit disparaître le premier pansement, avant de servir un verre d’eau au jeune homme.

« Tenez. Et maintenant vous vous reposez, pour éviter tout nouveau problème, et pour qu’on puisse ensuite s’occuper de vos côtes. Dites-moi quand vous ne sentez plus aucune douleur, ou si vous avez besoin de quoi que ce soit. Mais surtout ne vous inquiétez pas. »

La jeune femme lui adressa un sourire qui se voulait rassurant, puis elle se dirigea vers la porte de la chambre. Non pas pour partir, mais pour passer la tête dans l’entrebâillement, à la recherche du responsable. Il devait être occupé avec un autre patient… Ou alors il jugeait qu’elle était à même de gérer ce cas, tant qu’il n’y avait pas de problème majeur… Elle referma la porte et nota quelques petites choses dans le dossier du patient, toujours en silence pour le laisser se reposer. Puis lorsqu’elle posa les parchemins dans un coin et qu’elle se tourna vers lui, elle croisa son regard. Elle rapprocha une chaise qui trainait dans un coin de la pièce et s’installa dessus, avant de passer une main sur son visage. Elle était épuisée, mais la journée était loin d’être terminée… Puis elle sourit à Cailean.

« Alors… Un mauvais cognard à ce qu’on m’a dit ? Ces trucs-là m’ont toujours fichu la frousse, déjà à Poudlard quand j’allais assister aux matchs… Ce qui n’arrivait pas si souvent que ça au final, maintenant que j’y pense… »

Carlie avait toujours été mieux les pieds sur terre. Et voir les gens se battre pour une balle tout en en fuyant deux autres qui cherchaient votre mort, le tout à plusieurs mètres du sol… Non, très peu pour elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

Invité

Message Sujet: Re: La tête dans les étoiles [PV Carlie]   Lun 14 Mar - 22:09

La tête dans les étoiles

Carlie
  &
 Cailean

Cailean observa un peu plus attentivement le sang sur ses mains. Il n’y en avait pas tant que ça, mais c’était tout de même intéressant. Ce n’était que du sang, encore une fois, mais il n’avait que rarement l’occasion d’en observer de cette façon. La dernière fois qu’il s’était retrouvé dans un lit d’hôpital, en compagnie d’une infirmière peu commode, Cailean s’était seulement cassé un os du bras, rien que la magie ne pouvait fixée. Mais, cette fois, c’était différent. C’était plus grave. Cailean s’en rendit petit à petit compte lorsqu’il observait sa main.  Combien de temps allait-il être bloqué dans ce lit d’hôpital ?  Quelques jours ? Une semaine ? Un mois ? Il n’en savait rien. Mais bizarre, il n’était pas pressé de savoir. Rester dans un lit d’hôpital une nuit ne l’embêtait pas plus que cela, mais plus longtemps, il n’était pas certain de pouvoir le supporter. D’autant plus que la saison de Quidditch battait son plein, ce n’était pas le moment de manquer des entrainements. Cailean était un très bon joueur, mais un très bon joueur cloué au lit n’était plus un très bon joueur. Voilà ce qui l’embêtait le plus à chaque fois qu’il se retrouvait dans ce genre de situation. Allez à l’hôpital n’était pas une partie de plaisir et cela mettait à chaque fois son futur sportif en péril. Il n’avait clairement pas envie de se retrouver prof de vol à Poudlard parce qu’il avait perdu sa place chez les Pies. Non. Les Pies de Montrose était une très bonne équipe, il se battrait jusqu’au bout pour rester le poursuiveur principal de cette équipe Ecossaise.

La jeune femme aux yeux noisette lui fit alors remarqué qu’il ne lui était pas inconnu. Ah. Oui. Mais connaître le nom d’une personne n’était pas réellement connaître la personne. Il laissa échapper un petit rire lorsque la demoiselle laissa échapper son nom. Carlie. Quel joli prénom ! Cela avait le mérité de bien lui aller. Et puis, l’homme ne s’était pas trompée sur la profession de la jeune femme. Apprentie guérisseuse ! Cela envoyait du lourd !  Il était heureux de voir qu’il n’y avait pas que des femmes infirmière terrifiante dans cet établissement médicale. Cailean n’était pas facilement impressionnable, mais la dernière infirmière en date lui avait réellement fait dresser ses cheveux sur sa tête. Mais bon, ce n’était pas réellement le moment de se rappeler de ses souvenirs désagréables, même si, avec cette dame de fer, Cailean n’avait pas bronché longtemps et avait, par conséquent, repris du poil de la bête assez rapidement. La brune lui expliqua alors qu’il avait une sale blessure à la tête. Oui, il avait l’impression que celle-ci allait exploser, mais il n’avait pas mal à l’endroit où il saignait .. Enfin, il ne voulait même plus chercher à comprendre, cela lui faisait encore plus mal à la tête. Encore une fois, il se maudit lui-même. En plus de ne pas être capable d’éviter un cognard, il n’était pas capable de rester tranquille et ainsi faire en sorte de guérir plus rapidement. Il se retint de faire un geste qu’il aurait pu regretter et laissa l’apprentie guérisseuse faire son travail.  Elle n’avait beau être qu’une apprentie, le joueur de Quidditch lui faisait confiance.  Après tout, elle semblait sûre d’elle, dans ses gestes, dans ses mots. Pourquoi douterait-il ?

Comme promis, il ressentit une sensation étrange sur le haut du crâne. Cela le picotait et lui faisait un peu mal, mais pas trop. C’était étrange. Mais ce n’était pas insurmontable. Rapidement, il reçut un nouveau bandeau sur la tête, bien posée par les doigts agiles de Mlle Carlie Burton. Le blessé remercia d’un souffle la demoiselle avant de boire d’une traite le verre d’eau qu’elle lui proposa. Il inclina ensuite la tête positivement tout en arrachant une petite grimace.

« A vos ordres, chef. »


Puis, il se laissa aller dans les oreillers. Ce qu’ils étaient confortables. Le sportif ferma les yeux un instant mais les rouvrit aussitôt lorsqu’il se rappela le cauchemar précédent. Il se concentra alors sur autre chose. Toujours bien calé dans les oreillers, il observait de ses yeux sombres la jeune apprentie s’affairer à ses occupations. D’une taille moyenne, la brune ne manquait pas de charme, c’était certain. Et d’un coup, Cailean se sentit encore plus ridicule. Décidément. Il se retrouvait en présence d’une jolie fille et n’était pas vraiment au top de sa forme. Il referma les yeux le temps de quelques secondes pour jurer intérieurement, puis, lorsqu’il les rouvrit encore une fois croisa le regard de la demoiselle. Elle vint ensuite s’asseoir près de lui et lui sourit. Alors Cailean lui sourit aussi. Pas l’un de ses grands et beaux sourires dont il avait l’habitude, non, un plus retenu, pour ne pas tirer trop fort sur les muscles de sa tête. Il observa les traits tirés de la demoiselle tout en écoutant ce qu’elle disait. Elle semblait fatiguée. Fatiguée mais dévouée à son rôle d’apprentie guérisseuse. Le poursuiveur poussa un léger soupir.

« Je n’ai jamais été trop fan de ces balles-là, trop sauvage, à mon gout. Mais, ce sont les risques du métier. »

Il sourit, pris une petite pause, tenta de ne pas grimacer lorsqu’il sentit un élancement dans son crâne et sur ses côtes, comme si ces deux points douloureux s’étaient mis d’accord pour faire mal au même moment, puis reprit.

« Qu’aimez-vous faire, donc, si vous n’aimez pas le Quidditch ? »

Il s’arrêta encore une fois pour observer le visage de la jeune femme. Cette dernière bailla.

« Oh. Vous pouvez dormir, si vous le souhaitez, je vous promets de ne pas mourir pendant ce temps là. »

Il rigola, taquin,  mais était sérieux, si la jeune femme voulait prendre une pause, bien que cela ne soit pas réellement très professionnel, Cailean n’y voyait pas d’inconvéniant. Lui-même se plongerait dans un sommeil, tourmenté, certainement, mais un sommeil tout de même. Ou peut-être se contenterait-il de surveiller le sommeil de l’apprentie et d’éviter ainsi de rencontrer ses démons, oui, cela pouvait être une solution.

 
camo©015
Revenir en haut Aller en bas
avatar



+ SORCIER DEPUIS LE : 20/12/2015
+ PARCHEMINS : 95
+ LOCALISATION : Partout où on a besoin de moi

Message Sujet: Re: La tête dans les étoiles [PV Carlie]   Jeu 2 Juin - 15:42

Cailean était un patient sympathique, quand il se décidait à écouter les consignes et les appliquer. Assez volubile malgré la douleur qui devait lui vriller la tête. Et Carlie se surprit à apprécier sa compagnie. A moins que ce soit seulement son sourire qui lui fasse un peu tourner la tête ? Mais il était un patient, un simple patient. Pas un mec croisé dans un bar, elle devait se faire une raison. Assise sur sa chaise, elle ne pouvait cependant pas s’empêcher de détailler le jeune homme. Il avait l’air de se calmer, cela signifiait que les différentes potions faisaient effet. Sa convalescence serait longue, mais elle allait tout faire pour qu’elle soit la plus rapide possible. A la condition qu’il respecte ses traitements.

« Je n’ai jamais été trop fan de ces balles-là, trop sauvage, à mon gout. Mais, ce sont les risques du métier. »

Carlie laissa échapper un léger rire. Des risques il y en avait partout. Mais là, c’était jouer avec sa vie. Et rien que ça l’avait toujours dissuadée de monter sur un balai pour d’autres raisons que les cours de vol à Poudlard. Non, elle n’avait jamais compris cet engouement pour ces blessures. Certes, elles continueraient de lui donner du travail pendant longtemps encore. Et elles lui avaient permis de rencontrer Cailean, ce sur quoi elle ne cracherait pas. Mais elle chassa de nouveau bien vite cette pensée. Non, elle ne devait pas penser à lui comme ça. Et non, de toute façon, elle n’avait pas le temps pour des choses pareilles. Elle attrapa un onguent sur la table de chevet, et elle massa son poignet encore légèrement endolori par la poigne du jeune homme, avec douceur. Uniquement pour éviter que la douleur s’éternise, bien qu’elle soit largement supportable, elle préférait l’éradiquer pour continuer à travailler.

« Qu’aimez-vous faire, donc, si vous n’aimez pas le Quidditch ? »

Elle reposa la fiole à sa place, et s’adossa un peu plus à sa chaise. Puis elle décrivit un large mouvement englobant la pièce avec ses bras.

« Soigner les gens. Voilà ce que j’aime faire. » Elle lui adressa un sourire. « En réalité, je n’ai jamais vraiment aimé voler. Je dois avoir une espèce de vertige qui traine. Mais j’ai toujours préféré garder les pieds sur terre. Alors je préfère soigner les victimes du Quidditch que m’y essayer. »

Et danser, elle aimait danser. La danse était pour elle ce qu’était le Quidditch pour Cailean. Mais ça, elle ne le dirait pas. C’était une partie de sa vie qu’elle ne confiait qu’à ses proches amis, ou à des personnes qui seraient en mesure de le comprendre. C’était une marque de son appartenance au monde moldu, une chose relativement mal vue par certaines personnes ces derniers temps. Et bien que le joueur de Quidditch lui inspirât confiance, elle préférait garder ça pour elle. Alors elle conclut sa phrase par un léger clin d’œil, qui se termina en un léger bâillement qu’elle étouffa tant bien que mal. Bâillement qu’il ne manqua pas de remarquer.

« Oh. Vous pouvez dormir, si vous le souhaitez, je vous promets de ne pas mourir pendant ce temps-là. »

Carlie ne put retenir un grand éclat de rire. Décidément, le courant passait drôlement bien. Et c’était incroyable de voir comme il était capable de plaisanter après une chute telle que la sienne. Elle devait reconnaître que plus les jours passaient, plus les lits libres de l’hôpital lui faisaient de l’œil. Mais elle devait se montrer professionnelle. La journée n’allait pas tarder à toucher à son terme, et elle retrouverait son appartement et son propre lit. Pour une nuit qui ne compterait malheureusement pas assez d’heures, comme toujours. Vivement son prochain repos !

« Si seulement tous mes patients pouvaient dire comme vous… »

Elle grimaça légèrement face aux images de la nuit du marché de pré au lard, qui avait été l’une des plus éprouvantes qu’elle ait vécues, mais elle chassa bien vite ces pensées. Elle se leva alors, pour se rapprocher du jeune homme.

« On va plutôt essayer de soigner vos côtes, ça finira de vous soulager. Et vous pourrez dormir un peu pour moi si vous le voulez. »

Elle lui adressa un grand sourire avant d’attraper sa baguette et une série de bandes, pour pouvoir s’occuper du jeune homme. Elle attrapa également une blouse de l’hôpital, ces vêtements informes que l’on obligeait les patients à porter. Une abomination, mais plus faciles pour les soins.

« Il va falloir qu’on vous retire votre robe de Quidditch pour vous bander le thorax… Puis aurez droit à cette magnifique autre robe. Vous n’aurez qu’à vous dire que vous représentez l’équipe de Sainte Mangouste comme ça ! »

Elle lui adressa un clin d’œil, tout en commençant à s’emparer de la robe du jeune homme pour la lui retirer afin de pratiquer les gestes nécessaires. Ses mains tremblaient légèrement, reflet du trouble qu’elle ressentait. Dans sa tête, elle faisait une sorte de danse de la joie, qui s’intensifia lorsqu’elle découvrit les abdominaux du joueur. Ahem. Reste professionnelle Carlie. C’est un patient, reste concentrée. Elle agissait avec des gestes lents et mesurés, afin de ne pas aggraver ses autres blessures, et surtout celle de sa tête. Puis une fois la robe retirée, elle la plia soigneusement et la posa dans un coin, avant d’appliquer ses mains fraîches sur les côtes de Cailean, à la recherche d’éventuelles fractures. Elle s’appliquait, gardant le silence, concentrée. Du moins, elle essayait de donner cette impression, parce qu’intérieurement, elle faisait la fête. Pitoyable. Elle attrapa finalement sa baguette, interrompant son inspection.

« Vous avez trois côtes cassées, peut-être là où le cognard vous a frappé, ou alors provoqué lors de votre chute… L’un d’elle est légèrement déplacée, vous avez de la chance qu’elle n’ait pas perforé votre poumon… Ca risque d’être légèrement douloureux, mais vous pourrez vous reposer après, ne vous en faites pas. »

Elle pointa sa baguette en divers points, prononçant à chaque fois la même formule, afin de replacer les os pour qu’ils se réparent de la bonne manière. Elle vit le jeune homme grimacer, et elle s’en voulut de lui causer ses souffrances supplémentaires. Elle l’appréciait, un peu trop. Elle devait se détacher, le considérer comme n’importe quel autre patient de cet hôpital. Puis elle banda délicatement le torse de son patient, et l’aida à enfiler la repoussante robe de l’hôpital. Elle arrangea enfin les coussins autour de lui, avant de remplir un gobelet avec de la potion Poussos, qu’elle lui tendit.

« Et voilà, c’est fini ! Tenez, buvez ça, ce ne sera pas bon, mais au moins ça vous soignera. Et j’arrête de vous embêter, ça y est. Est-ce que vous désirez une potion pour dormir un peu ? »

Ou elle pouvait rester là à lui faire la conversation aussi. Même si elle ne devrait pas. Argh, dilemme infame.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


Message Sujet: Re: La tête dans les étoiles [PV Carlie]   

Revenir en haut Aller en bas
 

La tête dans les étoiles [PV Carlie]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 3:16 Carnage dans les étoiles
» Avoir la tête dans les étoiles — Gemma
» La tête dans les étoiles [PV Carlie]
» Roronoa Zoro, un sabreur qui à la tête dans les étoiles.
» Un rat dans les étoiles

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Daily Prophet :: Paroles des Moldus :: Pensine :: Pensine des rps-