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 → Intrigue 7 : soirée de commémoration

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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Sam 7 Nov - 17:57



       
       Intrigue 7 : soirée de commémoration
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T
oute personne connaissant Dillawn pouvait en certifier, elle était une amie attentionnée. Trop attentionnée même. Elle avait rapidement tendance à étouffer, le mot « non » n’existait pas dans son vocabulaire, et elle était tellement folle qu’elle se moquait des insultes et autre réponse violente. Malgré tout, elle n’en restait pas moins une vraie amie attentionnée, ainsi qu’une demoiselle intelligente – même si, oui, la question pouvait parfois se poser – et savait donc quand il valait mieux ne pas aller de front. Et ce, malgré son envie pressante d’aller coller une claque, ou une droite, à Calixte, avant de lui poser des questions. Frapper, puis interroger. Oui, elle était une Gryffondor au sang-chaud. Mais pas cette fois-ci, pas alors que son ami agissait aussi bizarrement et que l’inquiétude commençait à faire battre son cœur bien trop vite. Offrant un sourire éblouissant à l’homme qui l’avait réceptionnée quand Calixte l’avait poussée, elle s’excusa, expliquant qu’elle avait perdu l’équilibre. Et avant que les mains, qui la touchaient un peu trop à son goût, ne deviennent encore plus envahissantes, elle prononça son départ et s’en alla aussitôt. Elle était anxieuse, cette soirée n’ayant rien de plus pour la rassurer – entourée de requins politiques, de mondains hypocrites – et préférait retrouver les repaires qu’elle connaissait. Pas son jumeau, malgré l’amour qu’elle lui portait, car ce n’était pas lui dont elle avait besoin dans l’immédiat.

Sa progression fut cependant stoppée par le discours que le Ministre allait prononcer. Par respect pour les personnes perdues lors de cette désastreuse et tragique soirée, elle estimait qu’il lui fallait au moins entendre les mots prononcés en leur honneur. Même si les politiques ne l’avaient jamais inspirée, et que ses parents lui avaient appris à s’en méfier depuis sa plus jeune enfance. Et les mots déclarés n’eurent rien de plus pour la rassurer. Subtilement, le Ministre avait comparé les nés-moldus aux « plus faibles ». Et quelles étaient ces mesures drastiques dont il parlait ? Observant la minute de silence, le cerveau de Dillawn ne s’en arrêta pas pour autant. Tout ceci était inquiétant, réellement inquiétant. Et elle sentait que des jours encore plus sombres risquaient bien d’arriver. C’était même certain. Les hommes les ayant attaqué à Pré-Au-Lard, prônant cette « pureté » stupide du sang, continueraient jusqu’à ce qu’ils aient réussi… ou qu’on les ait stoppés, définitivement. Alors que la foule reprenait vie, Dillawn continua son chemin, se frayant un passage. Elle recherchait une personne bien précise, à savoir Ethan. Si Calixte était décidé à ne pas lui dire un mot et à la rejeter, elle irait chercher l’information à l’autre bout de la source. Il était hors de question qu’elle laisse ses deux amis dans la situation compliquée dans laquelle ils s’étaient encore fourrés.

En avançant dans la salle, elle croise à Lorenzo à qui elle n’offre rien de plus qu’un hochement de tête. Elle n’a pas le temps. Il en va de même pour Seila, même si elle l’accompagne d’un petit sourire. Rien de très dragueur, elle n’a pas la tête à taquiner son amie Poufsouffle. Heureusement, elle aperçut bientôt Ethan, se dirigeant alors vers lui. Et avec chance, il se trouvait en compagnie de Lumen et de Cassie. Les Gryffondors avaient tendance à se regrouper de manière automatique, d’autant plus quand ils se trouvaient ainsi entourés de personnes à mille années lumières de ce qu’ils étaient eux-mêmes. La tension se lisait également sur leurs visages et corps. Se glissant parmi eux, elle leur accorda un sourire. « Cassie, Lumen, Ethan. Réellement… « instructive » cette soirée, n’est-ce pas ? » Tâtant sa poche de veste avec nervosité, Dillawn regretta le fait qu’elle ne puisse pas fumer une cigarette. Elle n’était pas addict, ou « toxico » comme les moldus disaient, mais fumer la détendait. Et elle avait bien besoin de se détendre. Ne pouvait rester sur place sans rien, ni sans rien faire, notamment avec ce qui la préoccupait, elle posa une main sur le bras d’Ethan, l’observant d’un regard réellement inquiet. « Tu saurais m’expliquer quel est ce bordel avec Calixte ? Tout d’abord je le vois te pousser de manière violente, ensuite il m’offre exactement le même traitement… il a ses règles ou quoi ? On dirait presque qu'il a le regard fou. Il m’inquiète. »
WILDBIRD
     
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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Sam 7 Nov - 18:17

Il allait recracher le contenu de sa coupe. Je ne pensais pas avoir fait tant d’humour. Je lui tape un peu dans le dos. J’imagine bien qu’il a dû avoir cette image peu flatteuse de moi, avec deux bouts de feuilles dans chaque main et mes pieds dans un énorme pot de terre. Je comprends mieux pourquoi il s’est mis à rire. Je lui offre un sourire plus que navré, mais qui en dit long sur la satisfaction que j’ai à le voir s’étouffer un peu.

« Ça aurait mis l’ambiance d’entrée de jeu. Enfin, je dis ça… j’ai l’impression que c’est tendu du côté des adultes plus que du côté des élèves aussi »

Une sensation étrange mais rien d’alarmant cependant, puisque, dieu –ou tout autre chose- merci, je n’ai pas de sixième sens quand la pleine lune n’est pas au rendez-vous. Cette conversation devient plus sérieuse et je me confie sur ce sentiment d’être un appât en attente du gros poisson ou du requin qui viendra me gober tout cru, tout nu. Ou presque. Après, ce n’est qu’une hypothèse, pas la plus optimiste qui soit, quand on sait la confiance que j’accorde à toute autre personne que les quelques proches que j’ai, ce n’est pas surprenant. Je suis quand même rassuré qu’il pense comme moi. L’évocation du marché nocturne me fait quand même réagir, j’ai eu une chance de cocu d’être absent ce soir-là.

« Tu sais que la plupart des élèves présents sont plus doués que moi en magie ? Je ne me fais pas trop de soucis pour eux. J’espère qu’il y a un plan B juste au cas où, ce serait bête de nous entasser comme des sardines sans prévoir les risques »

C’est bien ce qui me fait peur, les politiques ont une telle confiance parfois qu’ils se montrent imprudents. Après, je ne peux pas juger la valeur d’un homme si je n’ai pas constaté par moi-même qui il était vraiment. C’est un peu pour ça que j’appréhende et trouve tous les défauts du monde à cette soirée.

« On a perdu beaucoup de matos mais hormis ça et quelques travaux de réparation, je m’estime heureux d’être en vie, alors tu sais… même si je devais vendre mon savoir-faire à même la rue, ça ne me dérangerait pas du moment que la cuisine, elle, reste praticable. De ton côté… pas trop de dégâts ? »

Je récupère un petit four, arque un sourcil en appréciant la saveur sucrée, salée que j’accompagne après l’avoir avalé d’une gorgée d’alcool. Je regarde alors Ezra et surprend cette manche soulevée. Je me demande bien ce qu’il a… je le lui demanderais plus tard, quand il y aura moins de monde. Tout comme je reste vague concernant ses élèves sur qui je le questionne. Est-ce qu’ils vont bien ? J’ai du mal, c’est un peu délicat.

« Bon, quand est-ce qu’il va nous le pondre son discours… c’est pas que je suis impatient, mais autant en finir tout de suite avec les formalités vu comme j’ai horreur de ça »

Au moment même où je prononce mes mots, le silence commence à se faire dans la pièce et les lumières régressent au point de ne laisser que l’estrade de notre ministre dans la clarté. Tout le monde l’écoute et se prête volontiers à cette minute de silence, c’est la seule chose de respectueux à faire en mon sens. J’arque néanmoins un sourcil. Je savais qu’un groupe recrutait pour protéger les populations, je ne pensais pas que le gouvernement serait contre. Les discussions reprennent peu à peu et j’attends cette fois de ne pas être celui qui initie le mouvement.

« C’est qu’il a l’air méfiant… mais bon, ça rejoins un peu ce que j’ai dit. Il a pas peur, bla bla, donc il met un peu nos vies en danger ce soir, mais passons, de toute façon on n’est en sécurité nulle part que l’on soit regroupés ou non. »

J’aperçois des figures que je connais plus ou moins, Lorenzo, l’élève avec lequel j’ai brisé des carreaux de cette prestigieuse école et avec qui je me suis adonné au dégnomage. C’est fou que le peu d’élèves que je côtoie un minimum soit présent. J’en aurais presque été mal à l’aise d’être si bien entouré.

« ça ne te fait pas bizarre de voir les élèves en dehors des cours ? Même si c’est une situation classique, les cérémonies tout ça, tout ça, ils sont bien moins tendus qu’à l’école »

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CHAT DU CHESHIRE

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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Sam 7 Nov - 18:42

La réaction de Lorelei ne le surprit pas vraiment. Il avait l'habitude pour ainsi dire. Il se surpris même à esquisser un sourire quand il entendit sa remarque concernant les invités du ministère. C'était de l'ironie à l'état pure. Elle en mesurait pas la portée de ses paroles. Ah, si elle savait. Elle se ferait dessus. Mai c'était bien trop beau de la voir ainsi. Il allait répliquer quand ce fut le tour de parole du ministre. Discours qu'il attendait avec impatience. Alors, qu'allait-il dire ? Et quelle surprise. Comme tout le monde il respecta la minute de silence qui suivit, tout en tentant de cacher son sourire. C'était dur de ne pas jubiler. C'était merveilleux. Il avait noté la présence de d'autres de ses confrères ici présent. Ils devaient être aussi ravis que lui. Le ministre était soit de leur côté, soit il avait une vision étrange du monde qu'il gouvernait. Le discours avait juste pour but de rassurer. Dire que le ministère était toujours là.c c'était de foutaise, bientôt le ministère tomberait. Et ils seraient ua pouvoir. Sa famille serait enfin reconnu comme puissante. Il inscrirait leur nom dans l'histoire, non pas en tant que marchands de baguette cette fois ci. Quand la minute de silence fut terminé, il termina de boire son verre et lâcha un petit soupire. Tout le monde avait parfaitement respecté le temps de recueillement. Il avait quelques doutes au départ. Lorelei lui avait parlé de nouveau. Maudit ? Pourquoi ? Il regarda dans la direction que lui avait indiqué la jeune femme. Ah, leur parents respectifs qui s'était retrouvés et qui... causaient entre eux. De leur mômes sûrement. Enfin, de lui et de Lorelei.

« Les pauvres, ils n'ont toujours rien compris. C'est beau de rêver... »

Il n'avait pas pour habitude de parler aussi irrespectueusement de ses parents mais il avait tout de même vingt neuf ans. Il était majeure et vacciné. Il faisait sa vie comme il le souhaitait. Et comme il s'y attendait (elle aussi sans doute) ils se dirigeaient vers eux à grands pas souriant comme jamais. Son père et sa mère s'étaient mis sur leur trente et un. Plus il les voyait ainsi, et plus il se disait que, lors des réunions de ce type, il faisait vraiment sang pur. Alors que l'image qu'ils donnaient d'eux dans la vie de tout les jours étaient... différentes pour ainsi dire. Il avait toujours trouvé que sa mère lui ressemblait. Mais plus il grandissait, plus cette ressemblance était frappante aussi bien au niveau caractériel que physique. Les Ollivanders saluèrent Lorelei, amicalement et tout sourire.

« Beau discours, hein ? »

C'était maintenant ou jamais. Lancer les hostilités. Ou, demander juste l'avis des six personnes ici présentes. En réalité la question s'adressait plutôt à Lorelei. Mais il ne voulait pas mettre à l'écart ses parents ou les siens. Il avait toujours profondément respecté Monsieur et Madame Wilbert.

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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Sam 7 Nov - 18:53

Il n'avait pas été présent lors des attaques de Prés-Au-Lard. Pourtant, il s'était sentit directement concerné. D'abord, il avait appris que sa chère Lorelei s'y trouvait. Il n'avait pas pu s'empêcher de penser à elle à ce moment là. Et si elle avait été blessé ? Évidement il s'était renseigné et cela n'avait pas été le cas. Ensuite, il avait salué l'initiative de ce « mystérieux groupe ». Dire qu'il les supportait n'était qu'un euphémisme. Si Soeren n'avait pas été là, il y avait bien longtemps qu'il les aurait rejoins. Hélas, à cause de ses soucis de santé, cela était impossible pour lui. Il s’en mordait souvent les doigts. Pour lui s'était tout. Il voulait faire comme ces gens, affirmer sa manière de penser, divulguer sa vision du monde. Au lieu de ça, il devait se contenter de les applaudir dans l'ombre. Il y avait du monde au ministère. Les élèves de Poudlard étaient eux aussi de sortie, il remarqua Lorelei dans le tas, lui adressa un sourire charmeur avait de disparaître à la conquête d'une flûte de n'importe quoi qui pouvait lui remonter le morale. Il se refusait à aller la voir maintenant et à se donner en spectacle avec elle se soir. Leur dernière entrevue avait été assez... mouvementé. Historique même dans la fabuleuse histoire des deux jeunes gens. Au bout de quelques temps, le ministre se prononça. Son discours fut bref, mais efficace, certaines personnage avait déjà les yeux baigné de larme. C'était le fait de se remémorer ce triste jour sans doute. Ils étaient faibles, c'est tout. Son discours au premier abord lui parut terriblement banal. Au final, il était tellement arrosé de belles métaphores qu'il en devenait vraiment intéressants. Alors comme ça même le ministre mettait ses bons à rien de nés moldus à part ? Décidément, le monde se mettait à changer. Il jeta un autre coup d’œil vers Lorelei, en grande discussion avec un type qui avait été, dans le tant, un potentiel mari. Quel chance avait-elle eu de ne pas épouser un homme d'une famille comme ça. Non pas qu'il n'était pas de sang pur, mais la réputation de sa famille, quoi que meilleure aujourd'hui, n'avait jamais été très glorieuse. Il aurait aimé la prendre à part, et lui demandait ce qu'elle pensait de tout ça, du discours, de la minute de silence (qu'il avait scrupuleusement respecté comme les autres). Il lui fit signe de, quand elle aurait terminé avec ses chers parents, de le rejoindre. Il savait que dans le fond, leurs idées étaient assez similaires. Ils avaient toujours eu la même vision du monde tout les deux. Il n'avait pas été ensemble pour rien.

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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Sam 7 Nov - 19:29



Intrigue 7


Adam toujours à ses côtés, Amélia encaissa la réponse abrupte d'un Ethan manifestement de mauvaise humeur. Le né-moldu tiqua lui-aussi. La blonde sentit que l'homme allait faire une remarque et l'en empêcha de justesse. Elle n'allait certes pas s formaliser pour si peu. Le Gryffondor avait du se brouiller avec son camarade voilà tout. La preuve, Ethan reprit en s'excusant. Il finit par lui proposer d'aller ailleurs. Il cherchait Cassie, une autre Gryffondor. Amélia jeta un coup d’œil à son cavalier. L'homme ne bougeait pas. Il ne semblait pas vouloir bouger contrairement à la jeune O'Connor. Elle ne lui laissa alors pas le choix. Alors qu'Ethan partait déjà à la recherche de son amie, Amélia lui emboîta le pas obligeant Adam à la suivre malgré lui. « Attends-moi Ethan » lança la blonde en zigzagant parmi les autres sorciers. Mais la jeune femme fut vite distancée avec toute cette foule.

Puis sa course fut stoppée nette par le discours du ministre. Il l'avait prononcé avec éloquence. Amélia n'en comprit pas tout les tenant et aboutissant. En revanche, Adam, lui semblait comprendre les sous-entendu du ministre qui ne semblaient pas le ravir. Après le discours, l'assemblée observa quelques minutes de silence. Amélia dans sa robe rouge se doutait bien d'être provocante. Mais la jeune femme s'en moquait bien. Pour elle le fait de porter une couleur aussi voyante n'était pas un manque de respect bien au contraire. Amélia avait dans l'idée de leur rendre hommage à sa façon. Elle avait en tête que toutes ces victimes ne voudraient pas les voir aussi déprimés. Lorsque les minutes furent terminées, le blabla de la salle reprit sans attendre. Amélia, elle reprit sa recherche en compagnie de l'homme qui ne la lâchait pas d'une semelle. Pire que cela, il semblait se tenir encore plus près d'elle qu'avant. Amélia finit par retrouver la trace d'Ethan. Mais elle ne s'approcha pas tout de suite. Elle ne savait plus quoi faire. Elle, elle n'avait pas été à cette sortie nocturne. Elle n'avait pas été blessée, elle n'avait pas vécu ce qu'eux, avaient vécu et elle se sentait un peu à l'écart de tout ceci. Amélia soupira. Elle ne savait plus comment réagir. Elle aurait voir débarquer dans son champ de vision Lumen ou encore Nash. Ils avaient bien parlé tous les deux après tout lorsqu'elle s'était rendue à l'infirmerie pour voir sa meilleure amie. Mais rien, elle n'avait vu ni l'un ni l'autre.  Elle se contenta alors de reprendre un verre et de piquer dans le buffet en attendant que cela se passe. Quelques sorciers bougèrent et son regard retrouva la silhouette familière de Lumen. Elle profita du fait que Adam regarde ailleurs pour lui fausser compagnie et fondre dans la direction du petit groupe et de retrouver par la même occasion Ethan. « Ethan, tu aurais pu m'attendre quand même. Salut Lumy, tout le monde. » fit-elle avec un petit regard sombre. « Vous avez tout compris au discours du ministre vous ? »

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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Sam 7 Nov - 20:23



Intrigue 7


Nora sursauta un peu en entendant la voix de son ami à ses côtés. Elle le fixa de ses yeux sombres et sourit. Il était charmant, vraiment. Et puis cette façon devenir lui demander si il pouvait lui tenir compagnie, elle ne pouvait s'empêcher de trouver cela plus qu'adorable. Beaucoup viennent et adresse la parole sans se poser la moindre question mais lui non. « Bien sûr que tu peux Dorian » répondit-elle tout bas. Elle attrapa une autre coupe et le lui tendit en souriant. « Alors dis-moi Dorian tout va bien depuis l'autre jour ? Je veux dire ça ne t'a pas trop ennuyer de me suivre partout comme ça ? » demanda-t-elle avec un brin de curiosité et d'inquiétude. Elle se doutait bien que faire du shopping comme cela ne devait pas être une chose que faisait souvent le professeur d'astronomie. Après tout c'était plus une activité féminine.

Nora attendait la réponse de son ami lorsque le Ministre se décida enfin de faire son discours. La Brune ne prononça plus un mot et écouta très attentivement. Il parlait parlait, mais surtout il tenait des propos que Nora n'était pas prête d'oublier. Selon lui, ils devaient protéger les nés-moldu. Sur ce point elle était plutôt d'accord mais à sa façon de le dire, l'interprète avait l'impression qu'il les mettait à l'écart. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Elle mènerait peut-être une petite enquête discrète en interne elle ne savait pas encore. Quoi qu'il en soit, elle comprenait clairement qu'il condamnait ce petit groupe dont les rumeurs annonçaient la formation et que bien malgré elle, elle soutenait un peu plus que ces hommes qui revendiquait la supériorité des sang-purs. Et pourtant, elle en était bien une, elle de sang-pur. Seulement voilà, elle avait commis l'erreur d'épouser un sang-mêlé et cela sa famille le lui avait fait payer à sa façon. Après le discours, l'ensemble des sorciers observèrent une minute de silence et la jeune femme en fit de même. Sa main alla se perdre un court instant près de celle de son ami. Elle avait eu si peur en apprenant que sa nièce avait été présente pendant l'attaque. Et même si cette dernière lui avait affirmée que tout allait bien elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle aurait pu la perdre, tout comme lui. A cette pensée, ses doigts se saisirent des siens. Un ami, seulement un ami, mais elle en avait si peu de véritable ami.

« On en a pas parlé l'autre fois... je voulais savoir comment ça allait depuis l'attaque. Je voulais t'envoyer un hibou, mais avec tout ce qui se passe en ce moment.. je suis désolée Dorian. » lâcha-t-elle alors que le brouhaha de la salle reprenait après la fin du discours. Ce Ministre, elle ne le sentait pas depuis l'attaque du ministère. Alors forcément la présence des aurors la rassurait un peu. « Je suis contente de savoir que le Ministre a fait appel aux aurors pour cette cérémonie. Je doute dans ces conditions que ces hommes tentent quoi que ce soit. Tu en penses quoi toi ? Ils en seraient capables ? »

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CŒUR DE LIONNE

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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Lun 9 Nov - 1:00

Intrigue 7 : soirée de commémoration
 
Lumen attendait une réponse de Cassie. Elle voulait savoir si elle venait de la rassurer ou au contraire mettre ses nerfs à cran. Le discours du ministre n'avait rien de très encourageant, ni même de soulageant. Pour tout dire, les répétitions "nés moldus" et l'appui sur le "faites nous confiance !" avaient le don d'être purement agaçants. Mais avant même que Cassie puisse apporter son point de vue, une première personne débarqua, mettant à sac leur tranquillité apparente. «  Ethan, bonsoir.    » Dit-elle simplement en souriant légèrement. Elle n'aimait pas tellement cette intrusion, mais ne pouvait pas le lui reprocher. Elle avait fait exactement la même chose peu de temps avant. La dureté dans la voix d'Ethan lui parut peu habituelle. Elle arqua un sourcil et prononça ces premiers mots sur le ton de la plaisanterie. «  Hé, déride toi, mon petit vieux. Qu'est-ce qui t'arrive ?    » Elle ne répondit pas à sa question à lui, jugeant peu utile de dire oui ou non. Elle le trouvait bien trop tendu pour s'intéresser réellement à sa personne. La colère se lisait réellement dans ses traits si bien qu'elle lança un regard interrogateur vers Cassie. Que se passait-il ? Avait-elle seulement une idée ? Très franchement, elle en doutait fortement. Elle se mordit la lèvre inférieure en remarquant l'arrivée de Dillawn, tout aussi enragée que son camarade. Putain, mais c'était quoi ces gens qui venaient les emmerder avec leurs embrouilles ?! Ils pouvaient pas aller régler ça ailleurs sérieusement ? «  Instructive, c'est le moins que l'on puisse dire !    » Soupira t-elle en se tournant vers Cassie. Elle lui attrapa le bras, son regard hurlant au désespoir. «  Pitié, dis moi que tout le monde n'est pas au bord de l'explosion et que personne d'autre ne va arriver.   »

Cependant, la voix de Dillawn lui parvint aux oreilles même si elle s'adressait bien entendu à Ethan. Elle s'en doutait de toute façon depuis le début. Elle inclina la tête sur le côté, fronça les sourcils. Elle était assez surprise, en fait. Elle n'avait prêté pas attention à Calixte depuis un moment pour tout avouer, même si elle gardait toujours un oeil sur lui. Seulement, elle doutait sincèrement que Ethan sache la réalité... car s'il savait, il ne serait pas si en colère n'est-ce pas ? Finalement, elle choisit de les distraire. Pourquoi ? Par loyauté ? Pour les empêcher de taper un scandale ? Parce que Dillawn l'agaçait une fois de plus ? Le tout peut-être, elle ne savait pas trop. Dans tous les cas, elle était certaine que la réplique de Dillawn n'aiderait en aucune façon à calmer son camarade de classe. Elle soupira, roula des yeux. D'ordinaire, elle aurait très bien pu dire les choses très clairement, donner son avis une fois de plus. C'est finalement Amelia qui apporta la réponse à son problème. Elle se retourna. «  Amy ! Je tenais à te parler de ta robe. C'est très inquiétant.   » Dit-elle en s'approchant des jeunes filles qui se réunissaient autour du seul garçon du groupe. Dans sa manœuvre, elle bouscula Dillawn et renversa le contenu de son verre sur sa magnifique tenue. L'hydromel tachetait à présent le bras de la préfète. Lumen regrettait un peu le délicieux alcool qu'elle venait de perdre, mais tant pis. Ses joues se rosirent légèrement, ses yeux baissés regardaient la manche de la veste. Et faussement honteuse, elle prit la parole : «  Je suis désolée... J'ai pas fait exprès, je t'assure. Je voulais juste prendre Amy dans mes bras et... tu étais sur le chemin. Je suis désoléeeeee.   » Elle avait l'air d'une enfant pleine de remords et lui faisait déjà les yeux de biche, apparemment désolée. En vérité, Lumen n'était pas maladroite, bien au contraire. Tout était parfaitement contrôlé chez elle. Mais ça Dillawn ne le savait pas, tout comme Ethan et Cassie.  «  Tu me pardonne, dis ?   » Elle passa ensuite son bras droit autour des épaules de Dillawn et le gauche autour de celles d'Ethan. Elle fit d'abord un bisous sur la joue de la préfète et un autre sur celle du batteur. «  Allez, effacez moi ces mines affreuses ! Vous savez quoi ? J'ai toujours trouvé que vous feriez un couple parfait ! Un couple un poil libertin bien sûr ! Histoire que tu ne sois pas trop enfermée dans ton rôle de petite amie, Didi, mais vous seriez trop mignooons.  »  Elle insistait réellement sur les mots et tournait en ridicule la situation. Elle lança ensuite un regard sur chaque personne qui se trouvait autour d'elle, d'abord sur les deux amis, puis sur Amelia et Cassie. «  Vous ne trouvez pas les filles ? Non franchement, vous devriez y penser. On formera un fan club si vous voulez. Bon bien sûr, il faudra que vous soyez partageurs et franchement pas jaloux l'un autant que l'autre. »   
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LE PETIT CHAPERON ROUGE

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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Lun 9 Nov - 20:21



     

      Soirée de commémoration
       INTRIGUE 7


L
es paroles du ministre auraient du apaiser les esprits, redonner du courage et rendre hommage aux victimes de l'attaque du village. Mais il eut l'effet inverse sur Cassie. Plantée au milieu du hall du ministère, aux côtés de son amie Lumen, elle pouvait sentir son estomac se tordre et sa gorge se serrer un peu plus à chaque mot que débitait le ministre. Son discours était sensé leur apporter de l'espoir, alors pourquoi ressentait-elle l'envie irrépressible de s'enfuir pour se terrer dans un coin sombre ? Elle était venue à cette soirée pour mettre un point final au terrible chapitre que représentait la nuit du marché nocturne, mais voilà que les paroles de leur leader la plongeaient dans de nouveaux tourments. Pourquoi répétait-il autant le terme "né-moldu" ? Pourquoi donnait-il l'impression de les mettre dans une case à part ? Où voulait-il en venir exactement ? Et surtout, de quelles mesures parlait-il ? Elle ne vit même pas la minute de silence passée, elle était comme plongée dans un épais brouillard et n'avait de toute manière pas la force de prononcer le moindre mot. « Je crois que j'ai besoin d'un grand bol d'air, de sortir d'ici, pas toi ? » La voix de Lumen la fit sortir de ses pensées. Son amie arborait une grimace, signe qu'elle aussi ne trouvait pas les paroles du ministre particulièrement rassurantes. « Oui. » Marmonna-t-elle simplement à mi-voix. Elle était parfaitement d'accord avec Lumen, si elle avait pensé que cette soirée serait l'occasion d'apporter une fin au cauchemar que représentait l'attaque, elle n'en était plus si sûre désormais. « Tu sais pour les mesures drastiques... Dumbledore ne laissera jamais faire ça, j'en suis certaine. Je pense qu'il s'agit de l'homme de la situation. Il est le seul qui peut réellement s'opposer à ce ministre et ses idées affreuses. C'est un grand sorcier, après tout, il a vaincu Gellert Grinderwald. » Pensivement, la Standford hocha la tête, Lumen avait raison, Dumbledore ne laisserait jamais le ministre agir en toute impunité. Il avait toujours été un grand partisan de l'égalité entre les sorciers et jamais il n'accepterait de voir les nés-moldus mis à part. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se demander s'il avait seulement le pouvoir de se mesurer au Ministre de la magie lui-même.


Une silhouette s'avança à leurs côtés avant que la jeune femme n'ait pu répondre à Lumen. Comprenant qu'il s'agissait d'Ethan, son meilleur ami, elle lui adressa un sourire et répondit à son salut. Elle n'eut pas le temps de répondre à la question de son camarade rouge ou de lui demander pourquoi il semblait si tendu que déjà Dillawn venait grossir leurs rangs. « Cassie, Lumen, Ethan. Réellement… « instructive » cette soirée, n’est-ce pas ? » Cassie lui adressa un petit sourire bancal. Leur groupe commençait à s'agrandir et elle n'avait jamais été particulièrement à l'aise en public, elle avait beau être entourée de camarades bienveillants, elle était toujours plus habituée à la solitude. Elle écouta d'une oreille distraire Dillawn interroger Ethan à propos de Calixte, ses lèvres se pincèrent à l'entente du prénom du Gryffondor mais, elle ne dit rien. Elle ne portait pas le rouge dans son cœur, encore moins depuis leur altercation dans le Hall de Poudlard aussi lorsque son regard trouva celui de Lumen, elle ne dit rien. Leurs histoires ne la concernaient pas et elle n'avait pas envie de se retrouver mêlée dans une situation où Calixte était aussi impliqué. Elle sentit le bras de son amie entourer le sien et elle ne pu empêcher d'arquer un sourcil en voyant son regard désespéré. « Pitié, dis-moi que tout le monde n'est pas au bord de l'explosion et que personne d'autre ne va arriver. » Cassie retint un petit rire, de toute évidence Lumen n'appréciait pas les intrusions de leurs camarades lions. Elle-même pouvait le comprendre, la soirée n'avait rien de joyeux et elle n'avait pas vraiment envie de se pencher sur les problèmes que Ethan et Dillawn pouvait rencontrer avec Calixte. Les soucis étaient déjà assez nombreux à se profiler à l'horizon. « Désolée de te dire ça, mais c'est loupé. » Lui lança-t-elle en désignant de la tête une poufsouffle qui avait l'air de les rejoindre. Cassie ne pu s'empêcher d'ouvrir de grands yeux en voyant la robe qu'Amélia portait. Celle-ci, d'un rouge tape-à-l’œil était tout sauf adaptée à la situation. Une légère grimace s'imprima sur les traits de la Gryffondor l'espace d'une seconde, la tenue de la jaune était presque une insulte pour les familles en deuil et les blessés qui se trouvaient là. Il était clair qu'Amélia n'avait pas connu les mêmes horreurs qu'eux le soir de l'attaque. Si elle s'étonnait que personne ne lui en ait fait la remarque avant, elle s’abstint de tout commentaire. Même si elle trouvait la tenue de sa camarade particulièrement déplacée, ce n'était pas à elle de lui en faire la remarque. Et puis, Amélia était la meilleure amie de Lumen, elle ne voulait pas créer de tensions entre la rouge et elle juste à cause d'une robe. « Ethan, tu aurais pu m'attendre quand même. Salut Lumy, tout le monde. » S'efforçant de ne pas laisser sa désapprobation apparaitre sur son visage, elle adressa un rapide signe de tête et un sourire à la nouvelle venue. « Vous avez tout compris au discours du ministre vous ? » Au moins Cassie n'était pas la seule à s'inquiéter des paroles du ministre. « J'ai surtout compris qu'on avait pas fini d'avoir des ennuis. » Souffla-t-elle avec une grimace. Nerveusement, elle passa une main dans ses cheveux, ses camarades avaient beau être aussi perdus qu'elle, ils ne pouvaient pas ressentir les choses de la même manière, aucun d'eux n'était visé par le discours du ministre. Elle était la seule née-moldue de tout le petit groupe et Lumen avait beau se montrer encourageante, elle sentait que cela faisait une différence. Alors que Lumen s'avançait vers Amelia, elle renversa son verre sur Dillawn. Quelque peu perdue, Cassie écouta son amie se rependre en excuses, comme une enfant prise la main dans le sac. Ce genre de comportement ne lui ressemblait pas habituellement, Lumen n'était pas du genre maladroite, Cassie avait reçu assez de souaffles de sa part pour le savoir. La lionne se demanda l'espace d'un instant si l'alcool qu'elle buvait ne faisait pas déjà effet, mais elle ne pouvait pas croire qu'un demi-verre puisse faire autant d'effet sur la sorcière. Ne sachant comment réagir face à tant d'animation, elle se contenta de regarder la rouge attraper Ethan et Dillawn par les épaules pour déclamer qu'ils feraient un couple parfait. Bien qu'à tendances libertines. « Vous ne trouvez pas les filles ? Non franchement, vous devriez y penser. On formera un fan club si vous voulez. Bon bien sûr, il faudra que vous soyez partageurs et franchement pas jaloux l'un autant que l'autre. » Lumen n'était pas saoul, Cassie pu le lire dans son regard, mais elle en avait certainement assez des plaintes et de l'ambiance plus que pesante de la soirée. Espérant qu'elle avait compris le agissementss de son amie, la jeune Standford choisie de s'engouffrer dans la brèche. « J'pense que Lumen tient quelque chose. On pourra même vous trouver un petit nom de couple. Dilhan, Ethawn... Avouez que ça fait rêver. » Lança-t-elle d'une voix qu'elle voulait légère. Elle leur adressa un sourire qu'elle voulait complice, s'efforçant de reléguer son malaise au second plan -Erin serait fière d'elle.
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LA BLESSURE DE L'INSOMNIE

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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Mer 11 Nov - 14:07


Soirée de CommémorationMinistère de la magie


Oh, this delusion in our heads Is gonna bring us to our knees.
La soirée aurait pu être agréable, après tout le cadre est plutôt sympa, la nourriture vraiment bonne et j’ai une compagnie des plus agréables en la personne de Lucas Grimm. Une soirée entre potes qu’est-ce qui pourrait franchement être mieux ? Ne pas voir d’auror dès que mon regard se pose dans un coin différent, ne pas sentir l’ambiance pesante qui s’accumule dans la pièce à mesure que les minutes passent et surtout ne pas avoir la désagréable impression de deviner les regards suspicieux des sorciers présents, là ça serait parfait. En attendant nous devons faire avec ce que nous avons à savoir une communauté de sorciers attendant le discours du grand manitou.

Je jette régulièrement des regards à la ronde histoire de garder un œil sur mes élèves, il ne faudrait pas que l’un d’eux se fasse remarquer ce soir. Les savoir tous regrouper ici, après ce qu’il s’est passé m’inquiète un peu, mais ils sont bien entourés et comme me le fait remarquer Lucas, la majorité d’entre eux est déjà suffisamment bien entrainés pour savoir se défendre. Normalement tout devrait bien se passer, mais après tout, n’était-pas ce que tout le monde pensait du marché nocturne ? Une pensée en amenant une autre, je demande à mon ami comment ça a été après l’attaque pour lui et sa réponse ne se fait pas attendre, plus de peur que de mal. « De ton côté… pas trop de dégâts ? » Instinctivement, je repose ma coupe sur le buffet derrière moi et je tire de nouveaux sur mes manches les ajustant au raz de mes poignets. « Ça aurait pu être pire… » Je reste vague sur le sujet, ne pas comprendre que je n’ai pas confiance en mon ami, elle viendra bien assez vite la nuit où j’irais l'ennuyer pendant ses préparations et où je lui raconterais tout. Mais pour ce soir je n’ai pas franchement envie d’être une bête de foire, je ne sais pas si ces tâches sont insignifiantes ou des bombes en puissances, après tout ça reste de la magie, alors si je pouvais éviter de passer pour une proie facile ça m’arrangerait.

Toujours adossé au buffet, je plonge mes mains dans les poches de mon pantalon de smoking. « Bon, quand est-ce qu’il va nous le pondre son discours… c’est pas que je suis impatient, mais autant en finir tout de suite avec les formalités vu comme j’ai horreur de ça. » Aussi rapidement que les mots ont quittés sa bouche, la lumière s’estompe et petit à petit les conversations régressent. Je me penche un peu vers mon ami pour lui murmurer une dernière phrase tout en regardant notre cher ministre lever les bras pour réclamer le silence complet : « Ouvres bien tes oreilles, ça risque d’être intéressant… Promis, après tu pourras t’enfuir ! » Beaucoup perdu, ce n’est pas lui qui a subi l’attaque à première vue, mais bon laissons-le se répandre en blabla et essayons de comprendre ce qu’il sous-entend avec ce beau discours pour endormir les peurs et enjoliver ses mensonges. Moi-même étant sang-mêlé et ayant été élevé avec une grande culture moldue, je ne peux m’empêcher de tiquer à l’évocation des origines différentes, qu’est-ce qu’il veut réellement nous faire comprendre ? Un petit rire m’échappe ensuite quand il fait allusion à l’ordre, tout ce qui n’est pas approuvé par le ministère, n’est pas à prendre au sérieux. Je coule un regard vers Lucas pour juger sa réaction face à cette annonce, il arque un sourcil mais rien d’autre ne transparait sur ses traits, ce n’est pas ce soir que je saurais ce qu’il pense de l’ordre. Je reporte mon attention sur l’estrade où le ministre termine son speech par une injonction. Garrett Anderson n’est qu’un beau parleur qui essaie de maintenir le bateau à flot alors qu’il est en train de sombrer comme le Titanic. Ça lui jouera des tours de se voiler la face. La minute écoulée, la lumière revient et les discussions reprennent, certainement toutes agrémentées des paroles du ministre. « C’est ce que je disais, intéressant… » J’écoute la réponse de mon pâtissier d’ami et secoue la tête en guise d’assentiment. « Je pense surtout qu’il minimise les dégâts et ne prends pas au sérieux ce groupe de mangemort. » Je pense qu’on n’est pas prêt d’arrêté d’en entendre parler et que la menace ne fait que planer au-dessus de nos têtes. Au lieu de jeter tous les regards sur les origines moldues de certains sorciers, il devrait prévenir le renforcement des troupes de ce mage noir.

« Ça ne te fait pas bizarre de voir les élèves en dehors des cours ? Même si c’est une situation classique, les cérémonies tout ça, tout ça, ils sont bien moins tendus qu’à l’école. » Le changement de conversation subit de mon ami me fait rire, il a le don de détendre instantanément l’atmosphère. Je range le discours d’Anderson dans un coin de ma tête, j’y reviendrais, j’analyserais et je me ferais du souci plus tard. Pour l’heure, je suis ici et je dois un minimum surveiller mes élèves. Mon regard se pose sur un groupe de gryffondor et je sourie en reconnaissant des membres de l’équipe de quidditch. « Tu sais en général mes élèves sont plutôt détendus quand je les ai en cours et j’aime à croire que je les intéresse assez pour rendre le cours à la fois attractif et cadrant. » Je tourne légèrement mon buste vers le buffet et sors une main de mes poches pour attraper une petite tartelette sucrée. « Et puis à part en première année où pour une petite minorité des élèves apprendre à voler reste une grosse source d'angoisse, tous mes autres élèves sont présents par envie et passion. J’ai la chance de partager ma passion avec eux. Je n’ai pas grand-chose à faire pour les tenir en éveil. » J’avale d’une bouchée la petite friandise et reporte mon attention sur mon ami. « Et pour les autres, je les soudoie avec tes gâteaux. Pourquoi crois-tu que je passe autant de temps dans ta boutique ! » Je donne un petit coup de poing léger dans son biceps pour appuyer ma taquinerie.








Pouet:
 

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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Jeu 12 Nov - 0:36

Soirée de commémoration

INTRIGUE 7

C'était un fait bien connu à Poudlard, Dawn n'avait jamais pu supporter Phèdre. Dès les premiers instants de leur rencontre, elle avait classé la Serdaigle dans la catégorie des têtes-à-claques exaspérantes et particulièrement ennuyeuses. Sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi, la préfète-en-chef, pourtant de trois ans son ainé, avait toujours semblé éprouver une sorte de crainte à son égard et tentait de le camoufler en usant à tord et à travers du pouvoir que lui conférait le ridicule petit insigne qui trônait sur sa poitrine. Bien évidemment, il n'en fallait pas plus pour attirer les foudres de la Serpentarde qui n'appréciait que peu de se voir menacée par une enquiquineuse comme Phèdre. Elle avait rapidement pris la bleue en grippe et ne perdait pas une occasion de bien lui faire comprendre en multipliant les petites provocations dont le seul but était de la mettre mal à l'aise et de la voir se ridiculiser toute seule. Car pour ça la Miss Montgomery n'avait pas besoin d'aide. Pourtant Dawn n'était animée d'aucune animosité lorsqu'elle avait saisi le bras de la sorcière pour l'amener à l'écart. En fait, c'était tout le contraire. Le soir de l'attaque, celle-ci l'avait aidé, peut être même lui avait-elle sauvé la vie lorsque le premier sort l'avait touché, mais Dawn n'avait pas réussi à en faire autant. Sa camarade avait été grièvement blessée, mais elle n'avait pas pu l'aider. Et ça avait réveillé en elle un insupportable sentiment de culpabilité. Elle s'était inquiétée pour la bleue et avait été soulagée de voir qu'elle avait l'air d'aller bien à Poudlard. Mais elle avait été incapable d'aller lui parler avant. Elle s'en voulait, ne se pardonnait pas cet échec qui avait certainement causé de nombreuses souffrances à la Serdaigle. Il était temps de mettre les choses au clair. « Euh, je… C-ca va bien, merci. C’était pas trop grave de toute façon. Et toi… Je veux dire, tu as l’air de t’en être bien remise. Enfin, je veux dire... » Dawn eut un petit sourire devant les joues écarlate et l'air maladroit de Phèdre, au moins elle n'était pas la seule à ne pas savoir comment gérer cette situation. Elle fit un petit geste de la main pour montrer à Phèdre qu'elle n'avait pas besoin de finir sa phrase. Comme elle, elle avait du mal à formuler tout ce qui avait trait à ce qu'elles avaient vécu ce soir là. Elle comprenait. « Ouais, on peut dire ça comme ça. » Lâcha-t-elle à mi-voix avant de se rendre compte que ses paroles n'avaient rien de rassurantes pour Phèdre. Elle reprit rapidement. « Le mangemort ne m'a pas loupé, mais ça va. Je m'en serais voulu si par ma faute, tu n'aurais plus eu personne à qui mettre des retenues. » Un léger air ironique passa sur ses traits, la référence à leur animosité était facile, mais c'était tout ce qu'elle avait trouvé pour tenter de détendre l'atmosphère. Et pour montrer à Phèdre qu'elle ne devait pas s'en vouloir. « Ecoute je… je sais qu’on est pas les meilleures amies du monde et que… enfin, je suis contente que tu ailles bien. » La verte évita un instant le regard de sa camarade, l'étalage de bons sentiments ce n'était pas son truc, mais elle était touchée d'apprendre que la Serdaigle s'était inquiétée pour elle. Dire qu'elle était sensée la détester. « Pas les meilleures amies du monde tu dis ? Fais attention, tu vas me briser le cœur. » Un nouveau trait de dérision, Dawn se serait giflée, elle ne faisait que contourner le problème. Essayer d'enterrer sa culpabilité, pourtant, elle la sentait toujours lui brûler les entrailles. Elle se racla la gorge, de nouveau tendue, pour se donner le courage d'aller au bout de sa pensée. « Ce que je voulais te dire, c'est... Tu m'as aidé ce soir , même si on a jamais été de grandes potes, et je voulais te remercier pour ça. J'ai voulu te rendre la pareille, mais j'ai échoué et... j'men veux, okay ? » Fini-t-elle par lâcher d'une voix rauque. D'un geste un peu brusque, elle avala la moitié du liquide qui reposait dans sa coupe. L'alcool lui brûla la gorge, mais elle n'y prêta pas attention, elle ne savait même pas ce qu'elle buvait de toute manière. « Mais moi aussi, je suis contente de voir que tu n'as rien eu de grave et que tu vas bien. » Voilà, c'était dit. A son tour, elle lui adressa un sourire, un peu léger, un peu bancal, mais parfaitement sincère.

La Serpentard passa une main dans ses cheveux détachés, elle était un peu soulagée d'avoir pu formuler devant Phèdre ce qu'elle ressentait, mais elle ne pouvait se défaire d'un sentiment étrange. Elle avait l'affreuse sensation d'être observée. Ça lui paraissait une idée ridicule vu le nombre de sorciers qui étaient présents dans la salle, mais elle ne parvenait pas à s'en détacher ou à l'ignorer plus longtemps. Elle lança un coup d’œil à la ronde pour tenter de comprendre ce sentiment. Elle détourna le regard en apercevant ses parents un peu plus loin -elle savait qu'elle ne pourrait pas les éviter plus longtemps- pour continuer son observation. Son visage pâlit brutalement lorsqu'une silhouette blonde entra dans son champ de vision. Siobhan. La sorcière qui l'avait sauvé le soir de l'attaque, pour mieux venir la tourmenter chez elle. Dawn gardait de très vifs -et douloureux- souvenirs de ce que l'étrangère lui avait fait subir lorsqu'elle s'était introduit chez elle. Instinctivement, elle amorça un mouvement de recul et heurta le sorcier qui passait derrière elle. Sa coupe à moitié vide lui échappa des mains et vint se fracasser aux pieds de sa camarade qui assistait à toute la scène. Elle sortit de son état second en sentant le liquide ambré lui éclabousser les jambes. « Par Merlin, vous pouviez pas faire attention ? » Cracha-t-elle vivement au sorcier -qui ne comprenait rien à ce qu'il se passait- plus pour masquer son trouble et le sentiment de peur qui lui avait étreint le cœur, que par réelle colère. Consciente que Phèdre observait toute la scène, elle espéra que celle-ci n'avait pas vu l'angoisse qui s'était brièvement imprimée sur ses traits. Tentant de se contrôler au mieux, elle lui attrapa de nouveau le bras pour l'emmener à l'écart. « Viens, écartons-nous pour qu'on arrange ça, si je sors ma baguette au milieu de la foule, toute la brigade magique va me tomber dessus. » Expliqua-t-elle fébrilement en tentant de camoufler son trouble. Elle jeta de nouveaux coups d’œil autour d'elle, mais lorsqu'elle regarda par-dessus son épaule, Siobhan avait disparu.


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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Jeu 12 Nov - 13:24


Intrigue 7 soirée de commémoration
Ethan & tout le reste
Ce qui compte, ce ne sont pas les années qu’il y a eu dans la vie. C’est la vie qu’il y a eu dans les années. ▬ Abraham Lincoln - Paroles de Socrate

Je m’étais dit que la soirée allait pour finir bien se passer, après tout, j’étais en compagnie de Lumen et Cassie, ma meilleure amie. Alors maintenant, qu’est-ce qui pouvait bien me mettre de mauvaises humeur et me faire penser à ce bro qui pour le moment n’était pas spécialement dans mes bonnes grâces. La réponse fut donnée par Dillawn, elle était arrivée dans un costume plutôt féminin, elle me demandait ce qui se passait avec Calixte, qu’il l’avait écarté avec autant de politesse qu’avec moi. Ma tête se retourna dans la direction de mon meilleur ami, le regard froid, me demandant ce qui lui prenait.

Cal ne m’avait jamais habitué à cela, il avait certes ces secrets, mais jamais il ne m’avait repoussé de cette manière, ni même Dillawn avec qui il était resté en bon terme. Il avait toujours eu des secrets, il avait toujours gardé une partie sa vie pour lui et je n’avais jamais demandé à Cal ce qui se passait. Mais maintenant, cela suffisait, je comptais bien lui faire dire ce qu’il me cachait depuis tout ce temps. Je n’avais même pas remarqué qu’Amélia ait réussi à me suivre et que désormais, elle fut avec nous, malgré sa remontrance. Je n’avais même pas fait attention au fait que Lumen venait de renverser le contenu de son verre sur mon amie d’enfance. Je rapportais mon attention quand je sentis le bras de lumen passer autour de mon cou. Les paroles de la jeune Gryffondor, me tirèrent un sourire, un léger, mais ça restait un sourire, et encore un peu plus quand Cassie s’y mettait à son tout. Mon visage se détendit un peu, même si mes pensées étaient encore quelque centrées sur mon meilleur ami. Leur taquinerie m’avait quelque peu sortir de mes pensées et je leur répondis avec sourire, « On aurait pu faire un joli couple. Le beau batteur des Gryffondor avec la jolie préfète.»

Puis, simplement, juste pour la provoquer comme j’en avais l’habitude de faire, je me tournais vers Lumen avec un petit sourire en coin, lui disant à l’oreille, vu qu’elle était toujours à mes côtés avec son bras autour de mon cou. « Mais qui sait peut-être que j’ai quelqu’un d’autre en vue que Didi.» Depuis notre première rencontre, j’avais été ainsi avec elle, mais de toute manière, je me comportais toujours de cette manière. Ce n’était pas vraiment de la drague, juste de la provocation, parfois, elle rentrait dans mon jeu, parfois non, cela dépendait des jours. Mais elle savait que ça n'allait pas plus loin. Mais à cet instant, même si mon idée d’aller voir Cal et de lui demander des explications, c’était quelque peu envolé, j’avais besoin de me retrouver un peu seul, juste pour me calmer. Alors, je donnais mon verre à Lumen qui avait reversé le sien si Dillawn. « Tiens, prends mon verre, je n’ai pas vraiment soif enfin de compte. Je vais faire un tour. Merci » puis me dirigea vers Cassie, l’embrassa sur la joue « On se voit plus tard Cassie. Et n’écoute pas ce que ce crétin a dit. Il dit n’importe quoi» je faisais à allusion à la partie où notre chère ministre parlait des plus faibles, pointant les nés moldu. Cela n’était pas que je ne voulais pas rester avec toutes ces filles, j’avais juste besoin de me changer les idées, un peu loin de tout le monde, j’avais besoin de me calmer seul. Cela était déjà arrivé, et Cassie connaissait cet aspect chez moi, ce besoin quand les choses me prenaient trop la tête, de m’isoler pour pouvoir digérer tranquillement.

Je lui souriais une dernière fois et j’allais partir quand je vis enfin, ou plutôt remarqua enfin Amélia avec sa robe rouge, tout le monde pu m’entendre dire un semblant « Woua » avec les yeux grands ouverts, et sans même réfléchir lançant une pique à la pouffsouffle « Oh Amé, désolé. Dis-moi cette robe… C’est pour que Nash te voie de loin ? »Puis je m’éloignais du petit groupe leur lançant. « Je vous rejoindrai peut-être plus tard. »



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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Jeu 12 Nov - 19:15


   
 
     
Soirée de commémoration

   


Seth regardait la foule, le visage fermé. D’humeur maussade, il trouvait cette petite exhibition d’une inconscience réelle. Mais le Ministère voulait frapper fort après les évènements de ces dernières semaines. L’attaque à Pré-au-Lard avait non seulement dévoilé l’inefficacité du Gouvernement magique à protéger ses concitoyens, mais aussi mit au grand jour la brutalité dont ces mages noirs pouvaient faire preuve.

Une brutalité qui engendrait la peur… Et la peur pouvait faire faire des choses stupides aux gens.
L’héritier Avery n’aurait jamais pensé que Dumbledore autoriserait tout les élèves à participer. Bien sûr la symbolique était là, mais qui pouvait imaginer ce qui pourrait se passer ce soir ? Une nouvelle attaque de Mangemort ? Un scandale « people » pro-sang-pur ? Une bagarre entre partisans des deux camps ? Il y avait tellement de variables que ça ne pouvait l’empêcher de demeurer soucieux. Bien sûr la sécurité avait été poussée à son maximum… Mais cela suffirait-il ? Rien n’est moins sûr. D’autant qu’il était fort à parier que certains de ces fidèles au Lord Noir était d’ors et déjà infiltré au Gouvernement, voir à certains Départements. Alors pourquoi pas des Aurors ou de la Brigade d’Elite ? Cette idée était tout simplement effrayante.
C’est pourquoi Seth ne se fiait à personne. Main prête à dégainer, il gardait un œil sur tout le monde, en profitant tout de même pour saluer quelques connaissances et certains officiels. Après tout autant mêler l’utile et le désagréable…

Le professeur des Sortilèges lâcha quelques hochements de têtes à ses anciens collègues chasseurs de mages noirs. L’idée de revenir au Bureau des Aurors lui trottait dans un coin de la tête de plus en plu souvent. Cependant sa présence à Poudlard n’était pas superflue. Sans l’admettre réellement, il s’inquiétait du devenir des élèves. Jeunes et inexpérimentés, ils faisaient une cible de choix pour quiconque voudrait faire trembler leur société. Un peu à l’écart, il patienta que le Ministre vienne prendre la parole. Ses mots ne touchèrent pas le moins du monde le fier Avery. C’était des paroles creusent, vides de sens et assez asservissant vis-à-vis des nés-moldus. Comme s’ils avaient besoin de l’aide des autres pour se défendre. Il haussa un sourcil, étonné d’une telle bévue. Qui avait bien pût écrire ce truc ? Peu importe. La minute de silence se fit, unique moment de la soirée où le calme régnerait.

Sitôt cette dite-minute de respectée, les conversations reprirent de plus belle. Soupirant, Seth fendit la foule, allant ça et là sans but véritable. Il vit sa douce Lorelei en grande conversation avec ses parents ainsi que d’autres personnes qu’il identifia comme les Ollivanders. Il ne savait pas trop quoi penser d’eux. Une famille plutôt discrète. Cependant la gestuelle de sa Serdaigle et de celui qui devait être le fils le fit tiquer. Peut-être était-ce son imagination ? Sans doute. Un bruit de verre brisé le fit tourner la tête. Une élève de sa Maison, la jeune Dawn, venait d’éclater sa coupe à terre. Ses yeux fixèrent quelque chose, ou plutôt quelqu’un, qu’il identifia sans peine. Pourquoi une telle réaction ? Curieux, il attrapa deux coupes sur un plateau qui passait et se dirigea vers ce qui semblait être l’origine du trouble de la verte et argent. Sourire charmeur aux lèvres, il s’adressa à la membre du conseil d’administration en la personne de Siobhàn.

« Bonsoir ma chère, comment allez-vous ? Vous êtes très en beauté »


Il tendit une des coupes.

« Champagne ? Il semblerait que le Ministère n’ait pas compté à la dépense. Je ne pense pas me tromper en émettant l’hypothèse que c’est une soirée qui ne vous sied guère ? Remarquez, moi non plus. Le Gouvernement ne semble pas prendre la mesure de ce qu’il fait… »


Seth se permit un léger rire en désignant la collégienne un peu plus loin.

« J’ai bien crut que Miss Blackwood allait nous faire un malaise »

Le sorcier prit une fausse mine songeuse avant de demander innocemment :

« Vous la connaissez ? »

   


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❝Où se situe la frontière entre le désir et l'amour?❞
II existe des moments passée avec certaines personnes qui vous laisse, le temps d'un instant, un goût d'éternité.
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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Dim 15 Nov - 15:28

Si Phèdre essayait de paraître à l’aise, c’était sans doute pas gagné. Mais elle faisait de son mieux. Dawn face à elle ne semblait pas en meilleur état et étrangement, elle se sentait soulagé. Pas que Dawn soit mal à l’aise, mais que Phèdre ne soit pas toute seule dans cette situation. La blonde ne savait pas pourquoi, mais la Serpentard l’avait toujours un peu impressionné. Par sa désinvolture, par sa confiance en elle – tout du moins apparente. Et puis Phèdre se sentait comme un vieux chiffon à côté de Dawn, elle l’avait toujours trouvé jolie. La Serdaigle se sentait stupide parfois, de mettre la jeune fille sur une sorte de piédestal. Après tout, elle était plus jeune qu’elle et surtout, Phèdre faisait au moins une tête et demie de plus qu’elle, elle ne devait pas se sentir rabaissée nom de Zeus !

Elle força un petit sourire face à la raillerie de Dawn, mais elle ne le prit pas pour elle-même. C’était sans doute la façon d’être de la jeune fille, et elle n’allait pas lu en vouloir simplement pour ça. L’atmosphère était étrange et Phèdre observait chaque geste de Dawn. La brune semblait vouloir lui dire quelque chose, sans pouvoir cracher sa pastille. Peut-être qu’elle avait honte ? Phèdre voulut lui dire qu’il ne fallait pas qu’elle hésite à dire ce qu’elle avait sur le cœur, mais la verte et argent fut plus rapide. Au fur et à mesure que Dawn parlait, la blonde ouvrait un peu plus la bouche. Elle n’en croyait pas se oreilles. La Serdaigle eut un soudain élan d’affection pour sa camarade et se retint de lui faire un gros câlin, avec des larmes plein les yeux. Elle se serait sans doute pris une baffe, aussi resta-t-elle à sa place, rouge comme une tomate. La gorge sèche, elle ouvrit la bouche pour parler, mais seul un son très aiguë sorti. Elle se racla la gorge et rendit son sourire à Dawn, lorsqu’elle lui dit qu’elle aussi était heureuse de voir qu’elle était en bonne santé.

- Dawn – elle l’avait appelé par son prénom sans faire attention –  je… Il ne faut pas te sentir coupable, pas du tout ! Je suis sûre que tu as fait tout ce que tu as pu, et puis c’était la panique là-bas. Il ne faut pas t’en vouloir c’est… c’est arrivé, c’est tout et maintenant c’est fini. En tout cas, je ne t’en veux pas, conclut la blonde avec un grand sourire, le premier depuis les terribles événements. Elle posa un instant sa main sur le bras de Dawn, mais la retira bien vite, en prononçant un petit « pardon ».

Dawn parcouru un instant la salle du regard et Phèdre en fit de même. Elle lança un signe de main joyeux à son père, qui le lui rendit. Quand elle reporta son attention sur la brune, son expression avait quelque peu changée. Elle semblait… inquiète ? Elle bouscula un sorcier et fit tomber le verre qu’elle avait dans les mains. La blonde amorça un geste vers sa camarade mais finalement, fit comme si cette altercation n’avait pas d’importance. Elle voyait que la jeune fille avait l’air fébrile, mais Phèdre trouva plus judicieux de ne pas lui faire de remarque. La Serpentard attrapa de nouveau son bras pour l’emmener encore plus à l’écart.

- Euh… oui, ce sera dommage de finir en prison ce soir, lança naïvement la blonde.

Phèdre chercha des yeux ce qui avait bien pu mettre Dawn dans cet état mais ne trouva pas de réponse. Elle aurait voulu lui faire la remarque, lui demander si elle allait bien, et que si jamais elle avait besoin de son aide, elle pouvait la lui demander. Mais Phèdre savait – bien que ce soit la plus longue conversation qu’elle ait jamais eu avec sa camarade – qu’elles n’étaient pas plus amies maintenant qu’avant. Juste sans doute moins d’inimitié.
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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Dim 15 Nov - 17:47


Noooooooooon ! Je regarde mon petit four s’approcher dangereusement du sol et s’écraser d’une manière désespérée. Il avait l’air d’être si bon pourtant. Mon œil attristé par cet événement vient d’être anéanti de plus belle par cette perte de nourriture soudaine. Je lève les yeux afin de voir qui est le responsable de cet acte, de cette tuerie de petits mets succulents. Quelle fut ma surprise quand je plongeai mon regard dans celui de Seila. J’avais pourtant espéré pouvoir échapper à la présence d’élèves de Poudlard et encore davantage que quelqu’un que je connaisse. Je suis beaucoup trop maussade pour faire la discussion, ou avoir envie de blaguer. Non, pas aujourd’hui, pas en ce jour de commémoration où de nombreuses vies ont disparues. J’expire profondément pour prendre sur moi et décider dans un même temps qu’il valait mieux jouer la franchise avec la Poufsouffle. De toute façon, faire semblant serait perçu bien rapidement par ses soins. Autant jouer la carte de la vérité dès le départ. D’une voix faible et d’un air absent, je réponds nonchalamment à la jeune femme. « Euh … Non … Non je l’ai pas vu. » Et puis franchement, qu’est-ce que je m’en contrefiche moi de ce professeur ? J’essaye d’esquiver tout Poudlard depuis mon arrivée, ce n’est sûrement pas pour chercher quelqu’un qui aurait le pouvoir de me dire quoi faire, non merci. « Pourquoi tu le cherches ? » Oui, je souhaite tout de même connaître la vérité, je suis curieux.

Je me tourne une seconde afin de me servir d’un nouveau petit four afin de remplacer celui qui maintenant reste au sol, abattu par une maladresse légendaire. Fourguant le nouveau met avec rapidité dans ma bouche, je prends soin de ne pas trop me rapprocher de Mademoiselle Grey au risque de voir mon nouveau petit four à terre pour rejoindre le précédent. C’est chose faite, je déguste ce petit pain avec un léger sourire. La question de Seila me retourna le ventre, créant une boule au creux de mon estomac. Oui. Elle touche le point sensible. J’aurai limite envie de prendre mes clics et mes clacs et de m’en aller de cet endroit. Mais je ne peux pas. Je suis venu en mémoire à toutes ces vies qui se sont envolées. Que j’ai vu partir sans pouvoir rien faire. Je baisse les yeux en pensant à ce moment. A ces quelques minutes qui chambouleront probablement notre existence. Je pense soudain à Lorelei et souhaiterait la remercier pour ce qu’elle a fait. Car mine de rien, elle a fait beaucoup. On m’a dit que c’était en grande partie grâce à elle que je suis encore en vie. « Ça va on peut dire. » Je ne peux pas affirmer que c’est le bonheur de folie, ce n’est pas vrai. Mais je ne suis pas dans le même sale état dans lequel je me trouvais ce jour-là. Merci. « J’arrive à marcher droit c’est déjà pas mal. » Je tente une pointe d’humour en souriant à Seila. Comme pour la rassurer. Comme pour prouver que je suis toujours là. En vie. Dans un espoir de changer de cible, de ne pas me mettre en avant, je retourne la question à son envoyeur. Comme si le fait de ne pas parler de moi aller me sauver. « Tu été présente lors de l’attaque ? T’as vu ce qu’il s’est passé ? » Cette atrocité ? Ce sentiment de mal-être ? Est-ce que tu as vu ces gens tomber ? Pourquoi es-tu là ? Que veux-tu commémorer ? Je suis peut-être désagréable. Trop curieux. Je n’en sais rien. Mais je ne me sens pas bien. Pas à l’aise. Pas dans mes chaussettes.




Vêtu de noir pour la soirée:
 
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LA PRINCESSE ADOPTÉE

LA PRINCESSE ADOPTÉE
+ SORCIER DEPUIS LE : 23/09/2014
+ PARCHEMINS : 5009
+ LOCALISATION : au pays de la débauche /pan/ non celui des livres, de la magie

Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Lun 16 Nov - 20:56



Blessure au cœur




WELCOME TO THE MINISTRY.



« Les pauvres, ils n'ont toujours rien compris. C'est beau de rêver... » fut la réaction qu'eu Mickey quand je lui ai fait remarquer que nos parents s'étaient retrouvés parmi toute cette foule et discutaient joyeusement entre eux. De nous. Et vu leur premier pas en notre direction, aucun doute qu'ils allaient venir nous voir. Occasion ou jamais de glisser ses quelques à Mickey « Vivement que tu te trouves une gentille et idiote sorcière pour t'épouser comme ça nos parents oublieront à jamais de nous caser ensemble.  » loin des oreilles de nos parents avant d'avaler une nouvelle gorgée de ma boisson. J'avais notamment bien insisté sur le mot "idiote". Il ne pouvait avoir que ce genre de personnes pour s'enticher de Mickey Ollivander. Pas que sa famille n'était pas des personnes intéressantes bien au contraire. Non. C'était juste leur progéniture qui ne passait vraiment mais vraiment pas dans mon estime. Madame Ollivander avait du manqué son coup en le mettant au monde celui-là. Un avis purement personnel vu les sentiments négatifs que j'avais en l'égard de Mickey. Un sourire se dessina quelques secondes plu tard, sur mon visage quand mes prunelles rentrèrent en collision avec celles que je connaissais très bien. Ceux de mon père qui était accompagné de ma mère et des charmants parents Ollivander. Les salutations faites, certains sangs purs en public n'étaient pas friands de gestes amicaux ou de tendresses avec leurs proches chose dont les Wilbert appliquaient, j'attrapais un petit four qui volait sur une assiette près de nous. Petit four qui fut vite englouti par mes soins et ce fut à cet instant précis que Mickey jugea bon de faire la conversation. « Beau discours, hein ? » Et nul doute vu le regard que me jeta mes parents, il fallait que je fasse preuve de beaucoup de sang-froid pour ne pas me disputer avec lui. Car comme dirait certain, ce n'était ni le lieu ni le bon moment pour se montrer en spectacle. Et j'avais déjà assez donné la dernière fois à Poudlard et aucun doute que mes parents balanceraient ce sujet s'ils me verraient en compagnie de Lorenzo. Chose qui n'était pas prête d'arriver vu, d'après les élèves que j'avais croisés, aucune chevelure brune ne m'avait attiré l'attention. A part le sourire charmeur de Bellamy que j'avais royalement ignoré m'affirmant ainsi que l'héritier Carrow était présent à cette soirée de commémoration. Fait qui ne me surprenait pas le moins du monde vu qu'il travaillait ici.

Me refusant d'entrer dans ce genre de pensées, je jouais avec ma flute à moitiée pleine. C'était que le ministre de la magie n'avait pas résigné sur la qualité du buffet alors autant en profiter. Ce n'était pas dans les habitudes de Dumbledore de servir du champagne comme boisson à ses élèves à moins de les envoyer à l'infirmerie pour gueule de bois. Toujours est-il, je répondis à l'héritier Ollivander non sans sourire aux parents de Mickey et aux miens. « Brillant même. » Sarcasme, ironie ou véritable fond de ma pensée. Un peu des trois. La politique ne m'intéressait pas au contrario de mon père qui s'y intéressait fortement. Certes, le discours prononcé par Garrett Anderson était de rassurer la population sorcière qu'on était en sécurité, que le gouvernement magique était fort et que cette histoire de "mangemorts" n'était qu'un poil de poussière qu'il balayera rapidement. Des sottises. Moi, je ne voyais qu'une histoire de politicien et de supériorité. C'était toujours de la politique et de domination. Il était roi et on n'était que son peuple pour approuver ses dires ou non. Une place qui m'irait à ravir mais la n'était pas le sujet. C'est en regardant le ministre de la magie que j'ajoutai ses quelques mots « Aucun doute qu'avec ça qu'il gagne encore plus de fanatiques pour garder sa place aux prochaines élections. En revanche, je ne suis pas sûr qu'il voit la porté de ses paroles quand il aura des centaines de nés-moldus à protéger. »  non sans un sourire plutôt ironique. Autant garder pour soi certaines choses surtout quand vous savez que des légilimens étaient présents à la soirée et que les Ollivanders étaient d'une grande ouverture d'esprit niveau sang. Et dire que mes parents avaient voulu me marier à l'un d'eux, quelle idée ils avaient eu ce jour-là alors qu'ils étaient connus pour promouvoir la fierté du sang pur.

Un moment d'inattention probablement comme ce fut le cas à ce moment. Mes prunelles étaient tombées sur Seth qui était en compagnie d'une charmante blonde. Et vu la dégaine de celle-ci ce n'était pas avec Caroline Sangster qu'il parlait. Mes sourcils se froncèrent un instant à ce constat avant de fendre la foule pour tomber dans celui de Bellamy qui d'un signe me signalait que quand j'en aurais fini avec les Ollivanders, je devais le rejoindre. Ou pas. S'il y avait bien une chose à laquelle j'étais sûr, c'était que je préférais me farcir Mickey Ollivander plutôt que mon ex. Surtout avec ce qui s'est passé dans son bureau. Secouant la tête négativement doublé d'un regard qui voulait dire qu'il pouvait attendre qu'une météorite tombe sur Londres pour que je daigne aller lui parler, que la voix du père Ollivander me parvient à mes oreilles. « Vous n'êtes d'accord avec ça miss Wilbert ? » N'être pas d'accord avec quoi ? Vu mon regard d'incompréhension et le regard noir que me jetèrent mes parents, personne n'était dupe au fait que je n'avais pas suivi une traite mot de leur conversation. Mes lèvres se serrèrent en une moue d'excuse. Autant vite rattraper la chose avant de passer pour une personne non civilisée. « Je vous prie de bien vouloir m'excuser Mr Ollivander, je me remémorais le discours de notre cher ministre. » Même si c'était totalement faux mais il n'avait pas besoin de le savoir. Avalant quelques gorgées de ma boisson, je continuai sur ma lancée. « De quoi parlez-vous ? » Grand sourire aux lèvres et les sens prêts à suivre et me joindre dans la conversation, je me plaçais de manière à que si quelqu'un me regardait ne rencontrerai que mon dos. Sous-entend bien au passage à un certain Oubliator que j'étais bien là à ma place. Et ça même si Mickey Ollivander n'était pas une charmante compagnie mais on ne faisait qu'avec les moyens du bord. N'est-ce pas ?


© Pando

_________________
Only you can set my heart on fire.
Tu es la seule chose que je veuille toucher, j'ignorais que cela pouvait signifier autant. Tu es le danger, je m'en moque car je n'ai jamais été aussi bien. ✻ “ Suis-moi dans le noir, laisse-moi t'emmener au-delà des satellites. Tu pourras voir le monde que tu as ramené à la vie. Alors, aime-moi comme tu sais le faire touche-moi comme tu sais le faire, qu'attends-tu ? ”
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Message Sujet: Re: → Intrigue 7 : soirée de commémoration   Mar 17 Nov - 21:41

intrigue 7


SOIRÉE  DE COMMÉMORATION



Eden n'était pas là. Ni ici. Mais où pouvait bien se cacher Eden Grey, le professeur de botanique de Poudlard ? Il devait bien être caché ou alors c'était le fait que toute la population magique s'était donné rendez-vous à cette soirée de commémoration. Probablement les deux. Soupirant une nouvelle fois, je percutai une nouvelle fois quelqu'un. Quelle ne fut ma surprise quand je rencontrais les yeux de Lorenzo qui semblait se faire tout petit. Et particulièrement agacé par ma maladresse. Ou alors c'était le fait qu'un petit four reposait maintenant à ses pieds qui était la cause de ce son regard. Vu ce que je connaissais de lui, c'était probablement ce fait là mais il ne m'en tient pas rigueur et répondit à ma question. « Euh … Non … Non je l’ai pas vu. » Négativement. Ce n'était pas Lorenzo qui allait m'aider sur ce coup-là. Soupirant, je me passais les mains dans mes cheveux quand j'entendais de nouveau la voix du gryffondor à mon encontre. « Pourquoi tu le cherches ? » Et vu le fait que j'avais fait tomber son petit four et ça malgré qu'il en manga un nouveau, je répondis à sa question. « J'ai besoin de parler à mon frère du discours du ministre. Pour savoir son avis.  » Car après tout rare étaient les personnes qui n'étaient pas au courant de mon lien de parenté avec ce professeur. M'apprêtant à partir à sa recherche, je captai le regard du lionceau. Regard qui me fit rester. Ça, plus le fait que je n'avais pas eu de ses nouvelles suites à l'attaque du marché nocturne. Ma question le chamboula, du moins, c'est comme ça que je le pressentis quand il me répondit en baissant les yeux. « Ça va on peut dire. » et qu'il releva bien vite le visage pour lancer sous un ton d'humour un « J’arrive à marcher droit c’est déjà pas mal.  » L'humour, la meilleure défense quand le sujet ne vous plaisait pas. Ou du moins c'était ce que faisait le charme de ce gryffondor là. Souriant faiblement à sa réponse, je chopai moi aussi un petit four pour l'avaler. C'est que mine de rien, j'avais faim, je n'avais rien mangé avant qu'on parte de Poudlard pour le gouvernement magique et la faim se faisait sentir. «  Tant mieux alors si ça va. Puis même si par le plus malheur des scénarios, tu dois boiter, tu tiras bien un avantage pour l'utiliser comme moyen de séduction. Les blessés, certaines en raffolent. » dis-je avec une pointe d'humour dans la voix. Ça pourrait faire un certain charme. Même si du charme il ne lui en manquait pas.

M'apprêtant à attraper un nouveau petit four qui m'appelait sur une assiette volante qui passa près de nous, je suspendus mon geste quand Lorenzo parla.« Tu été présente lors de l’attaque ? T’as vu ce qu’il s’est passé ? » Du moins des questions qu'il me posa. Si j'avais été présente au marché nocturne ? Un frisson parcourra mon dos quelques secondes et ma main agrippa systématiquement mon avant-bras à ce souvenir cuisant. Chacun son tour on va dire. Et autant jouer la carte de la vérité sur ce coup-là. Puis dans tous les cas, si je mentais, il le serait. Il me connaissait et je ne savais pas mentir. Attrapant quand même le fameux petit four et après l'avoir avalé, je répondis à ses questions. En ne prêtant pas attention aux frissons glacés qui chatouillaient mon dos. «  Oui j'y étais, je devais rencontrer l'ami d'enfance de mon frère, que je connaissais déjà en passant. » Mickey. C'était lui qu'Eden voulait me faire rencontrer. La situation n'aurait pas été comique si je ne le connaissais pas et si je n'avais pas couché avec lui. Au souvenir de cette rencontre au marché nocturne, un sourire flotta quelques secondes sur mon visage avant de vite disparaitre. Ce n'était pas le meilleur endroit pour sourire. Déjà parce que c'était une soirée en hommage aux disparus et blessés durant l'attaque de ses "mangemorts". Et de deux, si Eden savait que j'avais couché avec son meilleur ami… je ne préférais pas m'imaginer sa réaction quand il le saura. Au moins, ici au ministère de la magie, je n'avais peu de chance de tomber sur Mickey. Enfin, si mère chance restait avec moi jusqu'à que mon corps soit à nouveau à Poudlard. Toujours est-il, que non, ce n'était ni le lieu ni le prétexte pour sourire à ce souvenir-là. Secouant la tête négativement pour me chasser ce souvenir en tête, je repris la parole. « Les seules choses que je me souvienne du marché nocturne, c'est d'avoir dit à Eden que des personnes se croyaient à Halloween pour venir déguiser. C'est bête hein ? Il n'y a que moi pour sortir ce genre de choses. » Comme dirait certain, ma naïveté me perdra. Ce n'est que beaucoup plus tard, la menace disparue que j'ai entendue comment ils se faisaient appeler. Les mangemorts. On avait été victime d'un attentat d'un groupe qui n'avait qu'un seul but, exterminée le sang impur. Ce que j'étais. Un frisson parcourra mon dos au souvenir de l'attaque. Finalement, ce n'était pas le meilleur sujet de conversation qu'il existait même si le contexte s'y prêtait. Mon regard rencontra un plateau, qui servait je ne sais quelle boisson auquel j'attrapai deux verres. Un que je filai sans ménagement à Lorenzo et un que je commençais à boire. Pour me donner des forces pour continuer. « Je me souviens aussi des cris qui régnaient dans la ruelle. Mais surtout de la chaleur. Celle causée par les explosions dut à leur sortilège. C'était comme si j'étais à côté du Soleil et que je finirais cramer si je m'avançais trop près de ce feu.  » Je passais négligemment mon autre main sur ma nuque quelques secondes. J'avais eu chaud de ne pas finir morte ce jour-là. Faillit si le sortilège du mangemort n'avait pas été un impardonnable. Non à la place, j'avais eu une hallucination que je ne préférais pas en parler à Lorenzo.

Respirant difficilement, j'avalai une nouvelle gorgée de ma boisson avant de reprendre tout doucement. Comme si l'air me manquait. « Quand je me suis réveillé, j'étais une nouvelle fois à l'infirmerie et on m'a dit que j'étais victime d'une plante hallucinogène et que j'avais été blessé suite à un de leur sortilège.  » Si j'avais été dans un hôpital moldu, j'aurais mis beaucoup de temps à m'en remettre. Mais grâce aux bons soins de notre infirmière miss Lancaster, mes blessures avaient pour la plupart tous guérie. Il ne manquait plus que celle sur mon bras, le plus important qui me faisait grimacer si je tentais un geste brusque.  « Soit pas grand-chose quoi. » haussant les épaules, je concluais par un «  Mais le plus important c'est qu'on soit toujours vivant alors qu'on était les principaux visés. » Faisant référence à notre sang. Rare étaient les personnes qui savaient que Lorenzo était un né moldu comme moi. Je faisais partit des rares personnes à le savoir, privilège de l'ex petit ami sans doute. Et vu le peu de monde qui était vers nous, personne de Poudlard ne risquait de découvrir le secret de Lorenzo. Heureusement.





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