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 Don't fuck with me » Lorenzo

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Message Sujet: Don't fuck with me » Lorenzo   Don't fuck with me » Lorenzo Icon_minitimeVen 17 Juil - 23:12

Don't fuck with me
   Lorenzo & Néron
D’une démarche assurée et pressée, le grand brun s’empresse de descendre les quelques étages le séparant de la grande salle. En plus de son habituel sac de cours chargé de ses manuels scolaires, divers parchemins et plumes le Serdaigle garde précieusement dans ses bras un énorme ouvrage intitulé « Généalogie des familles de sang-pur européennes du XIème siècle à nos jours ». Six étages à descendre, après son cours d’étude des runes. Nerveusement, l’adolescent s’impatiente, subissant les mouvements aléatoires des escaliers ensorcelés de l’école. Il avait reçu une copie du livre il y a deux jours, l’avait eu dès sa publication et s’y était plongé avec une avidité certaine. Si bien qu’il avait déjà lu la moitié de l’ouvrage comptant un peu plus de trois mille pages. Du haut de ses seize ans, Néron était fier de figurer enfin dans un livre répertoriant les sang-pur. Si il avait fallu deux ans à l’éditeur pour le finir comme il se doit, même si sur la photo il n’avait que quatorze ans, le Serdaigle en tirait une certaine fierté. Ça lui avait aussi permis de se rendre compte à quel point il avait pu changer. Ses cheveux n’étaient plus longs au point de lui tomber au niveau des reins, son maquillage était bien moins prononcé et des tatouages étaient venus encrer sa peau blême. Il n’avait d’ailleurs pas hésité bien longtemps avant de montrer cette photo à Hannibal. Si son visage et son corps restaient tout de même androgynes, Néron était nettement moins féminin désormais.

Outre cette photo où il posait en compagnie de ses cousins aussi bien Français qu’Anglais pour l’occasion, sa lecture s’était avéré être très enrichissante. Surtout en ce qui concernait le chapitre traitant de l’Italie… Le pays de l’huile d’olive et des pizzas lui semblait bien lointain. Mais pourtant, il n’avait pu s’empêcher d’esquisser un sourire narquois et satisfait en voyant qu’un certain nom n’y figurait pas. Varetti. Fier de sa découverte et bien décidé à porter le coup final à son adversaire, le Lestrange avait passé une partie de la nuit à réfléchir à une entrée théâtrale digne de lui. Une fois dans la grande salle le dos droit, le menton haut et le torse bombé, le Serdaigle s’avance à grandes enjambées vers la table des rouges et or. Sa cible est déjà bien installée, déjeunant avec ses camarades de maison. Face à lui, l’androgyne esquisse un sourire satisfait avant de lourdement laisser tomber l’ouvrage sur la table au milieu des assiettes. « Albero genealogico purosangue del 11 ° secolo a oggi. Pardonne-moi, je n’ai que quelques rudiments d’italien. » Passant l’une de ses longes mèches brunes derrière une oreille, l’adolescent prends soin de se pencher vers son camarade, plongeant ses yeux bleus dans les siens tout en s’appliquant de prendre un air menaçant « Toi et moi on doit discuter. Alors t’as intérêt à me rejoindre à côté du lac après les cours. Sinon… Je balance tout à Lorolei. Capiche ? »

Reprenant son livre d’un geste vif, voilà qu’il se dirige vers sa table, s’installant bien entendu à côté de sa très chère marraine Lorolei. D’un geste calculé, le brun enlace sa camarade tout en se retournant vers Lorenzo en affichant un sourire sadique, mimant sur ses lèvres en articulant bien « Don’t fuck with me. »


XXX

La cloche sonne enfin l’heure de délivrance. Sans un regard pour ses camarades lui demandant s’il allait les rejoindre à la bibliothèque, l’adolescent hausse les épaules sans préciser s’il viendrait ou non. Un sourire sur ses lèvres fines, une fois dehors et loin des préfets et autres professeurs, adossé contre un arbre isolé Néron apprécie la nicotine. Il ne lui reste plus qu’à attendre que Varetti arrive. Il n’aura sans doute pas le moindre mal à le trouver. Après tout ce n’est pas comme s’il était discret. Sa grande taille, son look… Tout ça n’aidait pas forcément à se fondre dans la masse, au milieu du commun des mortels. Esquissant un sourire en voyant le gryffondor approcher au loin, l’aiglon écrase son mégot à l’aide de son talon. Croisant les bras sur le torse, attendant patiemment que l’italien arrive. ENFIN il allait pouvoir le menacer sérieusement… Maintenant, il avait des preuves de son impureté.
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Message Sujet: Re: Don't fuck with me » Lorenzo   Don't fuck with me » Lorenzo Icon_minitimeSam 18 Juil - 10:04


J’y ai pensé toute la journée. J’ai tenté de me trouver une parade, un argument voir même une excuse. Mais pour le coup, je croie bien que je suis dans la merde. Fondamentalement. Je me sens coincé dans mon propre mensonge. Je me lève de ma chaise quand la fin du cours semble être arrivée. J’indique à un ami Gryffondor que je le rejoindrais dans la salle commune plus tard, je dois aller voir un ami … Enfin ami, c’est vite dit quand on connait la situation. Je sens mon visage fermé. Je cherche. Mais je ne trouve aucune solution. Il me faut deux bonnes minutes pour ranger mes affaires dans mon sac, de quoi laisser le temps à tous mes camarades de classe de sortir de la pièce, me laissant seul avec le professeur. Je ne le regarde même pas, bien trop omnibulé par ce qui m’attend. Par ce qu’il s’est passé. Nom d’un balai magique malade ! Comment Néron a pu se procurer ce foutu livre ? Il doit probablement s’agir du seul livre au monde qui décrédibilise mon histoire. Et il fallait que ce soit lui qui tombe là-dessus. Enfin, Lorelei ne l’a pas lu, c’est déjà ça. Enfin, connaissant le Serdaigle, cela peut très bien arriver plus vite que je ne le pense. Je soupire à cette idée. Les problèmes vont arriver, je le sens. Et ça me met très mal à l’aise. Moi qui d’ordinaire n’a peur de rien. Pour le coup, je flippe à fond ! Comment je vais faire ? Je dois rejoindre le Lestrange et je n’ai aucune stratégie ou tactique pour m’en sortir. Une fois les affaires rangées je sors de la salle direction le lac.

Point de rendez-vous donné le matin même. Dans la Grande Salle. Je ne m’attendais absolument pas à ça. Ce mec a débarqué de nulle part avec son livre. Le posant si violemment sur la table et en parlant italien, en prime ! Je ne sais pas ce qu’il veut. D’un côté il me fait un spectacle, de quoi attirer l’attention et de l’autre il fait en sorte de parler dans ma langue et de ne donner aucun détail, comme s’il voulait que cela reste entre nous. Je ne comprends rien. Et c’est pire encore pour moi car je ne sais pas ce qui m’attend. C’est horrible. Il va falloir dire la vérité. Et je n’aime pas ça. Il me nargue avec Lorelei. Il me nargue tellement. De quoi m’énerver davantage. Pour le coup, je préfère la jouer bon toutou bien gentil et me rendre à son foutu rendez-vous. Catzata di merda ? Je n’ai jamais été ainsi.

Le voilà. Le blanc-bec. Bras croisés. Il m’attend. A ça se voit. Il dû prévoir trente six mille trucs à me balancer dans la gueule. Je respire profondément, prêt à l’affronter. Prêt à me battre … Ou à me laisser maltraiter. Je ne sais pas encore. Quelles sont mes chances de m’en sortir indemne et de pouvoir croire encore en Lorelei ? Très peu. Quasiment réduites à zéro. Les mains dans les poches j’arrive enfin à sa hauteur. « Attends. » Dis-je doucement. Sonnant presque comme une demande, histoire que je me prépare. Le silence pèse un instant. Je ne suis pas prêt. Pas du tout. Pas maintenant. C’est trop dur d’affronter toute la vérité d’un coup, pourtant j’ai le pressentiment que Néron n’attend que ça. Avec sa mise en scène dans la Grande Salle, il a sûrement préparé un discours clash et trash. Il a toujours été ainsi envers moi, pas certain que cela change. Surtout maintenant qu’il détient autant de preuves contre moi. Et si près du final, je ne sais toujours pas si je dois assumer ou nier en bloc. « Allez vas-y … » Finissons-en. Mais je ne rajoute pas ces mots, par peur que cela se finisse réellement. Je garde les mains dans les poches et le regarde avec des yeux vides. Le coup va être terrible pour moi.
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Message Sujet: Re: Don't fuck with me » Lorenzo   Don't fuck with me » Lorenzo Icon_minitimeSam 18 Juil - 16:19

Don't fuck with me
   Lorenzo & Néron
Être théâtral ? C’était le but de la manœuvre. Afin de pouvoir aligner trois mots en italien pour rajouter du cachet à sa mise en scène, Néron avait cherché un dictionnaire anglais-Italtien à la bibliothèque. Sa connaissance de la langue latine l’avait également quelque peu aidé. Quand l’on veut marquer le coup, il ne faut pas lésiner sur les moyens. La mise en scène était une chose très importante. Laissant le gryffondor s’approcher, le Lestrange se montrant magnanime laisse quelques instants à sa victime. Le silence est finalement des plus pesants. Sans le vouloir, Lorenzo a ajouté un côté dramatique à la scène. Parfait. Passant une main dans ses longues mèches brunes, le grand brun s’installe en tailleur dans l’herbe. Les beaux jours commencent à revenir, il pourrait à nouveau profiter du soleil pour venir lire ou réviser ici. Les entrainements de Quidditch seraient également moins pénibles. Sortant le livre de son sac à dos, l’adolescent l’ouvre au chapitre voulu, soigneusement marqué à l’aide d’un marque page.

Un chapitre concernant les familles Italiennes de sang-pur. Disparues, mais également encore vivantes. « Le seul nom de famille en V répertorié pour les Italiens, c’est Vincentelli. La famille de mon ancien beau-frère. J’ai pris soin de regarder dans la partie Britannique, mais tu t’en doute… Cette vérification était inutile. » Un sourire narquois étire les lèvres du jeune Lestrange « Premièrement parce que je connais parfaitement la généalogie des familles de sang-pur de grande bretagne. La raison, c’est que toutes les familles sont plus ou moins liées à un moment où à un autre au Royaume-Uni, et que je connais mon arbre généalogie personnel sur le bout des doigts. La deuxième raison, c’est que je savais depuis longtemps que tu n’est pas ce que tu prétends être Lorenzo. » Très calmement, l’androgyne marque une pause, fermant les yeux pour laisser le temps à Lorenzo de comprendre à quel point il pouvait être sérieux. Oh que oui, il n’allait pas laisser l’italien s’en sortir comme ça. L’amour et tout ça c’est bien joli, mais il y avait quand même une limite. L’on a beau dire que le cœur a ses raisons que la raison ignore, il faut parfois savoir prendre un peu de recul par rapport à ses sentiments. « J’ai cherché ton nom partout. Il n’apparaît nulle part, pas même dans la liste des familles anciennement pures qui sont aujourd’hui disparues ou qui ont fini par salir leur sang, leur nom et leur honneur. » Soupirant longuement tout en regardant son livre d’un air distrait, le Serdaigle daigne enfin regarder de nouveau son camarade « Soit ton sang est mêlé, soit t’es un sang de bourbe. Et ce n’est pas très joli de mentir Lorenzo. Surtout quand ta chérie à un Lestrange qui veille sur elle… Mais comme t’es étranger à notre monde, tu ne sais peut être pas de quoi on est capable dans ma famille ?... »

D’un geste lent, le Lestrange déplie ses longues jambes dans l’herbe « Tout le monde sait que les Lestrange préfèrent se marier entre eux plutôt qu’avec d’autres familles. Mon sang est pur, mais c’est encore mieux : je n’ai presque pas de liens avec les autres sangs pur présents à l’école. On a les mêmes gênes depuis des siècles. J’espère que tu es assez intelligent pour comprendre ce que veut dire le mot consanguinité. Soupirant pour marquer une pause et ne pas manquer la moindre occasion d’humilier sa victime, l’aiglon reprend calmement Dans le doute, parce que tu es à Gryffondor et que vous n’êtes généralement pas très malins, ça veut dire qu’on se marie entre  cousins, voir entre frère et sœur il y a longtemps. Alors forcément, s’il y a quelqu’un qui est taré dans le lot, ça reste et ça perdure sur des générations et des générations. Je suis lié à ces gens-là. Certains ont fini en psychiatrie, d’autres à Azkaban… Et si je dois en arriver là pour protéger l’honneur de Lorolei… Saches que je n’hésiterais pas. »

Décidant de se relever et de s’approcher de Lorenzo en faisant quelques pas, le bleu et bronze sort sa baguette afin d’appuyer ses propos. Oui, il était tout à fait sérieux. Il pourrait tout à fait le tuer sur place. Après tout ce n’était pas comme s’il ne savait pas comment dissimuler un corps. Si Néron n’était pas aussi calme, il n’aurait même pas pris la peine de se soucier des éventuels témoins en plein après-midi. « Maintenant, je vais te poser une question. Est-ce que tu l’aimes vraiment ? »

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Message Sujet: Re: Don't fuck with me » Lorenzo   Don't fuck with me » Lorenzo Icon_minitimeSam 18 Juil - 23:09


Je regarde Néron s’asseoir, je reste debout, l’observant. Tentant de garder un souffle posé. Me contrôler. Ne pas trop me poser de questions. Si je commence à trop me demander ce qu’il va se passer, mes pensées vont empirer et je vais me faire des histoires à ne plus en finir. J’attends. Curieux. Si je ne l’étais pas, je serais déjà parti en courant sans me retourner. Cela ne fait aucun doute. Mais je reste. De toute façon, si je m’enfuis, ce sera pire, autant affronter de face ce qui m’attend. Et puis, Néron est quand même moins imposant que moi, je peux probablement le contrôler si besoin, même si je n’aimerai pas en arriver là. Pas du tout même. Cogner, cela ne me gêne pas. Mais lui, c’est différent. Je risquerai de perdre bien trop gros pour une victoire si mince. Je reste de marbre et respire doucement en le voyant sortir son fameux livre. Son arbre généalogique de je ne sais pas quoi. J’aurai du m’assurer que ce livre soit cramé avant de m’embarquer dans ce château. Mais quelle idée bon sang de m’être foutu dans une histoire comme celle-ci. Je me suis mis dans un sacré pétrin dis donc ! Non d’une baguette magique, que va-t-il faire ? Cramer toutes mes chances ? Il a absolument tout ce qu’il faut pour, tout ce dont il doit rêver depuis longtemps. Il a de quoi se faire plaisir avec une preuve pareille. Je pourrais dire que quoi que ces pages contiennent, il y a une erreur, mais nous savons tous les deux que cela n’est pas possible, à mon plus grand regret.

Néron commence. Et j’ai l’impression qu’il s’agit du début d’un long monologue qui va m’enfuir sous terre, je ne vais pas ressortir indemne de cette entrevue. Je serre les dents en l’écoutant. Non Varetti n’y figure pas. Est-ce bien surprenant finalement ? « Je … » Commençais-je avant de m’arrêter rapidement, m’apercevant que cela n’allait servir à rien. Le Serdaigle est parti sur sa lancée et rien ne va l’arrêter. Il va aller jusqu’au bout des choses. M’humilier peut être. Mais franchement, c’est ma dernière année à Poudlard, qu’est-ce que cela peut bien me faire l’humiliation ? Si le monde magique ne veut pas de moi, le monde moldu le voudra probablement. Je suis loin de me faire des soucis pour mon futur. Par contre, en ce qui concerne mon présent, je suis un peu moins certain de ce qu’il va pouvoir m’arriver. Je l’écoute parler. Avale ses paroles bien attentivement. Je me sens mal. Mon visage devenant de plus en plus blanc à chacun de ses mots. Comme si chaque syllabe était un coup de couteau planté aux endroits qui font mal. Je déglutis. Tente de ne rien faire paraître … En vain. Mais ce Lestrange, je ne m’y fais pas. Mais alors, pas du tout ! J’ai compris le message. Il ne faut pas emmerder la famille. Okay, c’est bon, je peux m’en aller ? Tu parles ! Dans mes rêves peut-être, mais là c’est juste impossible de partir. Néron est bien décidé à en découdre. Ils … Attendez. Ils se marient entre eux ? Mais c’est dégueu … En fait, ça ne m’étonne pas tant que ça en voyant le mec face à moi. Cela expliquerait bien des choses. La Wilbert n’est pas ainsi. Non. J’y croie. Elle n’est pas comme lui. C’est presque deux familles distinctes … Presque. Il manquerait plus qu’on m’annonce le mariage de Lorelei et Néron dis donc. Crise cardiaque sur le coup. Appelez quelqu’un pour préparer ma tombe, je n’y résisterais pas, c’est sûr !

Il se lève. D’instinct je fais un pas en arrière. Non, je ne suis pas terrorisé. Mais après tout ce qu’il vient de me dire je me sens un peu moins à l’aise avec lui. Je ne sortirai plus de blague bidon, je ne viendrai pas rigoler avec lui, je ne … Non, c’est bon, nous n’aurons plus rien à voir ensemble toi et moi. Je te laisse tranquille. Tu me laisses tranquille. A c’est bien beau de penser ça, mais le dire c’est mieux ? Ah que non ! Je passerais pour une mauviette, hors de question ! Jamais, non jamais je ne me ferais voir pour ce que je ne suis pas. La baguette sortie, la question de Néron me surpris presque. J’écarquille les yeux. Echange un regard vers le bout de sa baguette. Puis un nouveau regard sur son visage, il rigole hein ? C’est une blague qu’il me fait ? Puis à nouveau, je regarde son arme. Non, il n’a pas vraiment l’air d’être si marrant aujourd’hui. Je déglutis avant de répondre. Oui, une question se doit d’avoir une réponse. Cela paraît logique quand même. « Oui. » Dis-je simplement. D’une manière ferme et sur un ton qui n’attends pas de réponse. Je suis certain de ma réponse. « Je l’aime plus que tout. » Je marque une pause, respire profondément. Allons-y, assumons. « Je ne savais pas ce que c’était l’amour, et … Enfin … Tu voies, elle a changé un truc chez moi. J’ai toutes sortes de sentiments quand je suis avec elle et oui … Je pense qu’on peut dire que je l’aime vraiment. Plus encore que ce que je pensais pouvoir aimer. » La franchise. La vérité. Plus de mensonge. De toute façon, je suis sous la menace d’une baguette d’un mec bargo qui porte le nom des Lestrange. Vaux mieux ne pas rigoler dans ce genre de situations. Je baisse la tête, passe une main dans mes cheveux. J’aurai presque envie d’aller plus loin dans les confidences, mais après tout ce que vient de me dire le Serdaigle, l’envie me passe très vite. Est-ce que ce que je viens de dire restera entre nous ? Doit-elle vraiment savoir ça ? Ressent-elle la même chose ? J’ai un doute. Je n’en suis pas certain. Elle joue avec moi, rien d’autre, j’en suis presque certain. Je relève la tête et regarde Néron. « Tu me fais un peu peur avec ta baguette, comme ça. » Lui dis-je en montrant d’un coup de tête le bout de bois. « Tu … Tu vas tout lui balancer ? Je préférais le faire moi-même. » Terminais-je en le regardant un peu inquiet. Ce n’est pas à lui de le faire. C’est à moi d’assumer mes conneries, mes mensonges et tout dévoiler. Si je meurs, dites à ma mère que je l’aime. Je ne sais pas de quoi une Wilbert est capable maintenant que je sais ce qu’un Lestrange peut faire. Dans quelle famille me suis-je embarqué ? Pas la bonne apparemment. Foutu cœur. Foutus sentiments.

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Message Sujet: Re: Don't fuck with me » Lorenzo   Don't fuck with me » Lorenzo Icon_minitimeLun 20 Juil - 21:07

Don't fuck with me
   Lorenzo & Néron
L'amour. Quelle connerie. Pourtant, difficile de s'en passer. Se détendant légèrement, le Lestrange relâche ses muscles tendu, desserre ses dents. Ses longs doigts se décrispent et accédant à la requête de l'italien, l'androgyne range avec précaution sa baguette à l'intérieur de sa robe se sorcier. Soupirant longuement tout une passant une main sur son visage pâle et émacié, l'adolescent aux cheveux de jais lève les yeux au ciel.

Le cœur à ses raisons que la raison ignore. Lui-même avait été la victime de ce sentiment si complexe. Jusqu'à l'été dernier, il se considérait comme au dessus de tout ça, considérant l'amour comme une perte de temps. Après tout, ses parents lui avaient toujours dit que quand il serait plus grand, on lui choisirait une gentille fiancée au sang tout aussi pur que le sien et qu'il n'aurait pas son mot à dire. Pourtant, si la personne qui est dans son cœur a bel et bien un sang pur, on ne peut pas vraiment dire qu'une barbe de trois jours et un torse soient des attributs des plus féminins. Tomber amoureux, et qui plus est d'un Homme ? Si on lui avait dit une telle chose il y a un peu moins d'un an, il n'y aurait jamais cru. Et pourtant... Si son histoire avec Hannibal n'est pas des plus simples, l'adolescent a tout de même du mal à imaginer sa vie sans lui désormais.

Pour Lorenzo, c'est sans doute la même chose. Il aime Loroleï mais semble incapable d'expliquer pourquoi il as de tels sentiments pour la Serdaigle. Certes, Néron est conscient que la Wilbert n'est pas des plus désagréables à regarder. Et le fait qu'elle fasse, indirectement, partie de sa famille n'y change rien. Son point de vue est on ne peut plus objectif. Après tout, l'androgyne n'est qu'un adolescent. Et à cet âge là il est tout à fait normal de regarder une jolie fille passer avec un certain intérêt. Finalement en y regardant de plus près, Lorenzo et l'aiglon ne sont pas si différents. Du moins, face aux sentiments. Tous les deux ne pourraient jamais épouser leurs tendres moitiés. L'italien car sa belle n'est pas du même rang social, le Lestrange car il aime un autre homme.

Soudainement conscient de s'être emporté pour rien, tentant de relativiser, le brun s'approche avec prudence de son aîné pour pauser une maison sur son épaule. « On choisit pas qui on aime, à ce qu'il paraît. Mais t'est assez intelligent pour savoir qu'il y a peu de chance qu'elle t'épouse. » Marquant une légère pause pour vérifier que personne ne les écoute, le brun poursuit « Je suis ravi que tu ai répondu honnêtement à ma question, Lorenzo. » Oui, même sous la menace d'une baguette. « Si elle accepte de passer du temps avec toi, c'est qu'à mon avis t'es plus qu'un simple biscuit apéritif à ses yeux. Lorolei n'est pas du genre à s'embêter avec des gens qu'elle n'apprécie pas. » A vrai dire, il n'avait jamais vraiment vu la manière dont se comporte sa marraine avec le Gryffondor. Peut être qu'elle se montrais froide et distante, de peur de trop s'attacher à un homme qu'elle n'est pas certaine d'épouser ? « Tu as ma promesse, je ne lui dirais rien. T'as l'air honnête dans tes sentiments, et je suis sur que t'as envie de la rendre heureuse. Si elle ne te largue pas après la révélation... Il faudra que t'accepte de n'être jamais plus qu'un amant. Je ne vous aiderai pas à vous échapper si vous décidez de fuir tous les deux pour vivre votre amour au grand jour sans vous soucier de la valeur du sang. Je ne vous couvrirai pas, malgré tout l'amour que j'ai pour elle. J'ai mes limites, et je cautionne pas les unions qui mêlent le sang. »

Oh ça non, JAMAIS. Plutôt mourir que d'aider Lorolei à fuir avec un infâme sang mêlé. Ou même sang de bourbe d'ailleurs... Dans tous les cas, même si les intentions du play boy sont nobles, Néron n'acceptera jamais que ses hypothétiques futurs enfants avec sa belle l’appellent Tonton ronron. « Fait attention. Je veux bien fermer les yeux sur cette liaision... innapropriée. Mais si tu la fait souffrir, je te jure que je ferait pire que de t'arracher les couilles. » Esquissant un sourire sadique en imaginant ce qu'il pourrait bien lui faire pour venger l'honneur bafoué de sa marraine, le sang pur se met à rire « J'ai besoin de développer ? Ou tu préfère imaginer ? »

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Message Sujet: Re: Don't fuck with me » Lorenzo   Don't fuck with me » Lorenzo Icon_minitimeDim 26 Juil - 19:20


Le fait que la baguette soit rangée me détend, j’abaisse les épaules et souffle doucement. Je me sens mieux d’un coup dis donc. C’est étrange comment une simple menace qui disparaît peut vous soulager comme ça. Surtout quand c’est un Lestrange plutôt pas commode qui vous la tend sous le nez. Tout de même encore méfiant, je regarde Néron d’un œil intéressé et vif. Prêt à sauter sur le côté ou me mettre à faire une roulade arrière pour esquiver une quelconque attaque. Je peux devenir James Bond si besoin, non laissez tomber, vous ne devez pas connaître, il s’agit d’un célèbre espion moldu, mais voilà … Il n’est pas sorcier lui. Donc, vous ne connaissez probablement pas. Je ne sais pas moi, un peu comme Dumbledore en plein duel, tac, un pas sur la droite, et bim, un pas sur la gauche, en toute souplesse. C’est comme ça qu’on arrive à esquiver des attaques ! Mais passons. Je ne fais rien, reste immobile et guette juste les mouvements que le Serdaigle se met à réaliser, un œil très attentif sur lui, histoire de ne pas me faire surprendre et avoir un malheureux accident … C’est vite arrivé à Poudlard j’ai remarqué, vaux mieux faire attention.

Le contact de la main sur mon épaule me fait tressaillir un moment, mais je ne recule pas. J’ai eu le réflexe. Mais un instinct de dernière seconde me laisse clouer au sol, cela serait un signe de faiblesse. Hors de question. Se méfier okay. Se ridiculiser, certainement pas ! J’écoute alors très attentivement les paroles du brun. Comme s’il s’agissait de conseils ou d’une leçon à ne jamais oublier. C’est surtout pour enregistrer le plus d’informations possibles et éviter de me foutre dans une merde de crapule par la suite. C’est toujours utile d’écouter ce que les autres vous dissent dans certaines situations. Celle-ci en fait partie, je vous l’assure ! On ne sait jamais, il pourrait me donner des conseils sans même le savoir, des détails d’attitude à ne pas avoir à détourner de la façon que je le voudrais pour avoir encore plus de chances auprès de Lorelei. C’est vrai. C’est malhonnête. Mais je n’ai jamais insinué être honnête comme homme, il suffit de voir le mensonge qui entoure ma vie n’est-ce pas ? Cette façon de faire est tout sauf honnête.

Je l’écoute parler. Sans lui répondre. Qui te dit que je n’ai aucune chance de l’épouser ? Avec un peu de chance, Lorelei n’est pas aussi stupide ou folle que la famille de Néron. Je me mords la joue intérieure pour ne pas lui répondre, l’envoyer chier ou même lui jeter ne serait-ce qu’un regard noir. Je fixe l’horizon, le lac, pour me contrôler, ne pas transmettre l’émotion qui vient me ronger. Ouais pas de quoi pour la réponse, ce n’est pas comme si j’y avais été obligé hein. Sans aucune menace sous le nez. Il serait presque drôle ce Serdaigle. « J’espère … » Glissais-je malgré tout. L’envie de lui répondre fut trop grande. Et quand il me dit que je ne suis pas –je reprends ses mots- qu’un simple biscuit apéritif, mon souffle ne pût empêcher mon espérance de franchir mes lèvres. Je me retiens de ne pas en dire davantage et le fait qu’il reprenne la parole me fait taire une nouvelle fois. C’est mieux ainsi je pense. Finalement, contre toute l’attente que j’avais à l’égard de Néron, celui-ci les dépassent entièrement. Je le regarde, étonné, les yeux légèrement écarquillés. Il me laisserait être son amant. Que ce geste me fait plaisir, car je ne m’y attendais pas. Je pensais qu’il allait tout balancer à sa marraine la minute après où nous nous serions quitter, qu’il ferait tout pour me mettre de côté, me faire disparaitre ou même me tuer. Mais non, il n’en est rien. Un espoir emplit mon cœur et je sourie, les lèvres pincées, pour tenter de ne pas trop le montrer. C’est tout de même mieux que ce que j’attendais. Même plus que ce que j’aurais pu espérer ne serait-ce qu’une seule seconde.

« J’imagine très bien … » Je réponds en faisant une grimace, imaginant mes parties intimes se faire arracher, quelle affreuseté. « Tu sais que j’en ai besoin pour survivre. » Il connait ma réputation ici, et pas la peine de lui préciser que coucher avec les nanas, c’est mon passe temps favori dans ce château. Me retirer ça, serait me retirer beaucoup de choses en moi-même. Pas sûr que je pourrai vivre sans coucher. Je ne pense pas du tout même. Je baisse la tête un instant et prends la parole. A moi de causer maintenant, il a été gentil, je l’ai laissé parler, mais chacun son tour, moi aussi j’ai mon mot à dire. « Saches que je n’ai aucune intention de la faire souffrir, au contraire même. Et je n’ai aucune idée de mariage en tête, tout ce que je veux c’est elle. Rien d’autre. Je ne me suis pas posé de questions pour l’avenir, je suis sur le présent. » Je marque une pause pour souffler, reprendre un peu de ma respiration et me calmer pour ne pas m’énerver et empirer la situation, cela serait totalement inutile. « Je veux son bonheur. Rien que son bonheur. » La vérité. Rien d’autre. Je suis franc à trente mille pourcent. Je jette mon regard dans celui de Néron, serrant la mâchoire, assumant tout ce que j’ai à assumer aujourd’hui. « Je vais tout lui dire, tout lui révéler. Tu n’as pas à le faire, je vais endosser toutes les responsabilités que je me dois d’avoir. » Malgré que ce soit difficile. Mais il vaut mieux que ce soit moi qui le fasse plutôt que quelqu’un d’autre. Et j’espère vraiment, au fond de moi, qu’elle va comprendre, qu’elle ne va pas me rejeter comme un moins que rien, même si d’une manière rationnelle,  elle serait dans tous ses droits de le faire. « Elle va probablement le prendre très mal, soit présent pour elle, s’il te plaît. Tant que je ne pourrais pas l’être. »

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