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 Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah

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Message Sujet: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Dim 20 Déc - 12:56


DOSSIER DU MINISTÈRE DE
Leah Georgia Wellington



NOM : Wellington. PRÉNOMS : Leah Georgia. AGE : 29 ans.  POSTE : Professeur d'Arts et Musique Magiques. ÉTAT CIVIL : Célibataire. PURETÉ DU SANG : Née Moldue. ANCIENNE MAISON : Poufsouffle. ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuelle. CAMP : Ordre du Phénix. PARTICULARITÉ : Animagus

Votre personnage trouve par hasard la pierre de résurrection, l'une des reliques de la mort ! Que décide t-il de faire ?

En tant que née moldue, Leah n’a pas connaissance des légendes ou contes que les enfants sorciers ont eu tendance à écouter dès leur plus tendre enfance. Elle ignore tout de l’utilisation de la pierre de résurrection, et il faudrait d’abord prendre le temps de lui expliquer son rôle. Une fois cela fait, et bien que la tentation serait très forte de faire revenir Camille tant elle a de questions à lui poser, Leah y réfléchirait beaucoup avant d’envisager de faire tourner la pierre entre ses doigts pour revoir sa chère sœur aujourd’hui disparue. Il vaut mieux laisser les morts reposer en paix, et prendre le risque de remuer le couteau ne ferait que rouvrir des plaies qui avaient déjà eu trop de mal à cicatriser.

Votre personnage tombe sur un moldu malmenée par des sorciers au détour d'une rue, que fait-il ?

Leah était à Poufsouffle, et pas  Gryffondor. Cela démontre bien que la bravoure et le courage n’ont jamais été des qualités premières chez elle. Néanmoins, elle n’est pas dépourvue d’un sens de la justice et de l’égalité profond, et un tel acte de lâcheté se produisant sous ses yeux la révolterait certainement. Au point qu’elle s’en mêle, il n’y a qu’un pas, qu’une frontière que seule une réflexion attentive la pousserait à franchir : vérifier la faisabilité du sauvetage sans risquer de se prendre le retour du bâton en échange. Malgré tous les préjugés qu’on attribue à sa couleur de cheveux, Leah n’est pas le stéréotype de la blonde idiote et sans cervelle.

Le Ministre de la magie propose à votre personnage de tout quitter pour devenir son conseiller personnel. Accepteriez-vous la proposition ?

Une absence prolongée de la Grande Bretagne, et vous aussi vous seriez aussi perdus que Leah l’est en ce qui concerne la politique. Ne parlons même pas de la politique magique ! La jeune femme n’y voit qu’un monde de vipères venimeuses prêtes à se dévorer entre elles, et jamais elle ne prendrait le risque d’entrer dans ce monde toxique qui finirait forcément par la changer. Ni pour tout l’or du monde, ni pour l’amour de sa vie ou la gloire éternelle. Notre jeune protagoniste n’aspire qu’à une vie de tranquillité et ce n’est pas en se mettant au service d’une marionnette (mais que ce soit lui ou un autre, c’est du pareil au même selon elle) qu’elle obtiendrait ce qu’elle désire réellement.

Amour, richesse, célébrité ou sagesse : qu'est ce qui intéresse le plus votre personnage ?

Amour, gloire et beauté… Ah pardon, ce n’est pas le sujet.
A quoi aspire Leah dans la vie ? La sagesse, c’est surfait et exagéré. Personne ne peut être complètement sage dans la vie, à moins d’être le Dalaï-lama ou un martyre bon pour la croix. L’amour, Leah l’a connu pendant un temps, et elle en a trop souffert pour le vouloir à nouveau complètement dans sa vie. La richesse ne fait pas tout, et tout l’argent du monde ne saurait acheter le bonheur. La célébrité ne l’a jamais attirée et ne le fera jamais.
Que reste-il alors qui ait un quelconque attrait à ses yeux ? La vengeance. C'est, avec le bien-être sa fille, la seule chose qui importe pour la jeune femme. Venger l'atroce meurtre de sa soeur, traduire le coupable devant la justice et le regarder agoniser pour l'éternité. Leah en rêve, le jour, car la nuit est réservée aux cauchemars.

PSEUDO : Sky. AGE : 27. PRÉSENCE : 2/7. AVATAR :
Code:
[b]AMBER HEARD[/b] [color=#c24132]◊[/color] Leah G. Wellington
COMMENT AS TU DÉCOUVERT LE FORUM : Une certaine personne m'a payée suppliée de venir. UN PETIT MOT POUR LA FIN :  :morph:




Dernière édition par Leah G. Wellington le Sam 6 Fév - 10:54, édité 8 fois
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Dim 20 Déc - 12:56


Tell me your Story
After you've been broken, you can never be put together in the exact same way again. Maybe this is why people spend so many years trying to find themselves. They're looking for their broken pieces.


Has anyone ever noticed how people only love the ocean when the sun is out? Once darkness settles, breeze kicks in, and sharks come out to play - no one wants to swim among it’s waves. And I hope I have never made someone feel like that… As if they’re only admirable in light. As if their darkness wasn’t worth exploring. Because it’s when the sun sets that I sit on the shore, and stare at the ocean in awe.

Lui, il s'appelait Pierre Xavier François Wellington. Il avait vingt-quatre ans, jour pour jour. Il avait Paris et la France - autant dire le monde - à ses pieds. Superbe et hautain, il n'aimait que ce qui lui tenait tête. Il aimait soumettre mais adorait l'insolence. Il était magnifique, avec ses boucles lustrées, ses yeux noirs et son teint pâle de statue. Arrogant, impétueux, effronté, il considérait sa fortune sans limites comme acquise et le monde qui l'adulait comme terrain de jeu. Il était oisif et profitait de la richesse d'esprit de ceux qui ne font rien et ont tout malgré tout. Titulaire d'une maîtrise en philosophie et d'un doctorat en école de commerce de La Sorbonne de Paris, il possédait cette intelligence vive et impertinente, ainsi qu'une maîtrise parfait de la rhétorique de Cicéron, qui en faisaient un adversaire verbal redoutable. Il collectionnait les conquêtes, de préférence sublimes, diplômées et issues de grandes familles françaises. Il n'avait peur de rien, sauf peut-être d'être pauvre. Il se sentait comme Marc Antoine à la conquête de la Méditerranée: fier, charmeur et téméraire.
Elle, elle s'appelait Margaret Charlotte Willsmeyer-Petersmith, dite Maggie. En termes d'ascendance illustre, elle n'avait rien à envier à Jacqueline Kennedy: les familles Willsmeyer et Petersmith faisaient toutes les deux partie de l'aristocratie londonienne, étant typiquement WASP et richissimes. Maggie avait grandi dans une mansion victorienne de Bayswater, l’un des quartiers chics et bourgeois de Londres; elle avait fait ses études secondaires dans l’école très sélecte de Stowe, à Buckingham. Elle était belle, plus belle encore que sublime: somptueuse. On la comparait à Katharine Hepburn, Carolyne Bessette Kennedy ou Élizabeth Taylor; elle en avait la grâce, l'élégance, la simple beauté. Elle s'était fiancée, brièvement, sur un conseil de ses parents, à son petit ami de lycée, Andrew, un beau jeune homme d'aussi bonne naissance qu'elle; mais elle l'avait quitté, lui déclarant simplement qu'elle « se sentait incomplète ». Elle partit donc, comme le faisaient les fils de la bonne société américaine au début du XXème siècle, en voyage en Europe continentale, non pas avec un sac à dos et des guides touristiques, mais suivant un itinéraire dans les plus grands hôtels. Elle était passionnée de littérature européenne, plus particulièrement de la Renaissance. Elle s'attarda donc en France, plus particulièrement à Paris, ville qui l'enchantait. Jeune femme richissime dans une ville étrangère, invitée par la haute société locale, choyée et admirée par le Tout-Paris, Maggie se prenait parfois pour Cléopâtre, la royale Gréco-Égyptienne dont les grands hommes romains raffolèrent.
Pierre et Maggie - Marc Antoine et Cléopâtre - se rencontrèrent tout naturellement, au détour d'une réception mondaine, présentés l'un à l'autre par leur hôtesse, une femme qui se rengorgeait très visiblement de pouvoir se targuer d'accueillir dans une même soirée à la fois une riche et belle héritière britannique et l'un des plus impétueux et convoités des jeunes premiers français. Très vite commença une aventure invisible, une longue démarche de séduction réciproque et sensuelle, un jeu du chat et de la souris dont ils se délectaient tous les deux sans trop savoir qui était la proie de l'autre. Ils étaient l'un et l'autre intouchables en apparence: Pierre ayant officiellement dans ses filets l'une des plus belles victimes qu'il ait jamais conquis, Domiziana Mardonello, somptueuse fille d'un richissime industriel milanais, et Maggie s'étant placée d'emblée, dès son arrivée à Paris, comme une jeune femme inaccessible et impalpable, bien au-dessus des constantes joutes amoureuses auxquelles se consacrait la bourgeoisie parisienne. Pourtant, dès le premier soir, une attirance irrésistible s'était créée entre eux.
Deux mois durant, ils se poursuivirent, se provoquèrent, s'inclinèrent, s'attisèrent, s'ignorèrent, se turent, s'attirèrent, s'éloignèrent, puis finalement, se cédèrent.
Ce fut alors l'osmose, inattendue. En effet, pour la première fois de leur vie, l'un et l'autre se retrouvèrent dans les bras d'un égal (pour qui ils ressentaient un désir charnel insatiable, ce qui n'était pas rien): Pierre, coureur de jupons invétéré, avait toujours réussi, même au terme d'une fastidieuse conquête, à soumettre l'objet de ses attentions; il était confronté pour une fois à une femme, plus belle que toutes celles qu'il avait rencontrées, et devant laquelle il avait dû céder. Quant à Maggie, toutes ses aventures la laissaient sur sa faim, tant tous les jeunes hommes qu'elle avait rencontrés en Grande Bretagne s'étaient révélés fades, faibles, sans personnalité et sans fougue après quelques mois de relation. Pierre, dont les emportements exaltés typiquement français lui semblaient comme un vent de fraîcheur, était le premier qui avait su satisfaire son besoin de passion.
Cela dura trois ans. Trois années difficiles, naturelles, érotiques, tendres, larmoyantes, joyeuses, fastueuses, destructrices. Une séparation, après une confrontation particulièrement violente, ne fit que les réunir plus passionnément. Pourtant leurs caractères usaient leur amour, à moins que ça ne soit le contraire. Poussés par une affection et un désir sans limites, ils résistèrent à l'érosion de leur couple, trop longtemps peut-être. Et la grossesse de Maggie, qui devait consolider leur union, la fit très vite voler en éclats.

Ce fut une enfance couleur de miel. Senteur de cuir neuf des maroquineries Willsmeyer, des pivoines blanches dont la maison était parsemée - c'était les fleurs préférées de leur mère - et de Shalimar, le parfum de Maggie. Leah et Emily ont grandi dans une bulle dorée, de savon, de paillettes, appelez-la comme vous voulez. Elles ont fêté leurs anniversaires parmi des gens en costume qu'elles ne connaissaient pas. Elles ont appris par cœur des manuels de savoir-vivre rédigés en 1850. Elles ont commencé, à 8 ans, à appliquer les règles d'or du style selon Maggie Willsmeyer: jamais de noir, toujours en talons et, la plus importante, tout vêtement, avant dix-huit ans, peut se porter jusqu'à dix fois; à partir de l'âge adulte, trois fois devient le maximum, avec au moins trente jours d'écart et des accessoire très différents.
Leah, du haut de ses cinq ans, a senti l'urgence que sa mère accordait au paraître, à la réputation. Elle a perçu les efforts que Maggie faisait pour les intégrer dans les cercles toujours plus hauts et toujours plus fermés de la haute société élitiste de Londres.
Pourtant elle a été heureuse. Et elle était certaine qu’Emily l’était aussi.
Inconditionnelle du luxe, esclave de l'image et de la notoriété chic, Maggie Willsmeyer n'en était pas moins une femme jeune, sublime, fantasque, brillante, poétique.
Elle avait cette envie de vivre constante et sans pareille, qu'elle a transmise à ses filles. Elle leur a tout donné, d'ailleurs: son amour infini pour les belles choses et le luxe élégant, quel qu'il soit, sa faculté à déceler la poésie et le romantique autour d'elle, son perfectionnisme incorrigible et néanmoins merveilleusement ambitieux, son style au comble de l'élégance et de la grâce, sa perpétuelle insatisfaction, son exigence envers tous les aspects de sa vie, son rire lumineux.
Leah a été heureuse. À Londres, avec sa mère et sa jumelle.
Elle n'a revu son père que lors des anniversaires, et une fois à Noël, lors d'un de ses passages en Grande Bretagne. Et elle n'est jamais retournée en France. C'est tout juste si sa mère s'est laissé aller à leur donner des cours de français durant leur enfance, par amour pour ce pays et par culpabilité envers Pierre, dont elle avait rebaptisé les filles. Leah fut Leah et Georgia, son second prénom choisi par son père, fut relégué aux oubliettes ; quant à Emily, dont le premier nom était en fait Camille, elle resta juste Emily. Et au fur et à mesure des années, elles devinrent tout simplement des Anglaises WASP et oublièrent leurs racines françaises, tout en se targuant cependant, comme toute jeune fille de leur milieu, d'un amour pour l'Europe et ses élégants délices. Elles invoquaient leurs origines françaises pour affirmer leur classe et leur raffinement, pour se différencier, seulement, de la vulgarité du reste de la population britannique - et encore, au vu de la réputation qu'ont les Français au Royaume-Uni (râleurs, grévistes, éternels insatisfaits et tout le reste des préjugés internationaux), Leah aurait préféré être Suisse ou Italienne...
Les années passèrent, paysages verdoyants, magnifiques villes, bâtiments victoriens grandioses, réceptions somptueuses et coutumes attachantes de Grande Bretagne. Et Leah grandit. Elle quitta sans un bruit, comme en marchant doucement sur un tapis feutré, le monde coloré et innocent de l'enfance. Elle développa une personnalité paradoxale, ô combien banale et pourtant si différente. Sans en avoir conscience, étant elle-même partagée entre vanité orgueilleuse et insécurité constante, elle devint une jeune femme remarquable, tiraillée entre des rêves de poésie et d'ailleurs, de superficielles envies, des réactions capricieuses et des goûts d'intellectuelle.
Leah, tout comme Emily, faisait partie d'une élite indécemment privilégiée, d'un monde qui favorisait l'élégance mais dépréciait le mauvais goût tape-à-l’œil, qui était à la fois en avance et en retard sur son temps, où tous devaient étudier et exceller académiquement mais où une fille devait privilégier son mariage sur le reste. Un monde à la fois libéré et coincé. Ridicule et foisonnant. Un monde où la vie se parait de mille douceurs et d'infinies libertés, mais où pourtant tout était régi par une étiquette inflexible. Un monde de personnes cultivées, où l'on s'informait, où l'on se targuait d'être ouvert sur le monde, mais où l'on était assez portés sur l'endogamie. Un monde moderne et fermé. Une microsociété qui rejetait tous les codes des nouveaux riches ostentatoires, où l'on était de préférence Travailliste, mais où il fallait sans faute se procurer une invitation au prochain cotillon.
Leah était la parfait incarnation de ce monde paradoxal, à la fois parfait et étouffant. Elle était, avec Emily, l'une des perles de Londres, voire même de tout le sud de l’Angleterre. Brillantes, parlant couramment l'anglais, le français et l'italien, elles avaient même fait mieux que leur mère en termes académiques puisqu'elles avaient été acceptées à la Westminster School, le pensionnat le plus prestigieux d’Angleterre, réputé pour avoir fourni plusieurs grands noms du Royaume-Uni. Elles y avaient excellé jusqu’à l’âge de 14 ans.
La fameuse lettre de Poudlard. Leah et Emily la reçurent toutes les deux. C’était invraisemblable, et c’est pourquoi les jumelles et Maggie songèrent à une plaisanterie, d’un goût douteux. Mais le premier septembre approchant, ce fut un jour un émissaire du Ministère de la Magie qui se présenta à la porte de la villa de Bayswater. Là, force leur fut de reconnaître l’existence d’un monde qu’elles avaient côtoyé sans jamais en saisir la portée. Bien sûr, des évènements étranges étaient apparus en présence des jeunes filles, mais de là à impliquer une magie surnaturelle ? Ce fut la première fois qu’une distinction fut faite entre les deux sœurs Wellington ; Leah se retrouva à Poufsouffle, tandis qu’Emily atterrissait chez les Gryffondors. Si Emily apprit à vraiment aimer le monde magique, Leah en revanche ne s’y sentit jamais réellement à sa place. Oh, elle excellait en métamorphose, en sortilèges, ou en arts et musique magiques. Mais les autres matières n’avaient que peu d’attrait à ses yeux, et elle choisit de continuer à s’investir plus dans ce qu’elle appelait son monde que dans ce nouvel univers.
Leah était éminemment cultivée, s'intéressait à tout, semblait confiante en tous points, possédait une répartie infaillible, savait argumenter et faire connaître son opinion. Elle avait beaucoup lu, elle était jolie et adorait la mode. Elle aimait les dîners et les conversations sans fin, elle aimait l'excitation qui s'emparait d'elle à l'idée de rencontrer les grands de ce monde - politiciens, artistes, réalisateurs, écrivains. Elle était méprisante envers ceux qui ne trouvaient pas grâce à ses yeux. Elle était modeste et cependant ne se laissait pas marcher sur les pieds. Elle était l'une des jeunes femmes les plus en vue de Londres, et pourtant savait se faire discrète. Elle appréciait la simplicité - passer une semaine dans une petite maison d’Exmouth lavée par les sels marins, avec Maggie et Emily, ou ses amies. Et en effet, elle parvenait à maintenir vivante l'amitié, qui pouvait si vite être aspirée par les aspirations ambitieuses et tentatrices qui menaçaient à tout moment de s'emparer d'elle. Elle était, selon ceux qui la connaissaient, incontournable, adorable, brillante, captivante - en un mot, charmante. Oh, Leah and Emily! They’re lovely. Such charming young ladies...
Pourtant, Leah était distraite. Elle possédait plus de richesses que celles qu'elle exposait au monde - et c'étaient ces qualités et ces défauts insoupçonnés qui l'avaient rendue si appréciée de la vie mondaine. Elle était généreuse avec les autres. Complexée, se trouvant moins jolie que sa mère avait été à son âge. Elle angoissait sans cesse, se demandant si elle parviendrait à réaliser ses rêves. Et si elle n'était pas prise à Cambridge ? - elle le fut, mais choisit Oxford. Et si l'ambassadeur d'Allemagne ne l'aimait pas? Et si ce garçon ne répondait pas à ses avances? Charmante, elle l'était, de par ses doutes. Et par sa timidité parfois maladive, par sa fragilité à fleur de peau. Captivante, elle l'était, par sa joie de vivre plus que par sa richesse.
Elle était tout ce qu'on disait d'elle, et même plus. Et pourtant, comme sa mère au même âge, elle était taraudée par l'impression d'un vide dans son cœur.
Tout ce qu'elle était et ne savait pas, c'est ce qui chamboula Lysander. Lysander qui allait un jour remplir le vide qui l'étreignait.

La première fois, c'était une nuit de fin d'hiver. Leah avait seize ans. Elle avait une vie souriante, dépourvue de toute angoisse - elle avait enfin trouvé une amie, une vraie, celle qu'elle avait cherchée, une jeune fille tout aussi brillante et tourmentée qu'elle; elle vivait sa toute première véritable histoire d'amour avec un jeune homme du nom de Ryan Luntingson, beau, poétique, réservé, ténébreux et étonnamment aussi amoureux d'elle qu'elle pouvait l'être de lui. Elle goûtait à la paix - temporaire - qu'elle avait toujours cherchée depuis que les soucis de l'adolescence et des questions existentielles étaient venus la tarauder. Ce n'était qu'illusion, passager, éphémère - cela aurait pu durer, si cette nuit-là elle n'avait pas rêvé.
Tout début mars, vacances. Leah, pour la première fois cette année, avait renoncé à ses voyages adorés pour se consacrer à des révisions intensives, seule dans la maison familiale. Elle travaillait, lisait, jouait du piano toute la journée, sortant pour aller au musée et buvant du thé en continu, durant ce qu'elle appelait sa « semaine culturelle ». Elle goûtait à la solitude qu'elle n'avait jamais connue et la trouvait exquise.
Pourtant, cette solitude l'oppressa quand elle se réveilla en sursaut, en plein milieu de la nuit. Le chauffage était encore poussé au maximum, alors que les températures extérieures montaient peu à peu, et cette nuit-là Leah suffoquait presque dans sa chambre douillette. Elle avait rêvé un rêve étrange - elle était à Exmouth, dans la chaleur sulfureuse d'un été brûlant. Elle suivait avec anxiété les aventures maritimes d’une jeune femme qui lui semblait beaucoup trop familière : Emily, mais changée, comme si elle était plus âgée. Sans savoir pourquoi, ces images de sa sœur, resplendissante et souriante comme jamais - l'ont emplie d'un sentiment d'horreur et de fascination mêlées.
Elle se rendormit avec difficulté.
Le lendemain, ayant un vague souvenir, lointain et brumeux, de son escapade sur l’océan, elle mit ce qu'elle considérait comme une fantaisie sur le compte de la chaleur de sa chambre et de l'étourdissement de son esprit par tous les romans anciens et récits de voyage qu'elle avait lus durant sa semaine culturelle. Jugeant tout à coup celle-ci trop intense, elle décida sur un coup de tête de passer la journée dans les magasins haute couture de Londres, dérogeant à son programme d'études pour se changer les idées. Elle essaya donc, jubila, dépensa, rencontra des connaissances et revint chez elle les bras chargés d'emplettes et la tête vidée de toute pensée qui pourrait contrecarrer ses projets d'études intensives.
Les semaines suivantes se déroulèrent sans incident marquant. Leah commençait à réfléchir à ses choix d'universités moldues et de cours supérieurs sorciers. Elle se documentait beaucoup - notamment sur l'art et son histoire, notions qui l'avaient toujours intéressée mais jamais passionnée jusqu'à ce jour.
Puis les rêves revinrent et se multiplièrent. Les détails du voilier devinrent de plus en plus précis, et avec eux les embruns de l’océan, non loin de la plage d’Exmouth, et Emily maintenant la voile tandis qu’une ombre la menaçait. Elle entendait sa propre voix, alarmée, tenter jusqu'au dernier moment de prévenir Emily. Puis, bouleversement: les prochains cauchemars - car ce n'étaient plus des rêves - eurent lieu tous les soirs.
Ces visions étaient absolument incompréhensibles. Les points de vue changeaient. Mais les personnages, sa sœur, ainsi que l’ombre d’une tierce personne, restaient les mêmes. Toujours ce même lieu unique, ce voilier. Et toujours la voix de Leah. Un soir, choc: elle se trouvait dans la cabine du voilier, et sur la table reposait le journal du jour. Il était daté cinq ans dans le futur. Sans nul doute. Jour pour jour.
Elle ne comprenait pas ce que son inconscient persistait à lui montrer, nuit après nuit. Elle ne savait pas pourquoi elle semblait forcée d’assister aux dernières heures irréelles de sa jumelle. Et surtout, elle ne savait pas pourquoi on lui montrait tout cela à elle, Leah Georgia - son second prénom tendait à se faire de plus en plus courant dans son esprit ses derniers temps - qui n'avait rien à voir ni avec cette histoire, ni avec ce futur qui semblait sortir de son imaginaire tordu, encore et encore.
Tout cela était insensé, délirant, complètement irrationnel. Pourtant, Leah, étant par nature romanesque, fantasque, rêveuse et enjouée, se serait faite à être témoin de ce cauchemar récurrent, si seulement ces chimères fantasmées ne lui avaient pas procuré un tel sentiment de malaise profondément enraciné dans son cœur, un trouble qui la laissait pantelante et nauséeuse au réveil.
Et ces rêves récurrents qu'elle répugnait à confier aux autres (elle tenta un jour de le raconter à sa grande amie de Poudlard, et sa réaction étonnée et enthousiaste sembla étrange à Leah. Elle eut la sensation que toute la magie de ces rêves, si troublante soit-elle, avait disparu quand elle l'eut révélée), ces rêves qui l'emportaient dans un tourbillon de sensations contradictoires, commencèrent à s'immiscer peu à peu dans sa vie.
Tout du moins pouvait-elle affirmer que ces comportements étranges commencèrent à s'emparer d'elle, et que ces agissements étaient apparus aux alentours de ses premiers rêves. Par exemple, elle relut certains livres de divination des dizaines de fois - au moins une cinquantaine. Cette histoire la fascinait à un point presque inquiétant. Elle avait beau se souvenir de les avoir étudiés la même année, quand elle les relut les grimoires prirent un sens tout nouveau, particulier, qui lui était presque destiné. Elle emprunta aussi une bonne demi-douzaine de livres sur les prédictions, à la bibliothèque, au grand dam d’Emily qui commençait à nourrir de sérieuses inquiétudes pour sa sœur. Leah les dévora.

Tout à coup elle n'était plus la même. Et elle détestait cela. Enfant capricieuse, elle rêvait d'un retour à la normale, d'un répit que ses rêves refusaient de lui accorder.
Lysander le lui apporta.

Lysander James Livingston, était lui aussi le prototype parfait de cette société qui refusait catégoriquement de se définir comme un endroit de gosses de riches à cervelle d'oiseau (example given, Beverly Hills, de l’autre côté de l’Atlantique, objet de toutes les moqueries). Il était même une des attractions centrales de la petite ville très bourgeoise et bien-pensante d'Exmouth, dans le Devon. Fils d’une bonne famille à la fois moldue et sorcière, ce n’est étrangement pas à Poudlard qu’ils se rencontrèrent pour la première fois, mais lors du premier séjour des sœurs Wellington à Exmouth. Quand ils se retrouvèrent à Poudlard, ce fut l’un des seuls réconforts de Leah de retrouver un ami qui la comprenait mieux que les autres élèves. S’ils en vinrent à former un couple, ce ne fut qu’après quelques années, quand une confiance mutuelle se fut installée entre les deux jeunes gens suite aux évènements tragiques qui marquèrent l’histoire des Livingston et autres péripéties adolescentes.
Leah ne fut pas la seule à trouver l’élu de son cœur cette année-là. Emily rencontra elle-aussi un sorcier, Jeremey Waltham-Medford. Fils d'une très bonne famille - les Waltham-Medford, possesseurs de la grande société du même nom important du bois précieux pour baguettes et objets moldus depuis le XIXème siècle - il était excellent élève, curieux, perspicace; grand joueur de tennis et se débrouillant en Quidditch ; amateur de voile, passion qu’il transmit à Emily, et passant le plus de week-ends possible dans la belle résidence familiale secondaire d’Exmouth pour sillonner la baie à bord du Hepburn Glory, le voilier paternel ; affectueux, généreux, ayant dédié plusieurs de ses étés à des voyages humanitaires en Amérique du Sud ; beau, grand et brun avec d'irrésistibles yeux, Leah n’eut jamais rien à redire sur celui qu’elle considéra dès les premiers rendez-vous comme son futur beau-frère.
Lysander et Leah développèrent une affection réciproque et privilégiée, et bientôt la nouvelle de leur liaison très probable fut répandue - après tout, quoi de plus romantique que la perle la plus convoitée de Londres et le jeune premier le plus couru d’Exmouth se tenant par la main?
Leur histoire d'amour se matérialisa et s'officialisa en même temps : quand Lysander invita Leah au bal de Saint Valentin. Ils s’y rendirent d’abord en tant qu’amis, mais la magie de la danse sembla réveiller les sentiments qui dormaient dans leurs cœurs - et ce fut là que Lysander, en parfait gentleman, lui déclara sa flamme.
Contrairement aux idées reçues sur l'aristocratie britannique, Maggie Willsmeyer ne s'imposa ou complota pas pour organiser un possible mariage entre les deux jeunes gens. La vie privée de Lysander et de Leah fut décemment respectée, d'un côté comme de l'autre - la seule différence peut-être que l'on pourrait observer avec un autre couple tout à fait normal serait sûrement que les tourtereaux furent particulièrement intégrés à la vie familiale de l'autre. En gros, on les laissait vivre leur vie mais on ne cachait ni son affection, ni ses intentions favorables à une union.
Bien que techniquement toujours étudiants à Poudlard, ils vécurent ensemble durant trois ans jusqu’à ce qu’ils aient tous deux fini leurs études. Trois années qui transformèrent Leah, qui se découvrit plus passionnément amoureuse qu'elle n'aurait jamais espéré l'être - elle avait souvent eu peur d'être à moitié frigide et insensible, tant un grand nombre de petits amis londoniens l'avaient en réalité laissée indifférente. Tous les deux étaient matures, intelligents, confiants. Ils se retrouvèrent vite engagés dans une relation très adulte, presque parfaite, faite d'un mélange de passion dévorante et d'une tendresse infinie, qui les menaient à une confiance sans limites. Bientôt ni l'un ni l'autre ne put se définir sans l'autre. Ils se complétaient. Disposant d'un compagnon de vie aimant, affectueux et digne de confiance, Leah s'épanouit. Une grande partie de ses doutes précédents s'évanouirent. Ce fut une révélation. Leah, qui se torturait mentalement par des incertitudes et des hésitations perpétuelles, s'abandonna enfin à une tranquillité d'esprit réparatrice. Ses rêves maléfiques, comme apaisés par cet amour juste et tranquille, se firent plus discrets, plus doux, moins violents.
Il avait un an de plus que Leah. Il avait donc terminé ses sept ans d’apprentissage magique à Poudlard alors qu'il en restait encore un à Leah. Le futur immédiat de Lysander était incertain, mais le leur était tracé - ils resteraient ensemble coûte que coûte, malgré la distance. Lysander avait plusieurs idées quant à son futur. Il en choisirait l'une d'elle, puis Leah, un an plus tard, ferait son choix aussi. Ensuite, il prendrait un emploi satisfaisant, ce dont il ne doutait pas qu'il se présenterait, et, l'an d'après, Leah en trouverait un dans la même ville.
Elle dépendait de Lysander. Elle ne s'imaginait pas vivre sans lui un jour.

Ce fut lors d'une simple journée d'été, de celles que Leah aimait plus que tout parce que l'air avait une odeur particulière de soleil, d'oisiveté et de bonheur, que tout a basculé. Bien sûr, rien ne laissait présager la tragédie. Évidemment, tout semblait ordinaire, normal, presque banal.
Leah se souvient avec une acuité douloureuse de ce matin-là. Elle était heureuse, comme toujours - c'est dans sa nature optimiste - même plus heureuse que d'habitude. Il faisait beau, pas trop chaud, l'océan qu'on apercevait des baies vitrées de la villa d'Exmouthétait particulièrement limpide. Elle avait prévu de lire, durant la matinée, un gros pavé, une Histoire détaillée de l’Art de la Renaissance, qu'elle devait finir, ainsi que d'autres bouquins du même genre, en vue du cours d’Histoire de l’Art Franco-italien, qu'elle avait pris pour l'an prochain. Elle y réfléchissait encore, mais elle pensait de plus en plus à tenter une école de conservateur. Elle avait déjà obtenu un stage à la National Gallery. Après ses quatre ans à Oxford, elle tenterait peut-être d’entrer à l’école du Louvre, puis ferait une thèse sur Léonard de Vinci ? À moins qu'elle n'entre directement dans la vie active grâce aux relations de Maggie. Elle hésitait encore en ce 3 juillet ensoleillé.
Elle rêvassa un moment, assise devant la fenêtre, en regardant Emily préparer sur la jetée le Hepburn Glory à une journée d'excursion, avant de partir sur le voilier, belle comme un cœur, la peau doucement bronzée, sans gilet de sauvetage. Leah souriait en contemplant son bonheur. Tout allait bien. Elle n'avait plus cauchemardé depuis au moins deux semaines - et encore, c'était un rêve moins sanglant que ceux qu'elle avait pu faire auparavant. Ce jour-là, ses hallucinations lui étaient si lointaines qu’elles lui semblaient... un mauvais rêve. Tout allait bien. Tout allait bien. Quoiqu'elle fasse, tant qu'elle, Emily et Lysander vivraient, tout irait bien. Elle allait aller à l'université, ou bien travailler tout de suite - mais elle penchait pour l'université, déjà parce qu'elle adorait étudier, mais surtout parce que l'idée d'abandonner ses cours d'histoire de l'art de la Renaissance et ses leçons privées de français lui faisait presque horreur. Tant qu'elle, Emily et Lysander vivraient, tout irait bien, se répétait-elle avec presque trop de conviction. Elle ne croyait pas si bien dire.
Le soir, à huit heures passées, Emily n'était toujours pas revenue. Espérant qu'elle ne se soit pas échouée quelque part, Leah se rendit sur la jetée. Aucune trace du voilier. Ça ne voulait rien dire. Camille s’était peut-être simplement rendue chez ses beaux-parents.
Elle se coucha avec le cœur légèrement serré, laissant le poisson qu'elle avait cuisiné refroidir sur la table de la salle à manger, se raccrochant à l'idée qu'elle serait là le lendemain.
Leah se réveilla dans une maison vide.
Anxieuse, elle appela les futurs beaux-parents d’Emily, puis Maggie. Ils ne savaient rien. Elle se résolut à prévenir la police. Elle s'entendit dire que les services de garde-côte avaient trouvé un corps, non loin de Sandy Bay. Elle y alla le cœur battant.
C'était elle. Inerte, pâle, sans vie. Noyée.
Et elle, Leah Georgia Wellington, était-elle encore en vie ?

Elle en doutait.
Elle avait plutôt l'impression de survivre - et même ça, c'était difficile, presque insurmontable.
Vagues et vagues de désespoir qui l'assaillaient, les unes après les autres, vagues de douleur, comme les vagues qui avaient emporté Emily, vagues de noirceur, vagues de deuil, vagues de détresse qui la renversaient.
Et chaque matin, les vagues l'assaillaient. Elle s'éveillait, les yeux bouffis, l'oreiller encore humide de larmes, et pendant un instant, elle se questionnait - quoi, déjà? - avant de s'effondrer sous le choc du souvenir. Elle revoyait sans cesse les mains crispées du cadavre de sa sœur. Elle la revoyait, un jour avant le moment où elle avait reconnu le corps, belle et heureuse, prendre le large, sans gilet de sauvetage. Elle avait souri en la voyant.
Elle s'accablait de souffrances mentales répétées, se haïssant pour ne pas l'avoir arrêtée, forcée à mettre son gilet, pour que tout ça ne soit pas arrivé (si seulement...). Mais elle n'était pas dupe - enfin, pas complètement. Elle savait que Camille était une excellente nageuse, que la mer était très calme ce jour-ci, qu'un gilet n'aurait rien changé. Parce qu'après tout, elle ne savait pas pourquoi elle s'était noyée, elle, le marin émérite.
Elle se torturait sans cesse, criant sur la jetée et pleurant à la fois, comme ces veuves grecques des tragédies antiques qui s'arrachaient les cheveux. Elle hurlait en scrutant le large, folle d'un espoir sans espoir et toujours déçu.
Et les rêves reprirent. Plus menaçants, effroyables, terrifiants qu'auparavant. Sans pitié, les visions la malmenaient alors qu'elle se tournait et se retournait inlassablement dans son lit. Pourquoi ? Pourquoi Emily ? Pourquoi ce voilier ? Pourquoi avait-elle pris la mer au lieu de rester avec elle ? Pourquoi les rêves s'acharnaient-ils à se répéter en boucle ?
Leah n'était pas seule - elle l'était tant, pourtant! Même si Maggie avait pleuré Emily avec elle, les premières semaines, dans la maison d’Exmouth. Même si Lysander avait pris le relais, ramenant à Londres avec lui sa petite-amie éplorée, la soutenant dans ses bras comme il l'aurait fait d'une enfant ou d'une folle, s'occupant d'elle et la forçant à manger un peu, pour ne pas qu'elle dépérisse tout à fait, pour ne pas qu'elle ne se laisse mourir. Même si Pierre avait pris un congé exceptionnel de la banque franco-suisse qu'il dirigeait de Paris pour aller enserrer sa dernière fille méconnue dans ses bras forts. Même si elle était accablée de condoléances, de soutiens, de mots gentils - elle reçut même une courte lettre, rédigée en français et d'une main maladroite, d'un cousin parisien dont elle n'avait jamais entendu parler, Gauthier, qui lui disait très simplement et avec des mots qui lui allèrent droit au cœur que lui aussi avait connu l'horreur des deuils et qu'il était là pour elle.
Même. Ça ne changeait rien, ou presque. Emily était toujours morte, jour après jour.
Rien ne changeait.

Éventuellement, peut-être, un jour, on se remet d'un deuil. Possiblement.
Dans le cas de Leah, sa sortie des enfers ne tint qu'à une seule chose - enfin, à deux choses qui ne formaient qu’un tout.
Tout d'abord, Gauthier, son cousin sorcier inconnu, avec qui elle entama une correspondance rare, mais régulière. Ils vécurent leurs deuils respectifs en parallèle et se connurent dans la douleur. En couchant en français ses sentiments sur le papier, elle avait le sentiment lointain de découvrir - enfin, de pouvoir discerner - une facette d'elle-même, solaire et méditerranéenne, qu'elle n'avait jamais soupçonnée.
Ensuite, ses rêves, ses visions, cauchemardesques comme jamais, oui, mais qui la maintenaient vivante. Elle désespérait, criait et détestait durant ces nuits entrecoupées de réveils en sueur, mais au moins, elle avait l'impression de sentir quelque chose. Ces rêves étaient une véritable torture, mais au moins, quand elle rêvait, elle était vivante. Et cette vie que ses visions lui insufflaient la faisait avancer. Elle s'activa, lut, rechercha, farfouilla, réfléchit à la possible cohérence de ses rêves pour ne pas penser à Emily. Elle tint un journal de bord de ses rêves pour relever les détails, la moindre petite chose qui pourrait l’aider. Elle fit le lien avec des histoires réelles, et ce lien impossible la terrifia et l'intrigua, la motivant à en savoir plus. Elle lut des témoignages secrets de rêves semblables au sien. C'était sûrement le deuil qui la rendait folle, mais elle était amenée à penser que d'une manière ou d'une autre, il y avait quelque chose d'inexplicable, mais de réel, dans ces rêves qui la poursuivaient. Elle réfléchit, encore et encore; considéra des choses impensables. Et finalement, un jour de mars, neuf mois et quelques jours après la mort de Camille, il se passa un évènement, qui semble anodin, mais qui fut décisif.
Leah reçut un courrier de Gringotts afin d’ouvrir le coffre d’Emily. Celui-ci ne contenant qu’une Pensine, avec un seul souvenir. Révélations. Et tout à coup tout se mit en place. Tout à coup elle comprit pourquoi elle avait été la victime de ces visions. Ça y est, elle savait. Elle avait compris l'incompréhensible. Enfin, presque. Elle avait compris, par le message laissé d’outre-tombe de Camille, que sa jumelle s’était retrouvée impliquée dans quelque chose de dangereux, qu'on l'avait menacée et qu’elle avait craint pour sa vie. Elle avait expliqué que celle des deux qui avait eu un don de divination, ce n’était pas elle, mais bien Emily. Emily qui l’avait obligée à assister à sa mort en lui insérant le souvenir de sa prémonition dans son esprit. Emily qui justifiait son acte pour des motifs qui semblaient trop obscurs à Leah. Emily qui la suppliait de se joindre à la cause pour laquelle elle avait péri. Emily, toujours aussi courageuse, alors qu'elle se savait condamnée.
Suite à cette découverte, et après que sa mère tenta de lui faire accepter de retourner à l'université, Georgia - c'était son nom à présent - prit une décision. Elle allait faire ce qu'elle avait envie de faire. Quelqu’un avait assassiné sa sœur. Elle trouverait ce meurtrier et lui ferait payer. Un rendez-vous fut pris avec le directeur de Poudlard. Un plan fut élaboré. Gauthier était à Valence. Elle aimait la France de tout son cœur. Elle était Française. Elle voulait faire des études d'arts. Elle voulait une nouvelle vie, tout recommencer.
Mais avant, elle allait partir aux Etats-Unis. Seule.

Tout était dans la concentration. Si elle arrivait à faire suffisamment le vide en elle, si elle ne se fixait que sur la part invisible de son âme, alors elle arrivait à l’entendre. La voix de son âme animale. Le concept avait été difficile à intégrer au début. Déjà, Georgia avait dû s’habituer à l’atmosphère de la Nouvelle-Orléans. Pour une jeune femme un peu guindée comme elle l’était, la capitale du jazz et du vaudou avait quelque chose d’à la fois effrayant et dangereusement attrayant.
Le professeur Dumbledore l’avait envoyée trouver Madeline. Pendant toute la durée du vol, Georgia s’était demandé à quoi Madeline pouvait ressembler. Aucune de ses représentations mentales n’avait eu l’audace d’être seulement proche de la réalité : Madeline était une vieille femme noire au sourire éclatant, qui se consacrait à l’art du vaudou – à la fois religion et sorcellerie – et se parait de toutes les couleurs. Elle mit très vite sa nouvelle apprentie à l’aise. Madeline travaillait avec sa petite-fille, Dylan, qui avait dans les âges de Leah. Le courant passa très bien entre la jeune britannique et la métisse américaine, et cela aida d’autant plus Georgia dans ses leçons. Dylan était une experte du déguisement, et grâce à son prénom mixte, il lui était très facile de prétendre être un homme. Tous les samedis soirs, elles se rendaient ensemble dans un bar où Dylan passait la soirée à jouer du jazz sur une trompette, habillée en homme, parmi d’autres musiciens.
La journée, Madeline lui apprenait à entendre la part animagus qui dormait en elle. Née moldue, il était beaucoup plus difficile pour Georgia de parvenir à atteindre cette partie d’elle-même. Et puis il y eut un évènement inattendu.
Un mois après son arrivée, elle fut pendant un temps malade le matin, sans aucune trace de fièvre ou autre mal pendant la journée. Son appétit était très variable et les odeurs l’incommodaient. Il ne fallut pas beaucoup plus de temps à ses hôtes pour comprendre que son état était dû au petit être qui grandissait en elle. En apprenant cette grossesse, Georgia fut partagée entre ses désirs de vengeance et son besoin de ne pas affronter seule ce nouveau statut. Elle savait que Lysander avait le droit d’être au courant. Elle avait fait un choix cependant ; elle avait pris la décision de ne jamais le revoir, quitte à en souffrir, pour arriver à ses fins. Cet enfant serait le souvenir d’une relation qu’elle avait chérie.
Sa nouvelle grossesse ralentit son apprentissage jusqu’à l’accouchement, Madeline estimant que les essais de transformation pouvaient se montrer dangereux pour le bébé. Alors Georgia passa, comme elle en avait l’habitude chaque fois qu’elle désirait apprendre, énormément de temps plongée dans les livres. Elle continuait de s’entraîner à l’art de la dissimulation avec Dylan, et Madeline lui enseignait les grandes lignes du vaudou et d’autres sciences obscures, comme l’utilisation des plantes pour soigner ou pour affaiblir, la manipulation mentale sans la magie et autres savoirs-faires.
L’accouchement fut éprouvant. La douleur et la peur firent regretter à Georgia de ne pas être rentrée chez elle, d’être seule sans sa famille et son amour. Mais une fois que sa fille fut déposée dans ses bras, elle oublia toute la peine qu’elle avait subie pendant des heures. Elle la nomma Charlotte Jane Camille, en l’honneur de sa mère, de celle de Lysander, et de sa sœur. Charlotte était un bébé des plus calmes, ce qui fut d’un grand secours pour la jeune maman, qui était déjà épuisée par son entraînement. La petite fille grandit choyée par sa mère et les femmes qui l’hébergeaient, et ne manqua de rien.
Tout était dans la concentration. Georgia avait entendu la voix de son animal, elle avait senti sa présence. A présent elle devait arriver à fusionner avec lui. Elle avait connu plusieurs échecs jusque-là, mais elle ne se laissait pas abattre. Charlotte fêterait bientôt ses deux ans, et elle ne se voyait pas rester éternellement en Louisiane. Alors si elle se concentrait, si elle se concentrait vraiment, peut-être qu’elle pourrait y arriver. Quand elle rouvrit les yeux, la pièce lui sembla avoir changé. Elle ne se sentait pas elle-même, elle était elle, mais aussi une autre elle, une elle différente. Sa transformation avait réussi. Pour la première fois, elle était devenue un furet, aux couleurs des blés et des sables. Au bout d’un mois de transformations toutes réussies les unes après les autres, Madeline l’estima prête. Le départ pour la France fut aussitôt programmé.

Chaque matin, un long soupir de soulagement s'échappait de la poitrine de Georgia. Un soupir de bonheur un peu amer, un peu mélancolique, mais c'était toujours du bonheur. Un soupir, une inspiration qui remplaçait les larmes qui avaient réveillé Leah.
Leah, Georgia. Georgia, Leah. Il lui semblait que chaque matin elle se présentait à elle-même. Ah, tiens, voici Leah, riche, britannique, moldue, future conservatrice de musée, ex-optimiste, brisée, dépressive. Ah, bonjour ; voilà Georgia, riche, française, sorcière, future professeur en école de magie, optimiste, enthousiaste, heureuse. Enchantée ; moi de même.
Elle était à Valence depuis deux semaines. Le français dans sa bouche allait de soi, coulait comme d'une source, comme toutes les langues solaires. Elle avait appris à se laisser dominer par ses passions, mêmes temporaires, mêmes minimes, mêmes infantiles. Appris ? Non. Même pas. Elle avait découvert l'art d'être française en découvrant qui était Georgia.
Elle avait aussi vu Pierre, son père, venu l'accueillir à l'aéroport de Paris, où elle avait passé deux jours - histoire de voir le Louvre et le Musée d’Orsay, évidemment.
Elle mangeait des glaces, se promenait, et respirait enfin.
Elle se laissait accabler, parfois. Ces jours et ces nuits où elle regrettait d'être ailleurs que chez elle, où elle se reprochait de foutre sa vie en l'air, et où elle ressentait le manque déchirant de Lysander.
Mais globalement, elle allait mieux. Elle avait retrouvé une bonne partie de l'optimisme qui la caractérisait auparavant. Elle avait retrouvé les caprices d'enfant gâtée auxquels elle se laissait aller à Londres - parce que la France, pour une fashion victim, on a fait pire. Elle avait retrouvé le français.
Eh oui, aussi impensable que ça puisse paraître, Georgia était heureuse. Elle avait laissé Leah loin derrière, et elle lui manquait, bien sûr, mais elle avait besoin de se reconstruire. Avec Charlotte. Sa petite fille de deux ans ouvrait des yeux émerveillés sur tout ce qu’elle voyait
Et tout à l'heure, elle allait voir Gauthier, qui lui avait fait faux bond en allant à Paris, et qui venait de lui téléphoner pour lui dire qu'il était de nouveau à Valence et qu'il avait enfin pu voir avec le directeur de Beauxbâtons pour ce poste – ou stage d’apprentissage – dont ils avaient parlé par courrier interposé.

Tout fonctionnait selon le plan. Elle était devenue professeur à Beauxbâtons suite à son stage d’apprentissage. Charlotte grandissait en bonne santé. Cette petite était exceptionnellement douée, bien plus en avance que les autres enfants, et cela faisait la fierté de Georgia. A maintenant 7 ans, Charlotte avait le niveau d’un collégien de dernière année. Gauthier s’occupait d’elle en semaine, quand la jeune femme ne pouvait s’absenter de l’école, ou lorsqu’elle était en mission d’informations.
L’ordre du Phénix de l’autre côté de la Manche avait été créé quelques mois de cela pour lutter plus activement contre les forces obscures. Pour l’instant, Georgia n’avait qu’un petit rôle à jouer tant qu’elle était en France.
Elle avait prévenu Maggie de son retour en Europe. Elle lui avait également présenté sa petite-fille, ce qui avait aidé à adoucir le cœur en colère de sa mère. Son pardon avait difficile à obtenir, et après cinq ans, Georgia savait qu’elle ne serait jamais totalement réhabilitée aux yeux de Maggie. Pierre avait été plus facile à amadouer, après tout, il n’avait pas spécialement été présent pour ses filles.
Le hibou qu’elle reçut était celui qu’elle attendait depuis longtemps. C’était le mois d’avril, et le professeur Dumbledore lui demandait de rejoindre l’équipe professorale de Poudlard en urgence, suite au départ précipité du précédent professeur d’Arts et Musique Magiques après les attaques ayant survenu. Elle ne se fit pas prier.
Oh, mon dieu. Si ça continuait, Leah allait finir par croire qu'elle aussi était maudite. Dans le genre Oedipe, tu-tueras-ton-père-et-épousera-ta-mère, ou de Pâris, tu-seras-la-cause-par-ton-déshonneur-de-la-perte-et-de-la-destruction-du-royaume-de-ton-père, il y aurait désormais Leah Georgia, tu-perdras-tragiquement-ta-sœur-avant-de-te-rendre-compte-que-ce-n’était-pas-un-accident-et-tu-t’entraineras-pour-te-venger-avant-de-te-retrouver-nez-à-nez-avec-ton-grand-amour-par-coïncidence.
Ce n'était pas possible. Elle voulait bien croire qu'il y avait quelque chose qui clochait chez elle, au point de se croire poursuivie par la plus grande malchance. Mais de là à imaginer, même une seconde, que parmi tous les métiers qu’il aurait pu exercer, Lysander avait choisi le corps enseignant, c'était le comble.
Et surtout, ce n'était pas possible.
Et pourtant c'était vrai - il n'y avait pas d'autre explication, non ? Comment expliquer sinon le désarroi horrifié, la stupéfaction atroce qui avait envahi le visage et l'esprit de Leah quand elle avait réalisé que son grand amour, souriant, prenant une gorgée de café dans la salle des professeurs, n'était autre que son futur collègue ? C'était malheureusement indéniable.
Leah refusa de se laisser physiquement et totalement abattre, comme elle l'avait fait lors de la mort de sa sœur, mais elle fut - une fois de plus - complètement bouleversée, chamboulée mentalement.
Parce que se posait là un dilemme insoluble, tout simplement !
Elle venait de rentrer en Grande Bretagne et à Poudlard, avec l’aide du professeur Dumbledore, pour atteindre son but final. Pas une seule seconde elle ne s’imaginait repartir pour laisser son ancien amant en paix. Et c’était sans compter leur fille, dont il ignorait tout, même jusqu’à l’existence. Leah devait rester, et elle devait aider l’ordre du Phénix. Les sbires de Voldemort étaient de plus en plus nombreux, et parmi eux se cachait certainement l’assassin d’Emily.
Ils ne répandraient que la destruction.
Et Leah devait les en empêcher.
Et si elle ne le faisait pas, alors elle savait que sa fille, sa famille serait en danger.

Mais comment pourrait-elle, comment enfin pourrait-elle infliger à Lysander l'horreur indicible d'un passé qu’elle lui avait imposé, d'un cœur brisé en mille morceaux, d'une douleur insurmontable qu'elle avait elle-même affronté, volontairement, dans son besoin de vengeance ? Comment pourrait-elle ? Comment ?

Les noms de personnes utilisés sont tous imaginaires et toute ressemblance serait pure coïncidence.
Les noms des lieux sont réels et des recherches ont été faites pour plus de crédibilité.





Dernière édition par Leah G. Wellington le Jeu 21 Jan - 9:04, édité 31 fois
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Dim 20 Déc - 14:37

Preum's ! Bienvenue jolie demoiselle :oups:

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❝Où se situe la frontière entre le désir et l'amour?❞
II existe des moments passée avec certaines personnes qui vous laisse, le temps d'un instant, un goût d'éternité.
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Dim 20 Déc - 14:38

Mon dieu, déesse Amber Heard. :luv:
Bienvenue parmi nous ! :love:
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Dim 20 Déc - 14:48

Merci vous deux :lamahug:
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Dim 20 Déc - 18:45

Bienvenue sur DP jolie Leah ! :love:

j'aime beaucoup le combo Leah + Amber Heard, je trouve qu'elle est sublime et que ce prénom lui va très bien :ow::ow:

Bon courage pour ta fiche, j'ai hâte d'en savoir plus ! :pls:

Si tu as des questions (encore ^^) n'hésite pas ! :love:

_________________
We don't fight fair

 
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LA PRINCESSE ADOPTÉE

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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Dim 20 Déc - 20:34

Bienvenue & courage pour ta fiche :super:

_________________
Only you can set my heart on fire.
Tu es la seule chose que je veuille toucher, j'ignorais que cela pouvait signifier autant. Tu es le danger, je m'en moque car je n'ai jamais été aussi bien. ✻ “ Suis-moi dans le noir, laisse-moi t'emmener au-delà des satellites. Tu pourras voir le monde que tu as ramené à la vie. Alors, aime-moi comme tu sais le faire touche-moi comme tu sais le faire, qu'attends-tu ? ”
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Dim 20 Déc - 20:55

Bienvenue miss ! :ah:
Le pseudo est magnifique (j'aime tellement le nom de famille ) ! :love:
Bon courage pour ta fiche !
Et je pense venir te demander un lien quand tu auras fini ta fiche ! :huhu:
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Lun 21 Déc - 0:18

A moi, à moi, à moi !!!! :lovee:
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Lun 21 Déc - 0:39

La jolie Amber :ow:
Bienvenue à toi :keur:
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Lun 21 Déc - 2:30

Haaaaaaaan Amber elle est si belle !
Bienvenue ma chère ! :luv:
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Mar 22 Déc - 7:03

*s'incline devant tant de beauté* Tu es très intéressante, bienvenue :*o*:
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Mar 22 Déc - 7:58

Merci à tous pour l'accueil :luv:

Dawn, je vous ai renvoyé un MP avec la "vraie" demande pour l'animagus cette fois. Je croise les doigts pour que vous acceptiez :MG:
Voilà, sinon ma fiche risque d'être un peu longue à écrire sachant que j'ai peu de temps en semaine pour faire quoi que ce soit (les joies d'être une adulte responsable Rolling Eyes ) donc j'avancerai très probablement plus à partir de vendredi.
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MONSIEUR PILE OU FACE

MONSIEUR PILE OU FACE
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Mar 22 Déc - 18:00

Bienvenue parmi nous. :heart:

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A qui peut se vaincre soi-même, il est peu de chose qui puisse résister. Louis XIV
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Mar 22 Déc - 22:17

Nous avons beaucoup de points en communs : Poufsouffle, Née-Moldue, Ordre du Phénix, je viendrai faire un tour sur ta fiche de lien :*o*:
En attendant bon courage pour ta fiche :love:
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   Mer 23 Déc - 11:29

Amber :luv:
Bienvenue sur DP :heart:
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Message Sujet: Re: Sometimes we have so much to say but no way to say it - Leah   

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