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 HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne

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Lumen Macmillan
CŒUR DE LIONNE

CŒUR DE LIONNE
+ SORCIER DEPUIS LE : 23/08/2012
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Message Sujet: HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne    HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne  Icon_minitimeVen 7 Nov - 16:56


Hélios & Lumen

Dégâts de balade nocturne

Mai 1980 - flashback

Lumen Macmillan avait définitivement le don de se fourrer dans des situations improbables. Mais celle-ci était plus qu'inédite. Après avoir marché bien dix minutes dans les couloirs sans trop savoir où allait, Lumen avait entendu des bruits de pas, puis une voix qui s'élevait. Elle ressemblait étrangement à celle du concierge et Lumen ne souhaitait en aucun cas se faire prendre. Une heure de retenue. Très peu pour elle. Alors, elle fit demi-tour par prudence sans aucune doute. Elle dévala les escaliers jusqu'au deuxième étage. Ignorant totalement si elle avait échappé au concierge, Lumen se glissa dans un couloir et tenta de marcher rapidement mais sans faire de bruit. Ce qui n'était d'ailleurs pas évident quand on avait la panique au ventre. Elle se mordilla la lèvre inférieure , à la recherche d'une cachette, peu importait, une salle de classe, une statue, même un placard, elle s'en contenterait. Elle n'avait guère l'intention d'y rester longtemps. Mais voilà, Lumen, elle ne voyait pas dans le noir. Alors elle se colla du mur et le tâta en quête de quoique ce soit qui pourrait l'aider. C'est alors que ses doigts rencontrèrent cette poignée de malheur et que cette mascarade se scella. Elle avait pensé au début qu'il s'agissait d'une salle délabrée ou désaffectée dans laquelle personne n'allait. Après ça paraissait tellement logique, tellement possible que Lumen ne pensa pas une seconde que ça pouvait être une seconde. Puis, on ne la connaissait pas pour sa grande méfiance ou sa réflexion intense. Non, la gryffondor agissait et sortie d'affaire (ou non) elle réfléchissait. Comme beaucoup de personnes d'ailleurs. Qui avait le sang froid nécessaire pour songer à toutes les éventualités ? Pas une lionne en tout cas. Elle était instinctive. Elle fonçait point barre sans méditer aux possibles conséquences.

Elle entra donc dans cette pièce et en y mettant les pieds, elle voulut sortir aussitôt. Malheureusement, la porte se ferma derrière elle, mais elle avait beau cherché, elle ne trouva rien. Pas de poignée. Impossible de la pousser. Elle était dans une impasse. Mais l'énorme problème ne résidait pas tant que ça dans l'impossibilité de sortir de l'intérieur... Mais bien d'autre chose. Il faisait sombre. Pas de fenêtre. Des murs bien trop étroits à son gout. Et surtout pas de fenêtre. Immédiatement, elle sentit une peur démesurée monter en elle, crainte qu'elle tenta de renier malgré elle. Mais ses jambes tremblaient et les larmes lui montaient clairement aux yeux. Elle était dans un état tel qu'elle ne songea pas un seul instant à ce concierge, à ce qu'elle risquait s'il la trouvait ou à ce château. Ses neurones parvenaient tout de même à produire quelque chose. Et tremblante, elle sortit sa baguette de sa poche et essaya un sortilège. Le premier qui s'imposa à son esprit fut Lumos, mas rien ne se produisit. Elle lâcha violemment ce fichu bout de bois inutile. Tout ce qu'elle avait toujours évité jusqu'à maintenant s'accomplissait. Durant de nombreuses années, elle passait tout son temps à l'extérieur, s'installait toujours près d'une fenêtre, s'assurait que la porte restait ouverte, toujours, elle avait fait attention. Et cette fois-ci, elle se retrouvait prisonnière dans une pièce close et la peur de suffoquer. Car évidemment, il pouvait lui arriver des tas de choses ici. Et par conséquent, elle commença à respirer difficilement. Elle voulut se raccrocher à quelque chose comme lui avait dit une fois un médicomage, de se débattre contre sa claustrophobie. Elle souhaita penser à sa sœur jumelle, à la neige, à sa chouette... à tout ce qui pouvait la maintenir hors de portée de cette pièce qui représentait un très grave danger. Mais toujours et inlassablement, ses pensées la ramenaient à sa condition actuelle. Elle se laissa glisser le long des quatre murs qui formaient sa prison et se recroquevilla sur elle-même. Elle frissonnait énormément. Ses gambettes ne possédaient plus la force de la porter. Et Lumen ne trouvait pas le courage de se relever pour affronter cette frayeur qui s'insinuait en elle. Une respiration saccadée, les larmes qui brûlaient ses joues... Lumen n'était pas belle à voir. Bien sûr, elle se sentait faible, impuissante même, mais elle ne pouvait pas bouger. Elle était pétrifiée, comme quelqu'un ayant subi un prétificus totalus. Ses lèvres remuaient, ses yeux tentaient de fixer un élément tant bien que mal, mais en vain.  « Il faut te battre Lumy, il le faut... » Se disait-elle faiblement, cherchant un peu d'espoir. Elle bafouilla encore quelques paroles incompréhensibles, des choses qu'elle n'entendait pas à elle-même, mais des paroles complémente dépourvues de sens pour quelqu'un d’alerte. Puis des bruits de pas la ramenèrent brièvement durement à la réalité. « Tu rêves...  » Murmura t-elle presque ironiquement. Personne ne viendrait jamais la sauver.

Elle était enfermée à jamais dans cette pièce. Elle s'en persuadait. Et à force d'y penser, elle perdait petit à petit plus d'espoir encore. Pourtant, il lui fallut bel et bien encore plusieurs instants pour réaliser que les bruits de pas se faisaient de plus en plus réguliers, mais s'approchaient aussi beaucoup. Elle releva la tête, et prit la parole une nouvelle fois « Il y a quelqu'un ?  » Son ton était désespéré, sa voix tremblante, mais suffisamment forte pour qu'on l'entende malgré la porte que séparaient les deux personnes. « S'il vous plait... » Cette fois-ci, son ton était plaintif, mais n'arrivant pas à dire quoique ce soit de plus, elle se risqua à taper le mur, mais le seul résultat fut de se faire mal. Elle émit un  « Aïe» . Peut être cria t-elle. Peut être murmura t-elle. Elle ne savait pas vraiment. Elle ne se rendait compte de rien. Elle avait perdu toute notion de la réalité. Pour elle, chaque minute qui s'écoulait en représentait dix. Et si elle devait faire une estimation du temps qu'elle se trouvait là, elle aurait bien dit une heure. Et elle trouva qu'une éternité se passa entre sa dernière demande et ce moment-là. Elle ne voyait plus grand-chose et seule sa peur la hantait vraiment.
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Message Sujet: Re: HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne    HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne  Icon_minitimeSam 8 Nov - 11:47

Voilà plusieurs semaines qu'Hélios avait préparé sa sortie nocturne. Il était en 4ème année, ne pouvait prétendre à être préfet encore, et donc subissait le couvre-feu comme tous les élèves.

Il avait dû fureter, espionner, écouter certaines conversations, pour évaluer les habitudes des rondes, et les éviter au maximum.

Ce soir-là était le bon. Il ne voulait pas créer de problèmes pour sa maison, mais sa curiosité avait été plus forte que sa raison. Lors d'un cours de potions, le professeur avait fait une vague illusion à un dérivé du polynectar, cette potion très compliquée à créer et strictement interdite pour les élèves. Ce dérivé était bien moins puissant, mais permettait de changer uniquement le visage, pour une durée très limitée.

En soi, Hélios se fichait complètement d'entrer en possession de cette potion. Il voulait en comprendre le sens, chercher comment des ingrédients "basiques" pouvaient faire se modifier un visage quelqu'il soit. Mais évidemment, tout ce qui était réellement intéressant était aussitôt interdit par le corps enseignant.

Il avait cependant vu un exemplaire de cours de 7ème année dans la salle des potions, et il n'avait jamais réussi à s'en emparer pendant, ou en sortant du cours, le professeur partant toujours en dernier.

Hélios serra sa baguette un instant, comme pour se rassurer de son entreprise. Ce n'était pas le moment de flancher, et puis il se savait assez bon menteur pour inventer un bobard qui coûterait le minimum de points, et une retenue au pire s'il venait à être attrapé.

Il songea à utiliser son pouvoir, quand il entendit un bruissement, suivi d'un murmure à peine audible. Hélios s'arrêta net, les membres en alerte, attendant d'une seconde à l'autre un professeur, ou un préfet, lui tomber net dessus l'air vainqueur. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'il s'agisse d'un préfet Serpentard pour s'en sortir ni vu ni connu.

Après quelques secondes comme pétrifié, Hélios entendit de nouveau parler, mais de l'autre côté de la porte se trouvant sur sa gauche. Fronçant les sourcils, il se demandait qui pouvait bien se trouver dans une pièce qui n'était ni une salle de cours, ni un bureau de professeur à pareille heure.

Tendant l'oreille, il reconnut une voix féminine, sans identifier à qui elle appartenait. Vu le timbre, une élève à coup sûr. Avait-il bien entendu une sorte de supplique ? Un appel à l'aide ?... Il chercha une inscription pour connaître l'usage de la pièce, mais en vain.

Plissant les yeux, il s'approcha jusqu'à coller l'oreille à quelques centimètres de la porte. Il y avait du bruit, mais faible et discontinu. Il crut même entendre un "aïe" de l'autre côté du battant de la porte. Sortant sa baguette, il posa son autre main lentement sur la poignée de la porte, décidé à l'entrouvrir et se défendre en cas de problème.

Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est que la porte se mette à l'attirer vers elle, sa main s'enfonçant dans le bois comme un couteau dans du beurre, et que le reste de son corps suivait le même chemin. Hélios écarquillait les yeux, il avait tout prévu, sauf que la porte elle-même était l'ennemi ! Il se faisait comme avaler, rendant la sensation d'impuissance totalement désagréable.

Un sortilège ! pesta-t-il, avant de se retrouver dans une pénombre étouffante à l'intérieur de la pièce.

Aussitôt, il leva sa baguette et lança un sort :

- Lumos !

Rien .... Aucune lumière ne sortit, donnant presque l'impression qu'il faisait encore plus sombre dans la pièce. Mais que se passait-il ?! Peut-être que le sortilège n'était pas assez puissant, et vu la pénombre, il fallait passer aux choses sérieuses.

- Lumos maxima !! Si ce sort ne fonctionnait pas, Hélios n'y comprendrait plus rien. Et .... il n'y comprit plus rien. L'obscurité était pesante, étouffante même.

Se retournant, il pointa sa baguette vers ce qu'il supposait être la porte avaleuse d'élèves... Avec un peu de chance ....

- Alohomora ! Cela aurait été évidemment trop facile, car il n'entendit dans le noir complet aucun cliquetis révélant que le sort avait bien fonctionné. Il était bel et bien enfermé dans cette pièce, sans raison apparente, et sans indice sur comment en sortir.

Il se souvînt enfin de l'origine de sa venue forcée ici : il n'était pas seul. Il était tendu à l'extrème, s'attendant à une attaque d'un je-ne-sais-quoi qui l'avait piégé comme un premier année dans ce traquenard. Sauf qu'il n'était pas un premier année, et qu'il savait se défendre un minimum. Même s'il doutait recevoir une réponse, il posa une question toute simple.

- Qui est là ?... On est où ici ?!!

A sa grande surprise, Hélios reçut une réponse, il s'agissait bien d'une fille, qui ne semblait pas aller bien du tout. Il ne manquait plus que ça .... S'il devait réfléchir de façon logique, cette fille était piégée également, depuis un certain temps, et la panique la gagnait progressivement. Pourquoi n'avait-elle pas crié ? Elle ne devait rien avoir à faire dans les couloirs, et elle craignait de se retrouver nez à nez avec le concierge ou un professeur. Elle était donc dans la même situation qu'Hélios, ce qui était une bonne chose. Il était toujours préférable quand un secret devait être gardé, que chacun ait une carte en main pour faire taire l'autre. Sinon tôt ou tard l'information fuitait.

Hélios n'arrivait pas à distinguer où se trouvait sa compagne d'infortune, aussi il se colla contre un mur, et parla doucement devant lui.

- On va réfléchir à la situation, calmement, et trouver la solution pour s'en sortir à bon compte. Raconte moi comment tu as franchi la porte de cette pièce, les sorts que tu as pu utiliser ici-même. Je suppose qu'il s'agisse d'un sortilège de cloisonnement, et que son auteur doit prendre un malin plaisir à nous voir pris dans les mailles de son filet. Ne lui donnons pas cette satisfaction.

Hélios soupira légèrement, il pouvait dire adieu à l'ouvrage sur les potions. Des semaines tombées à l'eau, à cause d'une curiosité venue en supplanter une autre ... Il devait plus se concentrer la prochaine fois, et cesser de perdre son temps pour tout ce qui parasitait son objectif premier.
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Lumen Macmillan
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Message Sujet: Re: HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne    HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne  Icon_minitimeSam 15 Nov - 18:17


Hélios & Lumen

Dégâts de balade nocturne

Mai 1980 - flashback

Pas de doute, Lumen était dans de sales draps. Et la situation n'allait pas en s'améliorant. Enfermée dans une petite pièce, seule, la panique la gagnait. Une peur irraisonnée des lieux clos ressurgissait et avait pour effet de la paralyser totalement. Recroquevillée, le bas du dos plaqué au mur, les larmes lui montaient aux yeux et ses jambes tremblaient. Plus rien n'avait le moindre sens pour elle. Elle perdait pied. Elle tente une ou deux fois de taper le mur sans grand succès. Elle n'eut pour résultat que de se faire mal. Et visiblement dehors on ne l'entendait pas vraiment, sa voix semblait surement être un murmure, un songe peut être. Elle devait se rendre à l'évidence, personne ne viendrait la sauver comme dans les fictions. Elle ne sortirait pas d'ici, ce qui l'effrayait d'autant plus.  

Pourtant, il y avait bien une voix dans la pièce qui résonnait. Une petite voix lointaine qui semblait perdue et qui cherchait à se sortir de là. Elle parvint à discerner un sort. Un léger sourire ironique s'afficha sur son visage, sourire qu'elle fit disparaitre presque immédiatement. Parce que c'était pire alors. Si l'autre personne n'y arrivait pas, alors ils étaient perdus. Elle tendit le bras sans grand espoir, car de toute façon, c'était bien la seule chose que ses forces accepteraient de lui offrir. Mais elle rencontra le vide et sa main se referma sans grande conviction. Elle rapprocha alors son membre tremblotant d'elle assez rapidement. Elle passa ensuite une main agacée, apeurée dans ses cheveux. Puis, elle entendit qu'on s'adressait à elle. Une question. Deux peut être. Pas plus. Mais l'inconnu se demandait sur l'endroit où ils étaient, ça elle l'avait bien compris. Et malgré son peu de conscience, elle ouvrit la bouche mais rien en sortit. Elle peina à articuler ces quelques mots, ayant cette drôle d'impression de ne s'adresser finalement à personne. « Je ne sais pas » .  Après tout, peut être rêvait-elle. Elle pouvait très bien s'être posé la question à elle-même sans s'en rendre compte. Après, Lumen n'était pas folle, juste claustrophobe. Alors à moins qu'elle ait perdu totalement l'esprit, elle n'affabulait pas. Du moins pas totalement. Elle se rendait bien compte qu'elle ne l'aidait pas, mais ne voyait absolument pas quoi faire. Il n'y avait rien à faire de toute évidence.  Le silence qui s'ensuivit, Lumen le ressentit grandement. Et ça ne l'aidait strictement pas à recouvrer ses esprits ou à prendre conscience de la réalité.

Elle essaya encore une fois à se raccrocher à quelque chose, un souvenir peut être, mais rien ne lui vint. Rien ne semblait assez fort pour la récupérer. Pourtant des situations comme celles-ci, il y en avait eu plusieurs dans sa courte vie. Des médicomages avaient même conseillé aux Macmillan de la confronter à sa peur, de lui montrer que les pièces closes n'étaient pas que mauvaises, et qu'elle se trouvait dans un foyer accueillant, mais au final le couple s'en moquait un peu. Ils n'étaient pas responsables après tout. Alors, la gamine qu'elle était à l'époque avait redemandé des conseils. Et alors, on lui avait dit qu'une voix pouvait peut être l'aider, quelque chose qui l’apaise. Et elle s'était rapidement rendu compte que la musique de Freya (sa petite sœur) l'aidait à rester à la surface. Mais pour cette fois-là, il n'y avait pas de musique, rien qui lui rappelait la sécurité qu'elle avait pu ressentir par le passé auprès de sa petite sœur. Elle devrait se contenter d'attendre et de souffrir. Pourtant le bruit que produisait le garçon retentissait à ses oreilles et la rassurait en un sens. Elle n'était pas toute seule dans cette galère. Les yeux fermés, Lumen tenta de se concentrer sur ces petits bruits qui pourraient peut être la sortir de sa torpeur. Ses paupières se soulevèrent quand elle entendit cette voix qui cette fois se faisait plus proche. Lumen sentit une vague promesse, un obscur espoir, une perspective positive incertaine. Mais au moins, pour la première fois de la soirée, elle trouvait quelque chose qui lui paraissait porteur de changement. Réfléchir à la situation ? Par contre, ça elle ne le pouvait pas. Il ne fallait pas lui en demander trop d'un coup. Pour le moment, les possibilités de la gryffondor étaient très limitées.

Privée de la vue, elle fit appel au toucher. Elle tapota alors le mur cherchant un bras, une épaule ou même des cheveux. Peu lui importait au final. Elle voulait être assurée que cette voix n'était pas que le fruit de son imagination et qu'il y avait bien quelqu'un. Elle dut avancer un peu avant de trouver cette épaule en question. Pour elle, il s'agissait d'un véritable miracle que de réussir à bouger de quelques centimètres. Et, elle eut un léger sourire satisfait, même si ce résultat ne suffisait pas à l'aider. Par chance, il n'avait pas fini de parler et elle parvint à discerner ses propos. Malgré toute sa difficulté à rester consciente, elle se surprit elle-même. Réfléchir ? Ce n'était pas vraiment son truc, même en temps normal. D'autant plus qu'elle n'avait pas vraiment de logique. Elle réagissait sans prévenir. Elle était instinctive et surtout imprévisible. Tout ce qui faisait Lumen Macmillan. Si habituellement, on avait parfois bien du mal à saisir le sens de ses paroles, il fallait tout de suite souhaiter du courage à ce garçon dont elle ignorait encore le nom. Et bizarrement, elle qui aimait savoir à qui elle s'adressait, ne lui posa pas la question, trop concentrée à renier cette panique qui essayait de retrouver le terrain perdu. « Je... j'ai essayé Lumos...  » Des phrases courtes et concises, c'était l'important. Toutefois sa voix était hésitante et faible. Elle réalisa d'ailleurs qu'elle avait perdu sa baguette et dut tapoter le sol pour la retrouver. Heureusement, elle n'était pas tombée très loin. « Mais... ça ne fonctionne pas. » Quelle triste conclusion quand on savait que la pénombre n'arrangeait en rien à la condition de la gryffondor. Elle se mordilla la lèvre inférieure. « Juste... j'ai peur des endroits comme ça. » Plus clairement les endroits fermés, dans lesquels il ne semblait y avoir aucune possibilité de sortie. Elle avait tenu à l'informer de sa phobie sans l'exprimer clairement. Puis lentement, mais surement, elle prit une certaine distance avec lui, se renfermant surement encore une fois sur elle-même, s'isolant comme elle l'avait toujours fait. Les mains moites, elle chercha un truc dans sa poche à astiquer quelque chose, un bonbon, quelque chose peu importait. On lui avait dit une autre fois que mâcher quelque chose pouvait la forcer à penser à autre chose. En elle se confrontaient sa peur et sa volonté, et il s'agissait d'un combat assez violent...
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Message Sujet: Re: HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne    HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne  Icon_minitimeSam 15 Nov - 22:46

Le cerveau d'Hélios fonctionnait à 200 cents à l'heure, car sa compagne d'infortune semblait totalement paumée. A l'entendre aussi apeurée et balbutiante, Hélios misa pour une première année, cible parfaite pour ce genre de traquenard. Autant dire qu'il devrait compter uniquement sur ses propres raisonnements et sa jugeote pour comprendre la logique de ce piège, et le déjouer.

Au moins savait-elle invoquer la lumière, même si elle n'avait pas eu plus de chances que lui.

Comment un sort de lumière, ne pouvait pas produire de lumière ? Un contresort ? Il n'avait pourtant entendu aucune autre invocation comme Nox, qui contrait Lumos. Une sorte de zone d'anti-magie ? Il n'avait pas connaissance qu'un pareil endroit pouvait exister à Poudlard, même si Hélios ne devait pas connaître plus de 20% de l'étendue du château. Chaque année réservait son lot de surprises, comme la première fois où l'on découvrait la salle sur demande.

Si cette pièce annihilait toute forme de magie, il avait devoir faire appel à la force physique. En tâtant le mur il finit par trouver les charnières en fonte de la porte, et sentit le bois remplaçant la pierre.

Il se massa l'épaule avant de la faire souffrir, alors qu'il s'élança contre le battant de la porte, et réussit à défoncer .... l'os qui lui servait encore il y a peu à tenir son épaule droite. Hélios mordit son poing pour éviter de pousser un cri de douleur, et resta ainsi quelques longues secondes immobiles, alors que la douleur pulsait tout le long de son tronc, l'épaule comme épicentre.

Peut-être que le piège était suffisamment astucieux pour n'avoir d'échappatoire que l'appel au secours, et la punition qui allait avec. S'il s'agissait d'un élève comme instigateur, il prenait cependant le risque de pénaliser sa propre maison, si tant est qu'il y accorde un quelconque intérêt.

Mais Hélios n'allait pas attendre sagement cette issue, et encore moins se laisser abattre par cet obstacle inédit.

Plongé dans ses pensées, pour changer, il sursauta en sentant quelque chose se saisir de son épaule, et se dégagea brusquement en repoussant violemment "l'assaillant". A entendre la surprise en face de son propre geste, il réalisa assez vite qu'il s'agissait en réalité de la demoiselle piégé comme lui. Il tenta du mieux qu'il put de garder une once de calme quand il s'adressa à elle.

- Mais t'es débile ou quoi de me faire une peur pareille ?! Préviens avant de jouer à la version nocturne du Chat, j'aurai pu te balancer un sort de Pétrificus Totalus avec tes bétises !

Encore que, si la magie ici ne fonctionnait pas, il aurait eu l'air fin avec son sort qui aurait faire au mieux un pfiuuuut malheureux. Là où il aurait aimé avoir un soutien, il se retrouvait finalement avec un poids supplémentaire à gérer.

En tout cas, elle essayait de faire son possible à la mesure de ses moyens. Elle aussi avait donc utilisé Lumos, et il comprit que ce n'était pas son intelligence qui était déficiente, mais la peur qu'une pièce fermée et plongée dans le noir pouvait susciter chez elle. Quand il le voulait, Hélios était assez doué en psychologie de base pour comprendre, convaincre, et même persuader son entourage. Dans ce cas d'espèce, il devrait juste compter sur les mots, faute de lumière pour y ajouter les expressions de son visage. On sous estimait souvent la force qu'un regard, qu'une inclinaison de tête, en d'autres termes le langage corporel pouvait apporter dans une discussion.
Hélios s'était penché à de nombreuses reprises sur des ouvrages peu populaires de la bibliothèque traitant de ce sujet - peu populaires car finalement il n'y avait aucune magie - et se félicitait toujours d'avoir eu cette bonne idée.

- Comme tu ne sembles pas vouloir - ou pouvoir - me donner ton nom, tu vas m'écouter attentivement. Je suppose que tu n'es pas blessée, sinon ce serait l'une des premières choses que tu aurais mentionnée dès que je suis arrivé ici. Cette pièce t'angoisse, et il n'y a rien d'anormal à cela. A dire vrai, ce n'est pas la pièce en soi, mais ton imagination qui te joue des tours. Quand nous sommes privés de l'un de nos sens, la vue en ce moment, notre cerveau a tendance à imaginer le pire des scénarios, et nous impose un sentiment de stress permanent pour nous maintenir aux aguets. Nous allons toi et moi essayer de faire chuter cette pression, pour que tu puisses raisonner ensuite plus logiquement, d'accord ?

Hélios lui laissa le temps de digérer ce qu'il venait de dire, et attendit une réponse de sa part. Il fallait qu'elle fasse l'effort de surmonter, même un peu, sa peur, sinon tous les efforts d'Hélios seraient vains, et il n'avait pas de temps à perdre.

- Je vais m'approcher de toi, et peu comme toi tu l'as fait. Le contact physique te permettra de te convaincre que tu n'es pas seule, et que tu as un allié. J'ai besoin de toi pour que nous sortions de cette pièce, sans le concours d'un professeur, d'un préfet ou du concierge. Te sens-tu capable de m'aider ?

Il doutait que cette fille puisse l'aider en quoique ce soit, mais il fallait mettre tous les atouts de son côté, et Hélios pensait toujours qu'il y avait toujours plus d'idées dans deux têtes que dans une seule, même si la deuxième ressemblait plus en cet instant à un légume cuit qu'à autre chose.
Difficile de faire le psychologue de comptoir avec une parfaite inconnue, silencieuse, apeurée, dans un lien inconnu. Hélios ne se faisait guère d'illusions, mais ça valait le coup d'essayer, surtout qu'il n'avait pas de meilleure idée à exploiter pour l'instant.

A force de tâtonner, il finit par trouver celle qui partageait son sort, et serra doucement comme pour lui confirmer qu'il était bien réel, et amical. Il resta ainsi quelques instants, lui laissant le temps de se familiariser avec ce contact dans le noir le plus complet, et lui laisser la façon de réagir à cela. Il devait s'adapter en conséquence, et ne pas devenir un élément phobique supplémentaire. Il prit une voix plus posée et rassurante quand il s'adressa de nouveau à elle.

- Bien, du peu d'éléments que nous savons, nous sommes dans une pièce fermée magiquement, et où tous les sorts invoqués ne fonctionnent pas. J'ai songé à une zone d'anti-magie, si tant est que ça puisse exister, plus encore à Poudlard, mais comment la porte pourrait-elle être fermée magiquement si la magie n'y avait pas résidence ici ?

Il réfléchissait à voix haute, énonçant toutes les hypothèses, réflexions qui lui venaient à l'esprit, comme pour faciliter sa logique cognitive, et aussi caresser le mince espoir que sa comparse lui donne une vision différente et complémentaire de la sienne.

- Il y a forcément une logique, j'en suis sûr. Une vision du problème qui nous échappe, et qui nous empêche de nous échapper justement. Quelle pièce du puzzle nous manque-t-il pour trouver la solution ?...

Dire qu'il était parti pour un ouvrage qui lui aurait ouvert une meilleure compréhension du pouvoir qu'il cachait à tout le monde ou presque. Au lieu de cela, il était confronté à une énigme, dont le sphinx était une pièce close. Il avait beau tourner les données dans tous les sens, rien de cohérent ne lui venait à l'esprit.

- Tu n'as pas d'idées toi par hasard ?


Dernière édition par Hélios Oldwood le Lun 15 Déc - 20:04, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne    HELIOS ➷ Dégâts de balade nocturne  Icon_minitimeLun 15 Déc - 20:00


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Mai 1980 - flashback

En temps normal, elle aurait trouvé une réplique cinglante à répondre. Mais elle était bien trop prise par sa terreur nocturne pour dire quoique ce soit de sarcastique. Elle se contenta d'un faiblement haussement d'épaules. C'était tout ce dont elle était capable de faire. Elle tremblait encore et l'insulte qu'il venait de sortir ne l'aida pas vraiment à penser à autre chose. Essayant de trouver ses pieds du regard, elle écoutait vaguement la voix si lointaine de l'inconnu. Il lui reprochait visiblement de ne pas lui avoir dit son prénom. Il parlait trop. Elle se perdait dans ses paroles qui lui semblaient insensées, dépourvues de sens. Comment comptait-il faire chuter la pression ? Elle ne voyait pas comment de toute façon. Toutefois, elle parvint à siffler quelque chose.   « Lumen, c'est mon prénom.  » Il ne fallait pas s'attendre à des phrases longues, mais plutôt à quelque chose de concis et hésitant. Elle se recroquevilla encore un peu plus quand il reprit la parole. L'approcher. Eh bien, il en avait du courage, ou de la détermination. Il devait vraiment être agacé pour lui demander de l'aide. Car le cerveau de Lumen n'était pas vraiment opérationnel. Il fallait l'admettre. « On verra.  » Souffla t-elle. Elle ne savait pas le moins du monde si elle était capable de quoique ce soit. Elle doutait absolument de ses aptitudes. De toute façon, elle ne pouvait pas vraiment penser à ça.

Quand il l'entendit tâtonner le sol ou le mur, Lumen releva brusquement la tête. Elle se figea, ne sachant pas quoi faire, ni quoi dire. Elle reste immobile, tentant de se concentrer sur ce bruit. Et elle se laissa faire. Le contact plus long que le précédent la rassura un peu, dans un sens, elle sentait qu'il faisait beaucoup d'efforts pour l'aider. Enfin si on pouvait dire commença. Elle ferma les yeux, inspira profondément et recula la tête en arrière avant de se cogner assez violemment. « Fichu mur à la noix.   » Soupira t-elle, incapable de s'agacer davantage. C'était le maximum dont elle était capable. Elle roula des yeux, ne voyant toujours et inlassablement rien. Avec une lampe torche, ça aurait pu fonctionner ou une bougie allumée. Puisque ce n'était pas de la magie. Mais elle ne se trimballait pas avec un briquet, surtout en pleine nuit. Puis, il se mit à réfléchir à voix haute. Elle tenta de comprendre un truc et de penser elle-aussi à la situation. Savoir qu'elle n'était pas toute seule dans cette galère, bizarrement ça la rassurait. Si le manque de lumière l'angoissait fortement, elle n'imaginait pas le massacre s'il y en avait eu finalement. Parce qu'elle aurait vu les murs et ne se serait pas sentie plus en sécurité, au contraire. Finalement, avec ou sans lumière, ça revenait au même. Et même si ça semblait débile comme réflexion, elle tentait de se dire que l'obscurité n'y était pour rien; Et peut être qu'après, elle arriverait à saisir quelque chose à cette situation. Le fait de ne pas être toute seule prouvait qu'elle n'avait pas encore d'hallucinations. Quand il parla de ne pas avoir de magie dans cette pièce, elle secoua la tête, n'y croyant absolument pas. Pour elle, il était évident qu'il fallait chercher autre part. « Il y a de la magie. » Coupa t-elle, parvenant enfin à dire quelque chose de logique. « Si c'était possible, il faudrait un niveau très élevé en magie. Et même un septième année n'en serait pas capable.  » Et pour tout dire, elle n'imaginait pas un professeur risquer de faire un coup pareil. Non, c'était un élève. Alors, si c'était un élève doté d'une magie assez limitée (pour parvenir au niveau de Dumbledore, même sept année d'études ne suffiraient pas) il fallait chercher quelque chose de plus simple.

« Il faudrait essayer d'autres sorts.   » Réflexion qui tombait à pique, mais quoi ? Elle se battit avec elle-même pour ne pas céder une nouvelle fois à la panique. Elle devait rester stable, pour tous les efforts qu'elle fournissait chaque jour pour éviter ce genre de lieux. Cette fois, elle se sentait bête, terriblement bête. Elle ouvrit la bouche, mais n'articula rien. Hum... Elle devait ajouter des précisions. Elle ne pouvait pas se permettre de laisser ça sans explications logiques. Elle parlait toujours d'une voix tremblante et faible, mais au moins, elle arrivait à formuler des suggestions, ce qui n'était pas gagné et inespéré quelques minutes plus tôt. « Pour voir ce que ça fait. » Oui dit comme ça, ça sonnait un peu comme une tentative d'amusement, un gamin qui voulait voir quelque chose, mais qui ne savait pas comment le demander. Mais Lumen n'était pas une enfant capricieuse, mais une adolescente de 17 ans apeurée par la pièce dans laquelle elle se trouvait. « Peut être qu'on aurait d'autres indices. » Conclut-elle d'une voix un peu plus forte, comme pour transmettre une vérité universelle. Mais finalement, elle espérait sincèrement que l'idée serait bien accueillie. Après tout, il lui demandait quelque chose et elle lui devait bien ça.
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