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 HADÈS - L'enfer c'est les autres.

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Message Sujet: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mar 22 Déc - 13:48


DOSSIER DU MINISTÈRE DE
Abraxas "Hadès" Rowle


   

   
   
NOM : Je porte le prestigieux nom de Rowle, celui d'une influente et célèbre famille de sang-pur. Malgré les apparences, je le reconnais, ce nom n'est pas toujours facile à porter. Les à priori sont nombreux sans toujours être fondés. PRÉNOMS : Ma génitrice a tenu à me donner le prénom d'Abraxas. Cela n'est pas vraiment du goût de son époux, qui lui a toujours préféré le patronyme Hadès, qu'il considérait comme étant davantage porteur de prestige et de grandeur. Et puis, Hadès est beaucoup plus sombre. Hadès représente l'enfer, comme mon père, et comme l'homme qu'il espérait que je deviendrais. C'est d'ailleurs cette appellation qu'utilisent actuellement la plupart des gens pour me désigner, à l'exception peut-être des professeurs. AGE : Les années passent si vite. Malheureusement, c'est ainsi. Le temps s'écoule et ne se rattrape pas. J'ai fêté récemment en décembre dernier mon dix-neuvième anniversaire.  ANNÉE : Voilà plusieurs années que ma scolarité à Poudlard a débuté. J'étudie présentement en 5ème année. ÉTAT CIVIL : Je suis célibataire, et ce depuis ma naissance ; mon très cher père ayant jugé que je n'étais pas à la hauteur d'être cet héritier auquel on promettait une fiancé. Cela me convient très bien. Je n'ai besoin de personne et j'ai par ailleurs toujours ressenti un profond mépris pour les relations amoureuses qui me semblent être, pour la plupart, basées sur les faux semblants et l'hypocrisie, à l'instar de la relation qui unit mes chers parents. PURETÉ DU SANG : Sang-pur, cela est une évidence et constitue la plus grande fierté de la famille. MAISON SOUHAITÉE : Serpentard, comme tous les autres membres de ma chère famille. ORIENTATION SEXUELLE : N'ayant jamais côtoyé qui que ce soit, celle-ci n'est pas clairement définie. Il est vrai néanmoins que je ressens davantage d'attirance envers mes pairs qu'envers la gente féminine, cela dit je me garde bien d'en parler à qui que ce soit. 
   

   
Votre personnage trouve par hasard dans un couloir les réponses du prochain devoir de potions, que fait-il ? Comme beaucoup d'autres élèves j'imagine, je me serais emparé du devoir. Je suis un élève studieux et le travail ne me fait pas peur dans la mesure où il me mène sur le chemin de la réussite. Cependant, soyons honnêtes. Si ce parchemin peut m'économiser quelques heures de travail et surtout m'aider à briller davantage encore, à avoir une meilleur note, bien au-delà de celle que peuvent ne serait-ce espérer mes camarades, je ne le refuserais pas. Bien au contraire, j'en ferais bon usage, sans nul doute.
   ✎ Votre personnage tombe sur une première année malmenée par des septième année au détour d'un couloir, que fait-il ? La situation me dérangerait sans doute. A mes yeux s'en prendre à plus faible que toi est signe de lâcheté. Néanmoins, je n'interviendrais pas. Le monde est rempli d'injustices, il en est ainsi et je doute que d'agir dans cette situation y change quelque chose. Cela ne serait pas une aide pour la jeune fille que de lui sauver la mise aujourd'hui. Demain, ses bourreaux pourraient très bien s'en prendre à elle à nouveau et cette fois, je ne serais sans doute pas là pour l'aider. Cette demoiselle, aussi jeune soit-elle, doit trouver elle-même les solutions à ses problèmes. C'est ainsi qu'elle deviendra plus forte et sera ainsi capable de tout affronter.
   ✎ Le professeur de métamorphose a injustement punit votre personnage à la place d'un autre élève qui se moque de lui, comment réagit votre personnage ? Me faire punir par un enseignant ? Je doute que cela arrive un jour, étant donné que mon comportement est toujours exemplaire en classe. N'ayant aucun ami, cela facilite grandement ma concentration. En ce qui concerne mon travail, il est on ne peut plus régulier. J'ai toujours visé l'excellence et cela ne changera pas. Néanmoins, si un professeur venait à me punir à tort, je réagirais intelligemment, et lui expliquerais posément et dans le plus grand des respects qu'il fait erreur afin de rétablir la vérité.
   ✎ Amour, richesse, célébrité ou sagesse : qu'est ce qui intéresse le plus votre personnage ? A mes yeux l'amour n'est que mensonges. J'ai constaté trop d'hypocrisie dans mon cercle familial pour croire encore en une relation sincère. L'égoïsme m'a trop entouré pour que je crois en ce don de soi envers l'autre. Non, à mes yeux l'amour n'est qu'illusion et à ce titre, je m'en tiens à distance.
Concernant la richesse, elle a toujours fait partie de mon quotidien. Elle m'a conféré une vie confortable, il est vrai, mais elle me semble tellement naturelle qu'elle ne constitue pas à mes yeux une priorité, même si je conçois qu'elle est nécessaire pour vivre en de bonnes conditions.
Quant à la célébrité, ce terme est assez générique. Peu m'importe d'être célèbre au sens dont ce terme est perçu par la plupart de mes camarades. Je n'ai que faire d'être populaire, connu pour un comportement pseudo-rebelle adopté par la plupart de mes camarades et que je juge on ne peut plus pathétique. Toutefois, j'ai besoin de reconnaissance, c'est vrai. J'ai besoin d'être admiré, félicité, reconnu pour mon comportement exemplaires, pour mes valeurs louables, pour mon travail acharné.
En ce qui concerne la sagesse, je pense être une personne polie et respectueuse. Néanmoins, je ne supporte plus que l'on m'impose un dictat, comme l'ont longtemps fait et tentent toujours de le faire mes chers parents.    

   
PSEUDO : Hadès. AGE : Twenty-two. PRÉSENCE : Très irrégulière, notamment lors des périodes scolaires. Donc ne me supprimez pas.  :ow:  AVATAR :
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[b]NICOLAS SIMOES[/b] [color=#c24132]◊[/color] A. Hadès Rowle
COMMENT AS TU DÉCOUVERT LE FORUM : Je le connais depuis longtemps maintenant.  :*o*:  UN PETIT MOT POUR LA FIN :  :heart:  :heart:  :heart: .

   



Dernière édition par A. Hadès Rowle le Mer 23 Déc - 19:52, édité 13 fois
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mar 22 Déc - 13:48


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HADÈS - L'enfer, c'est les autres.

   
   
Il n'est jamais aisé d'être l'aîné de la famille. D'autant plus lorsque l'on est un garçon, et que son nom de famille est Rowle. Ce statut m'a toujours dérangé. N'ayant rien d'un modèle, de cet idéal dont rêvaient naïvement mes parents, j'ai toujours été partagé entre ce qu'ils voulaient que je sois et la personne que j'étais réellement au fond de moi. Aujourd'hui encore, je suis tiraillé par ce que sont devenues ces deux facettes de ma personnalité.

Un garçon. Quelle fierté ! s'exclama mon père en jubilant. Son futur héritier, celui qu'il attendait. Il est vrai qu'au sein de la famille Rowle, les femmes n'étaient que peu considérées, ou du moins dans une moindre mesure que leurs homonymes masculins. Mon père était fier, fier de ne pas avoir failli, fier d'avoir donné naissance à un mâle, là où son frère n'avait su avoir qu'une fille. Il l'avait toujours su, il était meilleur que lui. Plus compétent, plus puissant, plus influant. Non pas que j'en eusse un jour douté. se sentit-il finalement contraint de préciser, comme pour flatter son égo démesuré.

Certains penseront sans nul doute que mon enfance fut des plus heureuses. Le nom de mes parents est prestigieux, je le reconnais. Je suis l'enfant d'une célèbre et riche famille de sang pur, je le concède également. J'ai grandi dans un manoir. Mes parents ont toujours été très aisés, aussi je n'ai jamais manqué de rien. J'ai toujours été vêtu des plus beaux vêtements ; orné des plus jolis accessoires ; possédé les jeux les plus enviés de mes camarades de classe, ce qui m'a par ailleurs souvent mis à l'écart.

Je reçus une éducation on ne peut plus stricte, de la part de mes ascendants directs, tout d'abord ; mais également de la part de précepteurs engagés par mon paternel pour y contribuer. Il me fallait ainsi respecter les bonnes manières, vouvoyer mes parents, sourire en toute circonstance, me tenir droit, être poli et respectueux. Très vite, je compris que le paraître avait une importance capitale dans la famille. J'étais un enfant très obéissant, et bien trop introverti pour tenter une quelconque rébellion. Je respectais tout ce que l'on me disait de faire sans broncher, et les rares fois où je me suis risqué à des caprices, je l'ai rapidement regretté. Mes parents, aussi bien l'un que l'autre, se sont alors montrés dissuasifs, faisant preuve de violence à mon égard. Lorsque j'étais enfant, il ne s'agissait que d'une violence non-magique. Les coups demeuraient toutefois très douloureux ; aussi j'entrais très vite dans les rangs pour ne plus avoir à supporter de tels châtiments. J'avais peur de mes parents, évidemment.

Ces derniers donnèrent naissance à une petite fille, Autumn, de quelques années ma cadette. Nous représentions une famille modèle aux yeux de notre entourage. A l'école, je me devais être le premier de la classe. Cela m'était imposé par mes parents. Cela ne me dérangeait pas vraiment. J'étais un enfant intelligent et très studieux, ce qui me permit de rapporter de très bons résultats. Nous recevions régulièrement des amis. Mes parents se montraient toujours radieux. Lorsque nous n'étions que tous les quatre, toutefois, la réalité était tout autre. Mes parents se disputaient régulièrement, n'étaient jamais d'accord sur rien, étaient parfois insultants l'un envers l'autre. Parfois même mon paternel se montrait violent, devant mes naïfs yeux d'enfant. Je ne compris pas tout de suite. J'étais juste terrifié par ces excès de colère qui constituaient peu à peu mon quotidien. Je compris en grandissant que mes parents ne s'aimaient pas. Je doute même qu'ils aient un jour éprouvé une quelconque affection l'un pour l'autre. Ils étaient simplement unis par le désir de pouvoir et leurs ambitions communes.  

Bien vite, mon paternel fut lassé par le petit garçon que j'étais. J'étais certes intelligent et obéissant, mais je n'avais rien de l'enfant ambitieux et calculateur qu'il pouvait être à mon âge et qu'il désirait par conséquent que je sois, en tant que digne héritier des Rowle. J'étais réservé, peu sûr de moi, sensible et généreux. A l'opposé de mes chers parents. A l'opposé également de ma jeune sœur, qui entra dans le moule sans aucune difficulté. Mon père tenta à de nombreuses reprises de m'endurcir, de m'inculquer ses valeurs, celles de la suprématie de notre famille, de la supériorité des sangs dit purs dans le monde magique, de la nécessité du recours à la violence lorsque les autres se dressaient en travers de notre chemin. Rien n'y faisait. Je restais stoïque et ne comprenais pas. Dès lors, toutes mes réussites le laissèrent de marbre. Il devint ainsi tantôt indifférent, tantôt méprisant à mon égard. Parfois, lorsque la déception était trop forte, il devenait insultant. Parfois, lorsqu'il était excédé, il me battait, sans que j'en identifie réellement la raison. Il fut tellement honteux de mon attitude qu'il se refusa même à me destiner une quelconque fiancée.

Quant à ma mère, elle se complaisait dans l'indifférence. J'ignore si elle m'a un jour vraiment aimé. Elle se souciait fort peu de moi, en réalité, bien plus centrée sur sa propre personne et sur son apparence de femme parfaite et influente. Elle s'efforçait parfois de m'adresser quelques sourires, de brèves félicitations face à mon attitude exemplaire ou mes résultats scolaires. Je compris cependant bien vite qu'elle cherchait tout bonnement à se donner bonne conscience. Ses sourires n'avaient rien de sincères, ses mots à mon égard sonnaient faux. Et lorsque mon père devenait tyrannique à mon égard, elle préférait tout simplement ne rien voir. Jamais elle n'est intervenue.

Ma sœur, elle, se jouait de la situation. Elle pour qui la méchanceté et le mépris étaient naturels, se plaisait à ressasser ses réussites, à être méprisante à mon égard malgré son jeune âge, à accaparer l'attention et la fierté de mes parents, ce pour quoi elle n'éprouva pas la moindre difficulté.

D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais reçu aucune marque d'affection de l'un de mes deux parents. Tout comme je n'ai jamais perçu d'affection entre mes parents. Voilà ce qu'ils étaient : deux êtres dénués de tout sentiment. J'étais dans l'incompréhension autant que dans la peine. Je faisais pourtant de mon mieux pour correspondre à leurs idéaux, pour les rendre fiers, rien n'y faisait. Quoi qu'il en soit je ne pouvais faire autrement. Je connaissais la conséquence de mes actes et les sanctions que je courais si je n'obéissais pas, aussi je n'avais d'autre choix que de d'obéir, toujours.

Malgré les échecs, mon père persistait. Il multiplia ses tentatives pour m'éduquer aux valeurs qu'il disait être les valeurs des sangs purs, les valeurs du prestige, les valeurs des Rowle. Cela me mettait toujours mal à l'aise. J'avais toujours l'impression d'aller à l'encontre de ma propre nature. Je n'appréciais aucunement, à l'âge de onze ans, de devoir donner des prérogatives à des adultes, sous prétexte qu'ils étaient nos domestiques et que j'étais l'héritier de M. Rowle. J'étais las de devoir me vanter perpétuellement de mes résultats scolaires auprès des amis de mes parents. Je n'appréciais guère de devoir me montrer méprisant envers mes camarades de classe qui, d'après mes parents, représentaient nos inférieurs sous prétexte qu'ils étaient idiots et ne bénéficiaient d'aucun pouvoir magique. Pourtant, je devais le faire. Mon père savait être persuasif. Si au début, mon manque d'expérience me valut de recevoir de nombreux coups, je finis finalement par m'endurcir et par entrer dans le moule. Peu à peu, l'orgueil, l'autorité et la méchanceté devinrent mon quotidien, malgré moi. Je baignais dans ces sombres habitudes de manière si permanente qu'elles finirent par épouser ma personnalité, sans même que je n'eus besoin de me forcer davantage.

Parfois je crus percevoir des onces de reconnaissance de la part de mon père. Cela me rendait fier, je devais l'admettre. Je réussissais là où j'avais toujours échoué. Lors de ces moments, je n'étais plus la honte de la famille, celui que l'on souhaitait déshériter. Je redoublais alors d'efforts pour que ces moments deviennent plus fréquents, quitte à aller à l'encontre de mes premières convictions et de ma personnalité. Quelle était d'ailleurs ma personnalité ? Je l'ignorais. Je ne savais plus qui j'étais. Parfois j'étais ce préadolescent gentil et respectueux, parfois j'étais ce jeune homme violent, méprisant et imbus de lui-même. Parfois je haïssais mes parents et les trouvais odieux. Parfois je les admirais et souhaitais devenir leur plus grande fierté. Toujours, je leur obéissais, de peur des conséquences.

Mon entrée à Poudlard ne se déroula pas sans contrariété. Mes parents m'imposèrent des dizaines de règles, à savoir ne communiquer qu'avec les élèves dont le sang est pur ; me tenir à l'écart des autres et être méprisant à leur égard pour leur faire comprendre leur infériorité ; me comporter en respectant les valeurs qui m'avaient été inculquées ; sourire perpétuellement ; avoir une apparence impeccable quelque soit la situation ; être poli et m'exprimer avec un langage châtier ; étudier quotidiennement de manière à être le premier de la classe comme je l'avais été afin de pouvoir ainsi asseoir ma supériorité sur eux. La question de la maison fut aussi évoquée. Mes parents ne me parlèrent que de Serpentard, la maison dans laquelle ils étaient eux-mêmes allés, comme tous les autres membres de la famille. Ils me menacèrent de me renier dans le cas où je serais affecté à une autre des maisons.

Aussi, dans les semaines qui précédèrent mon entrée au château, l'éducation de mon père à mon égard s'intensifia. Je devais désormais agir comme un adulte, à son image, comme un influent sorcier de sang pur, quitte à affirmer ma supériorité sur autrui et à dissuader quiconque se permettant d'en douter. Il était difficile pour moi d'être ainsi dans l'excès. Parfois mes aspirations premières, ma personnalité initiale refaisait surface. C'est dans ces circonstances que je découvris l'horreur infligée par le sortilège de doloris. Jamais je crois n'avoir subi de telles souffrances, qu'elles soient physiques ou mentales. Je ne pouvais plus reculer. Je devais obéir, même si je n'étais pas d'accord, même si je n'étais pas moi. Je devais jouer ce rôle au quotidien, à tel point que ce rôle finit par se substituer à ma vraie personnalité. Petit à petit, les prérogatives de mon pères devinrent plus naturelles, moins difficiles.

Fort heureusement pour moi, le souhait de mes parents fut exhaussé. J'intégrai la maison Serpentard. A Poudlard, je n'avais pas beaucoup d'amis. Comme je l'avais toujours été, je restais très solitaire. Je connaissais pourtant quelques enfants de sang pur, ceux que je rencontrais parfois lors des diners organisés par mes parents ou leurs amis. Je ne les appréciais pas trop, ils représentaient ces enfants de sang pur parfaits, tout comme ma sœur, tout comme mes parents l'avaient été, tout ce que j'avais eu tant de mal à être et qui m'avait valu bien des souffrances.

En classe, comme à mon habitude, j'excellais. J'étais toujours le premier à donner les réponses, celui qui était le plus concentré et obtenais les meilleurs résultats. Je travaillais énormément et avais des facilités, ce qui me valut la reconnaissance de mes professeurs et parallèlement les moqueries de mes camarades. Si j'eus tendance à me laisser faire lors de mes premiers mois de scolarité, bien vite les moqueries et la violence à mon égard me devinrent insupportable.

Depuis ma naissance j'avais l'impression d'avoir toujours été rejeté. Par ma famille, par mes pairs, par tout le monde. Aussi, je finis par réagir pour y mettre fin. Pour la première fois de ma vie, les principes inculqués par mon paternel me furent utiles. Ainsi, la méchanceté, le sadisme, la violence, devinrent dès lors mes ressources, ce qui calma mes camarades et contribua à me faire respecter. Pour autant, mes anciens bourreaux ne devinrent pas mes amis, non, jamais.

J'éprouvais des difficultés à me lier d'une quelconque amitié avec quiconque. Je ne parvenais pas à éprouver de la sympathie pour qui que ce soit. A mes yeux, tout le monde se ressemblait. L'espèce humaine n'était que pourriture. Je me méfiais de tout le monde. Je doutais des sourires, qui me faisaient tant penser à ceux que mes parents me demandaient sans cesse de reproduire, ces sourires de façade qui cachaient pourtant un profond mépris. Je me méfiais des jolis mots, des belles tournures, des grands discours, qui m'avaient eux-aussi été appris mais qui dissimulaient une haine et un désir d'écraser l'autre. A mes yeux, tout n'était que fausseté, hypocrisie, manipulation, ce qui m'incitait à rejeter tout contact humain.

Mes camarades ne m'appréciaient guère, me trouvaient spécial, renfermé, décalé. J'étais très porté sur le paraître, sans doute trop. Cependant ils me laissaient en paix. Et les rares d'entre eux qui se risquèrent à me provoquer furent rapidement calmés, ce qui dissuada leurs semblables à retenter l'expérience. J'étais seul, et même si je ressentais un vide profond dans ma vie, je n'en identifiais pas la cause. La compagnie d'autrui ne me manquait pas puisque je ne l'avais jamais connue.

Je me montrais méprisant et orgueilleux, envers les élèves de parents moldus, d'une part, mais également envers mes camarades de sang pur de Serpentard. A mes yeux ils étaient tous des sombres idiots, des êtres puériles, des moutons qui se ressemblaient tous, qui n'avaient aucune autre ambition que d'amuser la galerie pour obtenir une quelconque popularité. Leur réussite scolaire était bien loin de leur préoccupation. Ils n'avaient que faire de l'avenir. Les enfants de sang pur insultaient les nés moldus sous prétexte que leurs parents leur avaient imposé cette idéologie. Les enfants de nés moldus criaient à l'injustice, loin de comprendre et d'accepter que le monde était loin d'être juste et qu'ils devaient vivre avec, ne leur en déplaise. Tous semblaient construire leur vie autour des rapports humains. Tous étaient déçus, se rendant compte un jour ou l'autre que l'amour et l'amitié n'était qu'illusion. Ils étaient pathétiques. Je le leur montrais, non pas par des insultes à l'instar de mes camarades. Non, je préférais de loin les sourires hypocrites, les regards méprisants. Et quiconque me le reprochait faisait face à ma violence. Celle que mes parents avaient eu tant de mal à m'apprendre. Celle qu'ils m'avaient aussi et surtout apprise malgré eux, par leur comportement à mon égard. Aujourd'hui, la méchanceté et la violence étaient mes exutoires, mes seuls moyens d'exprimer ma détresse face à ce monde que j'avais toujours détesté, dans lequel je m'étais toujours senti différent et rejeté.

Ma famille ne faisait pas exception à la règle. Je n'éprouvais pour ses membres aucun sentiment stable. Parfois ils m'écœuraient, parfois je voulais les rendre fiers. Je les aimais assez peu, je crois. Je les haïssais assez souvent. Je leur obéissais, je faisais bonne figure, mais cela s'arrêtait là. Lorsque j'étais excédé, parfois, je tenais tête. Si mon père était toujours plus puissant que moi, je parvenais tout de même à l'affronter, et j'avoue que cette idée me plaisait assez, même s'il finissait par me réduire à néant à chacune de nos confrontations.

Evidemment, mes parents décidèrent de rejoindre les rangs des mangemorts, ce qui suscita sans grande surprise la plus grande admiration de ma sœur. Quant à moi, malgré les pressions physiques et psychologiques de mon père, je communiquais peu sur le sujet. Je me complaisais dans cette puissance que j'avais acquise grâce aux difficultés que j'avais rencontrées dans ma vie, certes. Néanmoins, je ne ressentais ni l'envie, ni le besoin de suivre ce groupe de mages noires, dont l'association ne présageait rien de bon. La terreur régnait à Poudlard cette année, et je savais que les choses n'iraient pas en s'arrangeant. Non, définitivement, je ne ressentais pas l'envie de m'allier à ce groupe constitué de ceux qui m'ont longtemps fait souffrir et qui représente ce que je méprise aujourd'hui. Non, je n'avais pas envie de semer la terreur, de faire souffrir gratuitement. Non, je n'allais pas leur obéir, ni à quiconque d'autre d'ailleurs. Aujourd'hui, j'avançais seul, comme je l'entendais, avec mes propres convictions. Je me contentais donc d'éluder la question, redoutant cependant les vacances d'été où elle allait, de toute évidence, être à nouveau évoquée.

   



Dernière édition par Abraxas H. Rowle le Mar 22 Déc - 23:55, édité 8 fois
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mar 22 Déc - 14:20

Si je ne me trompe pas, je te souhaite un bon retour parmi nous & courage pour ta fiche :super:

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Tu es la seule chose que je veuille toucher, j'ignorais que cela pouvait signifier autant. Tu es le danger, je m'en moque car je n'ai jamais été aussi bien. ✻ “ Suis-moi dans le noir, laisse-moi t'emmener au-delà des satellites. Tu pourras voir le monde que tu as ramené à la vie. Alors, aime-moi comme tu sais le faire touche-moi comme tu sais le faire, qu'attends-tu ? ”
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mar 22 Déc - 14:57

Rohlalalala, ce prénom ! :*o*:
(Re ?) bienvenue parmi nous ! :love:
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LA PRINCESSE DES GLACES

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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mar 22 Déc - 15:29

Re-bienvenue parmi nous mon chou ! :love:
Bon courage pour ta fiche, tu sais ou aller en cas de questions ! :heart:

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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mar 22 Déc - 16:42

Re-bienvenue, même si je ne sais pas vraiment qui tu es/étais héhé

Bon courage pour ta fiche ♥
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mar 22 Déc - 16:57

Merci beaucoup à tous, je suis également ravi de vous retrouver. :heart:

PS : J'étais Ciaràn Hadès Gallagher, mais je n'étais plus très actif ces derniers temps. Embarassed
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mar 22 Déc - 17:16

Re-bienvenue parmi nous :hiih:
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mar 22 Déc - 17:58

Bon retour parmi nous ! Bon courage pour cette nouvelle fiche ~

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A qui peut se vaincre soi-même, il est peu de chose qui puisse résister. Louis XIV
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mar 22 Déc - 22:16

Je vous remercie. Ma fiche est terminée. :heart:
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mer 23 Déc - 0:11

Bienvenue parmi nous :keur:
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mer 23 Déc - 1:13

Thanks yellow girl. :heart:
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mer 23 Déc - 23:46



Félicitations, tu intègres Serpentard

Décidément il est difficile d'être un enfant de sang-pur, ton Hadès en a fait la dure expérience, mais il a su s'adapter, en bonne petite vipère qu'il est. Espérons que cela suffise !

Serpentard, c'est la maison de l'ambition de la ruse. Mais c'est également là que se trouvent ceux qui sont froids et sans pitié. Cette maison sera ta seconde famille à Poudlard.
Mais avant de t'engager dans un combat sans merci contre les autres élèves pour faire gagner des points à ta maison, saches que le membre est qui tu es jumelé est Lycoris A. Rowle. Elle prendra contact avec toi prochainement.

/!\ Le récapitulatif de personnage est obligatoire, ce devra même être l'un de tes premiers posts sur le forum. Tu le feras dans ce sujet, à la suite des autres. N'oublies pas que ce dernier devra être régulièrement mis à jour pour faciliter l'aperçu de ton personnage. Enfin penses à voter aux tops sites du forum ;)
Afin de t'aider dans tes premiers pas, voici une liste des portoloins utiles :
Tu te trouveras des amis et des ennemis dans la partie relations. Pour commencer à écrire ton histoire, tu peux aller voir la liste des rps. Tu peux également devenir préfet, joueur de Quidditch ou rejoindre un club. Bien sûr tu peux aussi faire gagner des points à ta maison, pour voir de quelle manière il te suffit d'aller , et pour les signaler c'est ici.



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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mer 30 Déc - 12:17

Félicitation pour ta validation ♥️
Je t'ai MPotté pour le jumelage et tout ça :yes: :love:
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Mer 30 Déc - 19:12

Merci beaucoup ! :*o*: :heart:
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+ PARCHEMINS : 38
+ LOCALISATION : Sur un banc, dans le parc, en train de se moquer des élèves qui passent

Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   Sam 14 Mai - 14:43

Bonjour grand frère chéri adoré à moi que j'aime martyriser ! Attention, ta petite soeur est de retour  et espère bien que tu lui feras l'honneur d'un rp, et c'est pas une question ! Non mais !

Sinon rebienvenue, même si je ne pense pas avoir déjà eu un quelconque rp en commun avec toi !
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Message Sujet: Re: HADÈS - L'enfer c'est les autres.   

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