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 You're such a backstabber | Calixte

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Message Sujet: You're such a backstabber | Calixte   Mer 22 Avr - 21:11

Ce matin, Phèdre était tombée du lit. Mais genre, littéralement. Elle avait roulé sur le côté dans son sommeil et était tellement empêtrée dans les draps qu’elle avait finis par glisser du bord du lit et tomber par terre, en se tapant le front contre sa table de chevet dans la manœuvre. Voilà comment elle se retrouvait à prendre son petit déjeuner, assise à la table des Serdaigle, quasiment vide à 7h du matin, nom de Zeus ! De temps à autre, elle se massait le front là où elle s’était cognée, présentant la belle bosse bien violette qui allait apparaître d’ici quelques heures. Heureusement que dans son malheur, elle n’avait pas réveillé ses camarades – Lorelei en aurait sûrement profité pour se foutre allègrement de sa tronche. De toute façon, sa détestable camarade n’hésitera pas à la railler à la minute où elle verra la bosse sur son front. Soucieuse, Phèdre essaya tant bien que mal de dissimuler le résultat de sa chute avec une mèche de cheveux. Elle soupira et mordit dans sa tartine d’un air morne. Sa journée ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices. La blonde se demandait quoi faire de sa matinée qui commençait bien tôt. C’était dimanche, et la bibliothèque ne serait pas ouverte ce qui la démoralisa encore plus. Reposant le reste de son petit déjeuner dans son assiette, Phèdre avala une ultime gorgée de café avant de remonter à son dortoir. Au milieu du 4ème étage, la préfète dû s’asseoir 5 minutes sur les marches pour reprendre sa respiration. C’était bien le seul désagrément de faire partie des Serdaigle, se coltiner tous les étages tous les soirs.

Par miracle, elle arriva dans la salle commune déserte sans s’être pris le moindre mur ou embrasure de porte. A peine eu-t-elle pensé cela, qu’elle fonça sans le faire exprès dans un fauteuil, manquant de tomber à la renverse. Elle grommela un instant en repoussant le meuble de son chemin et grimpa en vitesse les escaliers. Elle se brossa rapidement les dents dans la salle de bain de son dortoir avant d’aller enfiler un gros pull bleu ciel avec un motif de nuage (c’était sa mamie qui lui avait tricoté o/), de prendre son écharpe et un livre et de redescendre vite fait. Phèdre n’avait pas oublié de mettre ses lunettes dans la poche de son jean noir. Comme il n’y avait personne debout à cette heure, on ne risquait pas de la voir avec ça sur le nez.

Une fois dans le hall, elle resta plantée comme une souche pendant 5 bonnes minutes. Il faisait un peu frais pour aller bouquiner dans le parc, mais d’un autre côté, son papa lui a toujours dit qu’un peu d’air frais faisait du bin aux neurones. Et même si elle se retrouvait avec les fesses mouillées à cause de l’herbe humide, personne ne viendrait l’embêter, n’est-ce pas ? Se gratta le nez, elle opta finalement pour une petite balade dans le parc pour ensuite aller s’installer sous un arbre. Le « schprouik schprouik » que faisaient ses pas dans l’herbe semblait résonner à travers tous le parc et quelques oiseaux à la lisière de la forêt interdite s’envolèrent. Resserrant son écharpe autour de son cou, elle avança rapidement dans l’air frais du matin pour trouver son havre de paix. Une buée grise sortait de sa bouche à chacun de ses soupirs et un timide soleil montrait le bout de son nez. Voulant aller un peu trop vite en besogne et sur un chemin légèrement pentu, Phèdre dérapa dans l’herbe mouillée et atterrit sur les fesses en une fraction de seconde.

- Rhaaaa euuuh CACA !

Okay, maintenant fini de rire, elle était vénère (ça fait peur hein ? Comment ça non ?). Se relevant péniblement, elle constata son jean tâché de boue et elle ses joues chauffèrent instantanément. Fulminant, elle reparti d’un pas militaire, mais en faisant gaffe tout de même à ne pas se rétamer une fois de plus. La jeune femme se trouva un petit coin tranquille auprès d’un grand chêne au tronc large, contre lequel elle pourrait facilement s’adosser. La Serdaigle s’installa, posa ses lunettes sur son nez et profita enfin de quelques instants de répit, tout en étant attentive au bruit de la nature. Un bruissement régulier sur sa droite attira particulièrement son attention et elle y jeta un coup d’œil anxieux. Tout à coup, de dessous les feuilles surgit un écureuil qui bondit sur le tronc de l’arbre pour s’y accrocher. Phèdre sursauta comme une folle tout en lançant son livre dans la direction du pauvre animal qui n’avait rien demandé.

- Aaaaaah y’a une bêêête !!!

Après ces instants de frayeurs, où la blonde en profita pour reprendre son souffle, une main sur le cœur. Se sentant un peu idiote sur le coup, elle se mit à quatre pattes et tendit le bras pour récupérer son livre qu’elle avait envoyé balader un peu plus loin. Mais soudainement, l’ouvrage se mit à voler tout seul dans les airs et Phèdre en fut franchement surprise.

- Mais hein ?

En voyant une main à l’extrémité de son livre, la préfète réalisa sa stupide erreur (et fut confronter par la même à sa propre débilité). Le livre ne volait pas, c’était juste quelqu’un de gentil qui venait de le ramasser.
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LE CLAIR OBSCUR

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Message Sujet: Re: You're such a backstabber | Calixte   Ven 24 Avr - 17:20


My unhappy, my unlucky little girl
Calixte Webster feat Phèdre Montgomery.

 





Une nuit de plus à ne pas réussir à bien dormir. Ces derniers temps, c’est la fatigue qui finit par avoir raison de mes soucis et me laisse seulement quelques heures de répit la nuit. Je ne dors guère plus de cinq heures par nuit, ça n’est pas forcément suffisant sur le long terme, mais c’est toujours mieux que les insomnies à répétition que j’avais au retour des vacances de fin d’année. Mes parents ont réussi leur mission : s’insinuer assez dans ma tête pour diriger ma vie. Je m’éveille peu avant six heures au vu du calme environnant.

Mon dortoir est plongé dans le noir, seul un rayon de lune laisse deviner les meubles de la pièce. Je reste un moment dans mon lit à réfléchir à ce que je deviens, le constat n’est pas très réjouissant. Ecoutant mes camarades dormir paisiblement autour de moi, j’attends. Je me tourne et me retourne, sachant pertinemment que je ne trouverais pas de nouveau le sommeil. Nous sommes dimanche matin et je me lève aux aurores. La vie est parfois injuste. Rapidement, je me lève sans faire de bruit, quitte à être éveillé, autant mettre à profit le temps que j’ai devant moi et au lieu de ruminer dans mon lit et de miner un peu plus mon moral, je décide de m’habiller prestement et d’aller faire un tour sur le terrain de quidditch. Je ferme la porte de mon dortoir derrière moi doucement, je continue à avancer sans faire de bruit, pour ne pas réveiller les autres années, ce n’est qu’une fois dans ma salle commune que je prends un pas plus assuré. Je m’assoie sur le bras du fauteuil le plus proche et j’enfile mes chaussures. Je passe ma cape pour ne pas attraper froid dehors et traverse rapidement la pièce pour sortir dans le couloir. J’entends vaguement la dame en rose grogner d’avoir été dérangé si tôt, mais le petit ronflement qui suit me fait doucement sourire, elle va croire qu’elle a fait un mauvais rêve et ne va même pas prendre la peine d’avertir mes professeurs de ma sortie si matinale.

Je descends les marches de mon dortoir au hall d’entrée rapidement, les avalant deux par deux, courant presque pour avancer plus vite. Je fais un petit écart sur mon objectif, je passe la porte menant aux cachots, m’arrêtent devant le portrait que je vise, chatouille gentiment la petite boire de la corbeille de fruit, et attends que le portrait s’ouvre. Une fois à l’intérieur, je repère rapidement ce que je cherche, attrape la pomme que j’avais en tête et repars aussi vite que je suis arrivé. La grande salle n’est pas encore ouverte pour le petit déjeuné, il est encore beaucoup trop tôt, mais je n’ai pas envie de sortir le ventre complètement vide. Je refais alors le chemin inverse, croquant dans le fruit juteux et arrive enfin devant les grandes portes menant au parc. Un souffle frais vient tout de suite jouer avec mes cheveux. Le soleil n’est pas encore levé, l’aurore pointe à peine son nez. Je me dirige tranquillement vers le terrain de quidditch. L’air du petit matin me fait un effet fou, ragaillardie je profite de la solitude et de la plénitude qui m’entoure pour écouter le chant des oiseaux, les petites pattes de divers animaux qui marchent sur les feuilles humidifiées par la rosée. Arrivé au terrain je vais chercher mon balai dans le placard d’équipement de l’équipe de ma maison. Je l’enfourche prestement et m’élance dans un mouvement souple et déterminé dans les airs. Le froid picote rapidement mes joues, mais je n’y prête pas vraiment attention, tout ce qui compte à cet instant précis, c’est la sensation de liberté qui s’écoule dans mes veines et me libère la poitrine d’une atroce constriction. Je ne sais pas trop combien de temps je vole, mais je me laisse flâner et errer sur le terrain. Ce n’est qu’après un certain temps, quand mon ventre me rappelle au présent, que je sais qu’il est temps pour voir de revenir au présent et de reprendre un cours normal. J’entame ma descente, après avoir fait plusieurs loopings et c’est le sourire aux lèvres que je pose à nouveau les pieds sur terre.

Après avoir reposé mon balai à son emplacement, je souffle l’air chaud de mes poumons sur mes doigts engourdis par le froid en commençant la marche de retour au château, mais des bruits de pas attirent mon attention. La personne ne fait même pas l’effort de passer inaperçu tellement le bruit monstrueux de ses chaussures aspirant le sol humide comme cet objet moldu qui débouche leurs toilettes est impressionnant. Un hurlement perce ensuite la quiétude du moment, je me dirige vers le bruit discrètement et c’est sans arborer un sourire narquois que je vois Phèdre Montgomery  se dépêtrer non sans mal de sa chute. Visiblement énervée, elle se dirige droite comme un I vers un grand chêne, me tournant le dos, je remarque la boue maculer son derrière. Toujours caché par la végétation, j’allais pour continuer mon chemin, quand elle laisse échapper un nouvel hurlement de frayeur en se retrouvant nez-à-nez avec un écureuil tout ce qu’il y a de plus mignon et sympathique et qu’elle a essayé d’assommer avec son bouquin. Son état de stress intense me communique une joie tout aussi intense. Cette fille est légèrement idiote, mais au moins elle me fait rire, ses réactions sont souvent bien trop prévisibles. Je la vois alors se mettre à quatre pattes, et dans un élan de taquinerie, voulant jouer avec la fille la plus réactive que je connaisse, je fais valser son livre, l’envoyant directement dans ma main. « Mais hein ? » Extrêmement surprise, elle lève lentement le visage vers moi, le regard exprimant beaucoup de sympathie. OU PAS. En une fraction de seconde, toute son attitude change à découvrant qui est là. Arborant mon sourire taquin je commence à jouer avec son livre, le faisant passer d’une main à l’autre. « Salut Shérif ! » Je la regarde de haut en bas, essayant de trouver le meilleur angle d’attaque pour la faire devenir un mixe entre le pire hippogriffe mal léché et les charmants petits boursouflets. « Si tu voulais passer inaperçu c’est raté ma pauvre, ou alors il fallait monter sur un balai pour faire concurrence aux nuages ! » Petite pique sur l’apparence physique en entrée en matière, ça ne fait généralement jamais plaisir à une fille ça. « La prochaine fois, garde ton uniforme, laisser éclater ta personnalité c’est pas le top. Crois-moi, ce n’est pas comme ça que tu vas te trouver un copain... » Deuxième pique plus personnelle. Phèdre a un gros problème avec la gente masculine, à chaque fois que je l’envoi sur ce terrain, elle se pétrifie mieux qu’une statue elle-même. Gêne intense bonjour ! Je m’approche un peu plus d’elle, m’accroupie et glisse mon index sur sa joue pour marquer le coup : « Ou alors tu te transformes en la Barbie Blonde moldue et peut-être qu’on trouvera des choses intéressantes cachées sous ce pull informe, Gloss. » Ah la la, que ce petit surnom a le don de m’amuser. Depuis ma quatrième année je l’appelle comme ça, en souvenir du baiser que je lui ai volé lorsqu’elle a voulu me donner une énième retenue.



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Message Sujet: Re: You're such a backstabber | Calixte   Mer 29 Avr - 16:47

Phèdre se redressa, un sourire aux lèvres. Elle était surprise de voir quelqu’un debout à une heure si matinale. En levant les yeux sur celui qui avait ramassé son livre, elle faillit pousser un cri. Pour garder le peu de dignité qui lui restait, elle se contenta d’ouvrir des yeux ronds comme des soucoupes et elle se sentit blêmir. De tous les crétins peuplant cette planète (et plus encore, ce château), il avait fallu que ce soit Calixte Crétin en chef Webster. La blonde était tellement surprise qu’elle restait les fesses par terre, dans les feuilles. Elle ne prit même pas la peine de répondre à au salut moqueur du jeune homme, qui s’amusait maintenant à jouer avec son livre. La jeune Serdaigle serra les poings, ignorant les piques sur sa personnalité. Phèdre savait bien qu’elle n’était pas une fille très appréciée et pas très populaire. Enfin, pas dans le bon sens du terme. Elle ne se souciait pas d’avoir des masses d’amis – mieux vaut être seule que mal accompagnée comme on dit (l’excuse des gens dont personne ne veut, c’est comme la beauté intérieure, c’est l’excuse des moches ça !).

Lorsque le Gryffondor mentionna le fait d’avoir un copain, Phèdre piqua un fard et préféra se concentrer sur la petite feuille rouge à sa droite. Le jeune homme adorait aborder ce sujet, où la blonde était particulièrement mal à l’aise, voire carrément névrosée. Phèdre avait beaucoup de mal avec les garçons et ne voyait aucun intérêt à vouloir fourrer sa langue dans la bouche de quelqu’un d’autre. C’était tout sauf hygiénique et ça la rebutait totalement.

- Je… je ne crois pas t’avoir demandé ton avis Webster ! Je ne suis pas une de ces pintades pendues à tes basques !

Elle avait prononcé cette phrase sans oser lever les yeux vers le Gryffondor. Rien que voir sa tête la rendait nerveuse et l’agaçait profondément. Cela lui rappelait les mauvais souvenirs d’il y a quelques années. Elle ignorait la raison de l’assagissement tout relatif de Calixte ces derniers temps, mais l’année où Phèdre avait reçu son badge de préfète, le Gryffondor était tout à fait impossible. Elle ne cessait de le courser dans les étages du château pour lui coller des retenues dans tous les sens. Et ce troll sans matière grise avait un jour cru drôle de lui voler son premier baiser, juste pour s’amuser. Autant dire que Phèdre avait été passablement traumatisée par cet incident.

Tout compte fait, elle ne préférait même pas y repenser et secoua légèrement la tête en frissonnant pour  chasser l’image des lèvres de Calixte collées sur les siennes. La Serdaigle sursauta alors lorsqu’elle sentit le doigt du brun se poser sur sa joue. Comme un réflexe, elle croisa son regard et ses yeux bleus s’écarquillèrent un peu plus. L’énième raillerie du Gryffondor la vexa et dans un grand geste, elle se releva d’un bon, tentant de dominer le jeune homme de sa grande taille.

- J-je.. ne me TOUCHE PAS. Phèdre se frotta la joue en exagérant son air dégoûté. Et puis je… je me fiche royalement de ce que tu peux penser de moi espèce de… de… - petit salaud ? – de goujat !

Wouh, bah si avec ça Calixte n’était pas vexé, on ne pouvait rien faire de plus ! Phèdre resserra néanmoins son pull contre elle, pour masquer les formes qu’elle n’avait évidemment pas. De par sa grande taille, Phèdre était loin d’avoir l’air d’une bimbo. Elle n’avait certes pas des boobs aussi gros que ceux de Nika Black, mais elle était parfaitement satisfaite de son corps. Lorsque Calixte se redressa, la Serdaigle fut quelque peu déçue de voir que le garçon faisait la même taille qu’elle. La préfète se servait souvent de cet atout pour impressionner les élèves plus jeune qui faisait aussi 3 têtes de moins qu’elle. La Serdaigle commença à se mordiller les lèvres, sous l’effet du stress que provoquait cette rencontre. La blonde était tellement bouleversée qu’elle en avait oublié les lunettes sur son nez. C’était certainement pour ça qu’elle pouvait voir nettement l’expression narquoise du Gryffondor, qui la mettait encore plus mal à l’aise.

- Et puis ce surnom est parfaitement ridicule, tu es vraiment un idiot.

La jeune blonde savait pertinemment que Calixte se fichait bien de ce qu’elle pouvait dire. Elle savait bien que ses protestations l’amusaient, mais Phèdre ne voyait pas quoi faire d’autre. Ce n’était pourtant pas son style de se laisser brimer de la sorte, mais les réactions et l’attitude du rouge et or la désemparait.

- Je suppose que tu n’as rien de mieux à faire que de m’embêter. Ou alors on t’a chassé de ton dortoir parce que personne ne te supporte !

Extérieurement, Phèdre restait impassible (même avec les joues couleur rouge tomate et le regard vagabondant çà et là pour ne pas croiser celui du jeune homme). Intérieurement, elle était très fière de sa petite réplique (qui est, osons le dire, assez pourrie).
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Message Sujet: Re: You're such a backstabber | Calixte   Ven 1 Mai - 15:42


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Mon attaque avait commencé tranquillement. Ça fait des années que je pratique la Phèdre-des-bois et je sais maintenant parfaitement comment arriver à la faire réagir. C’est comme une bonne potion : tourner deux fois à gauche, ajouter la poudre de scarabée et les feuilles de bananier séchées, puis tourner six fois à droite avant de laisser mijoter une heure jusqu’à coloration rubis. La Phèdre-des-bois c’est un peu le même principe : lui parler doucement en assenant quelques petits pics bien choisis, attirer petit à petit son attention même si elle fera tout pour feindre l’indifférence en évitant tout contact avec vous, puis pousser l’attaque sur un plan un peu plus personnel et le tour est joué, elle sera à point, les joues bien colorées (NB : si vous voulez une plus grande participation et réactivité de sa part, ne pas hésiter à établir un contact physique avec la dite Phèdre-des-bois).

Irrémédiablement, le processus a marché comme sur un balai à moteur. Madame la-loi-c’est-la-vie n’a pas manqué de blêmir en me reconnaissant, puis elle a commencé à fuir mon regard comme elle le fait à chaque fois qu’elle me croise dans un couloir, avant de devenir rouge pivoine, m’écoutant sans vouloir me le montrer et jouant nerveusement avec le tapis de feuilles sur lequel elle reposait. Sa première réaction s’était voulu offensive, mais attaque dans le genre petit oisillon inoffensif qui pépie plus qu’autre chose, pas franchement intimidant si vous voulez mon avis, mais bon après tout chacun son mode de fonctionnement. Alors j’ai entamé la phase d’approche. Les railleries sont la pierre d’angle de mes fondations, mais le contact physique est la cerise sur le gâteau avec elle, ça ne loupe jamais et aujourd’hui ne fera pas exception. Faisant tout pour m’éviter, elle n’a pas remarqué que je m’accroupissais à côté d’elle, posant son livre par terre. Ce n’est qu’au moment où elle a senti mon doigt sur sa joue et qu’elle a sursauté, qu’elle s’est aperçue de ma présence. Ma phrase, associée à mon doigt, eut raison d’elle.

Elle se redresse d’un bon, comme piqué au vif, et commence à frotter énergiquement sa joue. Je la regarde se débattre et s’imaginer qu’en frottant fort ça fera disparaitre le contact de mon doigt sur sa peau. Je pourrais presque être vexé, à croire que j’ai la malarem du sorcier ou le lupus mesancantum, mais je suis habitué à ses réactions de petite fille naïve, c’est presque attendrissant à regarder quand elle se débat avec ses pensées.  « J-je.. ne me TOUCHE PAS. Et puis, je.. je me fiche royalement de ce que tu peux penser de moi espèce de… de… de goujat ! » Je retiens un rire sonore en entendant cette insulte suprême, ce qui me fait manquer de m’étouffer avec ma salive. Il faut savoir que Phèdre est le genre de personne dont la pire insulte doit être zut. J’en joue alors considérablement quand elle commence à me répondre comme ce matin. « Ouch… » Je pose la main sur mon cœur dans une attitude dramatique en me relevant à mon tour. Je la regarde resserrer compulsivement son pull sur elle, ma petite phrase n’a pas dû lui faire plaisir. « Ça me fait tellement mal… Tu es si cruelle de me traiter ainsi. Et puis lâche ce pull, Pherdrix, tu vas finir par le perdre… » Elle me regarde à travers ses lunettes, les yeux fuyants. Toute son attitude me crie qu’elle est complètement en panique, comme ses lèvres qu’elles ne cessent de torturer avec ses dents. Je vais pour lui dire d’arrêter de maltraiter cette bouche quand elle me coupe dans mon élan en poursuivant sa petite tentative de rébellion. « Et puis ce surnom est parfaitement ridicule, tu es vraiment un idiot. » Je sais que je la panique complètement depuis l’épisode du baiser en quatrième année. Phèdre est plutôt du genre à devenir le cerbère des enfers quand il est question de faire respecter la loi, elle arrive toujours à se retrouver là où on ne veut pas qu’elle soit, faisant pleuvoir une multitude de punition. J’en ai eu rapidement marre de l’avoir constamment sur mon dos, surtout qu’elle aurait pu risquer de découvrir un peu trop de choses à mon sujet à force de me courser à travers tout Poudlard. A un moment je m’étais même demandé si elle ne s’était pas prise de passion pour ma petite personne. Comme on dit « qui aime bien, châtie bien » ou alors ça c’est l’excuse de ceux qui n’osent pas avouer leur haine. Bref, un jour, j’ai impulsivement commencé à la séduire, histoire d’avoir au moins une réponse à ma question. J’en suis venu à la conclusion, au vu de sa réaction, qu’elle avait plutôt un sérieux problème avec le sexe masculin. Depuis, je la taquine sans cesse. « Il rappelle pourtant tellement de bons souvenirs Glossy-glossy… Tu te rappelles, toi… et moi… j’ai encore l’impression de sentir le goût de la fraise… » Je pourrais presque entendre son rythme cardiaque s’accélérer et sa respiration se couper une fraction de seconde. J’exerce une sorte de contrôle sur elle. Loin de moi l’idée d’en faire une marionnette, la majorité du temps je me tiens éloigné d’elle, elle est loin d’être bête et pourrait découvrir des choses. Mais depuis le fameux baiser, elle est plutôt du genre à me lancer une phrase sur le règlement avant de s’enfuir pour ne pas risquer un nouveau contact buccal. Depuis la rentrée, de septembre, je dois dire aussi que nos entrevues se font vraiment rares, je me suis calmé dans mon masque de mauvais garçon pour éviter plus d’ennuis avec mes parents, du coup j’ai également moins la serdaigle sur le dos. Alors je crois que je prends juste plaisir à l’enquiquiner lorsque je me retrouve avec elle. Au moins, je sais qu’il y a des choses qui ne changent pas dans ce bas monde et c’est presque rassurant d’avoir une base solide à laquelle se raccrocher, même si ce n’est pas franchement glorieux comme relation. « Je suppose que tu n’as rien de mieux à faire que de m’embêter. Ou alors on t’a chassé de ton dortoir parce que personne ne te supporte ! » Un sourire taquin vient fleurir mes lèvres, je le sens rendre douloureux mes zygomatiques, mais à vrai dire ce n’est pas si souvent que ça arrive alors c’est plutôt agréable. Ce matin Phèdre est assez loquace, l’air frais doit lui procurer une bonne sensation de liberté ou peut-être qu’elle a eu une bonne nouvelle, je ne sais pas, mais en tous les cas elle est en forme, elle doit d'ailleurs être fière de sa dernière phrase, mais elle ne va pas le rester longtemps. J’aime ça, ça n’est que plus drôle, vous imaginez bien qu’une conversation à sens unique se rapproche bien plus d’un monologue que d’un dialogue et c’est franchement ennuyant. Les jeux sont donc ouverts.

J’ouvre grands les yeux, ma bouche formant un O parfait et je laisse échapper un soupir d’indignation qui produit un petit nuage de buée tant le temps est frais ce matin. L'ensemble parfait des plus belles héroïnes de tragédie grecque. Je sais qu’elle essaie par tous les moyens de ne pas croiser mon regard, mais je sais aussi qu’elle va être à l’affut du moindre changement dans mon comportement. Elle essaie toujours d’anticiper mes réactions pour pouvoir se sauver deux fois plus vite s’il le faut. Malheureusement pour elle, elle n’a toujours pas réussi à comprendre mon mode de fonctionnement et il faut aussi dire qu’à la course, elle n’est pas très rapide. Je crois que je la perturbe énormément et ce n’est pas prêt de changer avec ce que je lui prépare. Je me redresse telle une biche aux abois et lance d’une voix presque plaintive. « Comment tu es au courant ? » Je tente par tous les moyens de planter mon regard dans le sien, mais elle esquive, faisant virevolter de droite et de gauche ses yeux. Elle pourrait presque passer pour une folle si je ne la connaissais pas mieux. Je théâtralise parfaitement le moment et installe un sentiment de peur dans ma voix, histoire de la dérouter un  peu plus. « Je pensais que personne ne savait que je passais mes nuits dans le vestiaire de quidditch pour ne pas risquer d’être étouffé par mes camarades pendant la nuit. Maintenant que tu sais, tu vas pouvoir m’aider.» Je l’attrape dans un mouvement rapide, plaquant mes mains sur ses biceps pour la maintenir assez de temps en place pour faire son petit effet. « Tu m’emmènes dans ton dortoir pour me protéger des vilains ? » Elle pourra imaginer ce qu'elle veut avec cette phrase : innocence ou bien lubrique. Je la secoue un petit peu pour qu’elle prenne bien conscience de moi posant mes mains sur elle, me retrouvant de ce fait à quelques centimètres seulement de son périmètre vital, même si je sais qu’elle doit déjà se liquéfier sur place hésitant entre prendre ses jambes à son cou et pourquoi pas ses bras, sa tête, le livre qui se trouve maintenant par terre et les feuilles qui lui étaient si précieuses tout à l’heure, ou simplement m’enfoncer sa baguette dans le nez. Peut-être qu’un jour, Madame Adjudant-chef j’ai une auréole sur ma tête, un P sur mon torse et un balais dans le derrière Montgomery, aura le courage de me remettre à ma place. Je lui souhaite, ce n’est pas très sain d’esquiver et de tout ruminer intérieurement. Je lâche ses deux bras et avant d’attendre une réaction, je lève mon index droit et appuie sur son front : « Au fait, tu as une bosse, juste-là. » Elle va finir par me trouver bi-polaire.




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Message Sujet: Re: You're such a backstabber | Calixte   Dim 12 Juil - 17:50

Karma is a bitch. Pourtant, Phèdre n’avait rien fait de mal jusqu’à présent dans toute sa vie ! Elle était toujours polie et avenante, solidaire et altruiste et elle s’excusait toujours quand elle écrasait une araignée avec sa chaussure. Mais non, apparemment, la vie vous envoie des épreuves et la plus grosse d’entre elle pour la jeune Serdaigle se nommait Calite Webster. Dans le silence du parc, Phèdre se gardait bien de prononcer le moindre mot, ne voulant pas donner une occasion supplémentaire au Gryffondor de se moquer d’elle. La blonde voulait juste en finir le plus vite possible, pour remonter dans son dortoir et finir son devoir d’arithmancie.

La réaction totalement exagérée du Gryffondor face à sa remarque qu’elle aurait voulu blessante (raté) lui fit froncer les sourcils. Monsieur avait toujours réponse à tout, et Phèdre ne voulait pas dépenser son énergie à le contrer. Triturant les manches de son pull, elle croisa les bras contre sa poitrine dans la vaine tentative de se protéger. Son regard fuyant, elle observait tour à tour les feuilles sur le sol, les branches des arbres bougeant sous l’effet du vent et les nuages gris s’amonceler au-dessus de leur tête. Plus les minutes passaient, moins Phèdre était à son aise. Elle se trouvait dans un état d’esprit proche de la syncope. Lorsque le Gryffondor lui rappela une énième fois le contact buccal qu’ils avaient eu 3 ans auparavant, Phèdre failli rendre son petit déjeuner. Elle frissonna et grimaça sans se soucier de ce que Calixte pouvait penser d’elle. La Serdaigle ne fit aucune remarque et se contentait d’inspirer de grandes bouffées d’air frais avant de jeter un regard noir au brun face à elle. Soudain, il amorça un mouvement vers elle et Phèdre n’eut pas le temps de reculer. Calixte saisit ses bras et l’espace vital de la blonde fut envahi sans ménagement. Sans pouvoir dire un mot, elle s’arrêta de respirer et écarquilla les yeux sous la violence de la rencontre (oui, Phèdre est une jeune fille assez fragile). Elle l’écouta déballer sa tirade mélodramatique et hésita un instant entre rire de son histoire grotesque ou bien se mettre à hurler à l’agression.

- Mais, je.. lâche-moi…

A peine avait-elle prononcé faiblement ces mots que Calixte la lâcha immédiatement, comme s’il venait de changer de personnalité en une fraction de seconde. La pauvre Serdaigle ne comprenait plus rien, et était à deux doigts de péter une durite. D’un air totalement paumé, elle fixait Calixte comme si c’était la première fois qu’elle le voyait. Phèdre ne détourna pas le regard cette fois, et restait silencieuse. La jeune fille ne savait plus sur quel pied danser.

La blonde regarda son camarade les sourcils froncés, la bouche ouverte. Une colère sourde grondait en elle, et elle finit par se demander si le brun n’était pas totalement débile. Elle voyait bien son sourire moqueur et son petit manège pour la faire tourner en bourrique. Il attendait certainement une réaction de sa part, et pour une fois, Phèdre n’allait pas s’en priver. Elle se rappela soudain tout ce qu’elle vécut comme une humiliation de la part de Calixte, tous ces moments de malaise et de doute. Une chaleur inconnue envahit son visage, sa mâchoire se crispa. Elle détestait ce garçon, qui semblait se prendre pour le roi du monde et s’amusait à la martyriser et la mépriser. Elle n’avait plus envie d’être un jouet pour lui. Contenant ses envies de meurtre, elle était sur le point de tourner les talons et de s’en aller, mais le rouge et or mis encore une fois les pieds dans le plat. Calixte profita d’une belle occasion pour tendre la main et appuyer fortement sur sa bosse qui lui faisait un mal de chien.

- Mais AIE ! s’exclama Phèdre en portant la main à son front.

La bouche grande ouverte, sous le choc, ce geste fut celui de trop. Lâchant les manches de son pull, serrant les poings, Phèdre n’avait plus envie d’accuser les coups en silence. Comme dans un état second, elle tendit la main et de toutes ses forces, gifla le Gryffondor.

- T’es vraiment un MALADE Webster, j’te souhaite de te faire piétiner par un troll ! Tu voulais une réaction, et bah en voilà une, CONNARD !

La respiration rapide, Phèdre réalisa soudain son geste. Elle regarda la paume de sa main, rosée par le coup qu’elle venait de donner. Portant son autre main à sa bouche, elle avait peine à croire que c’était bien elle qui venait, pour la première fois de sa vie, de frapper quelqu’un. Elle l’avait même insulté !! Jetant un regard au Gryffondor, Phèdre amorça un mouvement vers lui pour voir s’il allait bien, mais se retint et recula à la place. Elle resta silencieuse, les sourcils froncés et le regard triste, attendant fébrilement la réaction du brun. Phèdre était encore plus mal à l’aise qu’avant, une boule s’étant formée dans le creux de son ventre.
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Message Sujet: Re: You're such a backstabber | Calixte   Jeu 13 Aoû - 20:44


My unhappy, my unlucky little girl
Calixte Webster feat Phèdre Montgomery.

 





Je crois qu’on peut dire assez aisément que Phèdre et moi ce n’est pas la grande amitié, nous sommes à l’opposé l’un de l’autre : la thèse et l’antithèse, la femme et l’homme, le yin et le yang, le blanc et le noir, le froid et le chaud, la serdaigle et le gryffondor, la discipline et la désinvolture, la posture et la nonchalance, la pureté et la cruauté… Et bien d’autres contraires pourraient s’ajouter à cette liste. La réalité de ces pensées n’est pas étonnante, nous venons de deux univers complètement différents, Phèdre est certes née sang-pur, mais elle a été élevée bien loin de la discipline aristocratique qui scie à nos rangs. Parfois, sous couvert de multiples railleries, j’éprouve un soupçon de jalousie à son égard. Sa vie n’est pas parfaite, mais après tout qui pourrait prétendre vouloir la perfection – outre mes cinglés de parents bien entendu -. Elle suit le chemin qui lui convient, elle fait ses propres choix, elle essaie de faire régner l’ordre quand on sait que c’est si difficile, elle passe souvent pour une idiote, naïve et certains vont même jusqu’à l’insulter de traitre à son sang, mais à vrai dire, je pense que c’est elle qui a raison, elle vit la vie qu’elle veut. Je ne pourrais pas dire si tout cela la touche ou si elle s’en fiche, elle est humaine après tout, il y a des sentiments sous cette couche de crédulité, mais je suis sûr d’une chose : elle avance dans la direction qui lui convient et c’est bien ça le plus important. Et j’aime à penser qu’elle a une famille aimante qui l’entoure et la soutient.

J’aime observer ses réactions changeantes, son anxiété grandissante, j’aime la voir triturer de ses mains tout ce qu’il y a à porter d’elle, la voir éviter mon regard et papillonner de droite et de gauche, comme pour étudier toutes les meilleures solutions de replis, j’aime aussi la voir hésiter, frissonner, grimacer. Je ne suis pas amoureux de Phèdre, malgré ce que pourraient penser certains en écoutant mes pensées, je trouve juste apaisant de regarder les rouages du mécanisme d’auto-défense qu’elle semble enclencher à mon contact. C’est un peu cruel et égoïste, mais je prends un malin plaisir à appuyer là où ça lui fait mal. Je suis certainement l’un des seuls à la faire réagir de la sorte, mais de son côté elle pourrait presque se targuer – si seulement elle le savait – d’avoir une forme de pouvoir sur moi, comprendre que j’aimerais avoir sa capacité à me foutre de tout et gérer ma vie comme je l’entends.

Pourtant, je ne l’avais jamais poussé à bout au point de faire sortir la gorgone qui se cache en elle, mais je crois qu’aujourd’hui je me suis un poil surpassé et que je n’ai pas été de main morte dans mes insinuations graveleuses et vraiment douteuses. Son attitude en atteste clairement. Tout s’est enchainé très vite : mon action, son offuscation, ma réaction, la sienne…

J’ai mis le doigt sur la bosse à son front, son « Aie » un peu trop sonore au vu du peu de pression que j’avais exercé dessus, m’a fait réagir au quart de tour : « Fais pas ta mijaurée, je n’ai touché qu’à ton front, j’aurais pu aller voir si tu t’étais fait une bosse sous la belle tâche de ta jupe ! » Et c’est à partir de là que tout a dérapé. Phèdre s’est littéralement décomposée, bloquée une minute, la bouche grande ouverte, dans une attitude qui pourrait vraiment se rapprocher de l’horreur pure. Elle a revêtit les traits du Cri d’Edvard Munch, ce qui est déjà assez horrifiant comme image seule alors l’avoir sous les yeux en vrai est proche du cauchemar. Puis, elle a levé le bras mécaniquement, comme s’il avait une vie propre et sans franchement présenter de grands efforts m’a administré une baffe monumentale, tout en m’apostrophant avec toute sa hargne accumulée : « T’es vraiment un MALADE Webster, j’te souhaite de te faire piétiner par un troll ! Tu voulais une réaction, et bah en voilà une, CONNARD ! » Finalement, Phèdre a bien des sentiments sous cette couche de contrôle, d’une certaine manière on se ressemble un peu, on camoufle… Je laisse échapper dans un murmure une pensée fugace, une brulante perception : « Toi aussi tu finis par changer… » Et aussi vite qu’elle a lâché prise et s’en est prise à moi, elle reprend, un minimum, contenance et se rend compte de son geste, tellement pas habituel. Je la regarde observer sa main certainement endolorie  et porter l’autre encore valide à sa bouche dans une attitude des plus étonnées, comme si la portée de son geste venait pleinement de la frapper. L’atrocité de son acte se peint sur son visage quand elle relève son visage et plante son regard dans le mien pour la première fois depuis le début de notre altercation. Elle amorce un mouvement vers moi – Phèdre au grand cœur le retour, parfois je me dis que dans une autre vie on aurait pu être amis finalement – puis se rétracte, se recule, se ratatine un peu plus sur place, s’enfouissant dans une attitude des plus tristes. La fébrilité du moment est palpable dans tout le parc et sa réaction me noud les tripes. Phèdre attends que la sentence tombe, comme un condamné qui sent le nœud de la potence se resserrer autour de son cou. Elle me ferait presque pitié ainsi… J’amorce à mon tour un mouvement dans sa direction, mais je m’arrête aussitôt, comprenant dans sa façon d’être qu’elle se résigne à accepter ma colère. Colère que je ne ressens pas. Elle croit que je vais la frapper en guise de représailles… Je ne frappe pas les filles ! Encore moins quand elles sont fragiles et dénuées de toute animosité comme Phèdre. Alors, oubliant la façade enquiquineur, je lui dis doucement, de loin, pour ne pas la brusquer : « Je ne vais pas te faire de mal Phèdre. Et ne passant, la colère te va bien tu sais, tu devrais la revêtir plus souvent, histoire de te défendre un peu plus…  » Je m’arrête quelques instants de parler et je l’observe. Je la regarde réfléchir. D’habitude, je l’embête et elle me fait la morale avant de s’enfuir en courant. Pour la première fois, elle a élevé la voix, et pour la première fois, je viens de me montrer amical. J’admets que ça peut laisser perplexe, après tout c’est bien la première fois que je suis naturel avec elle, elle ne me connait seulement sous le rôle que j’ai endossé en arrivant à Poudlard. Je reprends rapidement pour ne pas la laisser dans l’embarras : « Tu n’es pas obligé de rester si tu ne le souhaites pas, je ne vais pas te retenir. »




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Message Sujet: Re: You're such a backstabber | Calixte   Dim 15 Nov - 15:01

Le silence s’était installé entre les deux élèves. Phèdre se trouvait dans une attitude passive, mais son cerveau bouillonnait, elle retenait presque sa respiration. Comme dans un état second, elle regarda de nouveau sa main, puis regarda Calixte, puis regarda sa main, puis regarda l’herbe et posa de nouveau sa main devant sa bouche. Elle était sur le point de pleurer, de honte. Jamais elle n’avait pensé un jour pouvoir faire ça. Ce n’était pas elle qui venait d’agir, mais sa sœur jumelle maléfique. Elle releva la tête, les cheveux dans les yeux, ouvrit de nouveau la bouche sans sortir un son puis la referma. Elle rougit et retourna admirer le sol, comme une petite fille ayant fait une énorme bêtise, et s’apprêtant à se faire gronder. Sauf que là, Calixte aurait très bien pu lui pourrir la tête. Et genre, lui coller une baigne lui aussi. Elle ne le pensait pas capable de frapper une fille, mais après tout, elle ne le connaissait pas, et sur le coup de la colère – voire de l’humiliation – il aurait très bien pu perdre pied.

Mais non, il resta calme et se contenta de faire semblant d’avoir mal. Phèdre, avec sa force de mouche, n’avait pas dû lui faire mal autant qu’elle le pensait, mais la fierté du Gryffondor en avait pris un coup. Cependant, la Serdaigle se doutait au fond, que ce n’était pas la première gifle qu’il se prenait – ni la dernière d’ailleurs. Le brun lui parla doucement, en lui disant qu’il n’allait pas lui faire de mal. Phèdre releva brusquement la tête, quelques larmes coulant sur ses joues. Elle fit une grimace étrange et se mit à piétiner sur place.

- Ohlala Cal… euh Webster, je suis si DÉSOLÉE ! Je… je ne voulais pas mais tu… tu m’embêtes si souvent, et puis tu me mets les nerfs en pelote – en plus c’est la mauvaise semaine du mois… Et enfin je… Tu ne vas pas le dire à un professeur n’est-ce pas ? Je suis vraiment, vraiment désolé.

La pauvre Phèdre n’aurait pas pu paraître plus sincère. Elle avait l’air complètement à côté de la plaque, les cheveux ébouriffés et les joues humides. Reniflant de manière théâtrale, elle essuya son visage avec la manche de son pull et retourna de nouveau examiner la pelouse. Elle ne savait pas si elle avait envie de rentrer dans son dortoir. Quitter le parc maintenant, terminer la conversation sur cette note, c’était trop bizarre. Phèdre était habituée aux brimades, elle s’en fichait complètement la plupart du temps – c’était une femme forte, namého. Mais Calixte la perturbait, et pas dans le bon sens du terme. La Serdaigle pensait que le lion devait être lunatique, ou bien bipolaire. Ou peut-être qu’il était pédé, ou impuissant, ou qu’il avait des problèmes avec sa maman ? Fronçant les sourcils, elle leva la tête et regarda Calixte droit dans les yeux, avec tout le sérieux du monde. Elle se sentit rougir et le nœud dans son estomac grandit encore.

- J’ai une question… Pourquoi tu t’en prends à moi ? Je… je sais pas, peut… peut-être que je le mérite, à tes yeux. Mais si j’ai été sur ton dos ces dernières années, c’est pas par plaisir tu sais. Je… je veux juste faire mon boulot de préfète.

Sa voix diminuait au fur et à mesure qu’elle parlait, tout comme le semblant de courage qui l’avait animé un instant. Rentrant ses mains dans les manches de con pull trop grand, elle toussota pour se donner une contenance – alors que bon, elle passait pour la plus grande cruche de la galaxie.

- Enfin bref, je voulais que tu saches, que je ne pensais pas ce que j’ai dit à l’instant, balbutia-t-elle tout en continuant de fixer l’herbe, jusqu’à en avoir mal aux yeux. Je… je suis pacifiste normalement. J’espère que… que tu ne m’en veux pas, même si tu as le droit !

La blonde lança un regard furtif vers le Gryffondor avant de détourner le regard de nouveau. A part pour engueuler son petit frère, Phèdre ne se mettait presque jamais en colère. Elle s’énervait bien sûr, mais elle ne faisait que pousser des grognements en temps normal. Et puis elle avait dit un gros mot, elle avait insulté Calixte tout à fait gratuitement. Elle allait s’en vouloir pendant au moins 6 mois (méchant Dobby). Ce qui était certain, c’est qu’une fois que cet incident serait réglé, elle irait se cacher sous sa couette pour le reste de la journée.
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Message Sujet: Re: You're such a backstabber | Calixte   Sam 2 Jan - 18:30


My unhappy, my unlucky little girl
Calixte Webster feat Phèdre Montgomery.

 





Ma phrase s’installe entre nous, laissant planer un silence pesant dans l’atmosphère. Son anxiété et son émotivité sont tellement palpables que ma carapace de mauvais garçon cinglant et terriblement emmerdeur s’est fendillé pour laisser entrevoir la sous-couche de gentillesse. C’est bien la première fois que je suis si doux avec elle, d’ailleurs je vois d’ici les rouages de son cerveau cliqueter follement n’arrivant plus dans la folle idée de me suivre et de me comprendre. Pourtant je lui ai bien dit que je ne lui ferais pas de mal… Il est vrai que je n’ai pas toujours été tendre avec elle, j’ai même souvent eu des mots désagréables et tranchant, mais jamais je n’aurais pu lever la main sur elle, c’est le moment de lui prouver je suppose…

Ses yeux passent du sol à moi en une fraction de secondes, s’emplissant de larmes à mesure que le temps file. Ses cheveux volent autour de son visage, ses yeux embués reflètent toute sa crainte et sa bouche forme un O parfait de stupéfaction. Toute son attitude suinte la panique et la honte. Phèdre relève ensuite brusquement la tête, elle fait une grimace un peu tendue et elle se met à piétiner sur place comme une petite fille qui aurait été prise la main dans le bocal de biscuits. Sa voix, un peu incertaine, retentis et se répand en excuse : « Ohlala Cal… euh Webster, je suis si DESOLEE ! Je… je ne voulais pas mais tu… tu m’embêtes si souvent, et puis tu me mets les nerfs en pelote. » La jeune serdaigle marmonne des choses incertaines que je ne saisis pas, mais elle continue pourtant sur sa lancée et je la laisse se répandre en des excuses qui me semblent sincères. « Et enfin je… Tu ne vas pas le dire à un professeur n’est-ce pas ? Je suis vraiment, vraiment désolée. » Sa référence à nos professeurs me fait légèrement rire, et je sens un sourire sincère fleurir sur mes lèvres. Je l’observe toujours attendant une suite qui ne vient pas. Elle repousse les larmes qui ont dévalées ses joues rougies, détournant de nouveau les yeux pour repartir dans la contemplation d’une herbe qui doit être particulièrement intéressante. Le silence s’installe encore entre nous alors pour nous éviter à tous les deux une gêne malvenue et déstabilisante, je reprends la parole, tranquillement, sincèrement : « Tu n’es pas obligé de rester si tu ne le souhaites pas, je ne vais pas te retenir. » Je lui laisse la possibilité de s’échapper, de mettre fin à cette énième mascarade sans coup foireux, sans retenues, sans fuite en avant et sans cette incompréhension mutuelle qui définit notre relation habituellement.

Son visage se tend, ses sourcils se froncent. Phèdre relève de nouveau la tête pour plonger dans mon regard avec tout le sérieux dont elle peut faire preuve. D’habitude, je n’aime pas trop cette expression, elle n’est généralement pas synonyme d’un bon présage quant il est question de ma petite personne. « J’ai une question… » A vrai dire, Phèdre est bien trop intelligente pour ne pas s’en poser, le contraire serait même étonnant. Elle a beau se sentir souvent malmenée en ma présence, elle n’en garde pas moins une vivacité d’esprit qui m’a souvent inquiétée, elle est le genre de personne qui pourrait facilement comprendre à quel jeu je m’emploi depuis des années. « Vas-y… » « Pourquoi tu t’en prends à moi ? Je… je sais pas, peut…peut-être que je le mérite, à tes yeux. Mais si j’ai été sur ton dos ces dernières années, c’est pas par plaisir tu sais. Je… » Elle marmonne à nouveau en fin de phrase ce qui m’empêche de saisir la continuité de sa pensée. La préfète rentre ses mains dans son pull bien trop grand et dont je me suis gratuitement moqué tout à l’heure, et comme souvent, elle se cache derrière afin de se redonner un minimum de contenance. Elle continue presque aussi vite qu’elle s’est arrêtée m’empêchant de lui répondre. « Enfin bref, je voulais que tu saches, que je ne pensais pas ce que j’ai dit à l’instant. Je… je suis pacifiste normalement. J’espère que… que tu ne m’en veux pas, même si tu as le droit ! » Elle me jette un nouveau regard furtif, soupesant certainement ma réaction suite à ses révélations. Ses yeux en disent longs, je suis persuadé quel guète encore un soupçon de violence en moi. Si seulement elle pouvait savoir que je ne suis pas du genre bagarreur et agressif à la base. Elle a une bien belle image de moi, mais après tout elle ne voit que ce que j’ai bien voulu lui montrer, et ce n’est pas très glorieux. « Ne t’en veux pas trop Phèdre, il n’y a pas de raison que j’en parle aux professeurs. » C’est la deuxième fois que j’utilise son prénom sans ironie ou affublé d’un adjectif peu reluisant. Je l’observe quelques secondes de plus… Trop de choses changent en ce moment… « Et puis tu te doutes bien que si c’est ta parole contre la mienne, ce n’est pas moi qu’on va plaindre, je n'ai pas le palmarès de la droiture… » Je détourne alors le regard pour le planter au loin, vers le parc du château, ne regardant rien de particulier, divaguant plutôt dans mes pensées. Je sens juste la brise s’insinuer dans mes cheveux et faire voleter quelques mèches trop longues sur mon front et mes oreilles. Je passe une main sur mon visage, râpant sur la barbe de trois jours qui s’est accumulée. Ces derniers temps je me suis vraiment laissé aller… « Pour être honnête, je crois qu’au début j’étais juste un abruti d’ado… Je pense même que je suis toujours un peu idiot quand tu es dans les parages… » Je ne sais pas trop si elle m’entend, je laisse mes pensées s’exprimer et cette sensation de liberté est presque jouissive, j’ai l’impression d’être suspendu dans un espace-temps tridimensionnel où rien ne pourrait nous arriver. J’ai l’impression d’être loin… « ]Tu étais toujours là pour essayer de me remettre à ma place, mon orgueil n’a pas apprécié et j’ai voulu me venger. » Explication claire, nette et précise, en 4ème année, je n’étais pas très malin, toujours à comploter pour faire enrager mes parents. « C’était d’abord plus pour m’amuser à tes dépends, tu réagissais toujours avec excès que ça en était drôle, et puis je ne sais pas trop à quel moment c’est devenu une routine, un port d’ancrage rassurant, quelque chose qui ne change pas et sur lequel je pouvais m’appuyer. » D’une certaine manière Phèdre a un petit côté apaisant dans cette vie de merde qui me submerge un peu plus chaque jour. Alors, pour une fois que nous avons une conversation civilisée, loin des railleries habituelles, j’estime qu’elle a le droit de savoir un minimum. Je ne suis pas le monstre qu’elle croit que je suis. La voir si déconfite et en proie à une si intense panique m’a un peu ébranlé. Je n’ai pas aimé voir dans son regard ce que j’éprouvais pour mon père étant môme, cette panique malsaine dans l'attente d'un énième sévice. Cette crainte, cette angoisse palpable, ce sentiment d’être naze, inférieur et de n’attendre qu’une chose : que la sanction tombe rapidement car finalement le coup est toujours moins violent et intense que l’attente et l’appréhension de l’inconnu. Toujours le regard centré sur le lointain, ma langue se délit plus facilement, comme si elle n'était pas là, et je casse une nouvelle fois le silence ambiant : « Mais ça tu ne le répéteras à personne car comme pour le reste, personne ne te croira ! Qui pourrait croire que le grand méchant Webster a un cœur et une âme ? » Sans un nouveau regard pour elle, je tourne mon visage vers le léger rayon de soleil qui vient nous faire grâce de sa visite et amorce un mouvement pour partir. Je ne veux pas la retenir, je ne sais pas trop quoi attendre de cette conversation et surtout je ne sais pas ce qu’on pourrait se dire de plus, d’habitude on se crie dessus, je me moque d’elle, elle me file une retenue et elle s’éclipse en courant. C’est ça notre mode de fonctionnement, mais une conversation à cœur ouvert…


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